Frédéric Cardinal Etsou-Nzabi-Bamungwabi, C.I.C.M. † Frédéric Cardinal Etsou-Nzabi-Bamungwabi, C.I.C.M. †
Function:
Archbishop of Kinshasa, Congo
Title:
Cardinal Priest of S Lucia a Piazza d'Armi
Birthdate:
Dec 03, 1930
Country:
Congo
Elevated:
Jun 28, 1991
More information:
www.catholic-hierarchy.org
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French L’Archidiocèse de Kinshasa annonce la levée du deuil du Cardinal Etsou pour le 15 février
Feb 04, 2007
Le deuil du Cardinal Frédéric Etsou décédé le 6 janvier sera observé par les chrétiens de l’Archidiocèse de Kinshasa jusqu’au 15 février, date décidée par les autorités de cette communauté ecclésiastique pour sa levée officielle.

(Le Potentiel, 03/02/2007) Kinshasa - Les chrétiens de l’archidiocèse de Kinshasa portent encore le deuil en mémoire du cardinal Frédéric Etsou, décédé en Belgique le 6 janvier 2007. Ils ont pleuré, certes, mais ils n’ont pas perdu l’espérance Car, la mort n’est pas la fin, c’est la transformation d’une vie pour les chrétiens. Et la résurrection fait partie de la foi proclamée dans le « credo ». De l’archidiocèse de Kinshasa, l’on apprend que le deuil prendre fin le 15 février, soit après quarante jours.

La levée du deuil observé par la population de Kinshasa en général, et plus particulièrement les catholiques en mémoire du cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa décédé le 6 janvier 2007, est fixée au 15 février courant. En marge de cette manifestation, plusieurs activités seront organisées, notamment des célébrations eucharistiques dans toutes les paroisses de Kinshasa. Le partage et la prière dans les Communautés ecclésiales vivantes de base (CEVB), des pèlerinages dans les régions apostoliques. Il s’agit pour le sanctuaire Notre-Dame de Fatima, de la région apostolique Kin-Centre, de Mangengenge pour la région apostolique Kin-Est, de la Cathédrale Notre-Dame du Congo pour la région apostolique Kin-Ouest.

Dans ce cadre, l’administrateur apostolique de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Daniel Nlandu Mayi, présidera le 15 février à 17 heures en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, une messe pour la levée du deuil. Plusieurs personnalités sont conviées à cette messe, notamment les recteurs, les supérieurs majeurs, les religieuses et religieux, les autorités civiles et militaires, les diplomates, les délégations de toutes les paroisses et plusieurs autres invités.

D’autres messes seront également célébrées le soir dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Kinshasa. A titre de rappel, la dépouille mortelle du cardinal Etsou a été inhumée le 15 janvier dernier en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de Lingwala, près de la tombe de son prédécesseur le cardinal Joseph Albert Malula. Le pape Benoît XVI avait été représenté aux obsèques par le cardinal Christian Tumi, évêque de Douala (Cameroun), en présence du chef de l’Etat Joseph Kabila et son épouse, ainsi que du président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo/Brazza alors président de Union africaine (UA) accompagné également de son épouse.

Quant à la nomination du remplaçant de Frédéric Etsou, cela dépend exclusivement du Saint Siège. En attendant, l’archidiocèse est dirigée par l’administrateur apostolique, Mgr Niandu Mayi.
German Schelte vom Jenseits
Jan 19, 2007
Posthumer Brief des verstorbenen Erzbischofs von Kinshasa kritisiert Kongos Kabila-Regierung scharf.

(taz vom 9.1.2007) BERLIN - Der überraschende Tod des katholischen Erzbischofs von Kongos Hauptstadt Kinshasa, Frédéric Etsou, hat im Kongo politische Kontroversen ausgelöst. Kardinal Etsou ist am Samstag 77-jährig in Belgien an Komplikationen von Diabetes gestorben. Kongos katholische Kirche ist die mächtigste nichtstaatliche Institution des Landes.

Kongolesische Oppositionelle veröffentlichten nach seinem Tod einen Brief Etsous an Kongos katholische Bischofskonferenz (Cenco), in dem er mit der Politik des Landes scharf ins Gericht geht. Sie hatten bereits vor seinem Tod von einem Giftanschlag gesprochen und daran erinnert, dass schon 1989 Etsous Vorgänger, Kardinal Malula, in Belgien einer Vergiftung erlegen war, nachdem er die damalige Mobutu-Diktatur kritisiert hatte.

In dem Schreiben mit Datum 30. November nennt Etsou Kabilas Wahlsieg eine "Maskerade" und warnt seine Bischofskollegen: "Wir dürfen bei dieser Komödie nicht mitmachen." Die Kirche müsse gegenüber der Spaltung des Landes zwischen Joseph Kabila und Jean-Pierre Bemba "die Einheit des kongolesischen Volkes" betonen. Außerdem dürfe die katholische Kirche keinem Priester mehr erlauben, in der Politik mitzuarbeiten - während des Friedensprozesses wurde beispielsweise Kongos Wahlkommission vom katholischen Priester Apollinaire Malu-Malu geleitet. Weiter fordert Etsou die Freilassung der inhaftierten Rechtsanwältin des unterlegenen Präsidentschaftskandidaten Bemba, Marie-Thérèse Nlandu. Etsou kommt aus der gleichen Stadt wie Bemba.

Präsident Joseph Kabila rief am Wochenende Staatstrauer für Etsou aus. Gestern sollte für ihn in Brüssel eine Trauerfeier stattfinden, bevor der Leichnam nach Kinshasa überführt wird.
French Homélie du card. Danneels
Jan 13, 2007
Le rôle « fondamental » du card. Etsou dans la transition de l’Eglise.

ROME, Vendredi 12 janvier 2007 (ZENIT.org) – « Le cardinal Etsou a eu un rôle fondamental dans la transition de l’Eglise missionnaire à l’Eglise locale » dit le Cardinal Danneels. Une synthèse de l’agence vaticane Fides.

« Le cardinal Etsou a eu un rôle très important dans la transition de l’Eglise missionnaire à l’Eglise locale dans son pays » a affirmé le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, dans l’homélie de la messe en mémoire du cardinal Frédérick Etsou-Nzabi-Bamungwabi, archevêque de Kinshasa (République Démocratique du Congo), qui a eu lieu hier, 10 janvier, dans la Cathédrale de Bruxelles. Le cardinal Etsou est mort le soir du 6 janvier dans une clinique de Louvain, en Belgique, où il était hospitalisé depuis quelque temps (cf Fides, 8 janvier 2007).

« Cette transition est arrivée en premier lieu dans sa Congrégation - précise le cardinal Danneels. Il appartenait en effet à la première génération des missionnaires de Scheut congolais et a été l’un des premiers à assumer de grandes responsabilités dans le cadre de la Congrégation ».

« Le cardinal Etsou fut un homme prudent. Il a été un vrai frère pour ses confrères de Scheut. Il était simple et fraternel avec tous. Ses confrères pouvaient toujours s’adresser à lui quand ils avaient des difficultés, par exemple avec les autorités politiques ».

« Mais avec un rôle aussi crucial dans cette période de transition qui a duré 30-40 ans, il a eu sa part de souffrances, causées par les incompréhensions, les malentendus, les tensions entre les différentes cultures. Malgré ces difficultés, il est resté un frère plein de simplicité et d’amour » a rappelé le cardinal Danneels.

« En ce jour où nous le saluons pour la dernière fois, nous rendons grâce au Seigneur pour tout ce qu’il a réalisé pour son peuple à travers son serviteur le cardinal Etsou. Il a planté ce bel arbre qu’est son Eglise sur le sol du continent africain dont tous les prophètes ont parlé. Nous rendons grâce à Dieu pour la foi de notre frère qui est retourné à la maison du Père ».

Aujourd’hui, jeudi 11 janvier, la dépouille du cardinal sera accompagnée pour le retour dans sa patrie. Dimanche 14 janvier la messe sera célébrée au Stade des Martyrs, et lundi 15 janvier les funérailles auront lieu dans la cathédrale de Kinshasa, où suivra l’inhumation.
French L’Église en pleurs
Jan 13, 2007
Bien que sa dernière déclaration publique sur les antennes de Rfi très suivie au pays fut de s’en prendre, depuis l'étranger, publiquement au processus électoral en R-dCongo alors que manifestement, il n’était pas en pleine possession de ses moyens et, plus, n’avait pas connaissance du rapport d’un groupe d’observateurs mis en place par la Conférence Épiscopale de la R-dCongo - ce qui suscita une ferme sortie médiatique de l’abbé président Apolinaire Malumalu Muholongu aussi bien que de l'Américain William Lacy Swing -, le Chef de l’État Joseph Kabila Kabange a bien fait prendre en charge par l’État les obsèques du Cardinal défunt.

