Dans le projet de Dieu, le salut inclut toute l’humanité
Nov 06, 2005
La Bonne Nouvelle catholique n’est pas « un article de contrebande qu’il faut cacher » mais une réalité à annoncer au grand jour, a affirmé le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.
ROME, Vendredi 28 octobre 2005 (ZENIT.org) - Le cardinal Arinze, également président émérite du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a donné une conférence ce mercredi sur le thème « L’Eglise catholique aujourd’hui et les religions du monde » à l’Athénée pontifical « Regina Apostolorum ». « Il arrive un moment où nous devons annoncer Jésus », a précisé le cardinal, car nous avons l’obligation envers Dieu de « chercher la vérité religieuse ».
Cette vérité est que « Jésus Christ est le seul sauveur de toute l’humanité ». Il existe « un seul Dieu, un seul médiateur entre Dieu et l’humanité », a poursuivi le cardinal africain, en rappelant que Jésus a institué l’Eglise comme « voie ordinaire pour le salut ».
Le salut, a-t-il ajouté, est « une initiative divine », « à laquelle nous sommes appelés et à laquelle nous répondons ». Ce n’est pas nous qui sommes à l’origine de cette initiative mais Dieu, et « sans la grâce, personne n’est sauvé ».
Le salut, qui dans le projet de Dieu inclut toute l’humanité et embrasse les membres des diverses religions « sera toujours le salut de Jésus sauveur », a affirmé le cardinal Arinze. Et même si les personnes concernées ne le connaissent pas, lorsqu’elles arriveront au ciel, elles trouveront cette « douce surprise », a-t-il ajouté.
D’où vient alors la nécessité des missionnaires ? L’Eglise catholique a le « mandat divin d’aller dans le monde entier », a répondu le cardinal nigérian, précisant qu’après 2000 ans de christianisme « la mission du Rédempteur ne fait que commencer ».
Il ne suffit pas d’avoir « la possibilité d’être sauvé », a-t-il poursuivi, il faut aussi « recevoir les moyens du salut dans leur plénitude et abondance », et « nous n’avons tous ces moyens que dans l’Eglise ».
L’Eglise, a-t-il expliqué, est « une communion de foi, de charité, de culte, de service fondée par Jésus Christ », qui lui a promis « son assistance et la présence de l’Esprit Saint jusqu’à la fin du monde ».
Selon le card. Arinze, l’Eglise catholique est unique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, celui qui a fondé l’Eglise est le Fils de Dieu lui-même, qui « a enseigné, fait des miracles, souffert, est mort, est ressuscité, et a donné à l’Eglise le pouvoir de célébrer ses mystères jusqu’à la fin des temps ».
Lorsque l’Eglise célèbre la messe, c’est Jésus lui-même qui célèbre, tout comme dans les autres sacrements la personne principale qui agit est le Christ, a-t-il précisé.
Les moyens pour adhérer à cette grande « famille du salut », a-t-il expliqué, sont le Baptême et la foi, à travers lesquels « nous entrons dans l’Eglise comme on entre dans une maison par la porte ».
Reconnaissant l’importance fondamentale du dialogue et de la collaboration entre les religions, le cardinal Grinze a toutefois rappelé la nécessité de sauvegarder et promouvoir l’identité chrétienne et catholique des pays européens, afin que celle-ci « ne se vende pas au profit d’une collaboration nébuleuse ».