Marc Cardinal Ouellet, P.S.S. Marc Cardinal Ouellet, P.S.S.
Function:
Archbishop of Québec, Canada
Title:
Cardinal Priest of St. Mary in Traspontina
Birthdate:
Jun 08, 1944
Country:
Canada
Elevated:
Oct 21, 2003
More information:
www.catholic-hierarchy.org
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French Le cardinal et la diva
Dec 02, 2007
J’y vais avec une chronique en deux temps cette semaine, en deux portraits devrais-je dire. Lundi sur RDI et jeudi à Télé-Québec, ce sont deux personnalités qui sont revenues dernièrement dans l’actualité qui nous sont présentées.

(Le Nouvelliste, 01 déc 2007) Le portrait du cardinal Marc Ouellet d’abord, lui qui malgré son geste de pardon ne s’est pas fait que des amis ces temps-ci, suivi plus tard cette semaine d’une rencontre avec Diane Dufresne. J’y vais par ordre de diffusion, surtout parce que je veux terminer avec la belle.

Le cardinal

C’est aux Grands reportages, lundi 20 h, que les caméras tenteront de faire connaître davantage le cardinal Marc Ouellet. Je dis bien «tenter» parce que même si le document jette un éclairage intéressant sur son parcours, l’homme d’Église ne s’y livre pas si aisément.

Les caméras le suivent aussi bien dans son Abitibi natale qu’à Rome, dans les coulisses du Vatican, là où il fait curieux l’entendre parler italien tout à coup.

Au-delà de sa réserve, le personnage se laissera un peu plus découvrir par son entourage, incluant les petites religieuses qui font ses valises et calculent ses médicaments «comme une épouse», dit l’une d’elles.

En Abitibi, on le voit troquer la toge pour l’habit d’hiver et les patins, le temps d’une partie de hockey puisque l’homme était un bon joueur d’avant au temps de sa jeunesse, nous dit son frère.

Rien toutefois pour battre les jolis mots de sa toute fière mère, à qui le 14e archevêque du Québec téléphone religieusement chaque dimanche.

La dame nous dit notamment qu’il n’aimerait pas devenir pape. «Il désire pêcher les âmes comme il aimait pêcher le poisson quand il était petit.»

À la lueur de ses récentes sorties dans l’actualité, on ne peut ignorer ses réflexions sur «l’ignorance qui avance», sur l’idée «sectaire» que plusieurs se font de la religion, ou encore sa citation à l’effet que «toutes les religions sont excellentes, ce sont ceux qui n’en ont pas que je trouve plus dangereux».

Mon passage préféré reste sa description du diable. «Il est extrêmement intelligent mais dans les choses de l’amour, il est complètement stupide. Il peut exceller à confondre le monde mais la logique de l’amour lui échappe complètement. Il n’y comprend rien.»

La diva

Mon coup de coeur va tout de même à Stéphan Bureau et Diane Dufresne qui forment un fort beau duo en entrevue. Car il y a bel et bien rencontre cette fois-ci. Notre diva confie même ici qu’elle aussi a songé à la vie religieuse. Cette vie de contemplation et de consécration l’a attirée.

«C’est un peu rebelle aussi d’être religieux. Ce sont des outsiders.» En entrant dans un théâtre, elle partage encore y retrouver l’atmosphère de l’église, avec la scène, l’usure, les planches et l’attention rivée à l’avant.

Diane Dufresne nous dit avec large sourire qu’à 63 ans, elle est passée date et que dans son «plan de match», elle s’attendait à mourir jeune, à la Marilyn Monroe. Avec elle aussi, on retourne sur les pas de son enfance.

Elle s’ouvre sur sa mère, sur ses peurs, ses contradictions, son côté «lame de rasoir», sur Luc Plamondon son Pygmalion.

Elle nous parle de son rapport à la scène, aux costumes, à la gravité des choses, et aujourd’hui à la peinture, là où le temps n’a plus d’emprise et où elle se sent libre.

«Je ne suis pas loin d’un animal sauvage», dit-elle. On revoit aussi en images les grands moments de sa carrière, ce jour où elle a été présentée aux Français par Félix Leclerc et son passage de ce côté-ci de l’Atlantique avec les critiques et ce sobriquet.

«Le titre de diva, c’était désobligeant au départ», dit-elle en soulevant le côté capricieuse qui y était relevé avant que le terme ne devienne plus affectueux. «C’est le public qui a transformé ce mot-là. Le public m’a donné un faux-pli parce qu’il m’aime comme je suis.»

Et avec ses 63 ans bien sonnés, son franc-parler et sa générosité, vous l’aimerez encore. C’est à 21 h jeudi, à la toujours magnifique émission Contact, de Stéphan Bureau.•
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