(Le Soft International,12 JANVIER 2007) À Bruxelles, chaussée de Ninove, à la maison des Scheuts où il résidait à chacun de ses passages dans la Capitale belge, un journaliste du «Soft International» a rencontré récemment le Cardinal.
«Il m’a paru inquiet pour sa sécurité, se méfiant de tout et de tous, des prêtres r-dcongolais ou belges, estimant que chacun d’eux pouvait l’éliminer physiquement».

Les restes du Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, 76 ans, ont été ramenés au pays jeudi 11 janvier dans la matinée par vol spécial affrété par le Président de la République au lendemain de la remise par celui-ci d’une contribution financière, par le biais du ministre de l’Intérieur, le général Denis Kalume, à l’organisation matérielle des obsèques du Pasteur de l’Église catholique Romaine.

Le Chef de l’État «qui se porte comme un charme», a déclaré au «Soft International» jeudi soir le Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe, après une visite de quelques jours à Lubumbashi, Katanga, aurait repoussé l’annonce du Cabinet Gizenga, pour des «raisons évidentes de deuil» qui frappe l'Église et la Nation, a-t-on appris.

Des tabloïds à Kinshasa avaient annoncé pour la veille la publication de la liste gouvernementale mais n’ont pas été confirmés.

RUMEURS BRUXELLOISES.
Des rumeurs - «comme il en circule beaucoup» - dans les milieux médiatiques r-dcongolais de Bruxelles, ont fait état dans la Capitale belge du fait que le Chef de l’État aurait eu un brusque malaise et, qu’il aurait été transféré à l’étranger pour être soigné.

«Cela fait rire», a déclaré au «Soft International» un proche de l’entourage présidentiel, qui a repoussé la «rumeur» d’un revers de la main.

La veille à Bruxelles, en la cathédrale Saint Michel et Gudule à Bruxelles, une messe des suffrages pour le repos de l’âme du disparu avait été dite. Plus d’un millier de R-dcongolais de Belgique et de France consternés s’y étaient donnés rendez-vous.

Plusieurs officiants dont le primat de Belgique, le Cardinal Godfried Daneels et l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Daniel Nlandu Mayi, ont célébré l’eucharistie.

On a noté dans l’assistance la présence du Nonce apostolique en Belgique, de l’ambassadeur de la R-dCongo en Belgique, Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, du député bruxellois d’origine r-dcongolaise Bertin Mampaka, d’Honoré Ngbanda Nzambo-ko-Atumba, président du mouvement d’opposition Apareco très lié au défunt, de l’ancien ambassadeur du Zaïre à Bruxelles, Jean-Pierre Kimbulu Moyanso. Une chorale r-dcongolaise animait la messe.

Le primat de Belgique a rendu hommage à l’illustre disparu, «cet éminent fils de l’Afrique», comme l’écrivait le pape Benoît XVI dans son télégramme de condoléances.

«Je prie le Père de la Miséricorde d’accueillir dans la lumière et dans la paix de son Royaume ce pasteur, qui a consacré sa vie au service du Christ et de son Église, en particulier comme pasteur du diocèse de Mbandaka-Bikoro puis de celui de Kinshasa, avec ardeur et dévouement. Je rends grâce pour le ministère de cet éminent fils de l’Afrique, qui fut aussi Président de la Conférence Épiscopale, et qui s’est dépensé pour l’annonce de l’Évangile, le service et la promotion des peuples de ce continent».

Bien que sa dernière déclaration publique sur les antennes de Rfi très suivie en R-dCongo fut de s’en prendre étrangement au processus électoral en R-dCongo alors qu’il n’était pas en pleine possession de ses moyens et qu’il n’avait pas connaissance du rapport d’un groupe d’observateurs mis en place par la Conférence Épiscopale de la R-dCongo - ce qui accrédite l’idée d’une tentative de manipulation par des opposants -, le Chef de l’État a fait prendre en charge par l’État les obsèques du Cardinal.

Le Chef de l’État a décrété un deuil national le lundi 15 janvier, jour de l’inhumation du Cardinal. Dans un message de condoléances aux Catholiques, il a salué «le sens élevé du devoir qui a caractérisé le défunt archevêque de Kinshasa».

La disparition du prélat, malade depuis deux ans, donne lieu à des commentaires divers. À Bruxelles, dans des milieux r-dcongolais, on faisait état d’empoisonnement.

Un expert non autrement identifié, repris par un journal r-dcongolais en ligne, et répercuté par des netters dans des cercles de discussion, déclare: «le symptôme macroscopique apparu sur le visage du Cardinal indique que celui-ci était en contact avec un produit toxique du genre dioxine».

Puis: «En l’absence d’un examen chimique, il est difficile de diagnostiquer». Un des filleuls du défunt a un avis tranché: «Mon parrain a été un homme de paix. Il a dit ce qu’il avait à dire de son vivant. Après sa mort, pas de supputations».

UN HOMME HABITÉ.
Il y a quelques mois, un journaliste du «Soft International» de passage à Bruxelles, Chaussée de Ninove, à la maison des Scheuts où il résidait a rencontré le Cardinal.

«Il m’a paru inquiet pour sa sécurité, se méfiant de tout le monde, des prêtres r-dcongolais ou belges, estimant que chacun d’eux pouvait l’éliminer physiquement».

«Il m’a paru un homme habité par une drôle de peur, voulant protéger son ministère, développant la fureur de vaincre la maladie. Mais il me paraissait assez condamné. Depuis, j’ai souvent appris qu’il ne passait pas deux mois à Kinshasa sans se rendre aux soins en Europe… Mais, ici en Europe, il préférait voir des médecins r-dcongolais plutôt que des Belges qu’il soupçonnait de tout».

Le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est mort samedi 6 janvier à la Clinique universitaire de Leuven (KUL), en Belgique. Il souffrait de diabète et d’un oedème pulmonaire.

Deux semaines avant sa mort, confie une source médicale r-dcongolaise, «les organes vitaux du patient Etsou - à savoir les reins, les poumons et le foie - se sont détériorés en un temps record à la stupéfaction du corps médical».

Sur Internet où tout s’écrit et se lit, il n’était pas rare d’apprendre que le visage du Cardinal ressemblait de plus en plus à celui du président ukrainien Viktor Iouchtchenko, victime d’un empoisonnement à la dioxine - mais qui s’en est tiré.

Vendredi 5 janvier, le prélat était placé sous assistance respiratoire. Aussitôt après, un prêtre lui a administré le «dernier sacrement». La situation, à l’évidence, était grave et désespérée. Son secrétariat demandait aux Catholiques de prier pour l’âme du Prélat qui s’apprêtait à se rendre auprès du Créateur.

Des médecins de la KUL ont constaté, ces derniers jours, la présence d’une assez importante quantité «d’eau» dans les poumons du patient. Selon un expert, «c’est un indice certifiant que le cœur ne pompe plus de manière optimale».

Selon la télévision commerciale bruxelloise RTL-Tvi, il s’agit d’un œdème pulmonaire.

Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi est né le 3 décembre 1930 à Lisala (province de l’Équateur).

Le 8 décembre 1954, après des études au Séminaire, il est admis dans la congrégation des pères de Scheuts. Le 7 novembre 1976, il est sacré évêque et nommé une année après à la tête de l’archevêché de Mbandaka - Bikoro. Vice président de la Conférence épiscopale du Zaïre de 1979 à 1984, il est nommé archevêque de Kinshasa le 14 août 1990.

Le 28 juin 1991, il est promu cardinal par feu pape Jean Paul II. Les cardinaux ont pour rôle s’assister le pape dans ses décisions. Ils ont des responsabilités dans le cadre de la Curie romaine. Par ailleurs, les cardinaux âgés de moins de 80 ans sont appelés à élire le pape.

Qui va succéder à Frédéric Etsou? Les spéculations vont bon train. Trois noms semblent sortir du lot: Laurent Monsengwo Pasinya, Tharcisse Tshibangu Tshishiku et Melchisedek Sekuli. Le premier, originaire du Bandundu est ancien président de la Conférence nationale souveraine. Il présente un profil privilégié. Ancien recteur de l’Université nationale du Zaïre, originaire du Kasaï oriental, Mgr Tshibangu constitue un prétendant de taille.

Le troisième est l’évêque de Butembo, Nord Kivu. Successeur du très charismatique Mgr Emmanuel Kataliko, très regretté archevêque de Bukavu, Melchisedek est le «parrain» de l’abbé Apollinaire Malu Malu, ancien vice-recteur de l’université de Butembo. Au début de l’an 2000, les deux religieux animaient une association de défense des droits humains dans la partie orientale du pays.
French Cardinal Etsou - Emotion et larmes à Kinshasa
Jan 13, 2007
Il était 8 heures vingt minutes quand l'avion qui transportait la dépouille mortelle du cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, a atterri hier à l'aéroport international de Nd'jili.

Le Phare (Kinshasa, 12 Janvier 2007) A son bord, il y avait monseigneur N'landu, évêque auxiliaire de l'archevêché de Kinshasa, monseigneur Kisonga et l'envoyé du gouvernement, le gouverneur de la ville de Kinshasa, l'amiral Baudouin Liwanga Mata Nyamuyobo, qui a été dépêché en Belgique pour accompagner le corps de l'illustré disparu.

