L’Archidiocèse de Kinshasa annonce la levée du deuil du Cardinal Etsou pour le 15 février
Feb 04, 2007
Le deuil du Cardinal Frédéric Etsou décédé le 6 janvier sera observé par les chrétiens de l’Archidiocèse de Kinshasa jusqu’au 15 février, date décidée par les autorités de cette communauté ecclésiastique pour sa levée officielle.
(Le Potentiel, 03/02/2007) Kinshasa - Les chrétiens de l’archidiocèse de Kinshasa portent encore le deuil en mémoire du cardinal Frédéric Etsou, décédé en Belgique le 6 janvier 2007. Ils ont pleuré, certes, mais ils n’ont pas perdu l’espérance Car, la mort n’est pas la fin, c’est la transformation d’une vie pour les chrétiens. Et la résurrection fait partie de la foi proclamée dans le « credo ». De l’archidiocèse de Kinshasa, l’on apprend que le deuil prendre fin le 15 février, soit après quarante jours.
La levée du deuil observé par la population de Kinshasa en général, et plus particulièrement les catholiques en mémoire du cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa décédé le 6 janvier 2007, est fixée au 15 février courant. En marge de cette manifestation, plusieurs activités seront organisées, notamment des célébrations eucharistiques dans toutes les paroisses de Kinshasa. Le partage et la prière dans les Communautés ecclésiales vivantes de base (CEVB), des pèlerinages dans les régions apostoliques. Il s’agit pour le sanctuaire Notre-Dame de Fatima, de la région apostolique Kin-Centre, de Mangengenge pour la région apostolique Kin-Est, de la Cathédrale Notre-Dame du Congo pour la région apostolique Kin-Ouest.
Dans ce cadre, l’administrateur apostolique de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Daniel Nlandu Mayi, présidera le 15 février à 17 heures en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, une messe pour la levée du deuil. Plusieurs personnalités sont conviées à cette messe, notamment les recteurs, les supérieurs majeurs, les religieuses et religieux, les autorités civiles et militaires, les diplomates, les délégations de toutes les paroisses et plusieurs autres invités.
D’autres messes seront également célébrées le soir dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Kinshasa. A titre de rappel, la dépouille mortelle du cardinal Etsou a été inhumée le 15 janvier dernier en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de Lingwala, près de la tombe de son prédécesseur le cardinal Joseph Albert Malula. Le pape Benoît XVI avait été représenté aux obsèques par le cardinal Christian Tumi, évêque de Douala (Cameroun), en présence du chef de l’Etat Joseph Kabila et son épouse, ainsi que du président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo/Brazza alors président de Union africaine (UA) accompagné également de son épouse.
Quant à la nomination du remplaçant de Frédéric Etsou, cela dépend exclusivement du Saint Siège. En attendant, l’archidiocèse est dirigée par l’administrateur apostolique, Mgr Niandu Mayi.
Schelte vom Jenseits
Jan 19, 2007
Posthumer Brief des verstorbenen Erzbischofs von Kinshasa kritisiert Kongos Kabila-Regierung scharf.
(taz vom 9.1.2007) BERLIN - Der überraschende Tod des katholischen Erzbischofs von Kongos Hauptstadt Kinshasa, Frédéric Etsou, hat im Kongo politische Kontroversen ausgelöst. Kardinal Etsou ist am Samstag 77-jährig in Belgien an Komplikationen von Diabetes gestorben. Kongos katholische Kirche ist die mächtigste nichtstaatliche Institution des Landes.
Kongolesische Oppositionelle veröffentlichten nach seinem Tod einen Brief Etsous an Kongos katholische Bischofskonferenz (Cenco), in dem er mit der Politik des Landes scharf ins Gericht geht. Sie hatten bereits vor seinem Tod von einem Giftanschlag gesprochen und daran erinnert, dass schon 1989 Etsous Vorgänger, Kardinal Malula, in Belgien einer Vergiftung erlegen war, nachdem er die damalige Mobutu-Diktatur kritisiert hatte.
In dem Schreiben mit Datum 30. November nennt Etsou Kabilas Wahlsieg eine "Maskerade" und warnt seine Bischofskollegen: "Wir dürfen bei dieser Komödie nicht mitmachen." Die Kirche müsse gegenüber der Spaltung des Landes zwischen Joseph Kabila und Jean-Pierre Bemba "die Einheit des kongolesischen Volkes" betonen. Außerdem dürfe die katholische Kirche keinem Priester mehr erlauben, in der Politik mitzuarbeiten - während des Friedensprozesses wurde beispielsweise Kongos Wahlkommission vom katholischen Priester Apollinaire Malu-Malu geleitet. Weiter fordert Etsou die Freilassung der inhaftierten Rechtsanwältin des unterlegenen Präsidentschaftskandidaten Bemba, Marie-Thérèse Nlandu. Etsou kommt aus der gleichen Stadt wie Bemba.
Präsident Joseph Kabila rief am Wochenende Staatstrauer für Etsou aus. Gestern sollte für ihn in Brüssel eine Trauerfeier stattfinden, bevor der Leichnam nach Kinshasa überführt wird.
Homélie du card. Danneels
Jan 13, 2007
Le rôle « fondamental » du card. Etsou dans la transition de l’Eglise.
ROME, Vendredi 12 janvier 2007 (ZENIT.org) – « Le cardinal Etsou a eu un rôle fondamental dans la transition de l’Eglise missionnaire à l’Eglise locale » dit le Cardinal Danneels. Une synthèse de l’agence vaticane Fides.
« Le cardinal Etsou a eu un rôle très important dans la transition de l’Eglise missionnaire à l’Eglise locale dans son pays » a affirmé le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, dans l’homélie de la messe en mémoire du cardinal Frédérick Etsou-Nzabi-Bamungwabi, archevêque de Kinshasa (République Démocratique du Congo), qui a eu lieu hier, 10 janvier, dans la Cathédrale de Bruxelles. Le cardinal Etsou est mort le soir du 6 janvier dans une clinique de Louvain, en Belgique, où il était hospitalisé depuis quelque temps (cf Fides, 8 janvier 2007).
« Cette transition est arrivée en premier lieu dans sa Congrégation - précise le cardinal Danneels. Il appartenait en effet à la première génération des missionnaires de Scheut congolais et a été l’un des premiers à assumer de grandes responsabilités dans le cadre de la Congrégation ».
« Le cardinal Etsou fut un homme prudent. Il a été un vrai frère pour ses confrères de Scheut. Il était simple et fraternel avec tous. Ses confrères pouvaient toujours s’adresser à lui quand ils avaient des difficultés, par exemple avec les autorités politiques ».
« Mais avec un rôle aussi crucial dans cette période de transition qui a duré 30-40 ans, il a eu sa part de souffrances, causées par les incompréhensions, les malentendus, les tensions entre les différentes cultures. Malgré ces difficultés, il est resté un frère plein de simplicité et d’amour » a rappelé le cardinal Danneels.
« En ce jour où nous le saluons pour la dernière fois, nous rendons grâce au Seigneur pour tout ce qu’il a réalisé pour son peuple à travers son serviteur le cardinal Etsou. Il a planté ce bel arbre qu’est son Eglise sur le sol du continent africain dont tous les prophètes ont parlé. Nous rendons grâce à Dieu pour la foi de notre frère qui est retourné à la maison du Père ».
Aujourd’hui, jeudi 11 janvier, la dépouille du cardinal sera accompagnée pour le retour dans sa patrie. Dimanche 14 janvier la messe sera célébrée au Stade des Martyrs, et lundi 15 janvier les funérailles auront lieu dans la cathédrale de Kinshasa, où suivra l’inhumation.
L’Église en pleurs
Jan 13, 2007
Bien que sa dernière déclaration publique sur les antennes de Rfi très suivie au pays fut de s’en prendre, depuis l'étranger, publiquement au processus électoral en R-dCongo alors que manifestement, il n’était pas en pleine possession de ses moyens et, plus, n’avait pas connaissance du rapport d’un groupe d’observateurs mis en place par la Conférence Épiscopale de la R-dCongo - ce qui suscita une ferme sortie médiatique de l’abbé président Apolinaire Malumalu Muholongu aussi bien que de l'Américain William Lacy Swing -, le Chef de l’État Joseph Kabila Kabange a bien fait prendre en charge par l’État les obsèques du Cardinal défunt.
(Le Soft International,12 JANVIER 2007) À Bruxelles, chaussée de Ninove, à la maison des Scheuts où il résidait à chacun de ses passages dans la Capitale belge, un journaliste du «Soft International» a rencontré récemment le Cardinal.
«Il m’a paru inquiet pour sa sécurité, se méfiant de tout et de tous, des prêtres r-dcongolais ou belges, estimant que chacun d’eux pouvait l’éliminer physiquement».
Les restes du Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, 76 ans, ont été ramenés au pays jeudi 11 janvier dans la matinée par vol spécial affrété par le Président de la République au lendemain de la remise par celui-ci d’une contribution financière, par le biais du ministre de l’Intérieur, le général Denis Kalume, à l’organisation matérielle des obsèques du Pasteur de l’Église catholique Romaine.
Le Chef de l’État «qui se porte comme un charme», a déclaré au «Soft International» jeudi soir le Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe, après une visite de quelques jours à Lubumbashi, Katanga, aurait repoussé l’annonce du Cabinet Gizenga, pour des «raisons évidentes de deuil» qui frappe l'Église et la Nation, a-t-on appris.
Des tabloïds à Kinshasa avaient annoncé pour la veille la publication de la liste gouvernementale mais n’ont pas été confirmés.
RUMEURS BRUXELLOISES.
Des rumeurs - «comme il en circule beaucoup» - dans les milieux médiatiques r-dcongolais de Bruxelles, ont fait état dans la Capitale belge du fait que le Chef de l’État aurait eu un brusque malaise et, qu’il aurait été transféré à l’étranger pour être soigné.
«Cela fait rire», a déclaré au «Soft International» un proche de l’entourage présidentiel, qui a repoussé la «rumeur» d’un revers de la main.
La veille à Bruxelles, en la cathédrale Saint Michel et Gudule à Bruxelles, une messe des suffrages pour le repos de l’âme du disparu avait été dite. Plus d’un millier de R-dcongolais de Belgique et de France consternés s’y étaient donnés rendez-vous.
Plusieurs officiants dont le primat de Belgique, le Cardinal Godfried Daneels et l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Daniel Nlandu Mayi, ont célébré l’eucharistie.
On a noté dans l’assistance la présence du Nonce apostolique en Belgique, de l’ambassadeur de la R-dCongo en Belgique, Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, du député bruxellois d’origine r-dcongolaise Bertin Mampaka, d’Honoré Ngbanda Nzambo-ko-Atumba, président du mouvement d’opposition Apareco très lié au défunt, de l’ancien ambassadeur du Zaïre à Bruxelles, Jean-Pierre Kimbulu Moyanso. Une chorale r-dcongolaise animait la messe.
Le primat de Belgique a rendu hommage à l’illustre disparu, «cet éminent fils de l’Afrique», comme l’écrivait le pape Benoît XVI dans son télégramme de condoléances.
«Je prie le Père de la Miséricorde d’accueillir dans la lumière et dans la paix de son Royaume ce pasteur, qui a consacré sa vie au service du Christ et de son Église, en particulier comme pasteur du diocèse de Mbandaka-Bikoro puis de celui de Kinshasa, avec ardeur et dévouement. Je rends grâce pour le ministère de cet éminent fils de l’Afrique, qui fut aussi Président de la Conférence Épiscopale, et qui s’est dépensé pour l’annonce de l’Évangile, le service et la promotion des peuples de ce continent».
Bien que sa dernière déclaration publique sur les antennes de Rfi très suivie en R-dCongo fut de s’en prendre étrangement au processus électoral en R-dCongo alors qu’il n’était pas en pleine possession de ses moyens et qu’il n’avait pas connaissance du rapport d’un groupe d’observateurs mis en place par la Conférence Épiscopale de la R-dCongo - ce qui accrédite l’idée d’une tentative de manipulation par des opposants -, le Chef de l’État a fait prendre en charge par l’État les obsèques du Cardinal.
Le Chef de l’État a décrété un deuil national le lundi 15 janvier, jour de l’inhumation du Cardinal. Dans un message de condoléances aux Catholiques, il a salué «le sens élevé du devoir qui a caractérisé le défunt archevêque de Kinshasa».
La disparition du prélat, malade depuis deux ans, donne lieu à des commentaires divers. À Bruxelles, dans des milieux r-dcongolais, on faisait état d’empoisonnement.
Un expert non autrement identifié, repris par un journal r-dcongolais en ligne, et répercuté par des netters dans des cercles de discussion, déclare: «le symptôme macroscopique apparu sur le visage du Cardinal indique que celui-ci était en contact avec un produit toxique du genre dioxine».
Puis: «En l’absence d’un examen chimique, il est difficile de diagnostiquer». Un des filleuls du défunt a un avis tranché: «Mon parrain a été un homme de paix. Il a dit ce qu’il avait à dire de son vivant. Après sa mort, pas de supputations».
UN HOMME HABITÉ.
Il y a quelques mois, un journaliste du «Soft International» de passage à Bruxelles, Chaussée de Ninove, à la maison des Scheuts où il résidait a rencontré le Cardinal.
«Il m’a paru inquiet pour sa sécurité, se méfiant de tout le monde, des prêtres r-dcongolais ou belges, estimant que chacun d’eux pouvait l’éliminer physiquement».
«Il m’a paru un homme habité par une drôle de peur, voulant protéger son ministère, développant la fureur de vaincre la maladie. Mais il me paraissait assez condamné. Depuis, j’ai souvent appris qu’il ne passait pas deux mois à Kinshasa sans se rendre aux soins en Europe… Mais, ici en Europe, il préférait voir des médecins r-dcongolais plutôt que des Belges qu’il soupçonnait de tout».
Le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est mort samedi 6 janvier à la Clinique universitaire de Leuven (KUL), en Belgique. Il souffrait de diabète et d’un oedème pulmonaire.
Deux semaines avant sa mort, confie une source médicale r-dcongolaise, «les organes vitaux du patient Etsou - à savoir les reins, les poumons et le foie - se sont détériorés en un temps record à la stupéfaction du corps médical».
Sur Internet où tout s’écrit et se lit, il n’était pas rare d’apprendre que le visage du Cardinal ressemblait de plus en plus à celui du président ukrainien Viktor Iouchtchenko, victime d’un empoisonnement à la dioxine - mais qui s’en est tiré.
Vendredi 5 janvier, le prélat était placé sous assistance respiratoire. Aussitôt après, un prêtre lui a administré le «dernier sacrement». La situation, à l’évidence, était grave et désespérée. Son secrétariat demandait aux Catholiques de prier pour l’âme du Prélat qui s’apprêtait à se rendre auprès du Créateur.
Des médecins de la KUL ont constaté, ces derniers jours, la présence d’une assez importante quantité «d’eau» dans les poumons du patient. Selon un expert, «c’est un indice certifiant que le cœur ne pompe plus de manière optimale».
Selon la télévision commerciale bruxelloise RTL-Tvi, il s’agit d’un œdème pulmonaire.
Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi est né le 3 décembre 1930 à Lisala (province de l’Équateur).
Le 8 décembre 1954, après des études au Séminaire, il est admis dans la congrégation des pères de Scheuts. Le 7 novembre 1976, il est sacré évêque et nommé une année après à la tête de l’archevêché de Mbandaka - Bikoro. Vice président de la Conférence épiscopale du Zaïre de 1979 à 1984, il est nommé archevêque de Kinshasa le 14 août 1990.
Le 28 juin 1991, il est promu cardinal par feu pape Jean Paul II. Les cardinaux ont pour rôle s’assister le pape dans ses décisions. Ils ont des responsabilités dans le cadre de la Curie romaine. Par ailleurs, les cardinaux âgés de moins de 80 ans sont appelés à élire le pape.
Qui va succéder à Frédéric Etsou? Les spéculations vont bon train. Trois noms semblent sortir du lot: Laurent Monsengwo Pasinya, Tharcisse Tshibangu Tshishiku et Melchisedek Sekuli. Le premier, originaire du Bandundu est ancien président de la Conférence nationale souveraine. Il présente un profil privilégié. Ancien recteur de l’Université nationale du Zaïre, originaire du Kasaï oriental, Mgr Tshibangu constitue un prétendant de taille.
Le troisième est l’évêque de Butembo, Nord Kivu. Successeur du très charismatique Mgr Emmanuel Kataliko, très regretté archevêque de Bukavu, Melchisedek est le «parrain» de l’abbé Apollinaire Malu Malu, ancien vice-recteur de l’université de Butembo. Au début de l’an 2000, les deux religieux animaient une association de défense des droits humains dans la partie orientale du pays.
Cardinal Etsou - Emotion et larmes à Kinshasa
Jan 13, 2007
Il était 8 heures vingt minutes quand l'avion qui transportait la dépouille mortelle du cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, a atterri hier à l'aéroport international de Nd'jili.
Le Phare (Kinshasa, 12 Janvier 2007) A son bord, il y avait monseigneur N'landu, évêque auxiliaire de l'archevêché de Kinshasa, monseigneur Kisonga et l'envoyé du gouvernement, le gouverneur de la ville de Kinshasa, l'amiral Baudouin Liwanga Mata Nyamuyobo, qui a été dépêché en Belgique pour accompagner le corps de l'illustré disparu.
A son atterrissage, le boeing 737 de la compagnie Hewa Bora affrété spécialement par le président de la République pour le rapatriement de la dépouille mortelle du Cardinal Etsou a été accueilli par plusieurs personnalités religieuses et politiques. Parmi elles, monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani et président de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), monseigneur Dominique Bulamatari, un des évêques auxiliaires de Kinshasa, Amary Medina Blanco, chargé d'affaires ai. à la nonciature apostolique en RDC, le général Denis Kalume , ministre de l'Intérieur, l'abbé Léonard Santedi Kinkupu, secrétaire général de la CENCO.
A l'approche de la dépouille du regretté Cardinal, tous les visages étaient larmoyants.
L'émotion était palpable sur tous les visages. Les religieuses de la congrégation Thérésienne fondaient en larmes presque à chaque instant. Nombreux étaient les frères, les abbés et les évêques qui n'arrivaient pas à retenir leurs larmes. Les fidèles pleuraient à chaudes charmes leur père spirituel.
Les honneurs militaires ont été rendus à la dépouille du cardinal défunt par la fanfare de la garde républicaine. Puis, sont intervenus les honneurs civils rendus par la communauté ecclésiastique. La dépouille du cardinal- archevêque a quitté l'aéroport de Nd'jili sous les airs de la fanfare exécutant entre autres un chant composé par le prélat disparu sous le titre" Ebale mbonge", traduisant la prudence et l'opiniâtreté qui doivent habiter quiconque partant à la recherche du Seigneur.
Le long cortège funèbre a emprunté le boulevard Lumumba où de nombreux fidèles en larmes s'étaient massés pour rendre un dernier hommage au pasteur de l'Eglise catholique de Kinshasa. Arrivé à la hauteur de la paroisse Saint Raphaël, le cortège a quitté le boulevard Lumumba pour emprunter l'avenue de l'Université sur laquelle, se trouve le Centre Lindonge, lieu abritant les bureaux du cardinal-archevêque de Kinshasa.
Là encore traînait un monde fou, larmes aux yeux, foulards en l'air en signe d'adieu!
La disparition du cardinal a sans doute provoqué un profond déchirement dans les cours aussi bien des religieux que des fidèles. Ici, la dépouille a été accueillie par de nombreux prêtres et fidèles qui n'ont pas pu se rendre à l'aéroport. L'émotion était au rendez-vous. Les pleurs et les cris de douleur fusaient de partout. C'est dans cette ambiance de tristesse que le chancelier de l'archevêché, l'abbé Camille Esika, a fait une courte prière, suivie de celle, de monseigneur Bulamatari.
Après cette prière, le cortège funèbre a pris la direction de la cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala.
Etsou à la Cathédrale Notre Dame du Congo
Arrivée à la Cathédrale Notre Dame du Congo à 11 heures, la dépouille du cardinal Frédéric Etsou a été accueillie par le curé de cette paroisse. Comme on pouvait s'y attendre, un monde fou l'y attendait. Il faut dire que la mort du cardinal Etsou a suscité un émoi sans précédent dans le chef de toutes les confessions religieuses. Depuis l'aéroport, les chefs de différentes confessions religieuses n'ont pas lâché d'une semelle la dépouille de l'archevêque de Kinshasa.
Monseigneur Bulamatari, évêque auxiliaire de l'archevêché de Kinshasa, a aspergé d'eau bénite la dépouille du cardinal. Après cet acte sacré, le corps de l'illustre disparu a été exposé dans sa cathédrale ( Notre Dame du Congo). Une bougie, une croix et des insignes épiscopaux ont été déposés sur le cercueil de l'archevêque défunt.
La foule, en file indienne, défilait silencieusement devant le cercueil de celui qu'on appelait "le pasteur de Kinshasa", sous les chants mélancoliques de la chorale de la paroisse.
Aux cotés des chefs de différentes confessions religieuses, on pouvait apercevoir des personnalités politiques de tous bords.
Gerbe d'opinions Pour le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Liwanga Mata, le cardinal était un homme épris de l'ordre et de paix. " Il avait toujours milité pour que nous ne connaissions pas la violence. C'est pour cela qu'il avait décrété le mois d'octobre mois de prière afin que les chrétiens congolais prient pour la paix", a t-il déclaré.
Le révérend Kankienza a quant à lui exprimé sa tristesse suite à la disparition de cet grand homme de Dieu et a indiqué que les relations devraient être renforcées entre les communautés religieuses.
Pour sa part, Monseigneur Marini Bodo a salué le sens de leader du cardinal Etsou. Avant d'exprimer clairement, ce qu'il était pour lui. " C'était un frère dans le Seigneur, un aîné dans le ministère pastoral, un collaborateur dans les différents problèmes du pays". Et d'ajouter : " Dans notre forum, j'étais son adjoint donc, je le connais très bien. C'est un pasteur du peuple, pasteur de tout le monde, chrétiens, musulmans, etc. c'est pour cela qu'il était cardinal", a-t-il souligné.
Pour madame Prospérine Mwamba, pasteur de l'Eglise Mission Evangélique de Jésus-Christ au Congo, " c'est une immense tristesse de perdre un homme de Dieu de ce calibre. Le cardinal Etsou, soutient-elle, était un serviteur de Dieu. Ce qu'il a fait ici-bas, pour l'Eglise de Dieu, il le récoltera conformément aux Ecritures Saintes. Le cardinal n'est pas mort car, ceux qui sont en Christ ne meurent pas", a-t-elle tranché.
Pour cette ministre de Dieu, la mobilisation des Chrétiens de toutes les confessions autour de la dépouille de l'archevêque de Kinshasa repose sur le fait que toutes les Eglises ne constituent qu'un seul corps. Quand un membre du corps souffre, c'est tous les membres qui souffrent. " Les dénominations ne changent rien à cette réalité car, nous avons un seul Dieu que nous adorons tous", a-t-elle précisé.
Les Kinois acceuillent dans les larmes la dépouille mortelle du Cardinal Etsou
Jan 12, 2007
Les Kinois ont accueilli dans la consternation la dépouille mortelle du Cardinal Frédéric Etsou décédé en Belgique, dépouille rapatriée ce jeudi à Kinshasa où s’organisent de grandioses pompes funèbres pour honorer la mémoire de l’illustre disparu.
(digitalkongo.net, Kinshasa, 12/01/2007) Les Kinois ont acceuilli ce jeudi dans les larmes la dépouille mortelle de leur Archêveque, le Cardinal Fréderic Etsou, décédé dans la nuit de samedi à dimanche derniers à la Clinique universitaire de Leuwen à Bruxelles en Belgique où le primat de l’Eglise catholique en Rdc était admis en soins. Le Boeing 227 BM de la compagnie Hewa Bora affrêté par le chef de l’Etat pour rapatrier le corps du défunt a attéri à l’aéroport de N’Djili sous le coup de 8 heures 17 minutes avec à son bord, la délégation officielle partie de Kinshasa en vue de concrétiser dans la capitale belge les formalités de rapatriement concerné. Il s’agit notamment du Gouverneur de la ville de Kinshasa, l’Amiral Liwanga, de Mgr Daniel Landu, Evêque auxilliaire de Kinshasa ainsi que d’autres religieux.
Mgr Kisonga, un autre évêque auxilliaire de l’archidiocèse admis lui aussi en soins en Europe se trouvait également dans le même avion. Au bas de la passerelle, attendait un comité d’acceuil restreint présidé par le ministre de l’Intérieur, le Général-major Denis Kalume, de Mgrs Monsengwo Pasinya et Bulamatari, respectivement Président de la Conférence Episcopale nationale du Congo (Cenco) et Evêque auxilliaire de Kinshasa ainsi que le sécrétaire du Nonce apostolique absent, lui aussi, éprouvé par la mort d’un des membres de sa famille.
Les autres évêques membres de la Cenco et une partie de ceux de la Conférence épiscopale du Congo-Brazzaville (Cec) dont Mgr Louis Portella, Evêque de Pointe Noire, étaient aussi au tarmac à l’éaroport.
Il en est de même des chefs des autres confessions religieuses établies en Rdc comme les Protestants représentés leur président et président du Sénat de la transition, Mgr Marini Bodho, les Kimbanguistes par leur Secrétaire général, le pasteur Luntadila, les Eglises de Réveil du Congo (Erc) par leur président, le bishop Kankienza Muana Mbo.
Après la prière et la bénédiction par Mgr Bulamatari du cerceuil posé sur un catafalque roulant, le corps du Cardinal qui était aussi Aumonier des Forces armées et de la Police congolaise, a eu droit à des honneurs militaires lui présentés par le Détachement d’honneur de la Garde Républicaine (Gr).
Le climat était lourd aussi bien du côté des laïcs qui pleuraient celui qui était pour eux un père et un pasteur partant de l’aéroport à la cathédrale Notre-Dame du Congo dans la commune de Lingwala où il sera inhummé le lundi 15 janvier 2007.
Avant d’atteindre la paroisse Notre Dame du Congo dans la commune de Lingwala, le cortège funèbre a fait escale au centre Lindonge (le bureau et la résidence officiciels du Cardinal) dans la commune de Limete après une brève prière en passant par la place Victoire envahie par des foules en pleurs.
Pour la même journée du 11 janvier, un autre temps fort des funérailles aura été le cérémonial fort significatif du dépôt sur le cerceuil du défunt de ses signes épiscopaux, d’une bougie et de sa croix.
Puis s’en est suivi le reccueillement avec les membres du Gouvernement en commençant par le Général-major Denis Kalume qui fut rejoints par ses collègues Marie-Madeleine Kalala, Nzuzi wa Mbombo, Gérard Kamanda wa Kamanda, respectivement des Droits Humains, de la Solidarité et de la Recherche scientifique. Il en fut de même du Gouverneur de la ville de Kinshasa.
