Le Cardinal Etsou fête le 29ème anniversaire de son épiscopat
Nov 18, 2005
A l’occasion du 29ème anniversaire de son épiscopat, le Cardinal Frédérick Etsou Nzabi Bamungwabi a fêté avec les jeunes des écoles conventionnées catholiques de l’archidiocèse de Kinshasa
(Le Potentiel) Kinshasa , 09.11.2005 - Il a tenu à associer les jeunes à cet événement important en signe de son attachement à l’éducation et à la formation de la jeunesse congolaise. Le prélat avait, faut-il le rappeler, ayant décidé de mettre l’enfant au centre de sa pastorale et de son ministère épiscopal.
L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, a fêté le lundi 7 novembre dernier le 29ème anniversaire de son épiscopat avec les jeunes des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa. Ces derniers étaient accompagnés de leurs enseignants, directeurs et préfets. Cet important événement s’est déroulé au sanctuaire marial Notre-Dame de la paix de Fatima, situé au Centre catholique Lindonge, dans la commune de Limete. Outre les évêques et prêtres Catholiques, plusieurs personnalités officielles ont également pris part à cette fête, notamment les vice-présidents de la République Yerodia Abdouiaye Ndombasi, Azarias Ruberwa et Z’Ahidi Arthur Ngoma, les ministres, les vice-ministres ainsi que les députés et sénateurs.
Après l’entrée du cardinal au sanctuaire, l’abbé François-Xavier Kombela Biko, coordonnateur diocésain et urbain des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa a, au nom de la jeunesse scolaire, présenté au cardinal Frédéric Etsou, les meilleurs voeux de fructueux ministère épiscopal et les remerciements pour son souci de l’avenir de cette jeunesse de son bien-être et de son encadrement. Il a indiqué que les jeunes étaient venus s’associer à la joie de celui qu’ils ont pris l’habitude d’appeler « koko cardinal ». IlI a, par la même occasion, rappelé le rôle qualifié de colossale et historique joué par le cardinal en rapport avec le secteur de l’éducation dans la réouverture des écoles. En 1993 d’abord et récemment lors de la grève des enseignants qui a duré plus d’un mois suite à leur revendication qui consistait en l’application du barème de « Mbudi ». Cela n’a fait que démontrer le combat mené par le cardinal contre l’analphabétisme, les injustices et la délinquance juvénile.
« JE TIENS A VOTRE FORMATION »
Prenant la parole peu avant l’homélie, le cardinal Etsou s’est adressé aux jeunes élèves en déclarant : « Je tiens beaucoup, à votre formation, à votre éducation et à votre avenir. C’est pour cela que j’ai voulu prier avec vous et vous confier à Dieu. Vous n’êtes pas mes enfants. Vous êtes mes « Koko » (petits-fils) ». D ans ce court message, le cardinal a évoqué la douleur qu’il ressentait au sujet de l’assassinat de Franck Kangundu alias Ngyke, journaliste à la Référence Plus et de son épouse Hélène Mpaka, également l’un de ses « koko », élève de l’institut Saint Joseph décédé le week-end dernier. Il a demandé de garder une minute de silence en mémoire de ces disparus.
UN HONNEUR ET AUSSI UNE CHARGE
Mgr Daniel Landu, vicaire général et l’officiant du jour, a tiré son message du livre d’Ezéchiel 34 : 1l-l6 et de l’épître de Saint Paul à Tite 1 : 1-9, en invitant les fidèles et surtout les responsables des églises à l’humilité, à éviter l’arrogance, à ne pas être querelleurs, mais plutôt à être justes et pieux. Il a mis l’accent sur le fait que l’ancien ou le pasteur doit avoir une conduite irréprochable. C’est un model à suivre. « C’est un honneur d’être pasteur ou ancien, mais aussi c’est une charge, une responsabilité pour témoigner et attirer beaucoup de fidèles à Christ, a encore déclaré Mgr Daniel Landu ».
Après la célébration eucharistique, les jeunes ont lu leur message devant l’archevêque de Kinshasa, leur « koko », ils se sont dit très heureux de l’accueillir en cette année scolaire difficile, voire incertaine. Ils ont reconnu en leur « koko » le berger qui a le souci de voir venir les enfants. « L’événement de ce jour en est une illustration », ont-ils souligné.
Les élèves ont par ailleurs exprimé leur inquiétude à propos de cette année scolaire incertaine. « Comment étudier en effet, koko cardinal, dans un environnement très flou et indécis ? Comment suivre et respecter vos conseils dans une société humaine comme la nôtre où la rue commande, déforme, intoxique, bref crée la panique ? » Ils ont demandé aux partenaires éducatifs de les apaiser et les rassurer pour une issue heureuse de cette année scolaire, car ils vivent dans l’angoisse. Pour la circonstance, ils ont offert à « koko cardinal » quelques présents.
UN SEUL COEUR, UN SEUL ESPRIT
Rappelé pour une bénédiction finale, l’archevêque de Kinshasa a demandé aux fidèles de vivre en paix et de travailler dans l’unité pour aller tout doucement vers ce que tout le monde attend, c’est-à-dire les élections. Il a rappelé sa devise qu’il a traduit dans toutes les langues nationales : un seul coeur, un seul esprit, la relevé que Dieu n’envoie pas quelqu’un sur terre pour vagabonder. Chacun a une mission. « Nous allons tout faire pour que vous ne soyez pas déçus », a-t-il conclu son adresse avant la bénédiction finale.
Né à Mazamba, le 3 décembre 1930, Etsou a été ordonné prêtre le 13 juillet 1958 à Lisala. Sacre épiscopal en 1976 à Mbandaka par le cardinal Malula, nommé archevêque de Kinshasa en 1990, fait cardinal par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II le 28 août 1991. Il a été président de la Conférence épiscopale de 2000 à 2004. Le cardinal Etsou a assumé plusieurs fonctions religieuses en Rdc.
A la fin de cette cérémonie, l’abbé Biko et sa suite se sont rendus à la paroisse Saint Joseph de Matonge où il a été procédé à l’inauguration du bâtiment devant abriter désormais les services de la coordinations diocésaine.