A son atterrissage, le boeing 737 de la compagnie Hewa Bora affrété spécialement par le président de la République pour le rapatriement de la dépouille mortelle du Cardinal Etsou a été accueilli par plusieurs personnalités religieuses et politiques. Parmi elles, monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani et président de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), monseigneur Dominique Bulamatari, un des évêques auxiliaires de Kinshasa, Amary Medina Blanco, chargé d'affaires ai. à la nonciature apostolique en RDC, le général Denis Kalume , ministre de l'Intérieur, l'abbé Léonard Santedi Kinkupu, secrétaire général de la CENCO.

A l'approche de la dépouille du regretté Cardinal, tous les visages étaient larmoyants.

L'émotion était palpable sur tous les visages. Les religieuses de la congrégation Thérésienne fondaient en larmes presque à chaque instant. Nombreux étaient les frères, les abbés et les évêques qui n'arrivaient pas à retenir leurs larmes. Les fidèles pleuraient à chaudes charmes leur père spirituel.

Les honneurs militaires ont été rendus à la dépouille du cardinal défunt par la fanfare de la garde républicaine. Puis, sont intervenus les honneurs civils rendus par la communauté ecclésiastique. La dépouille du cardinal- archevêque a quitté l'aéroport de Nd'jili sous les airs de la fanfare exécutant entre autres un chant composé par le prélat disparu sous le titre" Ebale mbonge", traduisant la prudence et l'opiniâtreté qui doivent habiter quiconque partant à la recherche du Seigneur.

Le long cortège funèbre a emprunté le boulevard Lumumba où de nombreux fidèles en larmes s'étaient massés pour rendre un dernier hommage au pasteur de l'Eglise catholique de Kinshasa. Arrivé à la hauteur de la paroisse Saint Raphaël, le cortège a quitté le boulevard Lumumba pour emprunter l'avenue de l'Université sur laquelle, se trouve le Centre Lindonge, lieu abritant les bureaux du cardinal-archevêque de Kinshasa.

Là encore traînait un monde fou, larmes aux yeux, foulards en l'air en signe d'adieu!

La disparition du cardinal a sans doute provoqué un profond déchirement dans les cours aussi bien des religieux que des fidèles. Ici, la dépouille a été accueillie par de nombreux prêtres et fidèles qui n'ont pas pu se rendre à l'aéroport. L'émotion était au rendez-vous. Les pleurs et les cris de douleur fusaient de partout. C'est dans cette ambiance de tristesse que le chancelier de l'archevêché, l'abbé Camille Esika, a fait une courte prière, suivie de celle, de monseigneur Bulamatari.

Après cette prière, le cortège funèbre a pris la direction de la cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala.

Etsou à la Cathédrale Notre Dame du Congo

Arrivée à la Cathédrale Notre Dame du Congo à 11 heures, la dépouille du cardinal Frédéric Etsou a été accueillie par le curé de cette paroisse. Comme on pouvait s'y attendre, un monde fou l'y attendait. Il faut dire que la mort du cardinal Etsou a suscité un émoi sans précédent dans le chef de toutes les confessions religieuses. Depuis l'aéroport, les chefs de différentes confessions religieuses n'ont pas lâché d'une semelle la dépouille de l'archevêque de Kinshasa.

Monseigneur Bulamatari, évêque auxiliaire de l'archevêché de Kinshasa, a aspergé d'eau bénite la dépouille du cardinal. Après cet acte sacré, le corps de l'illustre disparu a été exposé dans sa cathédrale ( Notre Dame du Congo). Une bougie, une croix et des insignes épiscopaux ont été déposés sur le cercueil de l'archevêque défunt.

La foule, en file indienne, défilait silencieusement devant le cercueil de celui qu'on appelait "le pasteur de Kinshasa", sous les chants mélancoliques de la chorale de la paroisse.

Aux cotés des chefs de différentes confessions religieuses, on pouvait apercevoir des personnalités politiques de tous bords.

Gerbe d'opinions Pour le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Liwanga Mata, le cardinal était un homme épris de l'ordre et de paix. " Il avait toujours milité pour que nous ne connaissions pas la violence. C'est pour cela qu'il avait décrété le mois d'octobre mois de prière afin que les chrétiens congolais prient pour la paix", a t-il déclaré.

Le révérend Kankienza a quant à lui exprimé sa tristesse suite à la disparition de cet grand homme de Dieu et a indiqué que les relations devraient être renforcées entre les communautés religieuses.

Pour sa part, Monseigneur Marini Bodo a salué le sens de leader du cardinal Etsou. Avant d'exprimer clairement, ce qu'il était pour lui. " C'était un frère dans le Seigneur, un aîné dans le ministère pastoral, un collaborateur dans les différents problèmes du pays". Et d'ajouter : " Dans notre forum, j'étais son adjoint donc, je le connais très bien. C'est un pasteur du peuple, pasteur de tout le monde, chrétiens, musulmans, etc. c'est pour cela qu'il était cardinal", a-t-il souligné.

Pour madame Prospérine Mwamba, pasteur de l'Eglise Mission Evangélique de Jésus-Christ au Congo, " c'est une immense tristesse de perdre un homme de Dieu de ce calibre. Le cardinal Etsou, soutient-elle, était un serviteur de Dieu. Ce qu'il a fait ici-bas, pour l'Eglise de Dieu, il le récoltera conformément aux Ecritures Saintes. Le cardinal n'est pas mort car, ceux qui sont en Christ ne meurent pas", a-t-elle tranché.

Pour cette ministre de Dieu, la mobilisation des Chrétiens de toutes les confessions autour de la dépouille de l'archevêque de Kinshasa repose sur le fait que toutes les Eglises ne constituent qu'un seul corps. Quand un membre du corps souffre, c'est tous les membres qui souffrent. " Les dénominations ne changent rien à cette réalité car, nous avons un seul Dieu que nous adorons tous", a-t-elle précisé.
French Les Kinois acceuillent dans les larmes la dépouille mortelle du Cardinal Etsou
Jan 12, 2007
Les Kinois ont accueilli dans la consternation la dépouille mortelle du Cardinal Frédéric Etsou décédé en Belgique, dépouille rapatriée ce jeudi à Kinshasa où s’organisent de grandioses pompes funèbres pour honorer la mémoire de l’illustre disparu.

(digitalkongo.net, Kinshasa, 12/01/2007) Les Kinois ont acceuilli ce jeudi dans les larmes la dépouille mortelle de leur Archêveque, le Cardinal Fréderic Etsou, décédé dans la nuit de samedi à dimanche derniers à la Clinique universitaire de Leuwen  à Bruxelles en Belgique où le primat de l’Eglise catholique en Rdc était admis en soins. Le Boeing 227 BM de la compagnie Hewa Bora affrêté par le chef de l’Etat pour rapatrier le corps du défunt a attéri à l’aéroport de N’Djili sous le coup de 8 heures 17 minutes avec à son bord, la délégation officielle partie de Kinshasa en vue de concrétiser dans la capitale belge les formalités de rapatriement concerné. Il s’agit notamment du Gouverneur de la ville de Kinshasa, l’Amiral Liwanga, de Mgr Daniel Landu, Evêque auxilliaire de Kinshasa ainsi que d’autres religieux.

Mgr Kisonga, un autre évêque auxilliaire de l’archidiocèse admis lui aussi en soins en Europe se trouvait également dans le même avion. Au bas de la passerelle,  attendait un comité d’acceuil restreint présidé par le ministre de l’Intérieur, le Général-major Denis Kalume, de Mgrs Monsengwo Pasinya et Bulamatari, respectivement Président de la Conférence Episcopale nationale du Congo (Cenco) et Evêque auxilliaire de Kinshasa ainsi que le sécrétaire du Nonce apostolique absent, lui aussi, éprouvé par la mort d’un des membres de sa famille.

Les autres évêques membres de la Cenco et une partie de ceux de la Conférence épiscopale du Congo-Brazzaville (Cec) dont Mgr Louis Portella, Evêque de Pointe Noire, étaient aussi au tarmac à l’éaroport.

Il en est de même des chefs des autres confessions religieuses établies en Rdc comme les Protestants représentés leur président et président du Sénat de la transition, Mgr Marini Bodho, les Kimbanguistes par leur Secrétaire général, le pasteur Luntadila, les Eglises de Réveil du Congo (Erc) par leur président, le bishop Kankienza Muana Mbo.

Après la prière et la bénédiction par Mgr Bulamatari du cerceuil posé sur un catafalque roulant, le corps du Cardinal qui était aussi Aumonier des Forces armées et de la Police congolaise, a eu droit à des honneurs militaires lui présentés par le Détachement d’honneur de la Garde Républicaine (Gr).

Le climat était lourd aussi bien du côté des laïcs qui pleuraient celui qui était pour eux un père et un pasteur partant de l’aéroport à la cathédrale Notre-Dame du Congo dans la commune de Lingwala où il sera inhummé le lundi 15 janvier 2007.