En attendant la messe présidée par le Légat du Pape Léon XVI, le cardinal camerounais Toumi, et qui sera célébrée dimanche au Stade des Matyrs et un autre culte d’adieu pour la mise en terre devant intervenir comme prévu dans la même cathédrale, aux côtés de son successeur, le Cardinal Joseph-Albert Malula décédé lui en 1989, les cérémonies d’hommages suivront leur cours normal avec le défilé devant la dépouille de l’illustre disparu de différentes personnalités officielles dont le chef de l’Etat, les membres du gouvernement et les députés ainsi que les forces vives de la capitale.
Tout ce qui est protocole et sécurité de la ville de Kinshasa a été mis en branle en vue de la réussite des obsèques du Cardinal Etsou. Par ailleurs, un point de presse est organisé chaque jour à 12 heures pour fixer l’opinion sur les différentes questions se rapportant au bon déroulement de ces obsèques.
Le Président Joseph Kabila a transmis une importante contribution pour les obsèques du Cardinal Etsou
Le Chef de l’Etat s’est impliqué dans l’organisation des funérailles du Cardinal Etsou dont la dépouille vient d’être rapatriée ce jeudi à Kinshasa. La contribution présidentielle a été remise à l’archevêché de Kinshasa par le ministre de l’Intérieur.
Pour permettre à l’archevêché de Kinshasa d’organiser des funérailles dignes de l’illustre disparu, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation du territoire a, au nom du président de la République, Joseph Kabila Kabange, remis hier mercredi de gros moyens financiers à Mgr Mbulamatari, évêque auxiliaire, lesquels sont mis à la disposition de l’archevêché de Kinshasa. L’événement s’est déroulé au Centre Lidonge situé sur la première rue Limete en présence des têtes couronnées du clergé catholique.
Après ce geste symbolique, le ministre de l’intérieur, Denis Kalume, a fait part à ses interlocuteurs des sincères condoléances du président de la République adressées à la communauté catholique toute entière ainsi qu’à la famille de l’illustre disparu.
« Le pays est en deuil, il vient de perdre l’un de ses meilleurs et dignes fils en la personne du cardinal Frédéric Etsou », a déclaré le patron de l’administration du territoire national. Aussitôt après avoir appris la triste nouvelle, le chef de l’Etat avait adressé un message de condoléances au pape Benoît XVI et à l’église catholique de la RDC.
« Le gouvernement dans un élan de solidarité nationale est prêt à préparer les obsèques du défunt cardinal », a-t-il ajouté. C’est dans ce cadre que Joseph Kabila a affrété un avion et a mis des moyens à la disposition de l’archevêché pour permettre l’organisation des funérailles dignes en mémoire de l’illustre disparu.
Prenant la parole à son tour, Mgr Bulamatari, un des évêques auxiliaires du cardinal a commencé par remercier le président de la République pour l’attention particulière qu’il accorde en la mémoire du cardinal Frédéric Etsou et à l’Eglise catholique toute entière. Il s’est déclaré, par conséquent, très honoré du geste du gouvernement. « Il se fait que maintenant, le cardinal vient de nous quitter et il est normal que le gouvernement fasse honneur au cardinal », a-t-il déclaré en substance.
L’heure n’est pas encore à la succession
A l’archidiocèse de Kinshasa, les fidèles catholiques du pays sont invités d’enterrer l’archevêque dans la sérénité. Car, « L’heure n’est pas encore pour la succession du cardinal. Il convient d’abord de l’enterrer. Quant à la façon dont s’organise la succession épiscopale au sein de l’Eglise catholique, laissons d’abord le temps à l’enterrement de son éminence. L’Eglise est organisée. Elle a des mécanismes, nous pouvons vous en parler en long et en large. Ce n’est pas encore le moment ». Tels sont les propos d’un abbé interrogé par la presse pour couper court aux spéculations qui se feraient déjà autour de la succession du cardinal Etsou.
Selon lui, la succession du cardinal Etsou passe par la désignation par Vatican d’un administrateur de l’archidiocèse de Kinshasa. Et d’ajouter : L’Eglise catholique suit une procédure particulière de désignation des successeurs de ses dignitaires. Pour le vide laissé par feu cardinal Etsou, Vatican désignera à titre d’intérimaire, un administrateur de l’archidiocèse dirigé par le défunt.
Pour la succession du Cardinal Etsou, le chancelier Esika a fait savoir que le Vatican désignera, après les funérailles, un administrateur en attendant son remplaçant.
Les protestants de la RDC s’associent à la douleur des chrétiens catholiques
Le Président de l’Eglise du christ au Congo « ECC » et président du Sénat, Mgr Pierre Marini Bodho, a invité le lundi dernier, lors du culte matinal au siège de l’ECC, les fidèles de son Eglise à s’associer aux chrétiens catholiques dans le malheur qui les frappe à la suite du décès du cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa et à s’impliquer dans les préparatifs de ses obsèques. Il a qualifié le défunt prélat catholique de grand pasteur et de serviteur de Dieu que le pays vient de perdre, rappelant la solidarité qui toujours caractérisait les relations entre lui et le chef religieux disparu dans l’œuvre de l’Eternel et de lutte pour la recherche de la paix en RDC.
En outre, Il a déclaré que plusieurs fois lui et le cardinal défunt se sont retrouvés au centre Lindonge où résidait le cardinal afin de réfléchir en commun. Mgr Marini a souligné l’humilité qui a toujours caractérisé le cardinal Etsou et la vie de prière qu’il a menée tout au long de son sacerdoce.
Le président de l’ECC a demandé à ses fidèles d’être attentifs au programme des funérailles du cardinal Etsou afin que les chrétiens protestants « s’associent à leurs frères catholiques dans ce triste événement ».
Mgr Pierre Marini Bodho a salué le dévouement du cardinal Frédéric Etsou à son œuvre pastorale et son combat pour la paix, la réconciliation et l’unité nationale, qu’il a mené tout au long de sa vie pour le bien-être spirituel, moral, intellectuel et social des congolais. Au nom du Sénat il a présenté les condoléances les plus attristées et les plus sincères à la famille de l’Eglise catholique du Congo en général et de Kinshasa en particulier, à la conférence épiscopale nationale du Congo, à ses proches et à ceux qui lui sont chers.
La population congolaise, la famille chrétienne du Congo et tous les hommes de bonne volonté garderont en mémoire de l’illustre disparu ses grandes qualités, a-t-il déclaré. Il a conclu son adresse en demandant au tout puissant d’accorder à son illustre serviteur, le cardinal Frédéric Etsou, le repos éternel.
Le cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, est décédé à Louvain
Jan 08, 2007
Le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, qui avait été hospitalisé à l’hôpital universitaire (UZ) Gasthuisberg à Louvain dans un état inquiétant, est décédé samedi, rapporte l’agence Belga citant les pères-missionnaires de Scheut.
(afriquechos.ch, 8 janvier 2007) Le cardinal qui était âgé de 77 ans, est décédé des suites d’un oedème pulmonaire aigu. Mgr Etsou appartenait à la congrégation du Coeur immaculé de Marie (CICM, scheutiste). Il séjournait depuis quelques mois chez les pères de Scheut à Anderlecht. Il était venu en Belgique pour soigner son diabète.
Il était hospitalisé depuis deux semaines "pour d’autres problèmes médicaux". A Kinshasa, son secrétaire-chancelier, l’abbé Camille Esika Dingo, avait indiqué que Mgr Etsou-Nzabi-Bamungwabi, se trouvait dans un état "préoccupant". Le prélat était archevêque de Kinshasa depuis 1991. Il avait été fait cardinal par le pape Jean Paul II au cours de la même année.
Qui est Frédéric Etsou ?
Né le 3 décembre 1930 à Mazalaga à environ 20 kilomètres de Lisala dans la province de l’Equateur, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est le fils de Joseph Honoré-Marie Mabomba et de Françoise Naanu. Après ses études primaires à la mission catholique de Boyange et secondaires au petit séminaire Notre Dame de Grâce à Bolongo dans les environs de Lisala, le futur cardinal de la Rdc a passé trois années de philosophie et une année de théologie au grand séminaire de Kabwe dans le Kasaï-Occidental.
Le 8 décembre 1954, il est admis dans la congrégation des pères de Scheut. Après une année de noviciat et trois ans de théologie dans le scolasticat de Katoka dans le Kasaï-Occidental, il fit ses vœux perpétuels et est ordonné prêtre le 13 juillet 1958 à Lisala par monseigneur François Van Den Berch. Au bout d’une année de théologie pastorale à Bruxelles, le père Frédéric Etsou va travailler successivement comme vicaire à Saint François de Salles de Kintambo et Saint Pierre dans la commune de Kinshasa entre 1959 et 1964.
En 1964, il est envoyé à Paris où pendant 4 ans, il a fait les études de sociologie. Entre 1968 et 1976, il revient à la paroisse Saint Pierre comme curé et assumera en même temps les charges de vice provincial des Scheuts pour la province CICM (Cœur immaculé conception de Marie) de Kinshasa et de vice-président de l’Association des supérieurs majeurs (Assuma). Sacré Evêque le 7 novembre 1976, Mgr Etsou sera nommé archevêque de Mbandaka - Bikoro le 17 décembre 1977 en remplacement de Mgr. Pierre Winjnants, retourné en Belgique.
De 1979 a 1984, il est vice-président de la Conférence épiscopale du Zaïre. Nommé archevêque de Kinshasa le 14 août 1990, en remplacement de feu le cardinal Malula, il sera cardinal le 29 mai 1991 par le feu pape Jean Paul II.
Le 13 juillet 2000, lors de la 34è assemblée plénière de la CENCO, il est nommé président de la Conférence épiscopale nationale du Congo pour un mandat de 4 ans. Très engagé pour la cause sociale, son Eminence le cardinal Etsou a accompagné la campagne d’éducation civique et électorale avec la commission Justice et paix au cours de deux dernières années.
Au niveau du Saint siège, le cardinal Etsou était membre des conseils pontificaux pour évangélisation des peuples, pour la famille et pour les affaires économiques. Il a eu à participer dans les synodes au niveau romain et au conclave des cardinaux lors de l’élection du pape Benoît XVI .
Qui remplacera Etsou ?
C’est au Souverain pontife qu’il appartient de choisir parmi les évêques du de la RD Congo, celui qui va succéder à Frédéric Etsou. Il va de soi qu’il faudra commencer par pourvoir au poste de l’archevêque de Kinshasa. La pratique ne veut pas que le remplaçant de l’archevêque soit choisi nécessairement parmi ses auxiliaires de la capitale.
Le cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, est décédé à Louvain
Jan 08, 2007
Le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, qui avait été hospitalisé à l’hôpital universitaire (UZ) Gasthuisberg à Louvain dans un état inquiétant, est décédé samedi, rapporte l’agence Belga citant les pères-missionnaires de Scheut.
(afriquechos.ch, 8 janvier 2007) Le cardinal qui était âgé de 77 ans, est décédé des suites d’un oedème pulmonaire aigu. Mgr Etsou appartenait à la congrégation du Coeur immaculé de Marie (CICM, scheutiste). Il séjournait depuis quelques mois chez les pères de Scheut à Anderlecht. Il était venu en Belgique pour soigner son diabète.
Il était hospitalisé depuis deux semaines "pour d’autres problèmes médicaux". A Kinshasa, son secrétaire-chancelier, l’abbé Camille Esika Dingo, avait indiqué que Mgr Etsou-Nzabi-Bamungwabi, se trouvait dans un état "préoccupant". Le prélat était archevêque de Kinshasa depuis 1991. Il avait été fait cardinal par le pape Jean Paul II au cours de la même année.
Qui est Frédéric Etsou ?
Né le 3 décembre 1930 à Mazalaga à environ 20 kilomètres de Lisala dans la province de l’Equateur, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est le fils de Joseph Honoré-Marie Mabomba et de Françoise Naanu. Après ses études primaires à la mission catholique de Boyange et secondaires au petit séminaire Notre Dame de Grâce à Bolongo dans les environs de Lisala, le futur cardinal de la Rdc a passé trois années de philosophie et une année de théologie au grand séminaire de Kabwe dans le Kasaï-Occidental.
Le 8 décembre 1954, il est admis dans la congrégation des pères de Scheut. Après une année de noviciat et trois ans de théologie dans le scolasticat de Katoka dans le Kasaï-Occidental, il fit ses vœux perpétuels et est ordonné prêtre le 13 juillet 1958 à Lisala par monseigneur François Van Den Berch. Au bout d’une année de théologie pastorale à Bruxelles, le père Frédéric Etsou va travailler successivement comme vicaire à Saint François de Salles de Kintambo et Saint Pierre dans la commune de Kinshasa entre 1959 et 1964.
En 1964, il est envoyé à Paris où pendant 4 ans, il a fait les études de sociologie. Entre 1968 et 1976, il revient à la paroisse Saint Pierre comme curé et assumera en même temps les charges de vice provincial des Scheuts pour la province CICM (Cœur immaculé conception de Marie) de Kinshasa et de vice-président de l’Association des supérieurs majeurs (Assuma). Sacré Evêque le 7 novembre 1976, Mgr Etsou sera nommé archevêque de Mbandaka - Bikoro le 17 décembre 1977 en remplacement de Mgr. Pierre Winjnants, retourné en Belgique.
De 1979 a 1984, il est vice-président de la Conférence épiscopale du Zaïre. Nommé archevêque de Kinshasa le 14 août 1990, en remplacement de feu le cardinal Malula, il sera cardinal le 29 mai 1991 par le feu pape Jean Paul II.
Le 13 juillet 2000, lors de la 34è assemblée plénière de la CENCO, il est nommé président de la Conférence épiscopale nationale du Congo pour un mandat de 4 ans. Très engagé pour la cause sociale, son Eminence le cardinal Etsou a accompagné la campagne d’éducation civique et électorale avec la commission Justice et paix au cours de deux dernières années.
Au niveau du Saint siège, le cardinal Etsou était membre des conseils pontificaux pour évangélisation des peuples, pour la famille et pour les affaires économiques. Il a eu à participer dans les synodes au niveau romain et au conclave des cardinaux lors de l’élection du pape Benoît XVI .
Qui remplacera Etsou ?
C’est au Souverain pontife qu’il appartient de choisir parmi les évêques du de la RD Congo, celui qui va succéder à Frédéric Etsou. Il va de soi qu’il faudra commencer par pourvoir au poste de l’archevêque de Kinshasa. La pratique ne veut pas que le remplaçant de l’archevêque soit choisi nécessairement parmi ses auxiliaires de la capitale.
Congo-Kinshasa: RDC,l'état de santé du cardinal Etsou est «préoccupant»
Jan 06, 2007
L'état de santé du cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa est «préoccupant», a annoncé son secrétaire - chancelier, l'abbé Camille Esika Dingo, dans un communiqué reçu vendredi.
Le Potentiel (Kinshasa) 6 Janvier 2007 - Soigné depuis plusieurs mois à Bruxelles, le cardinal Etsou, âgé de 77 ans, a été admis jeudi en soins intensifs dans un centre hospitalier de la capitale belge, affirme l'abbé Esika Dingo qui lance un appel à la prière pour la santé de l'archevêque de Kinshasa. «Le cardinal offre son état de santé à la miséricorde de Dieu pour la paix et la solidarité effective en RDC», souligne le texte sans donner davantage de précisions. Il y a lieu de rappeler que la dernière déclaration de l'archevêque de Kinshasa date du mois de novembre, juste après le deuxième tour de l'élection présidentielle.
Plus précisément le 13 novembre. La déclaration du prélat catholique avait été interprétée en sens divers tant elle est intervenue quelques jours avant le verdict de la Cour suprême de justice. Déclaration faite à l'antenne de la Radio France Internationale. « Moi, comme pasteur, je n'accepte pas le mensonge. Malu Malu en tant qu'abbé ne peut cautionner le mensonge Nous voulons par les urnes la paix. Nous voulons la paix ».
Evidemment, cette déclaration avait suscité la réaction du Président de la Commission électorale indépendante qui avait donné des précisions sur les résultats des élections. Il a fallu l'intervention de Monseigneur Monsengwo Pasinya pour rétablir de l'ordre dans les esprits.
Membre de la congrégation du Coeur immaculé de Marie (Cicm), le prélat est archevêque de Kinshasa depuis 1991. Il a été nommé cardinal par le pape Jean Paul II au cours de la même année.
L’Eglise catholique est-elle sortie divisée de la période électorale ?
Dec 20, 2006
Le post-scriptum du Cardinal Etsou
(digitalcongo.net) Kinshasa, 20/12/2006 / Politique - Schisme au sein de l’Eglise catholique romaine de la République démocratique du Congo ? « A mon frère, Son Excellence Mgr Melchisédech Sikuli, à qui je porte l’estime et du respect et qui connaît mon engagement personnel pour la libération de notre frère Mgr Emmanuel Kataliko, d’illustre mémoire, à qui il a succédé à Beni-Butembo, je dis ma désolation sur les propos que l’Abbé Malu Malu a tenus à mon endroit sur le plateau de la RTNC. J’en profite pour demander à l’Assemblée Plénière de la CENCO d’envisager à partir de l’an 2007 et dans le futur de ne concéder à aucun prêtre congolais l’autorisation de travailler dans les structures politiques au niveau national ou provincial. Il serait mieux de confier cette responsabilité directement à la CENCO et si cela est nécessaire de désigner, à l’unanimité, des évêques qui peuvent en faire partie et qui seront redevables d’abord à l’Assemblée Plénière, ensuite aux organes de l’Etat qui nous sollicitent ».
Extrait de la lettre du Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi adressée à ses collègues Evêques, de Bruxelles, le 30 novembre 2006. Schisme au sein de l’Eglise catholique romaine de la RD Congo ? Alors que l’Archevêque de Kinshasa pressait ses collègues de ne pas avaliser les résultats de la présidentielle publiés par la Cour Suprême de Justice, la Conférence Episcopale nationale de la principale et puissante Eglise chrétienne de la RDC décidait d’adopter un ton mi-figue mi-raisin.
Conséquence : Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, en personne, Président en exercice de la CENCO, bénissait le mandat de Joseph Kabila Kabange, le jour de l’investiture le 06 décembre, moyennant quelques critiques qui ont paru de pure forme aux observateurs politiques.
Volée de bois vert
Justement, ces critiques semblaient être en deçà des observations formulées par le Cardinal sur le travail de l’Eglise. « Nous, pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile, écrit Frédéric Etsou : celle d’être serviteurs du Logos, serviteurs du Verbe Incarné, serviteurs de la vérité et non du mensonge. Et cela, avec courage (…) Ouvrons les yeux dans nos diocèses pour voir la misère de notre peuple, ouvrons nos cœurs devant plus de 4 millions de Congolais tués par la guerre inutile d’occupation ».
Et de signer : « Comme tout le monde, nous disposons des informations sur les vrais résultats électoraux (…). Ces résultats diffèrent de loin de la mascarade politique que nous venons de vivre le mercredi 15 novembre par la déclaration de la CEI, et du verdict de la Cour Suprême de Justice du lundi 27 novembre 2006. Nous ne devons pas entrer dans cette grande comédie.
Extraits
L’Archevêque de Kinshasa est également dur à l’égard de la Communauté internationale. « Nous devons fermement condamner la logique dans laquelle la Communauté internationale avec la complicité de quelques congolais nous a enfermés (...) Le message que cette communauté internationale nous flanque est non seulement fallacieux, mais également subtil et dangereux et contribue à l’hypothèque de notre pays ».
D’où cette exhortation à la CENCO : « Dans les eaux troubles, les Congolais qui n’aiment pas le Congo se plaisent dans la corruption et dans un enrichissement scandaleux en dépit de la misère de nos populations. Nous, comme pasteurs, nous sommes avec le « peuple » et au service de la vérité. On ne peut pas, au nom de la violence et du mensonge, museler la bouche des serviteurs de la Parole qui ont le « souci réel » des populations congolaises si paupérisées ! »
Conclusion du Cardinal Etsou : « Malgré les astuces de certains, moi je continuerai à parler au nom des millions d’habitants qui constituent l’archidiocèse de Kinshasa ! »
Le pavé du cardinal Frédéric Etsou
Nov 15, 2006
C'est un véritable pavé dans la marre que viennent de jeter les catholiques par la bouche de l'un de leurs chefs spirituels en la personne du cardinal Etsou, Archevêque de Kinshasa.
Le Phare (Kinshasa, 14 Novembre 2006) Intervenant sur les antennes de la RFI hier au journal de 19 heures trente, le Cardinal Frédéric Etsou s'est déclaré " très inquiet parce que les choses ne se déroulent pas comme elles devraient se dérouler. Les résultats de plusieurs coins ne sont pas ceux publiés par la CEI et moi comme pasteur je n'accepte pas des mensonges. Malumalu, en tant qu'abbé ne peut pas cautionner des mensonges ".
Qu'on l'aime ou pas, le cardinal Frédéric Etsou est un homme qui n'a pas l'habitude de garder sa langue dans sa poche et surtout lors des grands évènements. On rappelle qu'au début de cette année, il avait été le premier dans le camp des chefs des confessions religieuses à emboîter le pas à l'UDPS pour réclamer la requalification de ce processus électoral. Prenant ses responsabilités de pasteur, l'archevêque de Kinshasa avait estimé que le parcours de ce processus électoral était émaillé de nombreuses irrégularités, notamment l'exclusion des forces politiques les plus représentatives et que si rien n'était fait pour corriger les erreurs constatées, le pays courait le risque de plonger dans une grave crise politique et de sortir de ces élections sur un déficit de légitimité derrière lequel il court depuis le lâche assassinat de Patrice Emery LUMUMBA.
Aujourd'hui, la réalité semble lui donner raison de part la pluie des contestations qui ne cessent de tomber sur la table de la CEI et celles qui sont en examen devant la Cour Suprême de Justice. Que va-t-il se passer ? Il est certain que ce pavé ouvre la voie à une série de contestations que vont déverser dans la rue de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme et probablement des institutions des observateurs nationaux et internationaux dont entre autres la Mission des observateurs de l'Union Européenne qui avait accusé les centres provinciaux de compilation d'être des lieux de magouilles et de tricheries avérés. Avant de réclamer la présence des observateurs dans lesdits centres.
Ce que bon nombre d'observateurs attitrés de la scène politique congolaise craignaient est tombé comme par hasard et cela par la bouche de la confession religieuse la plus importante du pays avec 75% d'adhérents et qui dispose des paroisses dans tous les coins de la République. Depuis quelque temps, le bruit courait avec persistance selon lequel les catholiques détenaient leurs résultats et qu'au moment donné ils allaient les rendre publics, mais très peu de gens leur prêtaient la moindre attention, croyant avoir affaire à de l'intox. Aujourd'hui, tout porte à croire que la CENCO va donner une coloration beaucoup plus technique aux propos de l'un de ses membres les plus influents. Hier soir, on a appris que les abbés de l'archidiocèse de Kinshasa étaient en réunion et qu'une déclaration allait être rendue publique à l'issue de leurs cogitations. En attendant, veillons et prions.
Un cardenal pide a los católicos que boicoteen las elecciones en Congo si no se corrijen las irregularidades
Jul 30, 2006
La más alta autoridad eclesiástica en la República Democrática de Congo (RDC), el cardenal Frederick Etsou, pidió hoy a los católicos del país africano que boicoteen las elecciones previstas para el próximo 30 de julio, si no se corrigen las irregularidades detectadas.
La más alta autoridad eclesiástica en la República Democrática de Congo (RDC), el cardenal Frederick Etsou, pidió hoy a los católicos del país africano que boicoteen las elecciones previstas para el próximo 30 de julio, si no se corrigen las irregularidades detectadas.
KINSHASA, 23 Jul. (EP/AP) - Etsou hizo esta petición en una carta, un día depués deque la Conferencia de Obispos Católicos alertara de que no reconocería los resultados de las elecciones, alegando temores de que se manipulen los resultados o se hallen fraudes.
Entre las mayores preocupaciones está la desaparición de 1,2 millones de nombres de votantes de las listas, debido a un problema técnico, según al Comisión Electoral, que niega la existencia de irregularidades.
"Invitamos a nuestra gente a estar preparada para abstenerse de votar en estas elecciones, si las irregularidades detectadas no son corregidas", dice la misiva. La mitad de los 63 millones de habitantes de Congo son católicos.
Grande réunion ce matin à l'archidiocèse de Kinshasa
Jul 27, 2006
L'Eglise catholique maintient la pression sur Malu Malu
Le Phare (Kinshasa, 25 Juillet 2006) C'est ce lundi dans la soirée que le Cardinal Frédéric Etsou est rentré de Rome par un régulier de SN Brussel.
Aussitôt arrivé, a appris Le Phare, l'Archevêque de Kinshasa a entrepris des consultations avec l'ensemble de ses collaborateurs. Il ressort de ces contacts qu'une importante réunion du Conseil presbytéral de l'Archidiocèse de Kinshasa devrait se tenir ce matin. Le Conseil presbytéral comprend l'Archevêque de Kinshasa, les évêques auxiliaires, les abbés doyens ainsi que le président du clergé catholique.
Il sera question au cours de cette rencontre, a encore appris Le Phare, d'examiner à la fois la déclaration spéciale de la Cenco et le message du Conseil épiscopal de l'Archidiocèse de Kinshasa qui sont allés, tous les observateurs l'ont signalé, dans le même sens.
Difficile cependant, à ce niveau, de prédire les décisions qui vont sortir de ces assises. Il nous revient d'une part, que l'Archidiocèse de Kinshasa va renouveler publiquement les critiques de l'Eglise catholique sur le processus électoral et réaffirmer sa solidarité avec les prises de position de la Cenco. D'autre part, les leaders de l'Eglise catholique de Kinshasa devraient aussi et surtout officiellement prendre leurs distances vis-à-vis de l'Abbé Malu Malu, président de la CEI, dont le comportement est jugé peu conforme aux enseignements de l'Eglise universelle. Un débat sur les prescrits pertinent du droit canon devrait particulièrement ponctuer cette rencontre, a-t-on assuré. Alors, wait and see.
« Rappelez-vous le serment d’Hippocrate », appel du card. Etsou
Jun 14, 2006
« Rappelez-vous le serment d’Hippocrate : ne supprimez pas l’aide aux malades » : c’est l’appel du cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, aux médecins des hôpitaux congolais en grève, indique l’agence vaticane Fides.
ROME, Mardi 13 juin 2006 (ZENIT.org) - « C’est votre droit plus que légitime que vous revendiquiez un salaire digne et convenable, pour les précieux services que vous rendez aux malades », affirme le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, dans une lettre adressée aux médecins des hôpitaux congolais, en grève depuis plus d’un mois pour revendiquer un meilleur traitement économique.
