Connaissances religieuses: il y a du rattrapage à faire, dit Mgr Ouellet
Jun 19, 2008
Selon un sondage CROP réalisé pour le compte de Radio-Canada, la majorité des Québécois est incapable de répondre correctement à des questions générales sur le catholicisme, comme la définition de la Trinité, par exemple.
(Le Soleil, 18 juin 2008) Québec - Les 55 ans et plus ont eu de meilleurs résultats que les plus jeunes. Néanmoins, la moyenne des bonnes réponses au total n’a pas dépassé 36 %.
Interrogé sur la piètre performance des Québécois dans ce domaine, le cardinal Marc Ouellet, qui n’avait pas pris connaissance des résultats du sondage à cause de sa participation au Congrès eucharistique international, a répondu que cela démontrait les lacunes de l’instruction religieuse.
«Il faut trouver des moyens pour que les jeunes connaissent leur histoire religieuse», affirmait le cardinal Ouellet, tout en précisant que «des catéchèses sont organisées dans les paroisses pour les jeunes et les adultes» pour combler l’absence d’enseignement religieux dans les écoles à compter de l’automne.
Dans le christianisme, le mot Trinité désigne Dieu, unique, en trois personnes, Père, Fils et Esprit Saint, égales et participant à une même essence.
Dans le christianisme, le mot Trinité désigne Dieu, unique, en trois personnes, Père, Fils et Esprit Saint, égales et participant à une même essence.
Pour le cardinal, la connaissance de l’histoire religieuse ne peut pas être mise en parallèle avec la foi ou le cheminement spirituel de la personne, car un individu peut avoir les connaissances intellectuelles sans croire ou adhérer à la foi pour autant.
«Le cheminement spirituel est constitué de plusieurs étapes, ajoute l’archevêque de Québec. Même ceux qui ont le savoir intellectuel auront aussi besoin d’une conversion» pour mieux comprendre leur cheminement de foi.
Interrogé sur l’échec de l’instruction chrétienne, Mgr Ouellet a souligné que selon toute apparence, la qualité de l’enseignement était discutable. Pour lui, l’absence de connaissance n’est pas le seul fait des jeunes enfants et des adolescents, mais elle est aussi notable chez les générations précédentes à cause d’une rupture culturelle dans la société québécoise.
«Il y a tout un rattrapage à faire», a-t-il conclu.