Avant d’atteindre la paroisse Notre Dame du Congo dans la commune de Lingwala, le cortège funèbre a fait escale au centre Lindonge (le bureau et la résidence officiciels du Cardinal) dans la commune de Limete après une brève prière en passant par la place Victoire envahie par des foules en pleurs.

Pour la même journée du 11 janvier, un autre temps fort des funérailles aura été le cérémonial fort significatif du dépôt sur le cerceuil du défunt de ses signes épiscopaux, d’une bougie et de sa croix.

Puis s’en est suivi le reccueillement avec les membres du Gouvernement en commençant par le Général-major Denis Kalume qui fut rejoints par ses collègues Marie-Madeleine Kalala, Nzuzi wa Mbombo, Gérard Kamanda wa Kamanda, respectivement des Droits Humains, de la Solidarité et de la Recherche scientifique. Il en fut de même du Gouverneur de la ville de Kinshasa.

En attendant la messe présidée par le Légat du Pape Léon XVI, le cardinal camerounais Toumi, et qui sera célébrée dimanche au Stade des Matyrs et un autre culte d’adieu pour la mise en terre devant intervenir comme prévu dans la même cathédrale, aux côtés de son successeur, le Cardinal Joseph-Albert Malula décédé lui en 1989, les cérémonies d’hommages suivront leur cours normal avec le défilé devant la dépouille de l’illustre disparu de différentes personnalités officielles dont le chef de l’Etat, les membres du gouvernement et les députés ainsi que les forces vives de la capitale.

Tout ce qui est protocole et sécurité de la ville de Kinshasa a été mis en branle en vue de la réussite des obsèques du Cardinal Etsou. Par ailleurs, un point de presse est organisé chaque jour à 12 heures pour fixer l’opinion sur les différentes questions se rapportant au bon déroulement de ces obsèques.

Le Président Joseph Kabila a transmis une importante contribution pour les obsèques du Cardinal Etsou

Le Chef de l’Etat s’est impliqué dans l’organisation des funérailles du Cardinal Etsou dont la dépouille vient d’être rapatriée ce jeudi à Kinshasa. La contribution présidentielle a été remise à l’archevêché de Kinshasa par le ministre de l’Intérieur.

Pour permettre à l’archevêché de Kinshasa d’organiser des funérailles dignes de l’illustre disparu, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation du territoire a, au nom du président de la République, Joseph Kabila Kabange, remis hier mercredi de gros moyens financiers à Mgr Mbulamatari, évêque auxiliaire, lesquels sont mis à la disposition de l’archevêché de Kinshasa. L’événement s’est déroulé au Centre Lidonge situé sur la première rue Limete en présence des têtes couronnées du clergé catholique.

Après ce geste symbolique, le ministre de l’intérieur, Denis Kalume, a fait part à ses interlocuteurs des sincères condoléances du président de la République adressées à la communauté catholique toute entière ainsi qu’à la famille de l’illustre disparu.

« Le pays est en deuil, il vient de perdre l’un de ses meilleurs et dignes fils en la personne du cardinal Frédéric Etsou », a déclaré le patron de l’administration du territoire national. Aussitôt après avoir appris la triste nouvelle, le chef de l’Etat avait adressé un message de condoléances au pape Benoît XVI et à l’église catholique de la RDC.

« Le gouvernement dans un élan de solidarité nationale est prêt à préparer les obsèques du défunt cardinal », a-t-il ajouté. C’est dans ce cadre que Joseph Kabila a affrété un avion et a mis des moyens à la disposition de l’archevêché pour permettre l’organisation des funérailles dignes en mémoire de l’illustre disparu.

Prenant la parole à son tour, Mgr Bulamatari, un des évêques auxiliaires du cardinal a commencé par remercier le président de la République pour l’attention particulière qu’il accorde en la mémoire du cardinal Frédéric Etsou et à l’Eglise catholique toute entière. Il s’est déclaré, par conséquent, très honoré du geste du gouvernement. « Il se fait que maintenant, le cardinal vient de nous quitter et il est normal que le gouvernement fasse honneur au cardinal », a-t-il déclaré en substance.

L’heure n’est pas encore à la succession

A l’archidiocèse de Kinshasa, les fidèles catholiques du pays sont invités d’enterrer l’archevêque dans la sérénité. Car, « L’heure n’est pas encore pour la succession du cardinal. Il convient d’abord de l’enterrer. Quant à la façon dont s’organise la succession épiscopale au sein de l’Eglise catholique, laissons d’abord le temps à l’enterrement de son éminence. L’Eglise est organisée. Elle a des mécanismes, nous pouvons vous en parler en long et en large. Ce n’est pas encore le moment ». Tels sont les propos d’un abbé interrogé par la presse pour couper court aux spéculations qui se feraient déjà autour de la succession du cardinal Etsou.

Selon lui, la succession du cardinal Etsou passe par la désignation par Vatican d’un administrateur de l’archidiocèse de Kinshasa. Et d’ajouter : L’Eglise catholique suit une procédure particulière de désignation des successeurs de ses dignitaires. Pour le vide laissé par feu cardinal Etsou, Vatican désignera à titre d’intérimaire, un administrateur de l’archidiocèse dirigé par le défunt.

Pour la succession du Cardinal Etsou, le chancelier Esika a fait savoir que le Vatican désignera, après les funérailles, un administrateur en attendant son remplaçant.

Les protestants de la RDC s’associent à la douleur des chrétiens catholiques

Le Président de l’Eglise du christ au Congo « ECC » et président du Sénat, Mgr Pierre Marini Bodho, a invité le lundi dernier, lors du culte matinal au siège de l’ECC, les fidèles de son Eglise à s’associer aux chrétiens catholiques dans le malheur qui les frappe à la suite du décès du cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa et à s’impliquer dans les préparatifs de ses obsèques. Il a qualifié le défunt prélat catholique de grand pasteur et de serviteur de Dieu que le pays vient de perdre, rappelant la solidarité qui toujours caractérisait les relations entre lui et le chef religieux disparu dans l’œuvre de l’Eternel et de lutte pour la recherche de la paix en RDC.

En outre, Il a déclaré que plusieurs fois lui et le cardinal défunt se sont retrouvés au centre Lindonge où résidait le cardinal afin de réfléchir en commun. Mgr Marini a souligné l’humilité qui a toujours caractérisé le cardinal Etsou et la vie de prière qu’il a menée tout au long de son sacerdoce.

Le président de l’ECC a demandé à ses fidèles d’être attentifs au programme des funérailles du cardinal Etsou afin que les chrétiens protestants « s’associent à leurs frères catholiques dans ce triste événement ».

Mgr Pierre Marini Bodho a salué le dévouement du cardinal Frédéric Etsou à son œuvre pastorale et son combat pour la paix, la réconciliation et l’unité nationale, qu’il a mené tout au long de sa vie pour le bien-être spirituel, moral, intellectuel et social des congolais. Au nom du Sénat il a présenté les condoléances les plus attristées et les plus sincères à la famille de l’Eglise catholique du Congo en général et de Kinshasa en particulier, à la conférence épiscopale nationale du Congo, à ses proches et à ceux qui lui sont chers.

La population congolaise, la famille chrétienne du Congo et tous les hommes de bonne volonté garderont en mémoire de l’illustre disparu ses grandes qualités, a-t-il déclaré. Il a conclu son adresse en demandant au tout puissant d’accorder à son illustre serviteur, le cardinal Frédéric Etsou, le repos éternel.
English Le cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, est décédé à Louvain
Jan 08, 2007
Le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, qui avait été hospitalisé à l’hôpital universitaire (UZ) Gasthuisberg à Louvain dans un état inquiétant, est décédé samedi, rapporte l’agence Belga citant les pères-missionnaires de Scheut.

(afriquechos.ch, 8 janvier 2007) Le cardinal qui était âgé de 77 ans, est décédé des suites d’un oedème pulmonaire aigu. Mgr Etsou appartenait à la congrégation du Coeur immaculé de Marie (CICM, scheutiste). Il séjournait depuis quelques mois chez les pères de Scheut à Anderlecht. Il était venu en Belgique pour soigner son diabète.

Il était hospitalisé depuis deux semaines "pour d’autres problèmes médicaux". A Kinshasa, son secrétaire-chancelier, l’abbé Camille Esika Dingo, avait indiqué que Mgr Etsou-Nzabi-Bamungwabi, se trouvait dans un état "préoccupant". Le prélat était archevêque de Kinshasa depuis 1991. Il avait été fait cardinal par le pape Jean Paul II au cours de la même année.

Qui est Frédéric Etsou ?

Né le 3 décembre 1930 à Mazalaga à environ 20 kilomètres de Lisala dans la province de l’Equateur, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est le fils de Joseph Honoré-Marie Mabomba et de Françoise Naanu. Après ses études primaires à la mission catholique de Boyange et secondaires au petit séminaire Notre Dame de Grâce à Bolongo dans les environs de Lisala, le futur cardinal de la Rdc a passé trois années de philosophie et une année de théologie au grand séminaire de Kabwe dans le Kasaï-Occidental.