Le cardinal, bien que partageant les requêtes des grévistes, leur adresse un appel pour qu’ils se rappellent le serment d’Hippocrate, que chaque médecin prononce avant d’exercer sa profession : « En tant que votre père spirituel, je vous demande de reprendre votre service sans retard dans nos hôpitaux ».
Dans son message, le cardinal Etsou s’est engagé à rencontrer les autorités du pays pour les exhorter à assumer leur responsabilité pour résoudre la situation. « Nos autorités politiques n’agissent pas comme elles devraient et n’honorent pas les engagements pris à votre égard », a souligné l’archevêque de Kinshasa.
La grève des médecins hospitaliers a commencé il y a plus d’un mois à Kinshasa et s’est étendue la semaine dernière à plusieurs villes du pays.
Les revendications syndicales concernent la régularisation de 333 médecins nouvellement engagés dans les hôpitaux publics de Kinshasa, mais qui n’ont pas été insérés officiellement parmi le personnel, pour lequel ils travaillent sans percevoir de salaire.
Le syndicat des médecins réclame en outre une augmentation de salaire et le paiement des salaires en retard des médecins effectifs, dont quelques-uns ne sont pas payés depuis 14 mois.
Un médecin congolais a un salaire qui varie selon la spécialisation et l’ancienneté, entre 18.000 et 25.000 francs congolais par mois (de 42 à 59 dollars américains).
Les syndicats soulignent l’urgence des mesures demandées, pour freiner l’hémorragie de médecins experts qui trouvent des emplois mieux payés dans les cliniques privées du pays ou à l’étranger, en particulier en Afrique du Sud, Lesotho et Botswana.
La République Démocratique du Congo vit un moment très délicat en vue des élections présidentielles prévues à la fin du mois. La consultation électorale devrait mettre fin à une longue période de transition commencée avec les accords de paix de 2000, rappelle Fides.
Polémique sur le mariage de Kabila
Jun 14, 2006
En campagne électorale, le Congo se penche à nouveau sur la vraie mère du chef de l'Etat, Joseph Kabila. Le Président congolais doit se marier le 17 juin à Kinshasa. Le mariage sera célébré par un prêtre catholique.
(La Libre Belgique, 12/06/2006) Le mariage du président Joseph Kabila est, en principe, une affaire privée. Il a cependant pris, au Congo, les dimensions d'une affaire politique.
Le 16 mai dernier, l'agence de presse congolaise privée APA et l'envoyée spéciale du «Soir» à Kinshasa écrivaient que le cardinal Etsou venait d'annoncer le mariage du président Kabila le 4 juin, avec bénédiction nuptiale devant le Sanctuaire Notre-Dame à Limete.
Le 2 juin, APA, citant le chef de la Maison civile du chef d'Etat, indiquait que la cérémonie était reportée au 10 juin, qu'elle aurait lieu à la Cité de l'Union africaine et que la bénédiction nuptiale serait donnée par le cardinal Etsou et par le président de l'Église du Christ au Congo (protestante), Mgr Marini Bodho.
Le 5 juin, le cardinal Etsou faisait, selon l'agence de presse officielle ACP, une «mise au point» sur ce mariage pour les catholiques: «Il a rejeté l'idée de mariage oecuménique comme annoncée dans certains médias». Le 8 juin, APA, de source «proche de la Présidence», annonçait un autre report d'une semaine, redoublant le tapage.
Joseph Kabila se marie avec sa compagne, Olive Lembe, avec laquelle il a une petite fille de 5 ans. Pourquoi maintenant, à 2 mois des présidentielles?
Explication: la publication des bans par l'Église catholique constitue une reconnaissance de l'identité de Joseph Kabila.
Un «vrai» Congolais?
Ce dernier est en effet l'objet d'une polémique depuis son accession au fauteuil présidentiel, le 26 janvier 2001, après l'assassinat de son père. Jusque-là, la vox populi le disait fils de Laurent Kabila et d'une Tutsie (ethnie du Rwanda, du Burundi et de l'est du Congo). A la veille de son intronisation, le régime le présenta comme le fils d'une Congolaise du Maniema; il était donc «de père et de mère congolais», comme la Constitution l'exige du chef d'Etat.
Durant le Dialogue intercongolais, le parti d'opposition UDPS fit venir témoigner un des fils de Laurent Kabila, Etienne, qui accusa Joseph d'être un enfant adopté, fils d'un ami rwandais du défunt Président. L'affaire était grave puisque le Congo sortait d'une guerre avec le Rwanda.
L'argument a, depuis, été souvent utilisé par les adversaires du chef d'Etat, qui réclamèrent un «test d'ADN» pour prouver sa filiation. «Il faudrait alors le réclamer de tous nos chefs d'Etat; vous imaginez le drame familial si l'un d'eux n'était pas le fils de son père», expliquait à l'époque à La Libre Belgique, Vital Kamerhe, secrétaire général du parti présidentiel.
Durant la pré-campagne électorale en cours, le vide des programmes a été rempli par les arguments identitaires. L'annonce du mariage, loin d'apaiser la polémique sur la filiation de Joseph Kabila, lui a redonné du tonus en raison des reports de la cérémonie.
Kabila protestant
Selon le droit canon, quand un catholique annonce son intention de se marier à l'Église, celle-ci vérifie s'il a été baptisé (le certificat de baptême indique sa filiation); s'il a été confirmé (si non, il le fait avant le mariage); s'il n'a jamais été marié. L'Église ayant publié les bans en mai, c'est que l'enquête fut satisfaisante. L'ex-conseiller pour la sécurité de Mobutu, Honoré Ngbanda, a alors diffusé sur Internet une lettre ouverte au cardinal Etsou exigeant qu'il produise le certificat de baptême du chef de l'Etat. Surnommé «Terminator» par la population pour avoir fait tirer sur des manifestants pacifiques en 1992 (13 morts), Ngbanda a néanmoins été pris au sérieux par une partie des Congolais en raison de son passé dans le renseignement.
La Présidence a alors fait savoir que c'est la future épouse du chef d'Etat qui est catholique, celui-ci étant protestant.
Mais un mariage catholique
«En réalité», assure à «La Libre Belgique» un proche de la famille présidentielle, «il n'y a eu qu'un report, du 10 au 17, en raison du décès de l'épouse du chef de la Maison civile. Nous n'avons jamais annoncé de mariage pour le 4 juin, qui est d'ailleurs un dimanche: les gens ont déduit cette date parce que c'était trois semaines après la publication des bans».
«Le mariage civil aura lieu le vendredi 16 à la résidence du chef de l'Etat», une simple maison du centre-ville selon notre interlocuteur. «Le mariage religieux, catholique, aura lieu au même endroit, le 17. Il sera célébré par Mgr Etsou. Comme le Président est protestant, le chef de l'Église protestante, Mgr Marini, dira une prière. Enfin, le dimanche, la maman du Président recevra la famille élargie et les amis, en sa résidence du Palais de Marbre».
«La discrétion aurait mieux valu que le fracas», regrette un religieux kinois. La cérémonie calmera-t-elle la polémique?
Grève de médecins: l’Eglise catholique s’implique
Jun 12, 2006
L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou, supplie les médecins à suspendre leur mouvement de grève, déclenchée depuis près d'un mois. Il a fait sa requête dans une lettre adressée jeudi à la corporation des médecins en tant que "père spirituel", rapporte radiookapi.net
(Radio Okapi, 09 Juin 2006) «Je viens vous demander un service urgent, celui de reprendre sans tarder votre service dans nos hôpitaux», a-t-il imploré. Dans sa lettre, le cardinal Frédéric Etsou s’en prend aux autorités politiques. Celles-ci n’assument pas, selon lui, leurs responsabilités. L’archevêque de Kinshasa qui reconnaît la légitimité de revendications des disciples d’Hippocrate congolais, promet ainsi de rencontrer personnellement ces autorités pour les exhorter à «prendre leurs responsabilités et à les assumer avec honneur et dignité».
Par ailleurs, le Syndicat national des médecins, une assemblée générale de cette organisation professionnelle est prévue pour ce vendredi 9 juin à Kinshasa. A cours de cette rencontre, les médecins vont dresser un premier bilan des négociations engagées avec les autorités gouvernementales et décider de la suite à donner au mouvement.
En grève depuis plus d’un mois, les médecins oeuvrant dans les hôpitaux et centres médicaux publics revendiquent l’amélioration de leurs conditions sociales.
Bénédiction de la grotte mariale de l'Eglise Saint Joseph à Matonge
May 25, 2006
Le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa, a procédé, au cours d'une cérémonie rituelle organisée le samedi 13 mai 2006 à la paroisse Saint Joseph de Matonge, commune de Kalamu, la bénédiction de la grotte mariale dédiée à la Sainte Vierge Marie.
Le Potentiel (Kinshasa, 18 Mai 2006) L'archevêque de Kinshasa qu'entouraient Mgr Nlandu, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Kinshasa, et plusieurs prêtres, a, en présence d'une assistance nombreuse de chrétiens catholiques, inauguré la grotte Mariale après l'avoir bénie. Parmi les invités, on notait la présence du sénateur Jeannot Bemba Saolona, l'une des principales personnalités à avoir contribué à la réalisation de cette oeuvre. Dans son adresse, le cardinal Etsou a rappelé à l'assistance le récit de la visitation. Le prélat catholique, indique l'Acp, a mis un accent particulier sur la réponse de Marie, à savoir : « Me voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon sa volonté ».
A cette occasion, l'archevêque de Kinshasa a év oqué le rôle salvateur que Marie joue en faveur des chrétiens. Pour cette gratitude, a-t-il martelé, la Vierge Marie a droit à des égards particuliers, notamment cette grotte, symbole de la reconnaissance. Il a ainsi recommandé aux chrétiens catholiques que cette grotte demeure un haut lieu de méditation et de prière, un sanctuaire où chacun de nous est invité à se recueillir constamment pour être en communion avec Dieu.
Le cardinal Etsou appelle les dirigeants congolais à la bonne gouvernance
May 17, 2006
L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou, a appelé dimanche 7 mai dernier les dirigeants congolais à la bonne gouvernance.
Le Potentiel (Kinshasa, 10 Mai 2006) Cet appel a été lancé à l'occasion d'une messe de la clôture officielle de la session de l'Association des évêques des provinces ecclésiastiques de Kinshasa (Assepkin) et de la fête de la paroisse Bon Pasteur qu'il a présidée en la même paroisse dans la commune de Kisenso.
Selon l'Agence congolaise de presse (Acp), le prélat catholique a mis à la disposition des fidèles catholiques les résolutions de la session des évêques. Il a, à cet effet, exhorté les évêques, les prêtres, les dirigeants et les parents à être les bons pasteurs là où ils dirigent, à l'instar de Jésus-Christ le Bon Pasteur par excellence. Le cardinal a prié à ce que Dieu nettoie les coeurs des dirigeants en vue de la bonne gouvernance de la République démocratique du Congo. A cette même occasion, il a béni la grotte mariale de cette paroisse et célébré le mariage d'un coup le. Enfin, l'archevêque a indiqué que la prochaine fête de la pentecôte mettra à l'opération 1 dollar américain de la télévision catholique.
"Zones d`ombre" dans le processus électoral en RDC
May 17, 2006
L`Association des évêques des provinces ecclésiastiques de Kinshasa (ASSEPKIN), réunie mardi dernier sous la présidence du Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, ont déclaré avoir relevé des zones d`ombre dans le processus électoral en RDC, notamment le regroupement des alliances politiques sur les critères de tribalisme, les menaces de guerre et d`une nouvelle agression, l`incertitude dans le calendrier électoral, la non maîtrise des enjeux électoraux et la non appropriation du processus électoral par les Congolais.
(angolapress-angop.ao) Kinshasa, 11/05/2006 - A cet effet, les évêques ont rassuré les fidèles catholiques de leur accompagnement dans ce processus, avant, pendant et après les élections.
Ils se sont aussi engagés à soutenir les candidats crédibles qui cherchent la sagesse de Dieu pour gouverner le pays comme le Roi Salomon.
Par cette session, les évêques ont voulu évaluer la campagne de sensibilisation de la population en matière d`éducation civique et électorale.
Cette option avait été levée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), en vue d`envisager les perspectives d`engagement pour que le processus aboutisse dans les bonnes conditions.
Pour les évêques de l`ASSEPKIN, le travail de sensibilisation a atteint la couche de la population et il y a désormais éveil de la conscience et des avancées significatives.
Un autre thème évoqué au cours de la session par les évêques porte sur la préparation du peuple aux élections dans un climat sincère et fraternel.
Selon eux, la qualité de l`engagement doit compter avec les vertus et les qualités des électeurs et électrices pour la réussite de la reconstruction de la nation en s`interdisant des attitudes et déclarations mensongères au prix de la corruption et du mauvais exemple.
L`ASSEPKIN regroupe neuf diocèses notamment Kinshasa, Boma, Idiofa, Inongo, Kenge, Kikwit, Kisantu, Matadi et Popokabaka.
Le Cardinal Frédéric Etsou : un message et ses contradictions
May 07, 2006
C’est dimanche au cours de son homélie durant la célébration eucharistique marquant la clôture du forum des communicateurs catholiques sur leur rôle pendant la campagne électorale que cette phrase « assassine » a été prononcée. Le Cardinal Frédéric Etsou a, en effet, appelé tous les Congolais à ne pas laisser les étrangers continuer à les diviser
(La République, 25.04.2006) Kinshasa - L’archevêque a invité le peuple congolais à agir en toute intelligence au prochain scrutin. Car selon lui, Dieu demandera à chacun ce qu’il aura fait du Congo après la mort. Frédéric Etsou a aussi demandé à ceux qui veulent diriger la Rdc de le faire avec amour pour le bien être de tous, avant d’affirmer que tout ce qu’il disait de la domination de la Rdc par les étrangers était vrai.
Ce message de l’archevêque de Kinshasa peut être perçu comme un message prophétique qui appelle les politiciens congolais à travailler ensemble pour le bien être de tous les Congolais. Il fait aussi un appel au peuple à se libérer par la voix des élections.
La Rdc créée par Dieu à travers la volonté de la Communauté Internationale
En effet, la Rdc est sous le joug de la Communauté Internationale depuis sa création à la conférence de Berlin. Aujourd’hui, on utilise pudiquement l’expression « la Communauté Internationale assiste les Congolais », cela sans dévoiler la visée de cette même Communauté Internationale sur le pays. Une partie du sol, des forêts et de savanes africains créés par Dieu a été formalisés pour devenir aujourd’hui Rdc par la volonté des belges et d’autres puissances coloniales.
C’est au nom de la real politik qu’aujourd’hui les élections vont être organisées. Cette phrase du Cardinal en même temps qu’elle appelle à plus de Justice pour le Congo suscite aussi des inquiétudes lorsqu’on sait que la tâche est laissée à la diplomatie de se déployer pour concourir ce terrain. Celle-ci exige un certain égard de notre part vis-à-vis de nos partenaires. Mais, dans la mesure où l’archevêque invite les peuples à se choisir des dirigeants qui ne sont pas à la solde des puissances étrangères, des dirigeants capables de changer par leur seule présence le rapport de force. Mais cette vision peut-elle tenir lorsqu’on est tombé très bas et qu’il faut jouer maintenant à la real politique ? Cette question demeure quand bien même nous savons que c’est le génie d’un peuple qui le développe. A moins que le cardinal soit partisan de la real politik mais tout en recherchant des personnes qui fédèrent et rassurent sur le plan interne tout en recherchant de la real politique. Mais si ce message est une mise en garde, suffit-il pour changer la situation ? A moins de décider de s’engager plus.
Un retentissement interne inquiétant
Sur le plan intérieur, ce discours inquiète surtout lors qu’on prend en compte ce vice d’accuser tous ceux qui sont venus de l’Est du pays des étrangers. Dans cette perspective, on peut accuser ce discours de haine. Il serait ainsi imprudent de le tenir de façon directe. La libération du pays doit se faire de manière intelligente, pensons-nous. A moins de faire aussi la propagande comme les politiciens et de vouloir enclencher des réactions de folie au préjudice des mêmes populations qu’on est censé protéger.
Aux journalistes, vous avez une mission de justice dans l’exercice de votre métier.
Par ailleurs, l’archevêque de Kinshasa a appelé tous les journalistes catholiques à faire preuve de justice et de vérité dans leur métier durant la campagne électorale. Frédéric les a mis en garde contre la haine tribale et la corruption. « L’argent, a-t-il dit, vous l’avez trouvé sur cette terre et vous serez enterré dans votre cercueil sans argent », leur a-t-il dit.
Le Cardinal Etsou pour une société fondée sur les valeurs de la paix et de la réconciliation
Apr 27, 2006
Le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, a appelé dimanche dans son message de Pâques les femmes et les hommes de la Rdc à faire réellement preuve de leur capacité de construire une société fondée sur les valeurs de la paix et de la reconstruction
(Acp, 19.04.2006) Kinshasa - Le prélat catholique qui s’est exprimé au cours d’une messe célébrée à la paroisse de la Résurrection à la cité Salongo, dans la commune de Lemba, a interpellé l’assistance au nom de la foi en « Christ mort et ressuscité », à travailler et à susciter autour d’elle des sentiments de fraternité et de solidarité, sans lequel une société juste et prospère ne saurait se bâtir.
Il a invité les fidèles à prier avec ferveur et à demander au Seigneur ressuscité de répandre sa paix dans les cœurs, comme le dit Christ « La paix soit avec vous ». Il a fait savoir qu’à l’exemple des Saintes femmes qui, au matin de Pâques, ont couru jusqu’au tombeau du Seigneur, les chrétiens doivent courir aussi l’épreuve de la foi en proclamant partout et pour toute la vie que Christ est le Seigneur des vivants et des morts. « La joie de Pâques doit se traduire dans les actes et les gestes concrets en toute vérité », a-t-il souligné.
Le Cardinal Etsou a recommandé également aux Congolaises et Congolais d’être artisans de paix et d’amour, de justice et de réconciliation, toujours prêts à payer le prix qu’impose l’engagement chrétien. Ce message de l’archevêque de Kinshasa a été aussi lu à la veillée pascale en la Cathédrale Notre Dame du Congo.
L’appel du Cardinal Frédéric Etsou à la presse
Apr 27, 2006
A la clôture de la réunion des journalistes catholiques, l’appel du Cardinal Etsou. La même démarche à l’endroit des acteurs politiques encouragés
Kinshasa (La Tempête des Tropiques, 24.04.2006) Personne n’est opposée à la tenue des élections. Mais celles-ci doivent être organisées dans l’ordre, clairement à longueur des journées les observateurs avertis et autres analystes fiers de leurs libertés. Le cardinal Frédéric Etsou a de son côté tenu à sensibiliser les journalistes congolais de manière à se comporter dignement dans l’exercice de leur métier pendant ces moments de grands enjeux électoraux.
Célébrant hier dimanche la messe de clôture de la réunion de l’Unité des journalistes catholiques, l’Archevêque de Kinshasa a insisté sur le devoir de justice, de vérité, d’honnêteté auprès des professionnels des medias. Il a attiré l’attention des journalistes et autres communicateurs sur le bien fondé d’apporter une information sincère, vérifiable et claire à la population. Il les a mis en garde contre la manipulation et la corruption auxquelles ils sont exposés. Ne vous laissez pas acheter, leur a-t-il dit.
En véritables chiens de garde de la société, les professionnels des médias ont été invités à ne livrer que les informations qu’ils maîtrisent. En Clair, celles qui ont été recoupées et vérifiées. Les journalistes ne doivent pas être au service des lobbies financiers qui les orientent dans leurs éditoriaux et autres manchettes. Ils sont appelés à faire grandement attention avec les politiques qui se servent d’eux pour assouvir leurs besoins, au mépris des règles d’informer. L’interpellation du prélat catholique vient renforcer les efforts entrepris dans les milieux de la profession journalistique pour la crédibilisation de celle-ci. L’Observatoire des médias congolais Omec, l’instance d’auto-régulation mise sur pied lors du congrès de la refondation de la presse en mars 2004 entre déjà dans la phase de dénonciation des manquements à la déontologie et à l’éthique constatés chez certains journalistes indexes après une étape de sensibilisation aux règles de l’art. La Haute autorité des médias régule de son côté le secteur. Les Ong de défense de la liberté de presse s’activent pour leur part à appeler les professionnels des médias à exercer le métier d’informer selon les normes.
Tout en saluant la démarche de l’Archevêque de Kinshasa auprès des professionnels des medias par le biais des communicateurs et journalistes catholiques qu’il a rencontrés hier, un effort doit être entrepris auprès des dirigeants actuels. Ce, en les invitant à aider la presse à bien faire son travail afin de permettre l’aboutissement heureux du processus électoral. Disposant pour la plupart des médias, les acteurs politiques actuels encouragent difficilement l’initiative allant dans le sens de favoriser l’émergence dune presse réellement libre et responsable capable de jouer un grand rôle pendant cette période cruciale. Le cardinal Frédéric est appelé aussi à voir le problème de la presse . du côté des dirigeants, de manière à assurer l’équilibre dans le traitement de l’information. Autant qu’il faut sensibiliser les professionnels des médias, autant qu’il convient aussi de demander aux actes politiques le sens d’équité et de transparence dans l’occupation de l’espace médiatique.
Comme on le voit, la démarche du Cardinal Frédéric Etsou auprès des journalistes mérite encouragement. Mais cette entreprise risque de ne pas atteindre son but si jamais les dirigeants n’arrivent pas à accepter d’aider les médias sur plusieurs points relevés ci hauts.
Un triduo in suffragio di Giovanni Paolo II indetto dall’Arcidiocesi di Kinshasa
Apr 05, 2006
Un triduo per ricordare la morte di Giovanni Paolo II. Così l’Arcidiocesi di Kinshasa, capitale della Repubblica Democratica del Congo, intende celebrare la ricorrenza della scomparsa di Giovanni Paolo II .
Roma (Agenzia Fides, 31/3/2006)- Il triduo, che è stato indetto da Sua Eminenza il Cardinale Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi, Arcivescovo di Kinshasa, è iniziato ieri, giovedì 30 marzo, e si concluderà domenica 2 aprile, giorno della morte del Pontefice. Durante il triduo in tutte le parrocchie di Kinshasa si svolgeranno incontri di preghiera e di riflessione sul pontificato di Giovanni Paolo II. Domenica 2 aprile in tutte le chiese dell’Arcidiocesi si celebreranno Messe di suffragio mentre la Cattedrale ospiterà la Messa di conclusione del triduo che sarà presieduta dal Nunzio Apostolico a Kinshasa, Sua Ecc. Mons. Giovanni D’Aniello.
La televisione nazionale congolese trasmetterà nei prossimi giorni un reportage speciale, curato in collaborazione con il Cardinale Etsou, sugli ultimi giorni del Pontificato di Giovanni Paolo II, i suoi funerali, il successivo Conclave e l’elezione di Papa Benedetto XVI.
“I congolesi sono molto legati alla figura di Giovanni Paolo II che ha visitato due volte il nostro Paese, nel 1980 e nel 1985” ricorda don Valerian Shango, portavoce della Conferenza Episcopale congolese. “Siamo legati anche all’attuale Pontefice del quale ricordiamo la visita in Congo quando era Cardinale Prefetto della Congregazione per la Dottrina della Fede. In quella occasione il futuro Benedetto XVI poté verificare la corrispondenza con i canoni della Chiesa universale del rito congolese, che è stato codificato dal “Messale Romano per le Diocesi del Congo” approvato da Papa Giovanni Paolo II”.
La creazione della radio televisione cattolica di Kinshasa è urgente e necessario
Mar 20, 2006
Il Cardinale Etsou lancia un appello per sostenere il progetto della Radio Televisione dell’Arcidiocesi di Kinshasa: prezioso e potente strumento per l’evangelizzazione.
Kinshasa (Agenzia Fides 9/3/2006) - “La creazione della radio televisione cattolica di Kinshasa è urgente e necessario” afferma il Cardinale Frédéric Etsou, Arcivescovo di Kinshasa (capitale della Repubblica Democratica del Congo), nel messaggio per la Quaresima rivolto all’Arcidiocesi. “Di fronte l’espansione delle sette e di altri movimenti religiosi, preoccupati dalla crisi di valori del nostro contesto sociale, dal relativismo e della minaccia crescente nei confronti della fede cattolica, la Radio Televisione cattolica resta un prezioso e potente strumento per la diffusione dell’opera dell’evangelizzazione nella nostra Arcidiocesi” scrive il Cardinale.
“La campagna “1 dollari per la televisione cattolica” lanciata il 23 luglio 2003, ha ottenuto una somma di 100mila dollari americani” ricorda il Cardinale. “Nel frattempo, sono state ottenute le autorizzazione necessarie, e la squadra tecnica incaricata di pilotare il progetto ha già finalizzato il lavoro di redazione degli Statuti della nostra futura Radio Televisione Cattolica di Kinshasa”
Per la Quaresima 2006, il Cardinale Etsou lancia un nuovo appello per il progetto radiotelevisivo cattolico:“Accogliendo con gioia l’impegno e la decisione dei Religiosi e delle Religiose che operano a Kinshasa di impegnarsi in modo effettivo nella realizzazione del progetto, mi rivolgo con insistenza ai miei diocesani e agli uomini di buona volontà in vista di raccogliere i fondi restanti per completare il progetto”.
Nel messaggio, l’Arcivescovo di Kinshasa invita le comunità parrocchiali e sacerdotali ad approfondire e a meditare gli insegnamenti dell’Enciclica “Deus Caritas Est” di Papa Bendetto XVI, “che ci aiuteranno a comprendere meglio il mistero di Dio che nel suo amore appassionato per l’uomo salva e perdona”.
Condamnation de l’assassinat des casques bleus
Feb 01, 2006
« Je condamne avec force l’assassinat des Casques Bleus et je demande à la communauté internationale d’intervenir pour mettre fin aux violences », dit le cardinal Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi, archevêque de Kinshasa, indique l’agence vaticane Fides.
ROME, Vendredi 27 janvier 2006 (ZENIT.org) - « Je condamne l’assassinat des soldats de la force de paix des Nations Unies de la part du groupe ougandais qui a déjà assassiné tant de civils congolais innocents. Je demande une intervention décisive de la communauté internationale pour mettre fin aux violences qui sévissent depuis longtemps dans l’Est du Congo » : c’est ce qu’a déclaré le cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, qui se trouve à Rome en visite ad limina.
« Les Casques Bleus assassinés opéraient dans notre pays pour assurer la souveraineté nationale et la légalité internationale sur tout le territoire du pays », rappelle le cardinal.
« Mais il faut aussi rappeler les nombreux Congolais assassinés par les divers groupes armés qui opèrent dans l’Est du Congo. La semaine passée encore, un massacre a eu lieu à Kanyabayanga, dans le Kivu, de la part d’un groupe armé rwandais. Je lance un appel à la communauté internationale, aux Nations Unies et à l’Union Européenne pour qu’elles aident la République Démocratique du Congo à agir avec décision pour mettre fin à ces violences ».
En effet, le 23 janvier, rappelle Fides, 8 Casques Bleus de nationalité guatémaltèque de la mission des Nations Unies au Congo (MONUC) ont été tués et 5 autres blessés au cours d’affrontement avec les rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur.
Fides précise que ces affrontements, qui ont duré 4 heures, ont eu lieu dans le Parc National de Garamba, en Ituri, au Nord-Est de la République Démocratique du Congo, à la frontière du Soudan. Selon les sources des Nations Unies, ces combats ont fait au moins 15 victimes parmi les rebelles, et au moins 50 blessés.
Il s’agit, précise l’agence, de la plus grave perte de la MONUC en Ituri depuis la mort de 9 Casques Bleus bengalais en février 2005. L’Ituri, où la guerre civile est officiellement conclue depuis 2003, mais où elle se poursuit en sourdine, est l’une des régions les plus turbulentes de la République Démocratique du Congo.
À côté des groupes locaux, en effet, des mouvements de guérilla étrangers se sont infiltrés dans région, dont l’Armée de Résistance du Seigneur ougandaise, ajoute Fides. Ce groupe sévit depuis des années dans le district de Gulu, au Nord de l’Ouganda. Formé principalement de membres de l’ethnie acholi, ce groupe de rebelles se bat depuis 1989 contre l’actuel président Yoweri Museveni, qui a pris le pouvoir en 1986 en renversant une junte militaire composée en grande partie d’officiers acholis.
Les anciens militaires de cette ethnie se sont réfugiés au Soudan, où ils ont créé différents mouvements de guérilla dont l’Armée de Résistance du Seigneur. Celle-ci a une idéologie fondée sur le syncrétisme religieux, mêlant des éléments du christianisme, de l’islam et des religions traditionnelles africaines. Récemment, ce groupe de rebelles ougandais a implanté des bases en Ituri.
"I giovani sono la speranza della Chiesa“
Jan 27, 2006
“I giovani sono la speranza della Chiesa” dice il Cardinale Etsou, Arcivescovo di Kinshasa, preoccupato per l’estendersi del fenomeno dei “minori di strada” e l’influenza negativa di alcuni media
(Agenzia Fides 20/1/2006) Roma - “L’ho detto anche al Santo Padre: non mi stancherò mai di essere accanto ai giovani, di ascoltare i loro problemi e di aiutarli a realizzare i loro progetti” dice Sua Eminenza il Cardinale Bamungwabi Nzabi Etsou, Arcivescovo di Kinshasa, capitale della Repubblica Democratica del Congo, che si trova a Roma per la visita Ad limina.
“I giovani sono la nostra speranza, come Chiesa e come Nazione, ma, come tutti i Vescovi della Repubblica Democratica del Congo, sono molto preoccupato per l’estendersi della piaga dei cosiddetti “minori di strada” afferma il Cardinale. “Si tratta di bambini e ragazzi, con un’età compresa dai 5 ai 15 anni, che vivono in bande di strada. Il fenomeno è molto complesso perché vi sono almeno 3 tipologie di “minori di strada”: quelli che lavorano nelle miniere, dove sono sfruttati per pochi soldi, gli ex bambini soldato, che sono in corso di smobilitazione dalle diverse milizie che si sono combattute nella guerra civile, e i cosiddetti “stregoni”. In quest’ultimo caso si tratta di bambini e ragazzi, che sono allontanati dalle loro famiglie perché accusati di essere degli “stregoni”.
“Tengo regolarmente degli incontri con questi ragazzi, in collaborazione con i Fratelli della Carità, e nell’Arcidiocesi di Kinshasa abbiamo avviato diverse iniziative per aiutarli. In particolare, abbiamo creato dei centri di istruzione e avviamento professionale, dove i ragazzi possono imparare un mestiere (muratore, falegname, ecc…)” afferma il Cardinale che sottolinea: “Come Chiesa non possiamo abbandonare i “minori di strada”, perché sono i nostri figli, che abbiamo battezzato, e per un senso di responsabilità sociale. Le gang giovanili rischiano di diventare un problema drammatico anche sul piano dell’ordine pubblico. I ragazzi sono organizzati in bande con tanto di capi e sottocapi. Vi sono già stati episodi nei quali poliziotti sono stati disarmati da giovani decisi e ben organizzati”.
Per quel che riguarda il futuro della Paese, il Cardinale Etsou afferma che “la Chiesa auspica che il processo di transizione si concluda pacificamente con elezioni libere e democratiche. La Chiesa cattolica si è impegnata molto perché questo avvenga. Continueremo a lavorare per educare i congolesi alla democrazia, come abbiamo fatto con il referendum costituzionale, che va sottolineato si è svolto nella pace e senza incidenti” (vedi Fides 19 dicembre 2005).
“Vorrei precisare che la Chiesa non si schiera politicamente. La nostra preoccupazione è quella di aiutare i nostri figli a trovare la loro strada. La nostra opera si limita a fornire ai cattolici e a tutti coloro che lo desiderano gli strumenti per effettuare una scelta libera e consapevole. La politica è l’ambito privilegiato dei laici che devono prendersi le proprie responsabilità” afferma il Cardinale. “La risposta dei fedeli laici è stato positiva. Vorrei citare in particolare le associazioni laicali, come quella degli intellettuali e quella della donne cattoliche che vede riunisce dall’umile madre di famiglia alla laureata professionista”.
Sul piano ecclesiale, il Cardinale Etsou sottolinea l’importanza “ di proseguire a sostenere in tutto il Paese le Comunità Ecclesiali Viventi di Base (CEVB, vedi Fides 16 gennaio 2006), che sono il fondamento del concetto di Chiesa - famiglia di Dio”.
“Un ambito dove ritengo che la Chiesa congolese deve impegnarsi con decisione è quello della comunicazioni sociali” aggiunge il Cardinale Etsou. “In particolare, dobbiamo dare vita a una televisione cattolica anche per contrastare l’influenza crescente delle sette che fanno ampio uso dei mezzi di comunicazione di massa. Le sette di origine straniera, che dispongono di importanti mezzi finanziari, attraggono i giovani anche grazie alla musica e alla promessa di una felicità che si dimostra poi effimera. È un fenomeno che rischia di mettere in crisi il fondamentale lavoro di evangelizzazione effettuato dai missionari. Ma la Chiesa cattolica ha la capacità di rispondere alla sfida perché è realmente portatrice di fede, speranza e carità” conclude il Cardinale.
Enrollement des militants de l'UDPS : le cardinal Etsou pour la réouverture des bureaux
Jan 21, 2006
Le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi vient de lancer un pavé dans la marre mouvementée de la polémique autour de l'implication de l'Union Pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) dans le processus électoral en cours dans notre pays.
Le Phare (Kinshasa, 18 Janvier 2006) Dans une interview accordée mardi à Radio France Internationale, l'Archevêque de Kinshasa plaide en effet pour la réouverture des bureaux d'enrôlement en faveur des membres de ce parti politique qui en ont exprimé le désir par le biais du message de voux de nouvel an de leur président national Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. Le Cardinal Etsou s'est exprimé à partir de Rome où il venait d'être reçu lundi, avec trois évêques auxiliaires de Kinshasa, par le Pape Benoît XVI.
La déclaration du prélat catholique tranche net avec le rejet de la requête de l'UDPS exprimé récemment par le PPRD, la Cei, l'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, et même certains ténors de l'espace présidentiel. La plupart des animateurs des institutions de la transition refusent de voir l'UDPS s'impliquer dans le processus électoral actuel , prétendant que la Commission Electorale Indépendante (CEI) n'a ni les moyens financiers, ni les moyens techniques d'organiser l'enrôlement en faveur de ce parti, de l'aveu même de l'Abbé Malu Malu, président de cette institution d'appui à la démocratie. Ce dernier a tenté de se rattraper plus tard sur une chaîne de radio locale en estimant avoir donné un avis technique, les politiciens devant se charger du reste, c'est-à-dire de l'exclusion ou non de l'UDPS.
Pourtant, tout le monde sait que l'enrôlement s'est poursuivi dans les provinces du Bandundu et de l'Equateur pendant que la CEI organisait le référendum constitutionnel les 18 et 19 décembre 2005.
Dans l'Espace présidentiel , les points de vue sont diamétralement opposés sur l'implication de l'UDPS. Pour le camp de la patrie, il n'est pas du tout question de rouvrir les bureaux d'enrôlement tandis que pour l'Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue Intercongolais, le statut d'homme d'Etat exige de dépasser ses propres sentiments pour privilégier uniquement l'intérêt de la nation. Mais les tenants de l'exclusion de l'UDPS ont vite oublié que ce sont le Secrétaire général de l'ONU et le Conseil de Sécurité qui ont récemment exigé l'inclusion de l'UDPS dans le processus électoral. La déclaration du cardinal Etsou vient de prouver à la face du monde que l'Eglise Catholique veut demeurer au milieu du village en vue de réconcilier les fils et les filles de notre pays. Mais aussi et surtout qu'on peut avoir sur des questions d'intérêt national un avis qui soit porteur d'apaisement et de conciliation.
On rappelle que dans le même sens, l'Archevêque de Kinshasa a récemment adressé une lettre aux parlementaires de la Transition dans laquelle il souhaitait que la loi d'amnistie s'étende également aux prisonniers accusés d'avoir assassiné feu le président Laurent-Désiré Kabila. En remartelant le même message dans son interview à RFI, le Cardinal Etsou veut sans doute, en tant qu'autorité morale, rappeler à tous, les limites à ne pas dépasser sur le chemin de la paix et de la srtabilité et, surtout, prendre date.
Jubilé d’argent de quatre prélats congolais ordonnés évêques par le Pape Jean-Paul II lors de son 1er voyage en Rdc
Jan 16, 2006
Un office religieux a été célébré dimanche à la Cathédrale Notre Dame du Congo pour commémorer en même temps le 25ème anniversaire du premier voyage du Pape Jean-Paul en Rdc et le jubilé d’argent de 4 évêques congolais que l’ancien Souverain Pontife avait ordonnés à cette occasion, en l’occurrence l’actuel président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Mgr Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani
(Le Potentiel, 09.01.2006) Un office religieux a été célébré hier en la cathédrale Notre-Dame du Congo à l’occasion du 25ème anniversaire de la première visite du pape Jean-Paul II en Rd Congo, au cours de laquelle il a conféré l’ordination épiscopale à Mgr Laurent Monsengwo, Louis Nkinga Bondala, Dominique Kimpende et Marcel Bamba Gungwa. Ils fêtaient leur jubilé épiscopal d’argent.
Lors de cet office célébré par Mgr Monsengwo, on a donné lecture de la lettre pastorale de l’archevêque de Kinshasa, Frédéric cardinal Etsou, adressée à ses diocésains. Il souligne, dans cette lettre, que « nous avons besoin des dirigeants honnêtes et incorruptibles ».
Le cardinal Etsou : « Nous avons besoin des dirigeants honnêtes et incorruptibles »
Pour atteindre cet objectif, le cardinal Etsou promet de ne ménager aucun effort pour que la campagne d’éducation civique et électorale se poursuive, à tous les niveaux, et qu’elle s’intensifie de la manière la plus urgente.
Selon lui, cette éducation civique et électorale concerne tout le peuple de Dieu; prêtres, religieux, religieuses et laïcs. Afin de donner un nouveau souffle aux actions d’accompagnement de la transition par l’Eglise catholique, il a décidé de confier les missions de la Coordination des actions pour la réussite de la transition de l’Eglise catholique (Cartec) à Kinshasa à la Commission diocésaine « Justice et paix ».
Ces missions sont les suivantes assurer l’éducation civique et électorale des prêtres, religieux, religieuses et laïcs, s’occuper de toutes les questions liées au processus de transition en République démocratique du Congo et accompagner le peuple de Dieu dans son désir de se choisir ses dirigeants.
Après avoir souligné le rôle positif et efficace que continue de jouer l’Eglise catholique en Rdc en cette période cruciale de la transition, le cardinal rappelle la position de l’épiscopat congolais qui s’est exprimé publiquement et à plusieurs reprises, donnant aux chrétiens et aux hommes de bonne volonté des principes d’orientation clairs et nets.
Aussi donne-t-il les directives suivantes dans les circonstances actuelles de l’archidiocèse de Kinshasa:
1.- mis à part pour l’Eglise de Dieu et fait tout pour les sauver tous, le prêtre, le religieux, la religieuse ne peut être un homme d’un parti politique;
2.-les prêtres doivent continuer à prêcher, à temps et à contre-temps, avec courage et sans relâche la parole de Dieu;
3.- les prêtres, religieux et religieuses doivent participer massivement aux activités de formation civique et électorale qui seront organisées à leur intention et à mobiliser massivement les jeunes et les adultes pour répondre aux campagnes d’éducation civique et électorale de l’archidiocèse de Kinshasa ;
4.- dans leurs rapports avec les parties et regroupements politiques, les prêtres, religieuses et religieuses garderont une indépendance d’esprit et une neutralité bienveillante;
5.- les prêtres, les religieux et religieuses n’épargneront aucun effort pour former les laïcs adultes et les jeunes le plus adéquatement possible à leurs responsabilités;
6.- il est formellement interdit d’accorder la parole dans les églises aux partis politiques, de diffuser les communiqués et annonces des partis politiques lors des célébrations eucharistiques ;
7.- le messes demandées par les partis politiques seront célébrées en observant des normes liturgiques, etc.
Per il cardinale Etsou la Chiesa deve anche farsi educatrice civica
Jan 16, 2006
"Proseguire ed intensificare a tutti i livelli la campagna di educazione civica” tra i religiosi e i cittadini è uno dei principali impegni della Chiesa nella Repubblica democratica del Congo, in preparazione delle elezioni politiche attese per il prossimo giugno.
(Radio Vaticana/Misna, 10/01/2006) E' una dei passaggi della lettera pastorale del cardinale Frederic Etsou Nzabi Bamungwabi, arcivescovo di Kinshasa. La lettera pastorale, indirizzata in modo speciale ai sacerdoti, ai religiosi e alle religiose, vuole riaffermare, tra l'altro, il ruolo della Chiesa accanto al popolo nel suo desiderio di “scegliere dirigenti onesti e incorruttibili”. Il cardinale Etsou chiede ai sacerdoti, ai religiosi e alle religiose - di “partecipare in massa alle attività di formazione civica ed elettorale che saranno organizzate per loro e di mobilitare giovani e adulti a fare lo stesso”. “Il referendum costituzionale appena svoltosi ha dimostrato che il popolo vuole la pace” sottolinea il porporato, ma ha anche fatto notare che un parte della popolazione congolese non conosceva il testo della Costituzione né era sufficientemente preparata. Il cardinale Etsou insiste sulla “missione di accompagnamento” della Chiesa ma ricorda che i religiosi e le religiose devono “restare indipendenti e neutrali” rispetto alla politica e ai partiti, ai quali non è concesso intervenire durante le funzioni religiose né i religiosi possono farsi promotori delle campagne politiche distribuendo volantini o altro. Nel suo messaggio, letto domenica scorsa davanti ai vescovi nella cattedrale di Notre Dame du Congo a Kinshasa, il cardinale Etsou ha inoltre annunciato la nomina di un suo portavoce e ha precisato che i corsi di educazione civica per i religiosi sono stati affidati alla Commissione diocesana Giustizia e Pace.
La succession du Cardinal Etsou est ouverte
Jan 07, 2006
Le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, vient d’écrire au Pape pour signaler qu’il a atteint les 75 ans d’âge limite du mandat fixé par l’Eglise pour l’exercice des fonctions d’archevêque.
(AfricaNews, 30.12.2005) La procédure de sa succession doit en principe être entamée et c’est le Souverain Pontife qui garde le pouvoir discrétionnaire de la désignation du remplaçant du chef de la communauté ecclésiale catholique de Kinshasa déclaré fin mandat épiscopal
L’archevêque de Kinshasa a respecté la tradition. Atteint par la limite d’âge, soit 75 ans l’âge de l’éméritat, il a écrit au Pape comme l’exige la procédure canonique. Le processus de son remplacement est donc engagé. Seulement, personne peut prédire combien cela va prendre.
Le règlement de la question est réglé à la discrétion du Pape seul. La succession du cardinal Joseph Malula avait pris quelque deux ans.
Choix discrétionnaire
Etsou sera remplacé comme archevêque mais il conservera le cardinalat qui est pour celui qui le porte une dignité liée à la personne. Si des noms des éventuels remplaçants -Mgr Laurent Monsengwo ou encore Mgr. Pierre Nkieri depuis dans les milieux ecclésiastiques, dans la pratique, les choses ne sont pas si simples. Le choix du Vatican est souvent fonction des paramètres que même les initiés ne maîtrisent pas. Rien n’exclut que le Pape nomme un archevêque inconnu et que personne n’attend. Tout comme, il peut décidé souverainement de maintenir Frédéric Etsou. Etsou est le deuxième évêque Congolais qui entre dans l’éméritat.
Il y a été précédé par Mgr Eugène Moke Motsuri devenu émérite depuis plusieurs années. Etsou est né un certain 3 décembre 1930 à Mazalanga, dans la province de l’Equateur. Il a été ordonné prêtre le 13 juillet 1958. Il a été consacré archevêque coadjuteur avec droit de succession » par le cardinal Joseph Malula en novembre 1976. A la mort de Malula, Etsou est muté à Kinshasa avant d’être « créé » cardinal par le Pape Jean-Paul II le 28 juin 1991 à Rome.
Le mandat du cardinal Etsou est marqué de clientélisme comme le dénonce l'abbé José Mpundu. Sa juridiction englobe toute la ville de Kinshasa jusque dans une partie de la province du Kasaï et du Bas-Congo. Il est supposé régner sur 3 millions de fidèles catholiques rien que pour la ville de Kinshasa. Sous Etsou, l’Eglise n’a pas beaucoup prospéré. Sa chaîne de radio Elykia qui avait commencé avec un grand retentissement est devenue presque aphone.
Elle manque jusqu’aux banales cassettes audio. Tous ses meilleurs journalistes ont fini par partir. Ce qui a étonné les catholiques, c’est de voir le cardinal annoncé la création d’une télévision alors qu’il a amené la radio à sa mort. Il n’a plus jamais reparlé du projet. Pourtant les fidèles avaient été mis à contribution avec une cotisation d’un dollar par tête. Etsou a amené la notion de l’église "famille" qui impose aux fidèles de prendre l’Eglise en charge.
Ses conséquences ont été désastreuses. C’est encore lui Estou qui à la base de la « prise en charge des parents ». Alors que les enseignants s’étaient engagé combattre cette pratique à la rentrée cette année. Etsou est venu affaiblir leur mouvement et réhabiliter un système qui le beurre de son homme de main, l’abbé François-Xavier Biko, coordonnateur des écoles conventionnées catholiques.
Le Cardinal Frédéric Etsou écrit au Pape sur son départ
Dec 20, 2005
Son départ de la tête du diocèse de Kinshasa ne l’empêchera pas de dire les messes, ni de prendre des décisions car il reste le n° 1 de la communauté catholique de la Rdc
(Le Soft, 15.12.2005) Guère de doute désormais. Le cardinal Frédéric Etsou a décidé de renoncer à ses charges d’archevêque de Kinshasa. L’annonce de cette décision en a été faite vendredi 9 décembre par Mgr Daniel Nlandu, vicaire général de l’archidiocèse, soit 5 jours après la messe jubilaire, dans la cathédrale Notre-Dame du Congo, des 75 ans d’âge du prélat catholique.
Pour la vie
« La lettre de démission du Cardinal à la tête du diocèse de Kinshasa se trouve déjà entre les mains du Pape Benoît XVI au Vatican pour notification », a déclaré l’un des trois auxiliaires du cardinal Etsou. Tout en précisant que ce dernier « continuera à célébrer la messe comme d’habitude ».
« Son départ de la tête du diocèse de Kinshasa ne l’empêchera pas de dire les messes, ni de prendre des décisions car il reste le n°1 de la communauté catholique de la RD Congo », a-t-il souligné. Selon le droit canon qui régit l’Eglise catholique, Mgr Nlandu a indiqué que le cardinal Etsou peut seulement démissionner à la tête du diocèse de la ville de Kinshasa en tant que son archevêque. Mais le prélat catholique gardera jusqu’à sa mort son titre de cardinal.
Affaibli par la maladie et ayant atteint l’âge limite, le cardinal Etsou avait suscité la polémique, après le malaise cardiaque dont il fut victime en pleine célébration eucharistique lors de l’ouverture de l’année pastorale, dans la cathédrale Notre-Dame du Congo, début octobre. D’aucuns avaient souhaité son retrait comme archevêque de Kinshasa. Les médecins lui avaient alors recommandé un repos pour sa reconstitution physique.
Célébration du 75 ans d'âge du cardinal Etsou
Dec 16, 2005
A l'occasion de la célébration des 75 ans d'âge et 50 ans de vie religieuse du cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, l'archidiocèse de Kinshasa a prévu, du 1er au 4 décembre 2005, une série d'activités qui devraient être organisées dans les paroisses.
Le Potentiel (Kinshasa), 3 Décembre 2005 - Cette annonce a été faite dernièrement par Mgr Daniel Nlandu Mayi, évêque auxiliaire et vicaire de l'archidiocèse de Kinshasa, à tous les curés, les «Bakambi» des paroisses, aux communautés sacerdotales et religieuses de l'Eglise catholique dans la capitale congolaise. Le vicaire général a souligné à cet effet que l'Eglise, famille de Dieu, veut rendre grâce à Dieu pour l'archevêque de Kinshasa qui, à cet âge, continue de donner témoignage de dévouement exemplaire au service de l'Eglise universelle. Il a eu à présider le jeudi 1 décembre 2005 à la paroisse Saint Pierre dans la commune de Kinshasa, la cérémonie de remise de clefs du nouveau bâtiment de la coordination diocésaine des écoles conventionnées catholiques, des conférences sur la vie et l'oeuvre du cardinal. Le vendredi il y a eu des représentations théâtrales au centre culturel Boboto à Gombe. Ce samedi, jour de l'anniversaire, un concert religieux est prévu à la cathédrale Notre-Dame du Congo et le dimanche, une eucharistie solennelle sera célébrée à la même cathédrale.
Ecoles conventionnées catholiques : fête du jubilé de diamant du cardinal Frédéric Etsou
Dec 16, 2005
Les nouveaux bureaux abritant désormais la coordination diocésaine et urbaine des Ecoles conventionnées catholiques de Kinshasa (Ecc), ont été dédiés samedi dernier au cardinal Frédéric Etsou, au cours d'une manifestation organisée devant le nouveau bâtiment gigantesque, situé à la paroisse St Joseph de Matongo, dans la commune de Kalamu, par l'abbé coordonnateur François Xavier Kombela Biko.
Le Potentiel (Kinshasa, 6 Décembre 2005) Dans son discours de circonstance prononcé en présence de l'archevêque de Kinshasa, à l'occasion de cette journée qui a marqué à la fois le jubilé de diamant du cardinal (75 ans), son jubilé d'or de vie religieuse ( 50 ans ), ses 15 ans à la tête de l'archidiocèse, l'abbé Biko a justifié cette dédicace par le souci de reconnaissance afin de marquer et laisser ainsi un vestige pour les générations futures pour le travail abattu par le jubilaire, notamment dans le domaine de l'éducation de la jeunesse à Kinshasa et à Mbandaka Bikoro. Il a remercié solennellement tous ceux qui ont contribué à la construction de ce bâtiment imposant qui compte 16 bureaux et une grande salle de fête de 500 places, avant de lancer un appel aux personnes physiques et morales de bonne volonté en vue de l'équipement des bureaux et autres salles.
Pour sa part, l'architecte Yvon Tshilumba qui a réalisé les travaux de construction a rappelé les étapes parcourues et signalé que les travaux sont accomplis à 80 % et que la remise définitive du bâtiment interviendra l'année prochaine. Il a mis en vedette le centre d'animation et de recherche technologique et écologique du Congo (Cartec) grâce auquel le rêve d'hier est devenu la réalité d'aujourd'hui. Le président urbain du comté des parents d'élèves catholiques (Apec) a, quant à lui, loué de son côté le travail abattu par l'abbé coordonnateur Kombela Biko, pour doter la coordination diocésaine et urbaine d'un lieu de travail digne de la capitale de la Rd Congo. Il a remercié les partenaires et rappelé qu'il reste à construire aussi les bureaux des sous coordinations et également celui de l'Apec. Le ministre Paul Musafiri de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp), les évêques auxiliaires de Kinshasa, les ambassadeurs et plusieurs invités étaient présents à cette fête ponctuée par des saynètes et autres poèmes des élèves et, au cours de laquelle le comité des éditeurs des journaux progressistes a remis un diplôme d'honneur à l'abbé Kombela Biko.
Par ailleurs, les chrétiens de l'archidiocèse de Kinshasa ont participé nombreux dimanche , en la cathédrale Notre- Dame du Congo, à une messe organisée à l'occasion du double événement du jubilé de diamant de 75 ans d'âge et d'or de 50 ans de vie religieuse du cardinal Etsou, en présence du directeur du cabinet du chef de l'Etat, M. She Okitundu, de deux vice-présidents de la République Azarias Ruberwa chargé de la Défense, politique et sécurité et Z'Ahidi Ngoma, chargé du social et culturel, ainsi que d'autres personnalités religieuses, politiques, civiles et diplomatiques. Le cardinal Etsou, qui a célébré cette messe, a, dans son homélie, rendu grâce à Dieu pour ses bénédictions en lui et en l'Eglise en promettant de continuer à servir l'Eternel.
Le Cardinal Frédéric Etsou: partira? partira pas?
Dec 16, 2005
Agé de 75 ans depuis le 3 décembre dernier, le prélat catholique a franchi la limite d’âge qui, selon Vatican, pousse les évêques à rendre le tablier. L'abbé Antoine Matenkadi, vicaire judiciaire de Kinshasa a fait savoir mercredi à radiookapi.net que le Cardinal Etsou a déjà écrit au pape dans ce sens.
(Radio Okapi, 08 Décembre 2005) Joint au téléphone, l’abbé vicaire Antoine Matenkadi précise que la retraite dont il est question ne concerne pas le cardinal. Elle est en rapport avec l’office de l’archevêque de Kinshasa. Se voulant explicite, l’abbé fait remarquer qu’il s’agit ici de deux qualités différentes : Frédéric Etsou est à la fois archevêque de Kinshasa et cardinal.
Dans le cas qui nous concerne, la démission concernerait sa qualité d’archevêque de Kinshasa. L’abbé vicaire rappelle la loi canonique selon laquelle tous les évêques diocésains à 75 ans sont invités à présenter leur démission à Rome. Il affirme que le Cardinal Etsou s’est conformé à cette exigence et qu’il attend la réponse du Vatican. Et de fixer l’opinion que la démission doit être confirmée pour devenir effective. Elle n’est pas automatique. Par conséquent, les chrétiens de Kinshasa doivent attendre que la demande de l’archevêque soit acceptée par le Saint Père.