Le 8 décembre 1954, il est admis dans la congrégation des pères de Scheut. Après une année de noviciat et trois ans de théologie dans le scolasticat de Katoka dans le Kasaï-Occidental, il fit ses vœux perpétuels et est ordonné prêtre le 13 juillet 1958 à Lisala par monseigneur François Van Den Berch. Au bout d’une année de théologie pastorale à Bruxelles, le père Frédéric Etsou va travailler successivement comme vicaire à Saint François de Salles de Kintambo et Saint Pierre dans la commune de Kinshasa entre 1959 et 1964.

En 1964, il est envoyé à Paris où pendant 4 ans, il a fait les études de sociologie. Entre 1968 et 1976, il revient à la paroisse Saint Pierre comme curé et assumera en même temps les charges de vice provincial des Scheuts pour la province CICM (Cœur immaculé conception de Marie) de Kinshasa et de vice-président de l’Association des supérieurs majeurs (Assuma). Sacré Evêque le 7 novembre 1976, Mgr Etsou sera nommé archevêque de Mbandaka - Bikoro le 17 décembre 1977 en remplacement de Mgr. Pierre Winjnants, retourné en Belgique.

De 1979 a 1984, il est vice-président de la Conférence épiscopale du Zaïre. Nommé archevêque de Kinshasa le 14 août 1990, en remplacement de feu le cardinal Malula, il sera cardinal le 29 mai 1991 par le feu pape Jean Paul II.

Le 13 juillet 2000, lors de la 34è assemblée plénière de la CENCO, il est nommé président de la Conférence épiscopale nationale du Congo pour un mandat de 4 ans. Très engagé pour la cause sociale, son Eminence le cardinal Etsou a accompagné la campagne d’éducation civique et électorale avec la commission Justice et paix au cours de deux dernières années.

Au niveau du Saint siège, le cardinal Etsou était membre des conseils pontificaux pour évangélisation des peuples, pour la famille et pour les affaires économiques. Il a eu à participer dans les synodes au niveau romain et au conclave des cardinaux lors de l’élection du pape Benoît XVI .

Qui remplacera Etsou ?

C’est au Souverain pontife qu’il appartient de choisir parmi les évêques du de la RD Congo, celui qui va succéder à Frédéric Etsou. Il va de soi qu’il faudra commencer par pourvoir au poste de l’archevêque de Kinshasa. La pratique ne veut pas que le remplaçant de l’archevêque soit choisi nécessairement parmi ses auxiliaires de la capitale.
French Le cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, est décédé à Louvain
Jan 08, 2007
Le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, qui avait été hospitalisé à l’hôpital universitaire (UZ) Gasthuisberg à Louvain dans un état inquiétant, est décédé samedi, rapporte l’agence Belga citant les pères-missionnaires de Scheut.

(afriquechos.ch, 8 janvier 2007) Le cardinal qui était âgé de 77 ans, est décédé des suites d’un oedème pulmonaire aigu. Mgr Etsou appartenait à la congrégation du Coeur immaculé de Marie (CICM, scheutiste). Il séjournait depuis quelques mois chez les pères de Scheut à Anderlecht. Il était venu en Belgique pour soigner son diabète.

Il était hospitalisé depuis deux semaines "pour d’autres problèmes médicaux". A Kinshasa, son secrétaire-chancelier, l’abbé Camille Esika Dingo, avait indiqué que Mgr Etsou-Nzabi-Bamungwabi, se trouvait dans un état "préoccupant". Le prélat était archevêque de Kinshasa depuis 1991. Il avait été fait cardinal par le pape Jean Paul II au cours de la même année.

Qui est Frédéric Etsou ?

Né le 3 décembre 1930 à Mazalaga à environ 20 kilomètres de Lisala dans la province de l’Equateur, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi est le fils de Joseph Honoré-Marie Mabomba et de Françoise Naanu. Après ses études primaires à la mission catholique de Boyange et secondaires au petit séminaire Notre Dame de Grâce à Bolongo dans les environs de Lisala, le futur cardinal de la Rdc a passé trois années de philosophie et une année de théologie au grand séminaire de Kabwe dans le Kasaï-Occidental.

Le 8 décembre 1954, il est admis dans la congrégation des pères de Scheut. Après une année de noviciat et trois ans de théologie dans le scolasticat de Katoka dans le Kasaï-Occidental, il fit ses vœux perpétuels et est ordonné prêtre le 13 juillet 1958 à Lisala par monseigneur François Van Den Berch. Au bout d’une année de théologie pastorale à Bruxelles, le père Frédéric Etsou va travailler successivement comme vicaire à Saint François de Salles de Kintambo et Saint Pierre dans la commune de Kinshasa entre 1959 et 1964.

En 1964, il est envoyé à Paris où pendant 4 ans, il a fait les études de sociologie. Entre 1968 et 1976, il revient à la paroisse Saint Pierre comme curé et assumera en même temps les charges de vice provincial des Scheuts pour la province CICM (Cœur immaculé conception de Marie) de Kinshasa et de vice-président de l’Association des supérieurs majeurs (Assuma). Sacré Evêque le 7 novembre 1976, Mgr Etsou sera nommé archevêque de Mbandaka - Bikoro le 17 décembre 1977 en remplacement de Mgr. Pierre Winjnants, retourné en Belgique.

De 1979 a 1984, il est vice-président de la Conférence épiscopale du Zaïre. Nommé archevêque de Kinshasa le 14 août 1990, en remplacement de feu le cardinal Malula, il sera cardinal le 29 mai 1991 par le feu pape Jean Paul II.

Le 13 juillet 2000, lors de la 34è assemblée plénière de la CENCO, il est nommé président de la Conférence épiscopale nationale du Congo pour un mandat de 4 ans. Très engagé pour la cause sociale, son Eminence le cardinal Etsou a accompagné la campagne d’éducation civique et électorale avec la commission Justice et paix au cours de deux dernières années.

Au niveau du Saint siège, le cardinal Etsou était membre des conseils pontificaux pour évangélisation des peuples, pour la famille et pour les affaires économiques. Il a eu à participer dans les synodes au niveau romain et au conclave des cardinaux lors de l’élection du pape Benoît XVI .

Qui remplacera Etsou ?

C’est au Souverain pontife qu’il appartient de choisir parmi les évêques du de la RD Congo, celui qui va succéder à Frédéric Etsou. Il va de soi qu’il faudra commencer par pourvoir au poste de l’archevêque de Kinshasa. La pratique ne veut pas que le remplaçant de l’archevêque soit choisi nécessairement parmi ses auxiliaires de la capitale.
French Congo-Kinshasa: RDC,l'état de santé du cardinal Etsou est «préoccupant»
Jan 06, 2007
L'état de santé du cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa est «préoccupant», a annoncé son secrétaire - chancelier, l'abbé Camille Esika Dingo, dans un communiqué reçu vendredi.

Le Potentiel (Kinshasa) 6 Janvier 2007 - Soigné depuis plusieurs mois à Bruxelles, le cardinal Etsou, âgé de 77 ans, a été admis jeudi en soins intensifs dans un centre hospitalier de la capitale belge, affirme l'abbé Esika Dingo qui lance un appel à la prière pour la santé de l'archevêque de Kinshasa. «Le cardinal offre son état de santé à la miséricorde de Dieu pour la paix et la solidarité effective en RDC», souligne le texte sans donner davantage de précisions. Il y a lieu de rappeler que la dernière déclaration de l'archevêque de Kinshasa date du mois de novembre, juste après le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Plus précisément le 13 novembre. La déclaration du prélat catholique avait été interprétée en sens divers tant elle est intervenue quelques jours avant le verdict de la Cour suprême de justice. Déclaration faite à l'antenne de la Radio France Internationale. « Moi, comme pasteur, je n'accepte pas le mensonge. Malu Malu en tant qu'abbé ne peut cautionner le mensonge Nous voulons par les urnes la paix. Nous voulons la paix ».

Evidemment, cette déclaration avait suscité la réaction du Président de la Commission électorale indépendante qui avait donné des précisions sur les résultats des élections. Il a fallu l'intervention de Monseigneur Monsengwo Pasinya pour rétablir de l'ordre dans les esprits.