Clémence en faveur « des présumés assassins » de Laurent-Désiré Kabila
Dec 04, 2005
Le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, implore, par une lettre pastorale, la clémence en faveur des « personnes présumées assassins » du feu Président Laurent-Désiré Kabila
Kinshasa (Le Potentiel 28.11.2005) En marge du vote aujourd’hui lundi 28 novembre à la chambre basse du Parlement de la loi sur l’amnistie, le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa, adresse une lettre bien paternelle aux députés intitulée « Honor est onus : l’honneur est une charge ». Lettre dans laquelle le prélat catholique exhorte les députés à faire un bon choix, celui de faire la paix et en même temps de faire preuve de sagesse. Regrettant au passage le lâche assassinat du « regretté chef de l’Etat, Laurent-Désiré Kabila ».
Le cardinal Etsou reste convaincu que « tout en dénonçant l’acte ignominieux perpétré sur la vie de notre chef de l’Etat, les Congolais et les Congolaises restent marqués par le choc de la condamnation à la peine capitale de tant de personnes dont certaines ignorent complètement avoir participé à l’acte ignominieux par lequel le chef de l’Etat a été sauvagement assassiné dans sa propre résidence.
Il fonde par ailleurs son espoir que dans leurs discussions et vote, les députés feront profiter le « bénéfice du doute qui persiste sur ces personnes présumées assassins » de Laurent-Désiré Kabila. C’est à ce prix que les Congolais qui attendent le vote de cette loi apprécieront la sagesse des honorables députés, poursuit le cardinal Etsou.
En tant que Père spirituel des Congolais, le cardinal Etsou rappelle aux députés que « le Congo n’a pas besoin de sang, mais de paix ; de paix durable fondée sur le pardon et la réconciliation nationale, sur l’amnistie. De cette façon, ajoute-t-il, « la communauté internationale appréciera sans aucun doute le vote de la loi sur l’amnistie ».
Le prélat ne peut terminer sa lettre pastorale aux députés sans les féliciter à l’avance pour la sagesse dont ils feront montre au moment du vote de cette importante loi qui focalise l’attention aussi bien de la communauté nationale qu’internationale. Avant d’implorer d’abondantes bénédictions pour la Rd Congo en cette circonstance particulière.
Le Cardinal Etsou bloque l’Assemblée nationale
Dec 04, 2005
L’Archevêque de Kinshasa manipule les députés en abusant de sa qualité d’Evêque. Le Parlement a voté beaucoup de lois essentielles, sans que le Cardinal fasse signe de vie ; pourquoi se manifeste-t-il cette fois ?
(L’Avenir, 29.11.2005) Les députés du Pprd et alliés ont vidé la salle en signe de protestation à cette manœuvre d’obtenir une amnistie sur mesure. Si Olivier Kamitatu va jusqu’au bout de sa logique, il ouvrira une crise qui sera longue et contre laquelle aucune intimidation, même du Ciat n’aura d’effets
Les masques sont tombés. La perspective de l’adoption de la loi sur l’amnistie a révélé à l’opinion les différents complices de l’assassinat de Mzée Laurent Désiré Kabila. Intimidation, manipulation, corruption, concussion, tout a été mis en place pour que les assassins de l’ancien président de la République soient récompensés. Sûr d’avoir avec lui la majorité numérique en faveur d’une prime de crime aux assassins de Mzée, l’Assemblée nationale a pris l’option de soumettre au vote la loi sur l’amnistie. Tout était mis en œuvre pour qu’il en soit ainsi.
Aussitôt inscrit, presque à la dérobade à l’ordre du jour, l’examen de la loi sur l’amnistie s’est curieusement trouvé en position prioritaire. Et pourtant, la séance suspendue devrait se poursuivre sur les dispositions pour la tenue des opérations référendaires. C’était intrigant. On sentait la détermination, la volonté de régler à la va vite le sort de cette loi. Sachant que les débats seront houleux et qu’il y aurait de la peine à départager les parties, le bureau a eu le malin plaisir de fatiguer les députés.
Dans la salle depuis 11 heures, les députés n’ont été conviés à la plénière qu’à 16 heures. Le jeu est connu. La fatigue et le temps aidant, on aurait eu droit à un vote presque dans la confusion. Tous ces faits mis ensemble, ont obligé les députés nationalistes à quitter la salle. Sans majorité de deux tiers, Olivier Kamitatu a estimé qu’il ne pouvait pas avoir sa loi sur un plateau en or.
Il a levé la séance faute de quorum en comptant sur le règlement intérieur du parlement pour siéger et décider même sans quorum requis. Et avec cette pratique, on pense que l’on pourra réussir la réconciliation nationale. On comprend alors ce qu’on entend par réconciliation nationale. Les assassins de Mzée et les commanditaires du crime se liguent pour manifester leur solidarité.
Le cardinal Etsou ôte le masque
A la veille du début de l’examen de la loi sur l’amnistie, le cardinal Etsou ôte son masque et monte au créneau pour individualiser l’amnistie en demandant aux députés de ne pas voter la loi sur l’amnistie avec la définition du crime politique telle que donnée par le législateur. Pour le prélat catholique, la loi devrait avant tout prendre en compte la situation des assassins de Mzée Laurent Désiré Kabila.
Dans un amalgame qui ne l’honore pas, l’archevêque de Kinshasa parle du doute. Il veut que les députés partent de là pour amnistier les assassins. Fait étonnant, le cardinal parle de présumés assassins pour des gens qui ont été jugés et condamnés. Ou le cardinal ne sait pas ce qu’il dit ou il est sous pression. S’il n’est pas d’accord avec le procès, c’est à lui de démontrer qu’il y avait un mal jugé. Tout le monde n’a jamais été d’accord avec lui ou avec ses sermons cela ne pas de lui moins cardinal. Etsou s’est tout simplement servi de sa qualité de prélat pour essayer d’influencer les députés. Cela s’appelle manipulation.
C’est regrettable pour une personne qui se veut « père spirituel de tous les Congolais ». Depuis le début de la transition, l’Assemblée nationale a voté des lois délicates. Mais le cardinal n’avait pas fait signe de vie. Qu’il le fasse aujourd’hui tout en versant une larme de crocodile sur l’assassinat de Mzée, cela dévoile les mobiles de son réveil subit. Les députés n’ont pas été que sous la pression de Mgr Etsou engageant ainsi abusivement l’Eglise catholique. Il y a eu aussi le Comité international d’accompagnement (Ciat) au moment où on s’y attendait le moins. Celui-ci a usé de son fouet pour pousser les députés à aller vite et en désordre.
On apprécie le soutien du Ciat au processus de la transition, mais il y a des limites à tout. On ne peut pas chercher à humilier un peuple à ce point. En quoi la loi sur l’amnistie empêche-t-elle la poursuite du processus électoral étant donné qu’un décret avait déjà permis d’engager les anciens belligérants à la reconstruction du pays ? On croit comprendre que pour le Ciat aussi, la réconciliation en Rdc passe par la libération des assassins de Mzée. Pourquoi ne pas comprendre que c’est là une prime que l’on veut accorder à ces assassins ? On ne le dira jamais assez, il peut arriver qu’il y ait des personnes innocentes arrêtées dans cette affaire.
L’amnistie ne résout pas le problème. Qui dit amnistie dit qu’ils ont été coupables mais, ils ont eu leur salut dans les circonstances politiques du moment. Pour la famille biologique de Mzée, ainsi que sa famille politique, ils restent les assassins d’un des leurs. Par contre si on demande la révision du procès, on irait vers la réhabilitation totale. Car, la seule justice qui a puni, la même justice peut laver.
Les débats ne portent pas sur la nécessité de l’amnistie
Dans un élan quasi général de manipulation de l’opinion, on voudrait faire croire que le Pprd et alliés auraient déserté la salle de congrès pour ne pas adopter la loi sur l’amnistie. La question ne se pose pas en ces termes. Il y a plutôt au parlement une manœuvre d’élaguer du projet de loi la disposition qui stipule que l’assassinat d’un chef de l’Etat n’est pas un crime politique amnistiable.
Il s’agit du deuxième point du deuxième alinéa de ce projet de loi. « Infractions politiques, les agissements qui portent atteinte à l’organisation et au fonctionnement des pouvoirs publics, les actes d’administration et de gestion ou dont le mobile de son auteur ou les circonstances qui les inspirent revêtent un caractère politique ». Et le législateur de poursuivre : « Toutefois, n’est pas une infraction politique couverte par la présente amnistie, l’attentat à la vie d’un chef de l’Etat conformément aux principes universels et à la législation internationale tel que prévu par l’Accord global et inclusif (III ; 8) et la Constitution de la transition (article 199) ».
On ne voit pas pour quelle raison le cardinal Etsou et les autres acharnés ennemis de Mzée Laurent Désiré Kabila veulent-ils continuer à tirer sur le corbillard. Tout le monde sait que cette disposition de la loi telle que rédigée par le gouvernement, auteur de ce projet de loi, prend en compte l’indignation du peuple congolais dans son ensemble. Car, le même peuple avait dit à la conférence nationale « plus jamais de crimes politiques ». Si on doit amnistier les auteurs du crime de sang, le pays fait un dangereux recul.
Comme on le voit, ce n’est pas le Pprd et ses alliés qui posent problème, mais ceux qui veulent à tout prix se saisir de cette loi pour créer davantage de frustration et ouvrir une brèche qui ne pourra se refermer qu’après de nombreux dégâts politiques. Si on banalise aujourd’hui la mort d’un chef de l’Etat, quel autre homme politique sera en sécurité dans ce pays ?
Le Cardinal Etsou fête le 29ème anniversaire de son épiscopat
Nov 18, 2005
A l’occasion du 29ème anniversaire de son épiscopat, le Cardinal Frédérick Etsou Nzabi Bamungwabi a fêté avec les jeunes des écoles conventionnées catholiques de l’archidiocèse de Kinshasa
(Le Potentiel) Kinshasa , 09.11.2005 - Il a tenu à associer les jeunes à cet événement important en signe de son attachement à l’éducation et à la formation de la jeunesse congolaise. Le prélat avait, faut-il le rappeler, ayant décidé de mettre l’enfant au centre de sa pastorale et de son ministère épiscopal.
L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, a fêté le lundi 7 novembre dernier le 29ème anniversaire de son épiscopat avec les jeunes des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa. Ces derniers étaient accompagnés de leurs enseignants, directeurs et préfets. Cet important événement s’est déroulé au sanctuaire marial Notre-Dame de la paix de Fatima, situé au Centre catholique Lindonge, dans la commune de Limete. Outre les évêques et prêtres Catholiques, plusieurs personnalités officielles ont également pris part à cette fête, notamment les vice-présidents de la République Yerodia Abdouiaye Ndombasi, Azarias Ruberwa et Z’Ahidi Arthur Ngoma, les ministres, les vice-ministres ainsi que les députés et sénateurs.
Après l’entrée du cardinal au sanctuaire, l’abbé François-Xavier Kombela Biko, coordonnateur diocésain et urbain des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa a, au nom de la jeunesse scolaire, présenté au cardinal Frédéric Etsou, les meilleurs voeux de fructueux ministère épiscopal et les remerciements pour son souci de l’avenir de cette jeunesse de son bien-être et de son encadrement. Il a indiqué que les jeunes étaient venus s’associer à la joie de celui qu’ils ont pris l’habitude d’appeler « koko cardinal ». IlI a, par la même occasion, rappelé le rôle qualifié de colossale et historique joué par le cardinal en rapport avec le secteur de l’éducation dans la réouverture des écoles. En 1993 d’abord et récemment lors de la grève des enseignants qui a duré plus d’un mois suite à leur revendication qui consistait en l’application du barème de « Mbudi ». Cela n’a fait que démontrer le combat mené par le cardinal contre l’analphabétisme, les injustices et la délinquance juvénile.
« JE TIENS A VOTRE FORMATION »
Prenant la parole peu avant l’homélie, le cardinal Etsou s’est adressé aux jeunes élèves en déclarant : « Je tiens beaucoup, à votre formation, à votre éducation et à votre avenir. C’est pour cela que j’ai voulu prier avec vous et vous confier à Dieu. Vous n’êtes pas mes enfants. Vous êtes mes « Koko » (petits-fils) ». D ans ce court message, le cardinal a évoqué la douleur qu’il ressentait au sujet de l’assassinat de Franck Kangundu alias Ngyke, journaliste à la Référence Plus et de son épouse Hélène Mpaka, également l’un de ses « koko », élève de l’institut Saint Joseph décédé le week-end dernier. Il a demandé de garder une minute de silence en mémoire de ces disparus.
UN HONNEUR ET AUSSI UNE CHARGE
Mgr Daniel Landu, vicaire général et l’officiant du jour, a tiré son message du livre d’Ezéchiel 34 : 1l-l6 et de l’épître de Saint Paul à Tite 1 : 1-9, en invitant les fidèles et surtout les responsables des églises à l’humilité, à éviter l’arrogance, à ne pas être querelleurs, mais plutôt à être justes et pieux. Il a mis l’accent sur le fait que l’ancien ou le pasteur doit avoir une conduite irréprochable. C’est un model à suivre. « C’est un honneur d’être pasteur ou ancien, mais aussi c’est une charge, une responsabilité pour témoigner et attirer beaucoup de fidèles à Christ, a encore déclaré Mgr Daniel Landu ».
Après la célébration eucharistique, les jeunes ont lu leur message devant l’archevêque de Kinshasa, leur « koko », ils se sont dit très heureux de l’accueillir en cette année scolaire difficile, voire incertaine. Ils ont reconnu en leur « koko » le berger qui a le souci de voir venir les enfants. « L’événement de ce jour en est une illustration », ont-ils souligné.
Les élèves ont par ailleurs exprimé leur inquiétude à propos de cette année scolaire incertaine. « Comment étudier en effet, koko cardinal, dans un environnement très flou et indécis ? Comment suivre et respecter vos conseils dans une société humaine comme la nôtre où la rue commande, déforme, intoxique, bref crée la panique ? » Ils ont demandé aux partenaires éducatifs de les apaiser et les rassurer pour une issue heureuse de cette année scolaire, car ils vivent dans l’angoisse. Pour la circonstance, ils ont offert à « koko cardinal » quelques présents.
UN SEUL COEUR, UN SEUL ESPRIT
Rappelé pour une bénédiction finale, l’archevêque de Kinshasa a demandé aux fidèles de vivre en paix et de travailler dans l’unité pour aller tout doucement vers ce que tout le monde attend, c’est-à-dire les élections. Il a rappelé sa devise qu’il a traduit dans toutes les langues nationales : un seul coeur, un seul esprit, la relevé que Dieu n’envoie pas quelqu’un sur terre pour vagabonder. Chacun a une mission. « Nous allons tout faire pour que vous ne soyez pas déçus », a-t-il conclu son adresse avant la bénédiction finale.
Né à Mazamba, le 3 décembre 1930, Etsou a été ordonné prêtre le 13 juillet 1958 à Lisala. Sacre épiscopal en 1976 à Mbandaka par le cardinal Malula, nommé archevêque de Kinshasa en 1990, fait cardinal par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II le 28 août 1991. Il a été président de la Conférence épiscopale de 2000 à 2004. Le cardinal Etsou a assumé plusieurs fonctions religieuses en Rdc.
A la fin de cette cérémonie, l’abbé Biko et sa suite se sont rendus à la paroisse Saint Joseph de Matonge où il a été procédé à l’inauguration du bâtiment devant abriter désormais les services de la coordinations diocésaine.
29ème anniversaire de l’épiscopat du Cardinal Frédéric Etsou
Nov 18, 2005
Le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, Archevêque de Kinshasa, totalise 29 ans de vie épiscopale le lundi 07 novembre 2005. C’est un événement de taille pour l’Eglise catholique de Kinshasa particulièrement et pour l’ensemble des chrétiens de la République démocratique du Congo (Rdc) et d’ailleurs
Le Potentiel, 04.11.2005) Kinshasa - De sources bien informées, il nous revient que cet anniversaire de l’unique prélat congolais ayant la dignité de cardinal, sera marqué par une solennelle célébration eucharistique au Sanctuaire Notre-Dame de Fatima, au siège de l’archevêché qui se trouve au centre catholique Lindonge. On imagine déjà que cette messe d’anniversaire sera concélébrée par plusieurs évêques du Congo et de l’étranger, en présence de plusieurs invités de marque. Tous viendront avec enthousiasme dans un élan de reconnaissance envers le Créateur pour les merveilles qu’il ne cesse d’opérer à travers son serviteur, le berger du troupeau de Kinshasa.
La source révèle que le jour anniversaire de l’épiscopat du cardinal Etsou connaîtra aussi une autre manifestation de grande importance, à savoir l’inauguration officielle du bureau de la coordination diocésaine et urbaine des écoles conventionnées catholiques. On se rappellera que depuis longtemps les bureaux de la coordination des écoles catholiques de Kinshasa étaient logés dans une maison préfabriquée sur le même terrain que la paroisse St. Joseph de Matonge. A l’initiative du cardinal et représentant légal des écoles conventionnées catholiques de la capitale, un bâtiment imposant et attrayant a remplacé le préfabriqué. Il abrite désormais les différents bureaux de la coordination qui a, à sa tête, l’abbé François-Xavier Kombela Biko. La réception officielle dudit bâtiment interviendra ultérieurement.
DE LA DEMISSION DU CARDINAL ETSOU
Le 29ème anniversaire de l’archevêque de Kinshasa intervient au moment où des rumeurs courent dans tous les sens sur sa personne. Tout d’abord, on parle de sa santé qui serait devenue fragile depuis quelques années. Cela est visible et compréhensible dans la mesure où cet évêque de 74 ans travaille laborieusement depuis son affectation à Kinshasa en 1990 pour remplacer feu le cardinal Joseph Malula. Il a dirigé seul plus de 150 paroisses que compte la ville de Kinshasa et ses environs. C’est pour recevoir des soins médicaux appropriés que le cardinal vient de passer plusieurs mois en Europe où il s’est fait examiner auprès des spécialistes avant de regagner la capitale. Aussitôt arrivé, il a été confronté au problème de la grève des enseignants de son réseau qui réclamaient l’amélioration de leurs conditions salariales de la part du gouvernement. Son intervention personnelle a permis de décanter la situation. Les enseignants ont repris le chemin de l’école en attendant la conclusion des négociations avec le gouvernement.
Il y a ensuite la rumeur qui est abondamment commentée sur la probable démission titi cardinal. Il est vrai que ces commentaires viennent des personnes qui ignorent presque tout du droit canon ou la loi fondamentale de l’Eglise catholique. D’après cette loi, indique la même source, tout évêque présente sa démission lorsqu’il atteint l’âge de 75 ans. Cependant, pour un évêque devenu cardinal la démission est présentée lorsqu’un évêque atteint l’âge de 80 ans. C’est dire que le cardinal Etsou a encore devant lui quelque cinq ans de travail et de prière à la tête de son archevêché de Kinshasa.
Grève des enseignants : le Cardinal Etsou en appelle à la responsabilité de chacun
Oct 24, 2005
Après un bref séjour sur le lit du Centre médical de Kinshasa (Cmk) de suite d'un malaise intervenu dimanche dernier lors de la célébration eucharistique marquant la rentrée de l'année pastorale en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa, a tenu, hier mercredi 12 octobre, un point de presse au Centre catholique Nganda. A l'ordre du jour, deux préoccupations majeures, à savoir son état de santé et la situation des enseignants.
Le Potentiel (Kinshasa, 13 Octobre 2005) Répondant aux questions des journalistes assoiffés de lui arracher quelques paroles, le Cardinal Frédéric Etsou, éclairé l'opinion sur deux préoccupations majeures qui déferlent la chronique médiatique ces derniers temps.
Quel est, en effet, le point de vue du Cardinal sur les enjeux de la grève des enseignants ? Ici, l'archevêque de Kinshasa a tenu à lire personnellement le texte qu'il avait prévu le dimanche dernier. Mais il y a une autre préoccupation : Le Cardinal est-il en bonne santé ?
« JE SUIS EN BONNE SANTE »
L'homme était plus avare des paroles que de coutume. « Vous me voyez là. Je suis parmi vous. Je suis en bonne santé ». C'est juste par ces trois bouts de phrases que le prélat catholique a ouvert son adresse à l'impressionnant parterre d'hommes et de femmes des médias venus l'entendre.
En réalité, il y a eu plus de peur que de mal. Le Cardinal Etsou va bien. Toujours égal à lui-même, l'archevêque de Kinshasa se soucie plus de ses ouailles que de son propre état de santé. «A partir du Centre médical de Kinshasa, j'étais informé de l'inquiétude des fidèles aussi de ceux qui étaient dans la Cathédrale que de ceux qui ont suivi à la télévision. C'est normal, car cela marque l'esprit de famille », a-t-il signifié.
Plus rassurant, le Cardinal a même dévoilé le diagnostic médical. Selon lui, les médecins ont constaté que le malaise était dû à la chaleur et à l'insuffisance d'air dans la salle. Il a, pour terminer, invité les fidèles et les hommes de bonne volonté au calme. «Que tous ceux qui m'ont soutenu soient rassurés : le Cardinal va bien. Il n'est pas entre la vie et la mort comme l'ont soutenu certains médias ».
TOUS UNIS AUTOUR DES ENFANTS
Sur la grève des enseignants, le point de vue du Cardinal Etsou n'a pas changé. «J'ai toujours fait ce qui est de mon pouvoir pour faire comprendre aux enseignants et pouvoirs publics que l'avenir dépend de l'éducation que nous assurons à nos enfants. Car, une nation qui ne se soucie pas de sa jeunesse est vouée à la disparition », à-t-il déclaré.
Ci-dessous l'intégralité du message du Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, sur les enjeux de la grève des enseignants.
Message de S.E. le cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, sur les enjeux de la grève des enseignants
J'exprime ma vive inquiétude quant à l'impasse observée dans les négociations engagées entre les syndicats des enseignants et le Gouvernement. Depuis plus de 30 jours ouvrables, les enfants ne vont pas à l'école! Cette situation va-t-elle perdurer? Jusqu'à quand? Allons-nous encore vers une année blanche? Votre pasteur en appelle à la conscience des uns et des autres.
Pour résorber les tensions que nous vivons en ce domaine et dans d'autres secteurs 1de la vie nationale, il faut une perception commune et courageuse du bien de chacun et de tous, dans la vérité, la justice et la solidarité. Il faut avoir le courage de regarder dans la même direction et engager un dialogue qui construit et qui rassure.
Il est temps que chacun puisse pleinement assumer ses responsabilités: le Gouvernement, les parents et l'Eglise. Réveillons-nous et refusons toute médiocrité. L'école est la seule sécurité des enfants. Ne les en privons pas. C'est l'école qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Alors, assurons aussi cette même éducation et cette même formation aux enfants qui prendront la relève demain.
La grave crise que nous traversons n'est pas insurmontable, à condition toutefois d'aimer vraiment son pays et de ne pas se voiler la face devant la vérité. Construisons ensemble l'avenir des enfants; construisons ensemble !'avenir de la nation.
Je demande avec insistance au Gouvernement et aux enseignants de faire preuve d'ouverture: seule doit l'emporter, l'amélioration des conditions de vie et de travail, pour le bien des enfants. Rien n'est perdu: un avenir des négociations reste ouvert si, à différents niveaux, les responsabilités sont assumées avec courage, dans la vérité et dans un esprit de solidarité.
Fait à Kinshasa, le 9 octobre 2005
Frédéric Cardinal Etsou NzabiI Bamunwbi
Archevêque de Kinshasa
Le Cardinal Frédéric Etsou en voie de passer la main ?
Oct 24, 2005
On dit que le Cardinal Etsou est affaibli, fatigué, rongé par la maladie, atteint par la limite d’âge ou en fin de vie
Kinshasa , 14.10.2005 (Le Soft) - Encore un problème de santé pour le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi. Cette fois, en pleine célébration eucharistique dans la Capitale Kinshasa, dans ce qui est son temple, la Cathédrale Notre Dame du Congo. Tout le gotha politico-diplomatico- médiatique était là, rassemblé. Prenait la tête du protocole l’un des Vice-présidents de la RdCongo, Arthur Z’Ahidi Ngoma en charge des questions sociales et culturelles.
« POURVU QUE... »
C’est vers Z’Ahidi que sont braqués tous les projecteurs ces dernières semaines depuis la crise du secteur enseignant. C’est lui « Mbudi ». C’est avec lui que l’Eglise catholique romaine Rd congolaise a engagé le bras de fer en décidant, il y a quelques mois, de ne plus autoriser que des parents démunis prennent sur eux le poids financier que nécessite la paie des enseignants.
Sous d’autres cieux, Ngoma et son ministre en charge du secteur, qui ont négocié les accords, auraient payé comptant. Z’Ahidi le sait. S’il ne peut discuter avec le patron de la Conférence Episcopale du Congo, le très redouté Mgr Laurent Monsengwo Pasinya aujourd’hui à Rome où se tient un Synode, l’homme au verbe haut sait, en revanche, qu’il peut engager un « échange compréhensif » avec le Primat de l’Eglise Rd congolaise, Etsou Nzabi Bamungwabi.
Même dans l’Eglise, les crises de personnes ne manquent pas. Et à Kinshasa, elles sont légion. En février, alors que la très vertueuse CENCO, la Conférence Episcopale Nationale du Congo, avait juré de laisser les « petits abbés » défier et dépecer vivant le régime 1+4, c’est Etsou Nzabi Bamungwabi qui, la veille, se propulsa dans l’arène via son secrétaire particulier pour appeler « les enfants de Dieu, a des séances de prières dans les Eglises, et non dans la rue ».
Une opération minutieusement montée fit ainsi long feu... Le régime a applaudi des deux mains le haut fait d’armes. Alors que tout se corsait dans l’affaire « Mbudi », Ngoma récitait mille fois la même prière via son chapelet: « pourvu que le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi regagne à temps Kinshasa ».
Cela faisait six mois que le Cardinal avait quitté son diocèse, la Capitale Rd congolaise. Parti en Belgique pour des soins, il demeure généralement, Chaussée de Ninove, le Couvent des Pères des Scheuts -, son médecin traitant en Belgique, le Dr. Jibikilayi Ngoy, décide soudain de l’interner.
« Je lui ai tout fait subir. Tout... », nous avoue ce médecin gastroentérologue, homme politique, ancien ministre de Mobutu, qui a fini par devenir un ami personnel du Cardinal. « J’ai entre mes mains son dossier médical. Il en détient un double, que je lui ai remis en mains propres, avant qu’il ne regagne le pays », poursuit Jibi Ngoy, joint à Bruxelles par « le Soft » au téléphone, le lundi 10 octobre. « S’il m’autorise, je puis alors vous le communiquer ».
Ce n’est pas la première fois que le Cardinal est atteint d’un malaise. A Bruxelles, déjà, ce n’est pas la première fois qu’il se fait hospitaliser. Ses séjours sont toujours longs au point d’inspirer des gazettes à Kinshasa qui en font des choux gras, et annoncent une fin de vie proche, sinon de mandat – « atteint par la limite d’âge » -, du moins condamné par la maladie.
Et là Ngoy est catégorique: « Tout le check up a été très satisfaisant. Je me permets de le dire. Il n’y a rien à cacher. Il n’y a pas de maladie grave. Tous les paramètres cliniques et biologiques sont très satisfaisants pour un homme de son âge », ajoute Ngoy. L’âge? Le Cardinal a les 75 ans. Ce n’est pas un vieillard. Ce n’est pas un sénile. Certes, ce n’est pas un junior. C’est un senior.
Comment serait-il atteint par la limite d’âge? Et que dire de Joseph Ratzinger, Benoît XVI? « A ce que je sais, lui et moi, on a beaucoup rigolé quand nous avons lu les articles de la presse de Kinshasa. Un Cardinal est quasiment nommé à vie. Sauf incapacité physique ou mentale, ce qui n’a rien à voir avec Etsou », nous dit Ngoy. Qui plaisante: « Il faut le voir. Il pète la santé. Il fait vingt ans de moins aujourd’hui... ».
« UN MALAISE VAGAL »
Par le détail, Ngoy explique au « Soft » comment il a relifté son client de Cardinal, comment il lui a imposé l’hospitalisation, comment il n’accepte aucun autre médecin sinon lui, Ngoy qui sait, ce qu’en cachent les couvents!
Alors le malaise de Notre Dame? Dr. Ngoy n’y voit qu’une explication: « un malaise vagal ». « Il faisait très chaud dans la Cathédrale. Et on venait de lui annoncer, en pleine célébration, le décès à Bukavu de son ami l’archevêque, Mbogha. Il n’y a pas fouetter un chat ». Et c’est Ngoma qui a, malheureusement, raté l’effet d’annonce. Peu avant, le Vice-président de la Rd Congo avait – textuel ! - rendu visite au Cardinal, à l’archevêché.... Très vraisemblablement pour l’ « informer » de la crise dans le secteur de l’enseignement et du bide qu’est désormais « Mbudi » -à la suite du manque de solidarité de l’équipe gouvernementale.
L’homme se serait confié qu’en réalité, c’est sa tête - une fois de plus - qu’on voulait mais qu’elle n’était pas à vendre ou alors, il la vendrait très cher. Etsou était sollicité afin de l’en venir à l’aide. Son service avait opportunément annoncé que le Cardinal ferait part de sa réflexion sur cette crise lors de la célébration eucharistique...
D’où foule qui avait fait le déplacement de Notre Dame, dimanche 9 octobre 2005 et ceinturait Ngoma, en tête, leurs Excellences Ministres, leurs Honorables Députés et Sénateurs partis écouter, par eux-mêmes, cueillir, eux-mêmes, la nouvelle... de la levée de la grève!
L’événement ne manquait pas de prétexte. L’archevêque de Kinshasa allait prononcer son homélie à l’occasion de l’ouverture improvisée de l’année pastorale... Plus, c’est, après une absence de six mois, la première fois qu’il concélébrait une messe dans son diocèse. Aussitôt après la lecture des textes bibliques, Etsou avance vers la table aménagée pour la lecture de l’Evangile et pour le sermon. Il donne le plan de son adresse: les différentes étapes du voyage, la mort du Pape et le Conclave qui a abouti à l’élection du Pape, enfin, la grève des enseignants. Les deux premiers étant restitués, il ne restait plus que le dernier. Et voilà qu’au moment de l’entamer, le Cardinal est foudroyé! Juste s’il prononce deux fois cette phrase (en lingala, la langue dans laquelle il s’adressait): « Nasima, nadzongi o mboka » (Après quoi, j’ai regagné le pays).
C’est Mgr Dominique Bulamatari, évêque auxiliaire de Kinshasa, le Nonce apostolique, son secrétaire et d’autres prêtres qui évitent à Etsou de s’écrouler au sol. Le Cardinal est extrait de la Cathédrale, évacué vers un véhicule et conduit au CMK, le Centre médical de Kinshasa, en compagnie du Nonce Mgr D’Annielo, alors que la célébration eucharistique se poursuit sous la direction de Mgr. Dominique Bulamatari.
A l’issue de l’eucharistie, Mgr. Daniel Nlandu, vicaire général fait état de ce qui semble être un premier bulletin médical: le prélat de Kinshasa a subi les premiers soins, il s’est remis à parler, il se porte à merveille...
La nouvelle est reçue par des applaudissements spontanés alors que Mgr Nlandu invite les fidèles catholiques et les personnes de bonne volonté à respecter les consignes prescrites pour le repos du Cardinal appelé à travailler quatre heures par jour en vue de son rétablissement effectif.
Un message à Ngoma? A Kinshasa, les commentaires vont bon train. A l’unisson, sorciers, sages et croyants disent que c’est le Très-Haut qui a empêché Etsou de rééditer l’exploit du 1er février, en ordonnant hic et nunc la levée de la grève.
Jibi Ngoy, son médecin traitant qui affirme avoir abordé cette question « longuement » avec le Cardinal, s’inscrit en faux. « Il ne lui appartenait pas de lever le mot d’ordre de grève. Il n’allait guère le faire. Nous en avons parlé longuement. Il tient à ce que les enfants reprennent le chemin de l’école - les enfants c’est l’avenir de demain. Mais en même temps, le Gouvernement doit respecter et honorer ses engagements en payant le barème négocié à Mbudi. Il ne lui appartient pas de lever la grève, mais aux syndicalistes, qu’il n’est pas... »
Le cardinal Fréderic Etsou demande au gouvernement et aux enseignants de faire preuve d’ouverture
Oct 24, 2005
Pour l’archevêque de Kinshasa, il est temps que chacun puisse assumer pleinement ses responsabilités
(digitalcongo.net, 13.10.2005) Kinshasa - Le cardinal Fréderic Etsou a demandé au gouvernement et aux enseignants de faire preuve d’ouverture, a rapporté la radio digitalcongo dans son bulletin de ce jeudi matin.
Selon la source, l’archevêque de Kinshasa a adressé ce message au cours d’une conférence de presse tenue au Centre catholique Nganda mercredi 12 octobre, soit 72 heures après le malaise qui l’a entraîné sur un lit d’hôpital.
Le cardinal Etsou a rappelé à cette occasion que “ c’est l’école qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui”. Il a déclaré que l’Etat doit assumer ses engagements et, il a exprimé ses vives inquiètudes en constatant que malgré les négociations entreprises entre le gouvernement et les enseignants, depuis plus de 30 jours, les enfants ne vont pas à l’école.
“ Allons - nous connaître une année blanche ”, s’est - interrogé l’archevêque de Kinshasa. Il en a appelé à la conscience des uns et des autres pour sauver l’année scolaire. “ Il faut une perception du bien de tous dans la vérité”, a dit ce ministre de Dieu.
Il a soutenu qu’il est temps que chacun puisse assumer pleinement ses responsabilités, parents, enseignants, l’Etat, etc.
“ L’école est le seul cadre de sécurité pour les enfants”, a affirmé le cardinal Etsou avant d’indiquer que “ c’est l’école qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui”.
Grève des enseignants : Le Cardinal Frédéric Etsou inquiet !
Oct 24, 2005
Le Prélat catholique demande au Gouvernement et aux enseignants de faire preuve d’ouverture d’esprit. Par ailleurs, l’Archevêque de Kinshasa a transmis la bénédiction accordée au peuple congolais par le Pape Benoît XVI
(Kinshasa: Forum des As,13.10.2005) L’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est sorti, mercredi de son silence au cours d’un point de presse, après son court séjour au Centre Médical de Kinshasa (Cmk).
C’est à cette occasion qu’il a indiqué qu’il se portait bien et que, suivant le diagnostic de ses médecins, le malaise ressenti, le dimanche dernier, était dû à un essoufflement imputable à l’insuffisance du système d’aération de la Cathédrale Notre Dame du Congo.
Assurance
Au sujet des rumeurs sur son état de santé, le Cardinal s’est dit « informé de la situation et de l’inquiétude des fidèles, et aussi de ceux qui étaient présents dans la cathédrale et ceux qui suivaient la messe à travers les médias ».
Concernant la grève des enseignants, l’Archevêque de Kinshasa a, de son avis, un autre point de vue. Il a assuré que cela est une affaire qui le préoccupe dans la mesure où il tient à l’éducation de la jeunesse et qu’il a consacré vingt années de son apostolat pour cela.
Inquiétudes
« J’ai fait part de mon inquiétude au Vice-Président au Centre Nganda quand il est venu me voir. Et de même, je l’ai répété au Président de la République, Joseph Kabila quand il est venu me rendre visite au Centre Médical de Kinshasa (Cmk) », a dit le Cardinal Etsou.
Le Président de la République aurait, a-t-il précisé, promis de faire le nécessaire pour décanter la situation d’ici quelques jours. Concernant des fausses rumeurs publiées par une certaine presse qui écrivaient, entre autres sujets, que le Dieu des enseignants l’a frappé, l’Archevêque de Kinshasa a affirmé que son point de vue n’a pas changé à ce sujet : d’abord les enfants et toujours les enfants.
Sacrifice
Pour lui, les enseignants ont toujours fait preuve d’abnégation, mais il faut que l’Etat prenne ses responsabilités, parce qu’il y a un budget sur l’enseignement. Quant aux parents, ils doivent aussi endosser les leurs car ils sont les premiers à recevoir les enseignants.
Dans le dialogue, la solidarité et la vérité, a-t-il ajouté, on pourra parler de l’éducation des enfants qui est sacrée. Pour cela, il a exprimé sa vive inquiétude quant à « l’impasse observée dans les négociations engagées entre les syndicats des enseignants et le Gouvernement ». C’est le message qu’il allait transmettre le dimanche dernier. Malheureusement, il avait éprouvé ce malaise dû à l’essoufflement.
Conscience
C’est ainsi qu’il en appelle « à la conscience des uns et des autres pour résorber les tensions dans ce domaine et dans d’autres secteurs de la vie nationale ». Sur ce point, l’Archevêque demande qu’il y ait une perception commune et courageuse du bien de chacun et de tous, dans la vérité, la justice et la solidarité.
Cette exhortation du Cardinal Etsou est destinée à encourager les différentes parties dans cette grève des enseignants à engager un dialogue constructif et rassurant, car l’école est la seule sécurité des enfants ».
Crise
Pour l’Archevêque de Kinshasa, Frédéric Cardinal Etsou Nzabi Bamungwabi, la grave crise « que nous traversons n’est pas insurmontable, à condition, toutefois, d’aimer vraiment son pays et de ne pas se voiler la face devant la vérité ».
« C’est ainsi, qu’il demande avec insistance au Gouvernement et aux enseignants de faire preuve d’ouverture d’esprit, parce que seule doit l’emporter, « l’amélioration des conditions de vie et de travail pour le bien des enfants ».
Espoir
Rien n’est perdu, s’est-il voulu rassurant, car un avenir des négociations reste ouvert si, à différents niveaux, les responsabilités sont assumées avec courage, dans la vérité et dans un esprit de solidarité.
A la fin de son tête-à-tête avec les professionnels des médias, le Cardinal Etsou a transmis au peuple congolais la bénédiction leur accordée par le Pape Benoît XVI, lors de son séjour à Rome.
Et si le Cardinal avait feint le malaise?
Oct 24, 2005
Assiégé par le pouvoir qui ne levait pas son emprise sur lui, mis sous haute pression par des mouvements casseurs de grève, appelé par les Évêques à se tenir à l’écart d’un débat légitime de syndicalistes, l’archevêque de Kinshasa pris en étau a-t-il soudain fait un leurre en feignant la maladie pour se délester d’une charge, celle de remettre sans cause les enfants sur le chemin de l’école au risque de se faire cordialement détester par une frange de l’opinion publique? Une hypothèse que nombre d’esprits bien pensants avançaient…
(lesoftonline.net, 15/10/2005) En tout cas, son médecin traitant est formel. Au «Soft International», il est catégorique: le cardinal a été checké. «Il se porte comme un charme».
«BRUSQUE DEGRADATION»?
Alors, comment expliquer cette «brusque dégradation»? Ses proches affirment mordicus que Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, qui a quitté le CMK lundi dernier, soit un jour après son admission au centre médical, pourrait être évacué sur l’Europe pour des «soins médicaux appropriés». Nouvelle ruse pour accréditer la thèse de la maladie?
Il semble en tout cas que ses médecins à Kinshasa lui aient recommandé beaucoup de repos. Déjà, à Rome, il aurait glissé sur du marbre de sa salle de bains. Il aurait ensuite en Allemagne subi une opération des yeux. Mais son retour au pays a coïncidé avec la situation de grève des enseignants. À peine était-il revenu, le vice-président Arthur Z’Ahidi Ngoma lui rendait visite, mercredi 5, afin d’obtenir son implication dans le dénouement de sa crise. Etsou aurait promis de s’y investir personnellement. Et pour mettre de la solennité à sa déclaration, la messe inaugurale de l’année pastorale était la parade toute trouvée. D’habitude, l’ouverture de l’année pastorale est précédée par une retraite. Le Cardinal, lui, a préféré s’en passer! - urgence de la situation oblige!. Le pouvoir n’y est pas allé de main morte. La télévision nationale a été mise à contribution en transmettant exceptionnellement cette messe en direct... sur les deux chaînes, dont la fameuse 2.
SIMULATION?
Afin que le message du Cardinal soit suivi partout dans le pays. Z’Ahidi, le même!, par qui le scandale est arrivé, était aux premières loges. La cathédrale était pleine comme un œuf. Tout ce que l’église catholique de Kinshasa compte comme gratin était là pour revoir le cardinal et pour… suivre sa déclaration. Tout a bien commencé. Le rituel était réglé comme les aiguilles de la montre pour ne pas fatiguer le prélat malade. Mais voilà qu’en pleine homélie, le cardinal Etsou est foudroyé, debout. Les prêtres se précipitent sur lui. C’est le chemin du CMK.
Entre-temps, Mgr Dominique Bulamatari continue l’office jusqu’au retour de Mgr Daniel Nlandu, vicaire général de Kinshasa, qui clôture l’eucharistie par la lecture du message pastoral du cardinal Etsou. Il rassure l’assistance: tout va très bien! Plus de peur que de mal. Kinshasa a encore son archevêque. Mais rien n’a été dit sur la grève des enseignants. Le plus triste de tous est Z’Ahidi, confie une religieuse proche du Cardinal. «Le Cardinal allait ordonner aux enseignants des écoles catholiques de reprendre les cours à partir de lundi 10 octobre», explique un prêtre.
À l’en croire, «tout a été organisé lors de l’audience de Z’Ahidi chez Etsou». Il semble que le cardinal Etsou a écourté son séjour de convalescence à Rome, à la demande du chef de l’État pour dénouer la crise de l’enseignement. En obtenant la fin de la grève dans les écoles catholiques, le gouvernement voulait désamorcer la bombe sociale. Cette stratégie aurait été montée par les proches de Joseph Kabila qui redoutent Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, le quasi patron de l’Église catholique en R-dCongo.
Reçu par Kabila, Mgr Monsengwo avait rappelé la position de l’épiscopat sur la question. Ce qui n’aurait pas plu. Il fallait donc lui opposer le Cardinal qui dans l’ordre de préséance est hiérarchiquement supérieur à Monsengwo. On sait que Etsou a toujours fait le lit du pouvoir sous Mobutu et sous les Kabila, narguant les évêques et les abbés qui appellent constamment le peuple à revendiquer ses droits de citoyen.
Officiellement, le cardinal Etsou a fait une dépression à l’annonce de la mort de l’évêque de Bukavu, Mgr Boka. Mgr Nlandu a expliqué aux fidèles que le Cardinal venait d’apprendre la disparition de son ami en pleine eucharistie. Cela ressemblerait à un feu à la Cathédrale. Cela ne tient pas la route... La nouvelle de Boka avait été connue dès la veille et diffusée par toutes les radios dès le matin du culte...
Les Catholiques, eux, n’en démordent pas. Ils mettent en cause le pouvoir qui a mis le prélat sous pression.
«Depuis qu’il est là, les délégués de Kabila n’ont cessé de venir à l’archevêché. Même les gens de la coordination diocésaine des écoles catholiques et de l’APEC», fait remarquer une religieuse de l’entourage du Cardinal. Le curé d’une paroisse de Kinshasa parle plutôt de simulation.
«Le Cardinal a été pris de panique en voyant la foule nombreuse et en mesurant l’effet de son message dans l’opinion et surtout auprès des enseignants. Il fallait alors se rétracter. Voilà!», dit-il.
Sous forme d’exhortation, Mgr Nlandu a strictement demandé à tous de respecter le temps de repos de Frédéric Etsou. «À 73 ans, il est affaibli par le diabète», rappelle cette religieuse. En 2004, il était quasiment contraint de céder le fauteuil de la Conférence épiscopale nationale. Plusieurs fois, le prélat serait entré en coma. Il ne dirige presque plus l’archidiocèse de Kinshasa.
Ce sont ses trois auxiliaires, les évêques Daniel Nlandu, Albert Kisonga et Dominique Bulamatari qui se chargent de son administration. La santé du cardinal Etsou s’était détériorée juste après l’élection de Benoît XVI. Soumis à un repos prolongé au Vatican, le retour d’Etsou n’était pas annoncé avant février 2006.
Le Cardinal Etsou s’adressera aux fidèles catholiques à l’occasion de son retour à Kinshasa
Oct 15, 2005
Le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa a regagné la capitale dimanche dernier au terme d’un séjour de six mois en Europe
(Kinshasa , 05.10.2005) digitalcongo.net -Après la messe, le dimanche dernier à l’occasion du retour du cardinal Etsou à Kinshasa, l’archidiocèse de Kinshasa organise toujours par I a même occasion cette fois là le dimanche prochain en la Cathédrale Notre Dame du Congo, à Lingwala, un grand culte d’action de grâce. Le Cardinal Estou Nzabi Bamungwabi a promis qu’il dira en peu de mots de sa santé ainsi que de son séjour pastoral en Allemagne, en Belgique et à Rome.
Le prélat catholique pour rappel a regagné la capitale Congolaise le dimanche dernier au terme d’un séjour de six mois en Europe, au cours duquel il a participé au conclave des cardinaux pour l’élection du Pape Benoît XVI. Il a en outre signalé à son arrivé à Kinshasa que le Pape Benoît XVI lui a confié qu’il aime beaucoup la République Démocratique du Congo et il n’a pas manqué de transmettre les salutations du Pape à tous les fidèles catholiques de la RDC.
Il a déclaré aussi s’être entretenu avec le Pape avant comme après son élection, avant d’expliquer le déroulement du conclave de 115 cardinaux, précisant que si le Pape a choisi son nom actuel, c’est à cause de sa lutte pour la paix dans le monde comme l’a fait Benoît XV. Le Cardinal Etsou a exhorté l’Eglise à prier pour le Pape chaque jour, afin que Dieu lui accorde la sagesse de diriger l’Eglise Catholique dans le monde. Dans une brève exhortation, le secrétaire chancelier de l’archidiocèse, l’abbé Libère Pwongo, a invité les chrétiens à croire à la force de Dieu qui à la capacité de rétablir la santé.
Notons que le Cardinal qui est arrivé dans la soirée, a été accueilli par de nombreux fidèles qui l’ont conduit en cortège jusqu’à l’archevêché, l’accueil s’est déroulé en présence notamment du nonce apostolique ainsi que des évêques auxiliaires de Kinshasa.
Le cardinal Etsou s'effondre en pleine homélie
Oct 11, 2005
Le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi s'est effondré, dimanche 9 octobre 2005, à la suite d'un brusque malaise. L'archevêque de Kinshasa prononçait son homélie à l'occasion de l'ouverture de l'année pastorale, dans la cathédrale Notre Dame du Congo.
(Le Potentiel, 10 Octobre 2005) Kinshasa - Rentré au pays une semaine plus tôt après une absence de six mois, c'est la première fois qu'il concélébrait une messe dans son diocèse.
Après la lecture des textes bibliques, le cardinal-archevêque s'est présenté devant la table aménagée pour la lecture des Evangiles et des sermons. Son adresse s'est articulée autour de trois points: « les différentes étapes de son voyage, le déroulement du conclave qui a abouti à l'élection de Benoît XVI et la grève des enseignants ». C'est après la restitution des deux premiers points que le cardinal a été pris de malaise tout en prononçant en deux reprise : « Nasima, nadzongi o mboka » (c'est après cela que je suis rentré au pays).
Debout, sans pouvoir parler encore, Mgr. Dominique Bulamatari, évêque auxiliaire de Kinshasa, le Nonce apostolique et son secrétaire et d'autres prêtres l'ont soutenu et conduit à petits pas vers un véhicule qui l'a conduit au Centre médical de Kinshasa (Cmk) à Gombe, en compagnie de Mgr D'Annielo. La suite de la célébration eucharistie a été présidée par Mgr. Dominique Bulamatari.
RESPECT AU REPOS DU CARDINAL
C'est à l'issue de cette eucharistie que Mgr. Daniel N'Landu, vicaire général et évêque auxiliaire de Kinshasa a annoncé que selon les premiers soins, le prélat de Kinshasa se portait à merveille et a commencé à parler. Cette information a apaisé les esprits des fidèles qui, larmes aux yeux, se souvenaient aussi de l'histoire du cardinal Joseph Malula qui, avant sa mort, avait connu un malaise au cours d'une célébration eucharistique. Mgr N'Landu a invité les fidèles catholiques et les personnes de bonne volonté à respecter les consignes prescrites pour le repos du cardinal. Ce dernier est appelé à travailler 4 heures par jour en vue de son rétablissement effectif. Une source proche de l'église catholique a déclaré le soir au Potentiel que l'archevêque avait quitté le centre médical dans l'après-midi et rejoint sa résidence de Limete. Elle a ajouté que le malaise du cardinal a été causé par une émotion due à la chaleur de l'accueil que lui ont reservé ses ouailles.
Le cardinal Etsou avait quitté Kinshasa le dimanche de Pâques, 27 mars 2005, à destination de la Belgique où il fut aussitôt hospitalisé. C'est là qu'il apprit, le 2 avril 2005, la nouvelle de la disparition du pape Jean-Paul II. Archevêque électeur, il a été invité à Rome d'urgence pour les réunions préparatoires des funérailles de Jean-Paul II et de l'élection du nouveau pape. C'est ainsi qu'il quitte son lit d'hôpital le 3 avril 2005 pour Rome où il a participé aux funérailles de Jean-Paul II et aux différentes étapes de l'élection du Pape Benoît XVI.
Pendant le déroulement du conclave, le cardinal Etsou avait connu une chute dans la salle de bains de sa chambre à la place Sainte Marthe. Cet accident entraîna des douleurs au niveau de sa colonne vertébrale dont les conséquences n'étaient pas inquiétantes à l'époque. Après des séances médicales à la clinique Saint Pie X de la cité du Vatican, le cardinal-archevêque a été en Allemagne où il a suivi successivement les 23 et 26 août deux interventions chirurgicales en ophtalmologie.
Rentrée scolaire : Les enseignants disent non au cardinal Etsou
Oct 11, 2005
Le Conseil de syndicat des services publics comprenant en son sein le Syeco a rejeté dimanche 09 octobre l’appel du cardinal Etsouqui a invité les enseignants à reprendre les cours ce lundi 10 octobre 2005.
Kinshasa (La Tempête des Tropiques, 10.10.2005) Au cours de son point de presse, animé au siège de ce regroupement syndical, il a été rappelé à l’autorité de l’Eglise Catholique de ne pas se dédire mais de continuer « à accompagner l’enseignant dans sa lutte pour le recouvrement de sa dignité et de sa place dans la société en conseillant l’autorité suprême de la nation ».
Concrètement, il est demandé à l’Archevêque de Kinshasa le cardinal Frédéric Etsou de ne pas se jeter tête baissée dans ce dossier, alors qu’est bien connu le rôle joué par l’Eglise qu’il dirige en Rdc dans la suppression du système avilissant de la prise en charge des enseignants par les parents.
Toujours dimanche, le chef de l’Etat a été invité de reprendre l’initiative en dégageant des moyens supplémentaires susceptibles de ramener l’enseignant au point d’une concession et sauver ainsi l’année scolaire 2005-2006. A ce propos, il faut indiquer que le secrétaire général du Synecat bien que n’ayant pas été dimanche à la conférence de presse au siège du Syncass avec son collègue du Syeco, a été de communion de cœur en intervenant sur les ondes de Radio Okapi. M. Jean Bosco Puna attend le geste de bonne volonté de la part du gouvernement d’accepter même le premier palier de Mbudi fixé à $Us 69 pour le huissier. Cette manifestation est importante pour ce syndicaliste en ce qu’elle peut mettre les enseignants en confiance et permettre la reprise des activités dans les différentes écoles du pays. Les appels entendus à longueur des journées sans proposition concrète risquent de continuer à se solder par de cuisants échecs.
En attendant le geste de bonne volonté, les enseignants qui sont prêts à toute concession ont, à travers le Cossep, demandé aux parents de garder leurs enfants à la maison pour ne pas les exposer. Ce regroupement syndical en appelle à un sit-in ce lundi 10 octobre au Palais du peuple. Par cette manifestation au siège des deux chambres du Parlement, il compte bien sensibiliser les autorités congolaises à la cause de l’enfant de la Rd Congo. Autant l’intérêt supérieur de l’enfant est à préserver, autant la dignité de l’enseignant, dont les conditions décentes de travail influent positivement sur l’éducation de l’écolier, doit faire partie des préoccupations des dirigeants, argumente-t-on au niveau du Cossep comprenant outre le Syeco, le Syncass, Fic, le Snpp et le Synamac. Ayant comme secrétaire général Kibiswa Kwabene Naupess, le Cossep compte en son sein les enseignants, les professionnels de santé, les fonctionnaires, les professionnels de presse et les magistrats.
La reprise des cours dans les écoles publiques toujours incertaines
La semaine dernière s’est terminée sur de nombreux appels essentiellement peu convaincants et lancés par des personnages peu convaincus, pour le retour des classes des le vendredi dernier 7 octobre 2005.
En effet, que ce soit l’appel fait par Zénon Kipulu de l’Association des parents d’élèves des écoles Catholiques (Apec), celui lancé par Thadée Onokoko Okende de l’Association nationale des élèves et étudiants du Congo (Anapeco) ou d’autres venus des autorités religieuses des écoles conventionnées catholiques, aucun n’a ému les enseignants outre mesure.