Membre de la congrégation du Coeur immaculé de Marie (Cicm), le prélat est archevêque de Kinshasa depuis 1991. Il a été nommé cardinal par le pape Jean Paul II au cours de la même année.
French L’Eglise catholique est-elle sortie divisée de la période électorale ?
Dec 20, 2006
Le post-scriptum du Cardinal Etsou

(digitalcongo.net) Kinshasa, 20/12/2006 / Politique - Schisme au sein de l’Eglise catholique romaine de la République démocratique du Congo ? « A mon frère, Son Excellence Mgr Melchisédech Sikuli, à qui je porte l’estime et du respect et qui connaît mon engagement personnel pour la libération de notre frère Mgr Emmanuel Kataliko, d’illustre mémoire, à qui il a succédé à Beni-Butembo, je dis ma désolation sur les propos que l’Abbé Malu Malu a tenus à mon endroit sur le plateau de la RTNC. J’en profite pour demander à l’Assemblée Plénière de la CENCO d’envisager à partir de l’an 2007 et dans le futur de ne concéder à aucun prêtre congolais l’autorisation de travailler dans les structures politiques au niveau national ou provincial. Il serait mieux de confier cette responsabilité directement à la CENCO et si cela est nécessaire de désigner, à l’unanimité, des évêques qui peuvent en faire partie et qui seront redevables d’abord à l’Assemblée Plénière, ensuite aux organes de l’Etat qui nous sollicitent ».

Extrait de la lettre du Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi adressée à ses collègues Evêques, de Bruxelles, le 30 novembre 2006. Schisme au sein de l’Eglise catholique romaine de la RD Congo ? Alors que l’Archevêque de Kinshasa pressait ses collègues de ne pas avaliser les résultats de la présidentielle publiés par la Cour Suprême de Justice, la Conférence Episcopale nationale de la principale et puissante Eglise chrétienne de la RDC décidait d’adopter un ton mi-figue mi-raisin.

Conséquence : Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, en personne, Président en exercice de la CENCO, bénissait le mandat de Joseph Kabila Kabange, le jour de l’investiture le 06 décembre, moyennant quelques critiques qui ont paru de pure forme aux observateurs politiques.

Volée de bois vert

Justement, ces critiques semblaient être en deçà des observations formulées par le Cardinal sur le travail de l’Eglise. « Nous, pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile, écrit Frédéric Etsou : celle d’être serviteurs du Logos, serviteurs du Verbe Incarné, serviteurs de la vérité et non du mensonge. Et cela, avec courage (…) Ouvrons les yeux dans nos diocèses pour voir la misère de notre peuple, ouvrons nos cœurs devant plus de 4 millions de Congolais tués par la guerre inutile d’occupation ».

Et de signer : « Comme tout le monde, nous disposons des informations sur les vrais résultats électoraux (…). Ces résultats diffèrent de loin de la mascarade politique que nous venons de vivre le mercredi 15 novembre par la déclaration de la CEI, et du verdict de la Cour Suprême de Justice du lundi 27 novembre 2006. Nous ne devons pas entrer dans cette grande comédie.

Extraits

L’Archevêque de Kinshasa est également dur à l’égard de la Communauté internationale. « Nous devons fermement condamner la logique dans laquelle la Communauté internationale avec la complicité de quelques congolais nous a enfermés (...) Le message que cette communauté internationale nous flanque est non seulement fallacieux, mais également subtil et dangereux et contribue à l’hypothèque de notre pays ».

D’où cette exhortation à la CENCO : « Dans les eaux troubles, les Congolais qui n’aiment pas le Congo se plaisent dans la corruption et dans un enrichissement scandaleux en dépit de la misère de nos populations. Nous, comme pasteurs, nous sommes avec le « peuple » et au service de la vérité. On ne peut pas, au nom de la violence et du mensonge, museler la bouche des serviteurs de la Parole qui ont le « souci réel » des populations congolaises si paupérisées ! »

Conclusion du Cardinal Etsou : « Malgré les astuces de certains, moi je continuerai à parler au nom des millions d’habitants qui constituent l’archidiocèse de Kinshasa ! »
French Le pavé du cardinal Frédéric Etsou
Nov 15, 2006
C'est un véritable pavé dans la marre que viennent de jeter les catholiques par la bouche de l'un de leurs chefs spirituels en la personne du cardinal Etsou, Archevêque de Kinshasa.

Le Phare (Kinshasa, 14 Novembre 2006) Intervenant sur les antennes de la RFI hier au journal de 19 heures trente, le Cardinal Frédéric Etsou s'est déclaré " très inquiet parce que les choses ne se déroulent pas comme elles devraient se dérouler. Les résultats de plusieurs coins ne sont pas ceux publiés par la CEI et moi comme pasteur je n'accepte pas des mensonges. Malumalu, en tant qu'abbé ne peut pas cautionner des mensonges ".

Qu'on l'aime ou pas, le cardinal Frédéric Etsou est un homme qui n'a pas l'habitude de garder sa langue dans sa poche et surtout lors des grands évènements. On rappelle qu'au début de cette année, il avait été le premier dans le camp des chefs des confessions religieuses à emboîter le pas à l'UDPS pour réclamer la requalification de ce processus électoral. Prenant ses responsabilités de pasteur, l'archevêque de Kinshasa avait estimé que le parcours de ce processus électoral était émaillé de nombreuses irrégularités, notamment l'exclusion des forces politiques les plus représentatives et que si rien n'était fait pour corriger les erreurs constatées, le pays courait le risque de plonger dans une grave crise politique et de sortir de ces élections sur un déficit de légitimité derrière lequel il court depuis le lâche assassinat de Patrice Emery LUMUMBA.

Aujourd'hui, la réalité semble lui donner raison de part la pluie des contestations qui ne cessent de tomber sur la table de la CEI et celles qui sont en examen devant la Cour Suprême de Justice. Que va-t-il se passer ? Il est certain que ce pavé ouvre la voie à une série de contestations que vont déverser dans la rue de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme et probablement des institutions des observateurs nationaux et internationaux dont entre autres la Mission des observateurs de l'Union Européenne qui avait accusé les centres provinciaux de compilation d'être des lieux de magouilles et de tricheries avérés. Avant de réclamer la présence des observateurs dans lesdits centres.

Ce que bon nombre d'observateurs attitrés de la scène politique congolaise craignaient est tombé comme par hasard et cela par la bouche de la confession religieuse la plus importante du pays avec 75% d'adhérents et qui dispose des paroisses dans tous les coins de la République. Depuis quelque temps, le bruit courait avec persistance selon lequel les catholiques détenaient leurs résultats et qu'au moment donné ils allaient les rendre publics, mais très peu de gens leur prêtaient la moindre attention, croyant avoir affaire à de l'intox. Aujourd'hui, tout porte à croire que la CENCO va donner une coloration beaucoup plus technique aux propos de l'un de ses membres les plus influents. Hier soir, on a appris que les abbés de l'archidiocèse de Kinshasa étaient en réunion et qu'une déclaration allait être rendue publique à l'issue de leurs cogitations. En attendant, veillons et prions.
Spanish Un cardenal pide a los católicos que boicoteen las elecciones en Congo si no se corrijen las irregularidades
Jul 30, 2006
La más alta autoridad eclesiástica en la República Democrática de Congo (RDC), el cardenal Frederick Etsou, pidió hoy  a los católicos del país africano que boicoteen las elecciones previstas para el próximo 30 de julio, si no se corrigen las irregularidades detectadas.

La más alta autoridad eclesiástica en la República Democrática de Congo (RDC), el cardenal Frederick Etsou, pidió hoy  a los católicos del país africano que boicoteen las elecciones previstas para el próximo 30 de julio, si no se corrigen las irregularidades detectadas.

KINSHASA, 23 Jul. (EP/AP) - Etsou hizo esta petición en una carta, un día depués deque la Conferencia de Obispos Católicos alertara de que no reconocería los resultados de las elecciones, alegando temores de que se manipulen los resultados o se hallen fraudes.

Entre las mayores preocupaciones está la desaparición de 1,2 millones de nombres de votantes de las listas, debido a un problema técnico, según al Comisión Electoral, que niega la existencia de irregularidades.

"Invitamos a nuestra gente a estar preparada para abstenerse de votar en estas elecciones, si las irregularidades detectadas no son corregidas", dice la misiva. La mitad de los 63 millones de habitantes de Congo son católicos.
French Grande réunion ce matin à l'archidiocèse de Kinshasa
Jul 27, 2006
L'Eglise catholique maintient la pression sur Malu Malu

Le Phare (Kinshasa, 25 Juillet 2006) C'est ce lundi dans la soirée que le Cardinal Frédéric Etsou est rentré de Rome par un régulier de SN Brussel.

Aussitôt arrivé, a appris Le Phare, l'Archevêque de Kinshasa a entrepris des consultations avec l'ensemble de ses collaborateurs. Il ressort de ces contacts qu'une importante réunion du Conseil presbytéral de l'Archidiocèse de Kinshasa devrait se tenir ce matin. Le Conseil presbytéral comprend l'Archevêque de Kinshasa, les évêques auxiliaires, les abbés doyens ainsi que le président du clergé catholique.

Il sera question au cours de cette rencontre, a encore appris Le Phare, d'examiner à la fois la déclaration spéciale de la Cenco et le message du Conseil épiscopal de l'Archidiocèse de Kinshasa qui sont allés, tous les observateurs l'ont signalé, dans le même sens.