L’appel des syndicats autres que le Syeco et le Synecat, n’a fait qu’accroître la colère des enseignants grévistes qui, de toute évidence, attendent un mot de la part des désormais célèbres Jean-Bosco Puna et Jean-Pierre Kimpuya.
Mais ces derniers, marqués par les réactions inattendues des enseignants lors de la dernière assemblée générale tenue à Notre Dame du Congo et apparemment entre le marteau et l’enclume, ont préféré consulter « les délégués » en lieu et place de la base. Mais pour quel résultat face au slogan « Mbudi ou rien »?
Certaines personnes dont certainement Kipulu et Onokoko, ont trop vite fait de croire qu’en poussant les parents à se remettre encore la corde de la prise en charge des enseignants au cou, les grévistes allaient se précipiter de reprendre le travail. Certains chefs d’établissement des écoles conventionnées catholiques qui avaient réunis leurs enseignants en fin de semaine, a-t-on appris, se sont vus dire que la crise qui secoue l’Epsp oppose l’employeur (Etat congolais) aux travailleurs (enseignants). L’Eglise et les parents d’élèves n’ont aucune solution à apporter, soutiennent les enseignants. Et d’ajouter : « Si les parents veulent payer les enseignants, qu’ils ajoutent ce qui manque pour faire 208 $ au huissier ».
Tous ces faits ne rassurent pas quant à la reprise du travail dans les écoles publiques en grève depuis plus d’un mois déjà. Pendant ce temps, les enfants en ont marre de se tourner les pouces à la maison à cause d’une guerre sans merci que se livrent le gouvernement et les enseignants. Quant aux parents, dont la majorité ne se reconnaît pas dans la position prise par l’Apec-Kipulu et l’Anapeco-Onokoko, ils vivent dans la hantise d’une année blanche qui ne profiterait à personne, mais laisserait des traces indélébiles dans l’histoire de la nation congolaise toute entière.
L’Eglise catholique de Kinshasa mobilise pour accueillir le Cardinal Etsou
Oct 01, 2005
Le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi, Archevêque de Kinshasa rentre au pays ce dimanche 02 octobre 2005 en provenance de Rome où il a pris part au conclave qui a élu le nouveau Pape de l’Eglise catholique..
(digitalcongo.net, 29.09.2005) L’évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Daniel N’Landu, a lancé un appel en direction des fidèles catholiques de Kinshasa de réserver un accueil chaleureux au Cardinal Frédéric Etsou Nzabi, Archevêque de Kinshasa, qui rentre au pays le dimanche 02 octobre prochain.
Le Cardinal qui revient de Rome en Italie où il a pris part au Conclave d’élection du nouveau Pape, a été retenu à Rome pour un long séjour suite à son état de santé. Suivant les dispositions d’accueil arrêtées par l’archevêché, les agents pastoraux et les fidèles laïcs qui le désirent pourront s’organiser et se rendre à l’aéroport de Ndjili. De son côté, l’abbé Libère Pwongo, le secrétaire chancelier qui a adressé une lettre circulaire à toutes les paroisses kinoises, les chrétiens catholiques de cette juridiction apostolique sont invités à réserver un accueil chaleureux au prélat qui va fouler le sol kinois vers 17 heures.
Les fidèles de la paroisse saint Marc de Kingasani dans la commune de Kimbanseke ainsi que ceux de sainte Thérèse de Ndjili sont priés de se masser le long du boulevard Lumumba pour accueillir dans l’allégresse le Cardinal Frédéric Etsou qui célébrera ensuite un culte d’action de grâce au Centre Lindonge. Le dimanche 09 octobre prochain, la communauté chrétienne catholique de Kinshasa se retrouvera de nouveau à la cathédrale Notre-Dame du Congo pour une grande célébration eucharistique et d’action de grâce autour du Cardinal Etsou.
La longue absence du cardinal Etsou inquiète
Sept 03, 2005
Depuis son retour de Rome où il a assisté aux obsèques du Pape Jean-Paul II, et un séjour médical à l’étranger depuis quelques temps, le cardinal Frédéric Etsou manque grandement non seulement à ses ouailles mais à la nation tout entière
digitalcongo.net (Kinshasa , 18.08.2005) C’est depuis le début du mois de mars 2005 que l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou n’est plus rentré à Kinshasa, après avoir assisté à la mort et à l’inhumation du Pape Jean-Paul II. Même pendant son séjour à Rome (Vatican), le cardinal Etsou qui se voyait affaibli reste toujours malade.
Agé de près de 75 ans, ce serviteur de Dieu devra certainement prendre du repos pour raison de maladie et devrait être remplacé. Cependant, des milieux ecclésiastiques congolais n’en parlent pas. Mais le sujet est de toute évidence et préoccupant!
Malgré que la haute hiérarchie de l’Eglise catholique fait semblant de l’ignorer, la situation du prélat, disons son remplacement, laisse perplexe tout observateur averti. Ce serviteur de Dieu qui détient un lignage conciliant et mesuré et dont la vive intelligence lui a permis de se faire apprécier de la classe politique congolaise reste d’actualité et mérite d’être parlé.
Il est troublant de constater que la hiérarchie ecclésiastique du pays ne songe pas encore à donner le nom de son successeur comme si c’est un sujet-tabou. A dire vrai, la question reste donc plus que jamais d’actualité, car, Frédéric n’est plus en mesure de tenir une messe de deux heures. L’incertitude du lendemain n’est pas à écarter.
Le cardinal Frédéric Etsou demeure un monument qui risque de s’écrouler si l’on n’y prend garde. L’inquiétude observée ces derniers Jours reste grandissante. Apôtre partisan de la paix dans notre pays et surtout de la réconciliation nationale, le cardinal Frédéric Etsou est né le 3 décembre 1930, il est âgé de 74 ( bientôt 75 ans) Après ses trois ans de philosophie au Grand séminaire Christ-Roi de Kabwe et un an de Théologie toujours à Kabwe au Kasaï-Occidental, le prélat entre le 8 décembre 1954 au noviciat de la congrégation des missionnaires de Scheut à Katoka au Kasaï occidental d’où il fut ses premiers voeux le 8 décembre 1955.
Il fut ordonné prêtre à Lisala dans l’Equateur, son diocèse d’origine, le 13 juillet 1958 par son Excellence François Van Den Bergh. Ancien vicaire à la paroisse St François de Sales de Kintambo et à celle de St Pierre dans la commune de Kinshasa, il fut nommé archevêque coadjuteur de l’archidiocèse de Mbandaka-Bikoro. Il est sacré Evêque le 7 novembre 1976 à Mbandaka par le défunt cardinal Albert Joseph Malula.
Le 17 décembre 1977, cet ancien locataire de la Colline Inspirée de Mombenga (Bolongu) fût sacré archevêque en remplacement de Mgr Pierre Wljnants avec comme devise épiscopale; « Cor Unum et anima Una » qui signifie: « Un seul coeur et un seul esprit ». Mais qui remplacera l’auteur du « Cri du Congo »? Difficile à le dire pour le moment.
ETSOU-NZABI-BAMUNGWABI Frederic
Apr 14, 2005
Cardinal Etsou-Nzabi-Bamungwabi is the second cardinal to come from Zaire. He was born on December 3, 1930, in Mazalonga, Lisala diocese, and ordained on July 13, 1958.
After serving first as President of the Kinshasha Province, and then as Vice-President of the Zaire Assembly of Major Seminary Superiors, he was named on July 8, 1976 Archbishop of Menefessi, and consecrated by Cardinal Malula on November 7 of the same year.
On November 11, 1977, he became titular Archbishop of Mbandaka-Bikoro and was transferred to Kinshasa on July 7, 1990. Immediately afterwards he was elected Vice-President of the Zaire Episcopal Conference (CEZ).
On June 28, 1991, John Paul II elevated him to the cardinalate.
Des activistes de l’Udps ont failli perturber la messe en mémoire de Jean-Paul II
Apr 13, 2005
Vendredi dernier 01 avril 2005, lors de la messe célébrée à la cathédrale Notre-Dame en mémoire du Pape Jean-Paul II à laquelle ont assisté trois des quatre vice-Présidents de la République et de nombreuses autres personnalités, Etienne Tshisekedi s’est fait accompagner jusqu’à l’église par une poignée de ses militants qui ont perturbé la cérémonie
(L’Avenir, 12.04.2005) Pour avoir une pensée pieuse à l’endroit du Pape Jean Paul II, une messe d’action de grâce présidée par le Nonce apostolique a été organisée à la cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de la Gombe. Tout Kinshasa politique s’est donné rendez-vous à cette messe. Le chef de l’Etat qui était à Rome pour assister aux obsèques du Saint Père, s’est fait représenter à cette messe par les vice-présidents de la République, Yerodia Abdoulaye Ndombasi en charge de la Commission reconstruction et développement, Z’Ahidi Arthur Ngoma, en charge de la commission socioculturelle et Azarias Ruberwa, chargé de la commission politique, défense et sécurité.
Le président de l’Assemblée nationale, le vice-président du Sénat, les membres du gouvernement, les députés et les sénateurs, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques, les représentants des organismes internationaux, le gouverneur de la ville province de Kinshasa... ont participé à cette eucharistie aux côtés d’une foule très nombreuse de Kinois. Jamais la cathédrale Notre Dame ne s’est montrée aussi étroite qu’à cette occasion. Le protocole a pris soin d’aménager tous les abords de l’église en y installant des chaises. Mais cela n’a toujours pas suffi pour contenir la foule qui continuait à venir même au milieu de la messe.
Incidents malheureux
Ce qui était une grande fête dans la douleur, a failli être gâchée par les militants de l’Udps. A l’arrivée de leur leader, une poignée de militants expressément dépêchés sur les lieux ont perturbé la circulation, cherchant à escorter Tshisekedi jusqu’à l’église. Car disaient-ils, ils n’avaient pas confiance aux policiers. Un véritable brouhaha qui a obligé l’annonciateur à demander à tout le monde de garder silence. Car, a-t-il insisté, l’église était une maison de Dieu, ceux qui entraient ne devraient avoir comme seule motivation que la prière. Il est demandé à tout le monde d’adopter l’attitude de prière.
Heureusement, la police n’a pas fait usage des armes. Et la messe s’est poursuivie devant un grand dispositif policier pour empêcher que les militants de l’Udps qui continuaient à crier, ne perturbent la fête. En effet, ils ont continué à crier jusqu’à la fin de la messe, provoquant un dégoût dans le chef de plusieurs personnes venues assister à cette messe. Tel est le cas de ce diplomate qui s’est étonné que Tshisekedi ne puisse pas trouver un espace politique approprié pour manifester ses ambitions politiques. C’est regrettable que ce parti politique puisse exploiter politiquement une circonstance douloureuse au cours de laquelle les fidèles catholiques et tous les hommes de bonne volonté sont venus se souvenir de leur pasteur.
N’ayez pas peur
Pour revenir à la messe proprement dite, elle a eu comme premier temps fort, la lecture du message de Son Eminence le cardinal Etsou à partir de Rome, message adressé aux fidèles de Kinshasa et à travers eux, à ceux de toute la République. Le cardinal a pris à son compte le message du Saint Père au peuple polonais ! « N’ayez pas peur » et il l’a adressé au peuple congolais. Informé de tout ce qui a été fait à Kinshasa à l’occasion de ces funérailles, le cardinal a remercié tout le monde : autorité politique, administrative, militaire ainsi que tous les fidèles de Kinshasa pour cette marque de reconnaissance envers le Pape Jean Paul II qui avait fait montre de beaucoup de sollicitude vis-à-vis du Congo et du peuple congolais qu’il a visités deux fois.
Dans son homélie, le Nonce apostolique a mis l’accent sur les qualités du Pape disparu qui était un infatigable pèlerin de la paix, homme qui a travaillé sans relâche pour la promotion de la dignité humaine et pour celle de la jeunesse. Il a invité tout le monde à s’inspirer de son exemple. Mgr Jovanio Danielo a remercié à son tour toutes les autorités congolaises à tous les niveaux pour avoir accepté de communier avec lui autour de cette douloureuse circonstance. Les participants ont retenu que le Pape Jean Paul II a été une remarquable page de l’histoire du monde.
Le Cardinal exhorte les Congolais à voter des dirigeants crédibles
Apr 01, 2005
Le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, a appelé la population congolaise à mûrir déjà son choix pour les prochains candidats aux élections
(Forum des As, 28.03.2005) Kinshasa - Comme à bon nombre de fêtes de Pâques, l’Archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou est allé célébrer la messe à l’honneur de la résurrection du Christ à la paroisse « La résurrection », à la cité Salon go, dans la commune de Lemba. La célébration eucharistique d’hier dimanche 27 mars lui a servi d’occasion pour l’interpeller, aussi bien la population que les dirigeants congolais.
Intervenant durant cette messe, consacrée également aux festivités du Jubilé d’argent (25 ans) de la paroisse « La résurrection », l’Archevêque de Kinshasa a focalisé l’attention des fidèles sur les élections qui pointent à l’horizon. Choix. Le cardinal Frédéric Etsou a appelé la population congolaise à mûrir déjà son choix pour les prochains candidats aux élections. Il a exhorté les chrétiens congolais à voter des candidats qui aiment réellement le pays et la population.
L’autorité ecclésiastique a émis le voeu de voir a Rdc être gérée par des dirigeants réellement honnêtes, crédibles et compétents, en vue d’assurer le développement du pays et le bien-être du peuple congolais. Voyage. Le cardinal Etsou a saisi la balle au bond pour annoncer son voyage pour Rome dans la soirée du même dimanche de Pâques. Pour l’Archevêque de Kinshasa, le Pape Jean-Paul II a promis de recevoir, un à un, les différents évêques du monde pour avoir le rapport complet sur la marche de leurs diocèses respectifs.
L’autorité pontificale, annonce le responsable de l’Archidiocèse de Kinshasa, a exigé à chacun des Evêques du monde d’envoyer au Vatican, six mois auparavant, le rapport écrit de leurs diocèses, portant sur la foi des fidèles, l’état de vocation...
Réception
D’après le cardinal Etsou, le Pape Jean-Paul II commencera à recevoir les Evêques, notamment ceux du Congo à partir du lundi 4 avril prochain. Il s’agira des Evêques de Kinshasa, de Kananga, de Bukavu... et de Kisangani, en l’occurrence Mgr. Monsengwo. C’est seulement a près cette étape que le Souverain Pontife compte rencontrer collectivement tous les Evêques.
Le Cardinal Etsou en appelle à une autre approche des «Shegués»
Mar 21, 2005
"La rue n’a pas d’enfants, la rue n’engendre pas d’enfants », a dit le Cardinal. Ce sont les parents qui reçoivent directement de Dieu les enfants et ont la responsabilité de les éduquer. Que les difficultés du moment, a-t-il conseillé, ne nous empêchent pas d’envisager l’avenir de ces enfants"
(Le Phare/Digitalcongo.net, 15.03.2005) Présidant la cérémonie de la Journée diocésaine des enfants de la rue, le samedi 12 mars au stade Père Raphaël, l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Frédéric Etsou Zabi Bamungwabi, a demandé au gouvernement, représenté par le vice-gouverneur Laurent Batumona, de prendre le taureau par les cornes. C’est sa responsabilité devant Dieu et les hommes. Il a déclaré que les enfants de la rue sont un grand problème. « Nous disons toujours que le Congo est riche. A qui profite cette richesse ? Cette richesse doit profiter aux enfants du Congo et non aux étrangers ». Pour l’archevêque de Kinshasa, les parents qui ont des enfants dans la rue sont des paresseux.
Cette cérémonie a débuté par une messe dite par le cardinal Etsou, assisté par les évêques auxiliaires de Kinshasa, le Nonce apostolique Giovani Daniclo et quelques prêtres. L’archevêque de Kinshasa a déclaré que la messe était organisée pour invoquer l’aide de l’Esprit saint à l’archidiocèse pour s’occuper de nos enfants.
« La rue n’a pas d’enfants, la rue n’engendre pas d’enfants, a dit le cardinal ». Ce sont les parents qui reçoivent directement de Dieu les enfants et ont la responsabilité de les éduquer… Que les difficultés du moment, a-t-il conseillé, ne nous empêchent pas d’envisager l’avenir de ces enfants.
A propos de ces enfants de la rue, signalons qu’ils étaient présents au stade, particulièrement ceux qui sont encadrés par des groupes des laïcs et par des congrégations religieuses. Ceux qui vivent aux alentours du stade Père Raphaël étaient là également et suivaient à distance et en jouant cette cérémonie.
Dans son homélie, basée sur le 7ème chapitre, du verset 40 à 53 de l’Evangile selon saint Jeans, Mgr Dominique Bula Matari a formulé le vœu de voir ce problème n’être pas seulement celui des groupes et des congrégations, mais aussi des paroisses et des communautés ecclésiales et vivantes de base (Cvb). Il a invité les fidèles de l’archidiocèse à donner des conditions de vie normale dans les paroisses et les Cevb aux enfants de la rue appelés sorciers.
Mgr Dominique Bula Matari a souligné que le travail consistant à mettre fin au mal est très dur. « Que Dieu nous donne la grâce de les aider, a-t-il dit, même si en retour ces enfants nous rendent le mal pour le bien ». Il a mis les chrétiens en garde contre certaines pratiques donc des campagnes électorales ; il s’oppose à toute aide aux enfants de la rue pour des raisons électorales.
Après la célébration eucharistique, le public a suivi une saynète présentée par des enfants de la rue, des filles essentiellement le groupe “Touma Haut” est monté aussi sur le podium pour conscientiser l’assistance par quelques chants.
Au chapitre des témoignages, un shégué, Fiston Mukanya, a raconté comment il s’est fait agriculteur en vue de devenir autonome et aujourd’hui, il est éducateur. Il a été suivi de Yolande Mondonga, qui a expliqué comment elle a quitté le toit de sa grand-mère après le divorce de ses parents pour la rue.
Une maman qui n’avait que trois garçons, a dit comment elle a récupéré 3 filles dites enfants de la rue. Elle les élève depuis cinq ans. Elle a invité chaque famille à prendre en charge un enfant de la rue pour diminuer leur effectif dans l’archidiocèse.
Un prêtre a ensuite donné les recommandations pastorales d’un atelier organisé par l’archidiocèse face à la prise en charge des enfants de la rue, avec volets relatifs à la prévention et à la prise en chargé. Au plan préventif, il a été entre autres recommandé à la Haute Autorité des Médias d’interdire des émissions qui font l’apologie de la sorcellerie, aux chrétiens de sensibiliser et rappeler aux autorités leurs responsabilités vis-à-vis des enfants. S’agissant de la prise en charge, l’atelier a recommandé aux Chrétiens de trouver des hommes et des femmes capables de faire l’apostolat pour les enfants de la rue, la mise en place des structures d’accueil, de voir les CEVB devenir des lieux privilégiés de recherche de solution pour eux.
Avant la fin, le Nonce apostolique, a indiqué que la manifestation a permis à tout le monde de mieux saisir le problème des enfants de la rue, qui ne sont que la photographie de leur société.
Le Cardinal Etsou et les chrétiens catholiques dénoncent la guerre et prient pour la paix en R.D.C. et en Irak
Mar 21, 2005
Pour le Cardinal Frédéric Etsou, le monde a un besoin urgent de sagesse et de lumière."Ne dervions-nous pas lui proposer le visage toujours nouveau du Christ qui est le Chemin, la Vérité et la Vie et qui invite à la paix".
(La Tempête des Tropiques, 31.03.2003) Kinshasa - « Dire fermement non à la guerre, quelle qu'en soit la raison, dire inconditionnellement oui à la paix et à l'entente entre les hommes et les peuples (...) ». Voilà le sens de la célébration eucharistique qui a eu lieu le samedi dernier, 29 mars au Sanctuaire Notre Dame de la paix de Fatima qui se trouve dans l'enceinte au Centre Lindonge, dans la commune de Limete, à Kinshasa. Au cours de cette messe, l'archevêque de Kinshasa, les évêques, d'autres religieux et religieuses ainsi que les chrétiens catholiques ont prié pour la paix en République démocratique du Congo (Rdc), en Irak et à travers le monde. Le cardinal Etsou a dénonce, au nom de la communauté catholique du Congo, les « intentions funestes des troupes rwandaises et ougandaises pour reprendre la guerre » tout en donnant une chance à l'aboutissement de l'accord global et inclusif pour la période de transition en Rdc.
Il prendra part, a-t-il annoncé, à la session de clôture du dialogue inter congolais prévue du 1er au 2 avril 2003 à Sun City, en Afrique du Sud.
Quant à la guerre que la coalition américano-britannique livre contre l'Irak ; elle « nous concerne également parce que l'église est catholique, c'est-à-dire universelle ». Pour la paix et le souvenir des victimes de la guerre, cinq minutes de silence ont été observées par les participants qui ont, par la suite crié et agité des cloches. Un message de consolation destine aux familles des victimes du naufrage d'un navire, tout récemment, dans le lac Tanganyika, émanant du pape Jean-Paul-Paul II a été lu à l'intention de l'assistance.
En rapport avec les conflits qui déchirent le monde, l'homme doit s'engager a construire la paix tout en a étant à l'écoute de Dieu, a souligne le cardinal Etsou. Pour vous rendre à l'évidence de la quintessence de l'exhortation de l'archevêque de Kinshasa, lisez ci-dessous l'intégralité du message qu'il a livré à la communauté.
Excellence Monseigneur le Nonce Apostolique, Excellences Messeigneurs les Evêques, Messieurs les Abbés, Révérends Pères, Révérends Frères, Révérendes soeurs, Chers Bakambi, Chers Frères et Soeurs dans le Christ.
Nous venons d'écouter la parole de Dieu choisie spécialement pour la célébration de ce jour. Elle nous invite à nous ouvrir à la paix et à la réconciliation entre nous.
C'est avec une grande émotion que nous reprenons, à notre intention à tous et à toutes, l'exhortation de l'apôtre Paul : « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Co 5,20)
Oui, en tant que pasteur du peuple de Dieu, chargé d'annoncer au monde la bonne nouvelle de notre réconciliation et de notre justice en Christ, nous vous adressons cet appel : laissez-vous réconcilier avec Dieu, qui nous a réconcilies par le sang précieux de Son Fils.
Le sang du Christ nous a justifiés. C'est le sang verse avec un immense amour, non pas pour une multitude sans visage mais pour chaque personne en particulier. Quelles que soient ses origines ou sa classe sociale, sa race, sa culture ou sa religion, l'Homme a une dignité inaliénable. Il est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Il est fait pour aimer Dieu et le servir. « Tout homme est une histoire sacrée ».
Comment des lors ne pas reconnaître que chaque être Humain est une merveille appelée à célébrer la joie d'être sauvée avec les autres!
Comment ne pas respecter chaque homme et chaque femme en tant qu'être humain voulu spécialement et de manière particulière par le Créateur !
Comment ne pas entendre au plus profond de notre coeur et de notre conscience l'appel à l'amour, à la paix, à la communion et à la fraternité!
Dans l'Evangile, le Seigneur Jésus nous révèle que pour servir la gloire de Dieu, le croyant doit garder la parole de Dieu. Le croyant trouve la force de demeurer dans l'écoute de la parole de Dieu par la grâce du Saint-esprit qui nous a été donné et qui habite en nos coeurs.
A la promesse du don de l'Esprit, Jésus associe le don de la paix, soulignant par-là que la paix est réellement le fruit de l'Esprit. Oui, la paix est le fruit de l'Esprit ( Cf. Ga. 5. 22).
Puisque la paix que le Christ nous donne est le fruit de son Esprit, elle est profonde et durable. C'est pourquoi le Seigneur nous invite à la confiance : « Que votre Coeur cesse de se troubler et de craindre » (Jn. 14,27). La paix de Jésus dissipe toute peur ; elle chasse toute peur. Elle est durable.
Par contre, la paix du monde, elle, éphémère. La paix du monde ne tient qu'à des accords négociés entre les humains. La paix du monde dure tant que les intérêts des uns et des autres sont garantis. Et chacun y veille jalousement. La paix du monde est fragile.
Excellence Monseigneur le Nonce Apostolique, Excellences Messeigneurs les Evêques, Messieurs les Abbés, Révérends Pères, Révérends Frères, Révérendes soeurs, Chers Bakambi, Chers Frères et soeurs dans le Christ,
A la lumière de cette méditation, nous voulons en Eglise famille de Dieu redire avec force notre foi en Jésus-Christ, le Prince de la paix.
Le monde est en danger. La vie des milliers des peuples est gravement mise en danger. Le monde ne veut pas écouter.
La guerre tant décriée en Irak soulève des protestations de toutes parts. Des paisibles populations sont exposées à la violence des armes et des bombes ; elles sont ainsi obligées de fuir les combats et de prendre le chemin de l'errance. Les médias nous font vivre ces événements dramatiques à chaque instant.
Il y a aussi et surtout des populations réduites au silence et dont les médias ne parlent pas. Des populations qui souffrent et qui meurent par milliers, sans que personne ne s'en inquiète.
Il y a ce scandale en République Démocratique du Congo : la guerre d'agression et d'occupation, qui d'une depuis plusieurs années, malheureusement alimentée par une classe politique congolaise divisée à cause des intérêts partisans.
Il y a, en tout cela, l'Eglise universelle qui crie son espérance au coeur même de souffrances qui sont imposées à l'homme créé à l'image et à la ressemblance de Dieu.
Puisque « L'homme est la route fondamentale de l'Eglise », le Saint Père, le Pape Jean-Paul II nous exhorte à nous engager ensemble à parcourir sa route en restant particulièrement proche de ceux et celles qui souffrent.
Ce qui se passe en Irak nous concerne également parce l'Eglise est catholique c'est-à-dire universelle..
C'est le sens que nous avons voulu donner cette célébration de l'eucharistie.
-Dire fermement non à la guerre quelle qu'en soit la raison ;
-Dire inconditionnellement oui à la paix et à l'entente entre les hommes et les peuples ;
-Nous unir au cri et à la douleur du Successeur de Pierre qui préside à la charité dans l'Eglise universelle ;
-Et offrir tout cela au Seigneur dans une prière confiante et persévérante.
Frères et soeurs dans le Christ.
Rappelons-nous la parole du Seigneur : « Vous êtes le sel de la terre... vous êtes la lumière du monde ». Telle est notre identité chrétienne au milieu d'un monde qui s'est coupé de la Source de la Vie.
A la faveur de ce saint temps de carême, votre pasteur vous adresse cet appel : ouvrons nos coeurs et accueillons-nous les uns les autres, dans le respect mutuel de nos différences. La guerre n'apporte rien.
Si vous entendez la voix du Seigneur, n'endurcissez pas votre coeur ». « je ne veux pas la mort du pécheur ; je veux qu'il se convertisse et qu'il vive ». « Convertissez-vous ».
A ceux qui font la guerre en Irak nous disons : « arrêtez la guerre et envisagez le destin du monde dans le dialogue et les négociations ».
Aux congolais et aux congolaises qui feront demain le déplacement de Sun City, en Afrique du Sud, nous redisons avec fermeté et insistance : « Trop, c'est trop. Nous ne voulons plus enterrer les morts. Nous voulons vivre en paix et travailler ensemble pour notre avenir commun. Le peuple congolais ne se laissera plus faire ».
Le monde a un besoin urgent de sagesse et de lumière. Ne devrions-nous pas lui proposer le visage toujours nouveau du Christ qui est le Chemin, la Vérité et la Vie et qui invite à la paix ?
Nous sommes venus prier pour la paix dans le monde : la paix en Irak, la paix en République Démocratique du Congo, la paix dans toutes les autres parties du monde déchirées par la guerre. Que les hostilités cèdent la place au dialogue. Que tous les peuples retrouvent la paix et se soumettent aux exigences de justice, de vérité, d'amour et de liberté qui sont les piliers de la paix.
En République Démocratique du Congo, en particulier, nous dénonçons avec fermeté les intentions funestes des troupes rwandaises, burundaises et ougandaises de reprendre la guerre. Nous exigeons la paix au Congo. Et que rien ne vienne plus jamais compromettre les avancées difficilement réalisées dans le processus de paix en République Démocratique du Congo.
Dieu consolide la paix. Il est le Dieu de la paix certes, mais l'homme doit aussi s'engager à la construire et à la répandre dans toutes les dimensions de la vie Pour cela, l'homme doit se mettre à l'écoute de Dieu, pour discerner sa volonté : « Aujourd'hui, disent les Ecritures, si vous écoutez sa parole, n'endurcissez pas votre coeur ». ( Ps. 94, 7 -8)
Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et Reine de la Paix, Notre Mère, nous confions le monde à ta maternelle sollicitude : que les coeurs des hommes et des femmes s'ouvrent et se soumettent au « Règne sans limite et sans fin de Ton Fils Jésus Christ, Règne de Vie et de Vérité, Règne de grâce et de Sainteté, Règne de Justice, d'Amour et de Paix. Lui, le Prince de la Paix, qui vit et règne avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.
Frédéric Cardinal Etsou Nzabi Bamunywabi
Archeveque de Kinshasa
Président de la C.E.N.CO.
Le Cardinal Etsou: “la reprise des combats à l’Est fait mal”
Mar 21, 2005
Au cours de la messe de Noël à Saint Michel, le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa et Président de la Conférence Episcopale nationale du Congo, a évoqué la situation de guerre que traverse le pays, particulièrement en Ituri et au Sud-Kivu.
(Le Phare, 26.12.2002) Kinshasa - Les chrétiens catholiques ont célébré le 25 décembre la naissance du Seigneur Jésus-Christ. Comme d’habitude, il y a eu une messe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Pour cette année, le Cardinal Frédéric Etsou Zabi Bamungwabi. Archevêque de Kinshasa et Président de la Conférence Episcopale nationale du Congo, a dit la messe à la paroisse Saint Michel, dans la commune de Bandalungwa. La situation que traverse le pays a été évoquée dans une homélie basée sur l’Evangile de Saint Luc 2 :1-14.
L’Archevêque de Kinshasa a commencé par donner le sens qu’il faut accorder aujourd’hui à la naissance de Jésus-Christ. Noël, a-t-il dit, est donc un jour de fête, de joie, de la rencontre entre Dieu et les hommes. Dans l’incarnation du Fils de Dieu. La nature humaine est régénérée et célébrer Noël, c’est reconnaître que l’amour de Dieu est invincible.
Que vient nous dire aujourd’hui l’enfant Jésus? Le Cardinal a affirmé qu’il est un messager qui nous annonce la paix dans un monde rempli de conflits. Il est le messager qui donne la joie dans le cœur des affligés, qui apporte la consolation à ceux qui pleurent, à ceux qui éprouvent la désolation.
Il a alors conclu que s’il y avait de l’amour dans ce pays, on ne tuerait pas les hommes comme on ne sait pas se permettre de tuer les poules ou les chèvres. Le cardinal a ensuite informé l’assistance qu’il a consacré beaucoup de temps à la prière sur les négociations politiques de Pretoria. Comme la signature de l’accord a eu lieu quelques jours avant Noël, que cela soit un acte posé d’une façon sincère. Apprendre que les combats ont repris à l’Est, a-t-il dit, est une information qui fait mal.
A Saint Michel, l’Archevêque de Kinshasa n’était pas seul. Il était accompagné par Mgr Jacques MBALI, évêque émérite de Buta, Mgr Joseph KESENGE, évêque de Molegbe, l’abbé Biko. Coordonnateur diocésain des écoles conventionnées catholiques. Outre quelques diacres qui étaient dans la suite du Cardinal, il y avait aussi le curé de St Michel, Abbé Matiti, et son vicaire, abbé Michel Ndaya. Durant cette messe, le cardinal a béni huit mariages. Pendant l’homélie, il a fait ressortir à l’intention des couples l’importance que l’Eglise accorde au sacrement de mariage. Il leur a recommandé de veiller sur le vœu qu’ils allaient prononcer.
La chorale qui avait la particularité de rassembler les meilleures voix de la paroisse a été à la hauteur de l’événement. Au point que lors d’un chant de Noël exécuté avant la bénédiction nuptiale, le cardinal, un mouchoir blanc à la main et marchant dans les allées de l’église, est descendu de l’autel pour communier avec les fidèles et partager avec eux la joie de la naissance du Christ. Et c’est dans cette ambiance de fête que les commissions paroissiales, les groupes et les fidèles ont remis à l’évêque plusieurs cadeaux.
Le Cardinal Etsou annonce sa rencontre avec le Président américain George W. Bush
Mar 21, 2005
Le Cardinal Frédéric Etsou a annoncé son prochain voyage, en novembre 2003, pour les Etats-Unis et sa prochaine rencontre avec George W. Bush, président américain
(Le Phare, 03.11.2003) Kinshasa - L’Université de Kinshasa a formé une hale d’honneur pour accueillir Son Eminence le Cardinal Frédéric Etsou. Il était descendu sur le campus universitaire de l’Unikin, célébrer une messe spéciale à l’occasion de la cérémonie de confirmation sacrement de réception de l’Esprit-Saint par le Chrétien de plus de soixante-dix étudiants. Dans ce berceau où sont formés les futurs cadres de la RDC et du monde, le premier pasteur de l’Archidiocèse de Kinshasa accorde un soin particulier à ses brebis.
Dans sa prédication de circonstance, il a mis l’accent sur l’engagement qui doit caractériser un chrétien catholique pour le bien-être de la population. On reçoit l’Esprit Saint pour travailler, pour le salut du prochain, de la Communauté, il a, à cet effet, stigmatisé les chrétiens catholiques qui ont des réserves pour vivre et manifester leur foi, leur conviction chrétienne. Il a, à ce sujet, donné l’exemple de certains qui s’abstiennent de faire leur signe de ma Croix lorsqu’ils prient avec les frères des autres dénominations ou lorsqu’ils sont parmi les chrétiens des sectes. Un chrétien « confirmé » est fier de porter « sa Croix ».
Parlant des efforts de l’Eglise catholique 4 Ia RDC pour l’aboutissement du processus de démocratisation dans notre pays, le Cardinal Frédéric Etsou a relate son récent voyage en Europe, à l’occasion de la canonisation de la Mère Theresa, au Vatican. Partout où il était passé, il a expliqué aux responsables politiques et religieux de l’Europe, la nécessité de ne plus envoyer des armes dans notre pays; d’aider les Congolais qui n’ont que trop souffert des appétits gloutons des multinationales à se réconcilier et à retrouver la paix. La vie humaine ne devrait jamais être sacrifiée à cause des richesses du Congo: coltan, or, diamant, cuivre, bois, pétrole etc. Il a plaidé pour un commerce et des investissements propres, où le pays retrouve son compte.
Son Eminence a aussi annoncé son prochain voyage, en novembre 2003, pour les Etats-Unis et sa prochaine rencontre avec George W. Bush, président américain. Il lui tiendra égaiement les mêmes propos et s’entretiendra avec plusieurs personnalités impliquées dans le drame congolais. L’objectif est qu’on laisse la paix au peuple de Dieu qui est au Congo et qui a les mêmes droits que ces peuples des pays développés dont les dirigeants viennent semer la mort chez nous. Le Cardinal Frédéric Etsou a annoncé son prochain voyage, en novembre 2003, pour les Etats-Unis et sa prochaine rencontre avec George W. Bush, président américain
Le Cardinal Etsou aux leaders congolais: "Il n' y a pas de guerre propre, il n'y a pas de guerre juste"
Mar 21, 2005
La critique du Cardinal Fédéric Etsou est à peine voilée à l'égard de tous ceux qui ont la prétention de diriger le Congo et les Congolais mais dont l'éthique est loin de s'élever au niveau des responsabilités qu'ils assument vis-à-vis de leurs semblables considérés comme de simples marche-pieds ainsi que de leur créateur.
(Le Phare, 24.02.2003) Kinshasa - Archevêque de Kinshasa et Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo a fait, vendredi dernier au Grand Hôtel Kinshasa, une intervention fort remarquée devant le Rotary Club de Kinshasa. C'était à l'occasion de la journée de la paix et de l'entente mondiale décrétée par le Rotary International, dont le mandat de son Président actuel, Bhichai Rattakul, a été placé sous le thème "Semez l'amour".
Pour le Cardinal Etsou, l'amour est le chemin pour le salut de l'humanité. Raison pour laquelle chacun de nous doit le semer au quotidien. « Il nous appartient de faire que nos coeurs soient cette bonne terre sur laquelle tombent les graines de l'amour pour que, petit à petit, le monde soit embrasé du feu de cet Amour »
La condition pour y parvenir est, selon le Pasteur de Kinshasa, l'éducation de tous à la paix. Celle-ci passe par quatre étapes majeures. D'abord l'éducation à l'honnêteté, afin "que tout homme naisse à la conscience qu'en plus de ses droits, il a aussi des devoirs envers autrui". C'est l'exigence de vérité, souligne le Cardinal Frédéric Etsou. Deuxième étape : "l'éducation au respect concret des droits d'autrui et l'engagement effectif à accomplir pleinement ses devoirs envers les autres. Exigence de justice". Troisième étape: "l'éducation au choix des moyens rationnels à mettre en oeuvre pour atteindre la paix, en assumant avec courage la responsabilité de ses actes. Exigence de liberté". Enfin, dernière étape: "l'éducation au partage et à la prise de conscience que les besoins des autres sont mes besoins propres. Exigence de l'amour".
La critique est à peine voilée à l'égard de tous ceux qui ont la prétention de diriger le Congo et les Congolais mais dont l'éthique est loin de s'élever au niveau des responsabilités qu'ils assument vis-à-vis de leurs semblables considérés comme de simples marche-pieds ainsi que de leur créateur. Face à ce qui constitue une véritable crise de société, le Cardinal Etsou considère que si la famille est le lieu privilégié des valeurs essentielles à la paix, l'amour est par contre la seule puissance capable de construire l'homme et d'anéantir toutes les forces négatives qui se coalisent pour détruire l'humanité.
Pas de guerre propre, pas de guerre juste
Le chef spirituel de l'Eglise catholique en Rdc est parvenu à cette conclusion après avoir jeté un regard plutôt amer sur la situation actuelle dans le monde et en RDC, par rapport à l'idéal de paix et d'entente prôné par le Rotary International. "Comment en effet parler aujourd'hui avec sérénité de la paix et de l'entente mondiale alors que se précisent les véritables enjeux d'une guerre (Ndlr: Irak) qui peut éclater à tout moment et dont personne ne peut en réalité prévoir les conséquences réelles". Responsable religieux et citoyen d'un pays trouble, Etsou ressent, dans la foulée. "Un pincement au coeur face à ces millions de victimes d'une guerre absurde, qui depuis quatre ans déjà ravage notre pays, sans même que ceux qui meurent de cette guerre n'aient la maigre consolation de savoir du moins pourquoi ils sont tués".
Le Cardinal Etsou note que vue de Kinshasa, cette guerre peut paraître lointaine, propre, avec des victimes sans visage, quitte à se prolonger plusieurs années sans inquiéter personne. D'où son rappel à l'ordre lancé à l'intention de tout le monde: "J'ai eu le privilège de me rendre sur les lieux où la guerre se déroule. J'ai placé un visage derrière chaque victime, j'ai vu des hommes et des femmes désespérés à genoux, manquant le strict minimum, jusqu'à la dignité de porter un habit décent. J'ai vu des contrées de notre pays ou le savon, le sel, les médicaments n'existent plus. J'ai vu des parents assister impuissants à la mort de leur progéniture, faute de moyens pour les soigner".
Non à la complicité du silence
Face à la dérive générale, à la bêtise et à la médiocrité ambiantes face à la montée des rebellions et des négociations interminables après les coups d'Etat militaires et le règne des partis uniques, auxquels ont succédé des transitions politiques consécutives aux conférences nationales, le Cardinal se demande désormais de quoi demain sera fait.
C'est donc pour conjurer cette incertitude et stopper la funeste descente aux enfers que le chef spirituel de l'Eglise catholique en Rdc choisit de relayer le message puissant du Comité Permanent des Evêques du Congo aux fidèles et aux hommes de bonne volonté. "J'ai vu la misère de mon peuplé. Trop, c'est trop Frédéric Etsou enchaîne : Il est des situations ou il n'est plus permis de se taire. Il y va du destin et de la dignité de l'homme. C'est pourquoi les belligérants et la classe politique ne peuvent se contenter d'être si médiocres et se taper le luxe de prendre tout un peuple en otage".
Fustigeant le fait que les hommes et femmes politiques congolais ne sont jamais d'accord que pour ne pas s'entendre, l'Archevêque de Kinshasa dénonce la culture de la violence aussi bien de l'Etat, que des individus. Il épingle la naïveté de ceux qui croient que « pour régler les problèmes politiques, aussi bien au niveau national qu'au niveau international, la solution réside dans l'utilisation de la force ou de la violence ».
La famille chrétienne comme modèle
Pour résoudre toutes ces crises, le Cardinal propose à tous et à chacun de redécouvrir la vertu de l'amour, dont le fondement est la famille. "La famille doit devenir et rester une bonne nouvelle dans un monde où, le désespoir prend le pas sur l'espoir, où, la violence et la guerre prennent le pas sur la paix, où, la haine et l'injustice prennent le pas sur l'amour".
En sauvant la famille, qui est le sanctuaire de l'amour, les Congolais apprendront à se regarder comme frères et soeurs, souhaite-t-il. Ils entretiendront des relations empreintes de compréhension et d'estime mutuelle et personne ne pourra plus se comporter comme s'il était la mesure de toute chose. D'où cet autre appel à la classe politique pour bannir « l'orgueil, qui fait que chacun se croit si important » au point de penser que rien ne peut être arrange s'il n'est pas d'abord servi. Le pouvoir devenant ainsi comme un gâteau à se partager, même s'il faut pour cela prendre des armes ou user de tous les subterfuges pour se faire valoir".
Le vrai défi
"Service à rendre en vue d'améliorer la situation de chacun des compatriotes, le pouvoir doit cesser d'être, dans ce pays, un raccourci vers l'enrichissement facile", sermonne l'Archevêque de Kinshasa, avant de mettre en exergue le véritable défi auquel chaque Congolais doit faire face: "Le grand défi que nous devons tous et toutes relever dans ce pays est celui d'un réarmement moral", explique le Cardinal Etsou. Un défi qui pose comme urgence absolue, poursuit-il, l'identification de personnes ressources pouvant aller à contre-courant de la tendance générale à l'égocentrisme; des personnes suffisamment fortes et soucieuses d'être et de demeurer "sel de la terre" et "lumière du inonde".
La conviction de Frédéric Etsou est que ces personnes existent. Aussi les appelle-t-il à garder courage, à encourager les autres et à les entraîner sur la voie de l'émergence, même si la médiocrité ambiante les contraint au silence. D'où, la puissante exhortation de l'Archevêque de Kinshasa : Notre survie en tant que Nation appelle des solutions radicales pour sortir de cette médiocrité, consacrée aujourd'hui en mode d'être du Congolais. Il est temps de puiser ensemble dans le trésor de notre conscience droitement formée la force et la détermination pour un engagement commun en faveur des valeurs qui contribuent à la construction de la Nation.
Comme le Pape Jean Paul II, le Cardinal Etsou est malade et pense déjà à sa succession
Mar 21, 2005
La nouvelle circule déjà et les gens en parlent de plus en plus. Le Cardinal Frédéric Etsou est malade au point qu’il ne peut même pas tenir debout lors d’une messe de près de 3 heures. Agé de près de 74 ans, ce serviteur de Dieu devra certainement prendre son repos pour raison de maladie et devrait être remplacé. Les milieux ecclésiastiques congolais n’en parlent pas encore mais le sujet est de toute évidence!
(La Référence Plus, 30.07.2004) Kinshasa - Son Eminence le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa est malade. « L’homme fort de Bokweli » n’a plus ses deux pieds sur terre et pense déjà à sa succession, malgré que la haute hiérarchie de l’Eglise catholique fasse semblant de l’ignorer. La situation du prélat, disons son remplacement laisse très perplexe tout observateur averti. Ce serviteur de Dieu qui détient un langage conciliant et mesuré et dont la vive intelligence lui a permis de se faire apprécier de la classe politique congolaise reste d’actualité.
Il est troublant de constater que la hiérarchie ecclésiastique du pays ne songe pas encore à donner le nom de son successeur comme si c’est un sujet-tabou. A dire vrai, la question reste donc plus que jamais d’actualité car « Koko Frédéric » n’est plus en mesure de tenir une messe de trois heures. L’incertitude du lendemain s’installe.
Le Cardinal Frédéric Etsou demeure un monument qui va s’écrouler certainement sans casse. L’inquiétude observée ces derniers jours reste grandissante. Apôtre artisan de la paix dans notre pays et surtout de la réconciliation nationale, le cardinal Frédéric Etsou est né le 3 décembre 1930, il est âgé de 73 (bientôt 74 ans). Après ses trois ans de Philosophie au Grand séminaire Christ-Roi de Kabwe et un an de Théologie toujours à Kabwe au Kasaï-Occidental, le prélat entra le 8 décembre 1954 au noviciat de la congrégation des missionnaires de Scheut à Katoka au Kasaï-Occidental d’où il fut ses premiers vœux le 8 décembre 1955. Il fut ordonné prêtre à Lisala dans l’Equateur, son diocèse d’origine, le l3juillet 1958 par son Excellence François Van Den Bergh.
Ancien vicaire à la paroisse St François de Sales de Kintambo et à celle de St. Pierre dans la commune de Kinshasa, il fut nommé archevêque coadjuteur de l’archidiocèse de Mbandaka-Bikopro. Il est sacré Evêque le 7 novembre 1976 à Mbandaka par le défunt cardinal Albert Joseph Malula.
Le 17 décembre 1977, cet, ancien locataire de la « Colline inspirée de Mombenga (Bolongo) fut sacré archevêque en remplacement de Mgr Pierre Wijnants avec comme devise épiscopale : « Cor Unum et anima Una » qui signifie : « un seul cœur et un seul esprit ». Qui remplacera l’auteur du « Cri du Congo » ?
La rumeur sur Mgr Joseph Kumundala Mimba de Mbandaka-Bikoro persiste cette éventuelle réalité circule tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. L’opinion est toujours alertée par ce qui se passera et à en juger par des différentes réactions et prises de position, l’unanimité est parfaite autour du premier abbé de la mission Roby-Bosondjo que les anciens du petit séminaire de Bolongo appelaient affectueusement « italien ». Le cœur doit être robuste pour accomplir cet énorme travail. Il faut qu’on se dise.
Paroisse Saint Gabriel à Yolo: le Cardinal Frédéric Etsou face au malaise des paroissiens
Mar 21, 2005
Tout récemment, le Cardinal Frédéric Etsou avait fustigé le vandalisme opéré par certains jeunes de l’Eglise et qui semble créer un climat de violence au sein des paroisses
(Salongo/ Digitalcongo.net, 08.09.2003) Dans le cadre de l’église des missions, le cardinal Etsou était attendu à Yolo-Sud dans la commune de Kalamu pour célébrer dimanche 7 septembre un office religieux à cet effet à la paroisse Saint Gabriel. Cette célébration eucharistique devait intervenir après le remue-ménage qui caractérise généralement le mois d’août avec la mise en place et l’ordination des prêtres et autres diacres. A cette occasion, les paroissiens s’attendait à voir le cardinal Etsou renouveler la mission confiée au clergé qui consiste à aller prêcher l’Evangile de Jésus-Christ à travers les nations et d’en faire des disciples.
Néanmoins, la réalité sur le terrain concernant cet envoi des missions au sein de l’Eglise catholique pose de plus en plus problème au regard du comportement presque irréligieux de nombreux fidèles. Tout récemment, l’archevêque de Kinshasa avait fustigé le vandalisme opéré par certains jeunes de l’Eglise et qui semble créer un climat de violence au sein des paroisses.
Dans le collimateur, la paroisse Saint Gabriel de Yolo-Sud où il existerait un certain malaise au sein de cette communauté religieuse pourrait remonter à la dernière cérémonie d’ordination où les deux candidats prêtres de cette paroisse ont carrément été disqualifiés pour des motifs douteux. Ce à quoi les paroissiens de Saint Gabriel redoutent une éventuelle réprobation cardinale, entendent lever toute équivoque au sujet de cette ténébreuse affaire.
Le Cardinal Etsou déroute les politiciens
Feb 19, 2005
A l’occasion de la commémoration du massacre des chrétiens survenu le 16 février 1992, l’épiscopat catholique renonce à la marche qui avait été prévue ce mercredi matin en raison de la politisation de cette marche par les politiciens
(Digitalcongo.net, 16.02.2005) L’archidiocèse de Kinshasa n’entend organiser aucune marche ce mercredi 16 février. C’est ce qui ressort de la déclaration faite par le Vicaire judiciaire de l’Eglise catholique de Kinshasa. En dehors des célébrations eucharistiques, le cardinal Etsou n’a autorisé aucune autre activité. C’est seulement à travers les messes que nous penserons aux victimes de la marche du 16 février 1992.
Même tonalité au Collectif des mouvements du 16 février où on précise que le Collectif n’organise pas de marche ce mercredi. Les curés sont plutôt conviés à organiser des messes dans des différentes paroisses en mémoire des chrétiens tombés pour la défense de la Conférence nationale souveraine. Le Collectif a même souligné qu’il a toujours mobilisé dans un esprit de non-violence. Et à l’adresse des politiciens tentés d’organiser des manifestations, le Collectif leur conseille de requérir les autorisations nécessaires.
On l’aura compris, l’Eglise catholique de Kinshasa décline toute implication dans l’une ou l’autre manifestation populaire pour ce 16 février 2005. Cette attitude de l’Archidiocèse de Kinshasa risque bien de couper l’herbe sous les pieds de bien d’acteurs politiques. Lesquels comptaient notamment sur le poids moral et spirituel de l’église pour réussir leurs « actions ».
Dans ce contexte de surenchère généralisée, l’Eglise de la capitale a, sans doute, refuse de voir son mot d’ordre exploité à des fins politiciennes. L’Archidiocèse semble aussi avoir redouté d’être coresponsable d’éventuels dérapages que pourrait connaître une éventuelle marche. D’autant que l’Eglise catholique a vu le 10 janvier certaines paroisses de la capitale pillées à l’occasion des manifestations populaires.
Reste que par devoir de mémoire, la date du 16 février devrait être marquée en lettres d’or dans l’histoire politique de la Rdc. Car, le 16 février 1992 avait vu toute une ville (ou presque) descendre dans la rue pour réclamer, rameaux à la main, la réouverture de la Cns, symbole d’antichambre à l’accession à un Etat de droit.
Les paroisses et les couvents ne sont pas des agences de voyages
Sept 09, 2004
Le Cardinal Etsou, dans une lettre circulaire, avertit, les prêtres, les religieux et religieuses impliqués dans le scandale des formalités de voyage ne resteront plus impunis.
(Source inconnue, Kinshasa , 29.11.2002) La conduite des religieux et religieuses de la capitale est sérieusement dénoncée dans la plupart des cas par des chrétiens qui ne parviennent plus à se reconnaître en eux. Bien que se trouvant dans le monde, ils ne sont plus de ce monde. Malheureusement, ils se sont conformés à ce monde à tel point qu'il devient difficile de les distinguer du monde.
En ce qui concerne particulièrement « le phénomène Ngulu », certains prêtres, religieux et religieuses se sont compromis d'une façon spectaculaire. Et leurs victimes se sont plaintes, preuve à l'appui, de l'escroquerie pure et simple pratiquée par ceux-là qui sont supposés être des modèles.
Ci-dessous la lettre circulaire de Frédéric cardinal Etsou Nzabi Bamungwabi à ses diocésains.
Concerne Perception de l'argent des fidèles pour le passeport et le visa
Mes chers diocésains,
Je reçois de plus en plus de plaintes des fidèles laïcs concernant des prêtres, les religieux et religieuses qui ont perçu l'argent des fidèles en vue de leur obtenir le passeport et le visa. Dans tous ces cas, ces démarches nont pas abouti. Ainsi, pour avoir été trompé, ces fidèles viennent chez moi proférer des menaces de tout genre.
Par la présente, je viens attirer l'attention de tous mes diocésains sur la confusion que suscite cette pratique et le scandale qu'il provoque. Aussi, je vous rappelle les directives suivantes:
1. Les paroisses et les couvents ne sont pas des agences de voyage. Les ecclésiastiques et les consacrés ne sont pas des agents de voyage.
2. Les prêtres, les religieux et religieuses impliqués dans le scandale des formalités de voyage ne resteront plus impunis. Je proposerai des sanctions sévères aux évêques pour les prêtres diocésains qui commettraient ces forfaits dans mon diocèse. Je recommande aux supérieurs religieux de sévir avec toute la rigueur pour leurs membres indignes qui se livrent à ces genres d'activités.
3. Aux fidèles laïcs, je leur demande de laisser les prêtres, les religieux et religieuses tranquilles. Car, les prêtres sont ordonnés pour célébrer le culte divin et sanctifier les fidèles par le ministère de l'enseignement, de sanctification et de gouvernement. Les religieux et les religieuses son consacrés totalement à Dieu et aux services que leurs supérieurs leur confient. Ils sont dédiés à un titre nouveau et particulier pour l'honneur de Dieu et la construction de l'Eglise par les conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.
4. J'invite les fidèles laïcs à faire également attention aux prêtres en situation irrégulière, aux faux prêtres, aux ex-religieuses et religieux.
5. Que les personnes qui se laisseront encore tromper ne viennent plus chez moi ni chez les supérieurs se plaindre.
Convaincu que cette mise en garde sera fidèlement observée par tous et toutes, je vous accorde la bénédiction de Dieu Tout-Puissant que j'implore de vous garder de tout mal.