Difficile cependant, à ce niveau, de prédire les décisions qui vont sortir de ces assises. Il nous revient d'une part, que l'Archidiocèse de Kinshasa va renouveler publiquement les critiques de l'Eglise catholique sur le processus électoral et réaffirmer sa solidarité avec les prises de position de la Cenco. D'autre part, les leaders de l'Eglise catholique de Kinshasa devraient aussi et surtout officiellement prendre leurs distances vis-à-vis de l'Abbé Malu Malu, président de la CEI, dont le comportement est jugé peu conforme aux enseignements de l'Eglise universelle. Un débat sur les prescrits pertinent du droit canon devrait particulièrement ponctuer cette rencontre, a-t-on assuré. Alors, wait and see.
French « Rappelez-vous le serment d’Hippocrate », appel du card. Etsou
Jun 14, 2006
« Rappelez-vous le serment d’Hippocrate : ne supprimez pas l’aide aux malades » : c’est l’appel du cardinal Etsou, archevêque de Kinshasa, aux médecins des hôpitaux congolais en grève, indique l’agence vaticane Fides.

ROME, Mardi 13 juin 2006 (ZENIT.org) - « C’est votre droit plus que légitime que vous revendiquiez un salaire digne et convenable, pour les précieux services que vous rendez aux malades », affirme le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, dans une lettre adressée aux médecins des hôpitaux congolais, en grève depuis plus d’un mois pour revendiquer un meilleur traitement économique.

Le cardinal, bien que partageant les requêtes des grévistes, leur adresse un appel pour qu’ils se rappellent le serment d’Hippocrate, que chaque médecin prononce avant d’exercer sa profession : « En tant que votre père spirituel, je vous demande de reprendre votre service sans retard dans nos hôpitaux ».

Dans son message, le cardinal Etsou s’est engagé à rencontrer les autorités du pays pour les exhorter à assumer leur responsabilité pour résoudre la situation. « Nos autorités politiques n’agissent pas comme elles devraient et n’honorent pas les engagements pris à votre égard », a souligné l’archevêque de Kinshasa.

La grève des médecins hospitaliers a commencé il y a plus d’un mois à Kinshasa et s’est étendue la semaine dernière à plusieurs villes du pays.

Les revendications syndicales concernent la régularisation de 333 médecins nouvellement engagés dans les hôpitaux publics de Kinshasa, mais qui n’ont pas été insérés officiellement parmi le personnel, pour lequel ils travaillent sans percevoir de salaire.

Le syndicat des médecins réclame en outre une augmentation de salaire et le paiement des salaires en retard des médecins effectifs, dont quelques-uns ne sont pas payés depuis 14 mois.

Un médecin congolais a un salaire qui varie selon la spécialisation et l’ancienneté, entre 18.000 et 25.000 francs congolais par mois (de 42 à 59 dollars américains).

Les syndicats soulignent l’urgence des mesures demandées, pour freiner l’hémorragie de médecins experts qui trouvent des emplois mieux payés dans les cliniques privées du pays ou à l’étranger, en particulier en Afrique du Sud, Lesotho et Botswana.

La République Démocratique du Congo vit un moment très délicat en vue des élections présidentielles prévues à la fin du mois. La consultation électorale devrait mettre fin à une longue période de transition commencée avec les accords de paix de 2000, rappelle Fides.
French Polémique sur le mariage de Kabila
Jun 14, 2006
En campagne électorale, le Congo se penche à nouveau sur la vraie mère du chef de l'Etat, Joseph Kabila. Le Président congolais doit se marier le 17 juin à Kinshasa. Le mariage sera célébré par un prêtre catholique.

(La Libre Belgique, 12/06/2006) Le mariage du président Joseph Kabila est, en principe, une affaire privée. Il a cependant pris, au Congo, les dimensions d'une affaire politique.

Le 16 mai dernier, l'agence de presse congolaise privée APA et l'envoyée spéciale du «Soir» à Kinshasa écrivaient que le cardinal Etsou venait d'annoncer le mariage du président Kabila le 4 juin, avec bénédiction nuptiale devant le Sanctuaire Notre-Dame à Limete.

Le 2 juin, APA, citant le chef de la Maison civile du chef d'Etat, indiquait que la cérémonie était reportée au 10 juin, qu'elle aurait lieu à la Cité de l'Union africaine et que la bénédiction nuptiale serait donnée par le cardinal Etsou et par le président de l'Église du Christ au Congo (protestante), Mgr Marini Bodho.

Le 5 juin, le cardinal Etsou faisait, selon l'agence de presse officielle ACP, une «mise au point» sur ce mariage pour les catholiques: «Il a rejeté l'idée de mariage oecuménique comme annoncée dans certains médias». Le 8 juin, APA, de source «proche de la Présidence», annonçait un autre report d'une semaine, redoublant le tapage.

Joseph Kabila se marie avec sa compagne, Olive Lembe, avec laquelle il a une petite fille de 5 ans. Pourquoi maintenant, à 2 mois des présidentielles?

Explication: la publication des bans par l'Église catholique constitue une reconnaissance de l'identité de Joseph Kabila.

Un «vrai» Congolais?

Ce dernier est en effet l'objet d'une polémique depuis son accession au fauteuil présidentiel, le 26 janvier 2001, après l'assassinat de son père. Jusque-là, la vox populi le disait fils de Laurent Kabila et d'une Tutsie (ethnie du Rwanda, du Burundi et de l'est du Congo). A la veille de son intronisation, le régime le présenta comme le fils d'une Congolaise du Maniema; il était donc «de père et de mère congolais», comme la Constitution l'exige du chef d'Etat.

Durant le Dialogue intercongolais, le parti d'opposition UDPS fit venir témoigner un des fils de Laurent Kabila, Etienne, qui accusa Joseph d'être un enfant adopté, fils d'un ami rwandais du défunt Président. L'affaire était grave puisque le Congo sortait d'une guerre avec le Rwanda.

L'argument a, depuis, été souvent utilisé par les adversaires du chef d'Etat, qui réclamèrent un «test d'ADN» pour prouver sa filiation. «Il faudrait alors le réclamer de tous nos chefs d'Etat; vous imaginez le drame familial si l'un d'eux n'était pas le fils de son père», expliquait à l'époque à La Libre Belgique, Vital Kamerhe, secrétaire général du parti présidentiel.

Durant la pré-campagne électorale en cours, le vide des programmes a été rempli par les arguments identitaires. L'annonce du mariage, loin d'apaiser la polémique sur la filiation de Joseph Kabila, lui a redonné du tonus en raison des reports de la cérémonie.

Kabila protestant

Selon le droit canon, quand un catholique annonce son intention de se marier à l'Église, celle-ci vérifie s'il a été baptisé (le certificat de baptême indique sa filiation); s'il a été confirmé (si non, il le fait avant le mariage); s'il n'a jamais été marié. L'Église ayant publié les bans en mai, c'est que l'enquête fut satisfaisante. L'ex-conseiller pour la sécurité de Mobutu, Honoré Ngbanda, a alors diffusé sur Internet une lettre ouverte au cardinal Etsou exigeant qu'il produise le certificat de baptême du chef de l'Etat. Surnommé «Terminator» par la population pour avoir fait tirer sur des manifestants pacifiques en 1992 (13 morts), Ngbanda a néanmoins été pris au sérieux par une partie des Congolais en raison de son passé dans le renseignement.

La Présidence a alors fait savoir que c'est la future épouse du chef d'Etat qui est catholique, celui-ci étant protestant.

Mais un mariage catholique

«En réalité», assure à «La Libre Belgique» un proche de la famille présidentielle, «il n'y a eu qu'un report, du 10 au 17, en raison du décès de l'épouse du chef de la Maison civile. Nous n'avons jamais annoncé de mariage pour le 4 juin, qui est d'ailleurs un dimanche: les gens ont déduit cette date parce que c'était trois semaines après la publication des bans».

«Le mariage civil aura lieu le vendredi 16 à la résidence du chef de l'Etat», une simple maison du centre-ville selon notre interlocuteur. «Le mariage religieux, catholique, aura lieu au même endroit, le 17. Il sera célébré par Mgr Etsou. Comme le Président est protestant, le chef de l'Église protestante, Mgr Marini, dira une prière. Enfin, le dimanche, la maman du Président recevra la famille élargie et les amis, en sa résidence du Palais de Marbre».

«La discrétion aurait mieux valu que le fracas», regrette un religieux kinois. La cérémonie calmera-t-elle la polémique?
French Grève de médecins: l’Eglise catholique s’implique
Jun 12, 2006
L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou, supplie les médecins à suspendre leur mouvement de grève, déclenchée depuis près d'un mois. Il a fait sa requête dans une lettre adressée jeudi à la corporation des médecins en tant que "père spirituel", rapporte radiookapi.net

(Radio Okapi, 09 Juin 2006) «Je viens vous demander un service urgent, celui de reprendre sans tarder votre service dans nos hôpitaux», a-t-il imploré. Dans sa lettre, le cardinal Frédéric Etsou s’en prend aux autorités politiques. Celles-ci n’assument pas, selon lui, leurs responsabilités. L’archevêque de Kinshasa qui reconnaît la légitimité de revendications des disciples d’Hippocrate congolais, promet ainsi de rencontrer personnellement ces autorités pour les exhorter à «prendre leurs responsabilités et à les assumer avec honneur et dignité».

Par ailleurs, le Syndicat national des médecins, une assemblée générale de cette organisation professionnelle est prévue pour ce vendredi 9 juin à Kinshasa. A cours de cette rencontre, les médecins vont dresser un premier bilan des négociations engagées avec les autorités gouvernementales et décider de la suite à donner au mouvement.

En grève depuis plus d’un mois, les médecins oeuvrant dans les hôpitaux et centres médicaux publics revendiquent l’amélioration de leurs conditions sociales.
French Bénédiction de la grotte mariale de l'Eglise Saint Joseph à Matonge
May 25, 2006
Le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, archevêque de Kinshasa, a procédé, au cours d'une cérémonie rituelle organisée le samedi 13 mai 2006 à la paroisse Saint Joseph de Matonge, commune de Kalamu, la bénédiction de la grotte mariale dédiée à la Sainte Vierge Marie.

Le Potentiel (Kinshasa, 18 Mai 2006) L'archevêque de Kinshasa qu'entouraient Mgr Nlandu, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Kinshasa, et plusieurs prêtres, a, en présence d'une assistance nombreuse de chrétiens catholiques, inauguré la grotte Mariale après l'avoir bénie. Parmi les invités, on notait la présence du sénateur Jeannot Bemba Saolona, l'une des principales personnalités à avoir contribué à la réalisation de cette oeuvre. Dans son adresse, le cardinal Etsou a rappelé à l'assistance le récit de la visitation. Le prélat catholique, indique l'Acp, a mis un accent particulier sur la réponse de Marie, à savoir : « Me voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon sa volonté ».

A cette occasion, l'archevêque de Kinshasa a év oqué le rôle salvateur que Marie joue en faveur des chrétiens. Pour cette gratitude, a-t-il martelé, la Vierge Marie a droit à des égards particuliers, notamment cette grotte, symbole de la reconnaissance. Il a ainsi recommandé aux chrétiens catholiques que cette grotte demeure un haut lieu de méditation et de prière, un sanctuaire où chacun de nous est invité à se recueillir constamment pour être en communion avec Dieu.
French Le cardinal Etsou appelle les dirigeants congolais à la bonne gouvernance
May 17, 2006
L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou, a appelé dimanche 7 mai dernier les dirigeants congolais à la bonne gouvernance.

Le Potentiel (Kinshasa, 10 Mai 2006) Cet appel a été lancé à l'occasion d'une messe de la clôture officielle de la session de l'Association des évêques des provinces ecclésiastiques de Kinshasa (Assepkin) et de la fête de la paroisse Bon Pasteur qu'il a présidée en la même paroisse dans la commune de Kisenso.

Selon l'Agence congolaise de presse (Acp), le prélat catholique a mis à la disposition des fidèles catholiques les résolutions de la session des évêques. Il a, à cet effet, exhorté les évêques, les prêtres, les dirigeants et les parents à être les bons pasteurs là où ils dirigent, à l'instar de Jésus-Christ le Bon Pasteur par excellence. Le cardinal a prié à ce que Dieu nettoie les coeurs des dirigeants en vue de la bonne gouvernance de la République démocratique du Congo. A cette même occasion, il a béni la grotte mariale de cette paroisse et célébré le mariage d'un coup le. Enfin, l'archevêque a indiqué que la prochaine fête de la pentecôte mettra à l'opération 1 dollar américain de la télévision catholique.
French "Zones d`ombre" dans le processus électoral en RDC
May 17, 2006
L`Association des évêques des provinces ecclésiastiques de Kinshasa (ASSEPKIN), réunie mardi dernier sous la présidence du Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, ont déclaré avoir relevé des zones d`ombre dans le processus électoral en RDC, notamment le regroupement des alliances politiques sur les critères de tribalisme, les menaces de guerre et d`une nouvelle agression, l`incertitude dans le calendrier électoral, la non maîtrise des enjeux électoraux et la non appropriation du processus électoral par les Congolais.

(angolapress-angop.ao) Kinshasa, 11/05/2006 - A cet effet, les évêques ont rassuré les fidèles catholiques de leur accompagnement dans ce processus, avant, pendant et après les élections.

Ils se sont aussi engagés à soutenir les candidats crédibles qui cherchent la sagesse de Dieu pour gouverner le pays comme le Roi Salomon.

Par cette session, les évêques ont voulu évaluer la campagne de sensibilisation de la population en matière d`éducation civique et électorale.

Cette option avait été levée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), en vue d`envisager les perspectives d`engagement pour que le processus aboutisse dans les bonnes conditions.

Pour les évêques de l`ASSEPKIN, le travail de sensibilisation a atteint la couche de la population et il y a désormais éveil de la conscience et des avancées significatives.

Un autre thème évoqué au cours de la session par les évêques porte sur la préparation du peuple aux élections dans un climat sincère et fraternel.

Selon eux, la qualité de l`engagement doit compter avec les vertus et les qualités des électeurs et électrices pour la réussite de la reconstruction de la nation en s`interdisant des attitudes et déclarations mensongères au prix de la corruption et du mauvais exemple.

L`ASSEPKIN regroupe neuf diocèses notamment Kinshasa, Boma, Idiofa, Inongo, Kenge, Kikwit, Kisantu, Matadi et Popokabaka.
French Le Cardinal Frédéric Etsou : un message et ses contradictions
May 07, 2006
C’est dimanche au cours de son homélie durant la célébration eucharistique marquant la clôture du forum des communicateurs catholiques sur leur rôle pendant la campagne électorale que cette phrase « assassine » a été prononcée. Le Cardinal Frédéric Etsou a, en effet, appelé tous les Congolais à ne pas laisser les étrangers continuer à les diviser

(La République, 25.04.2006) Kinshasa - L’archevêque a invité le peuple congolais à agir en toute intelligence au prochain scrutin. Car selon lui, Dieu demandera à chacun ce qu’il aura fait du Congo après la mort. Frédéric Etsou a aussi demandé à ceux qui veulent diriger la Rdc de le faire avec amour pour le bien être de tous, avant d’affirmer que tout ce qu’il disait de la domination de la Rdc par les étrangers était vrai.

Ce message de l’archevêque de Kinshasa peut être perçu comme un message prophétique qui appelle les politiciens congolais à travailler ensemble pour le bien être de tous les Congolais. Il fait aussi un appel au peuple à se libérer par la voix des élections.

La Rdc créée par Dieu à travers la volonté de la Communauté Internationale

En effet, la Rdc est sous le joug de la Communauté Internationale depuis sa création à la conférence de Berlin. Aujourd’hui, on utilise pudiquement l’expression « la Communauté Internationale assiste les Congolais », cela sans dévoiler la visée de cette même Communauté Internationale sur le pays. Une partie du sol, des forêts et de savanes africains créés par Dieu a été formalisés pour devenir aujourd’hui Rdc par la volonté des belges et d’autres puissances coloniales.

C’est au nom de la real politik qu’aujourd’hui les élections vont être organisées. Cette phrase du Cardinal en même temps qu’elle appelle à plus de Justice pour le Congo suscite aussi des inquiétudes lorsqu’on sait que la tâche est laissée à la diplomatie de se déployer pour concourir ce terrain. Celle-ci exige un certain égard de notre part vis-à-vis de nos partenaires. Mais, dans la mesure où l’archevêque invite les peuples à se choisir des dirigeants qui ne sont pas à la solde des puissances étrangères, des dirigeants capables de changer par leur seule présence le rapport de force. Mais cette vision peut-elle tenir lorsqu’on est tombé très bas et qu’il faut jouer maintenant à la real politique ? Cette question demeure quand bien même nous savons que c’est le génie d’un peuple qui le développe. A moins que le cardinal soit partisan de la real politik mais tout en recherchant des personnes qui fédèrent et rassurent sur le plan interne tout en recherchant de la real politique. Mais si ce message est une mise en garde, suffit-il pour changer la situation ? A moins de décider de s’engager plus.

Un retentissement interne inquiétant

Sur le plan intérieur, ce discours inquiète surtout lors qu’on prend en compte ce vice d’accuser tous ceux qui sont venus de l’Est du pays des étrangers. Dans cette perspective, on peut accuser ce discours de haine. Il serait ainsi imprudent de le tenir de façon directe. La libération du pays doit se faire de manière intelligente, pensons-nous. A moins de faire aussi la propagande comme les politiciens et de vouloir enclencher des réactions de folie au préjudice des mêmes populations qu’on est censé protéger.

Aux journalistes, vous avez une mission de justice dans l’exercice de votre métier.

Par ailleurs, l’archevêque de Kinshasa a appelé tous les journalistes catholiques à faire preuve de justice et de vérité dans leur métier durant la campagne électorale. Frédéric les a mis en garde contre la haine tribale et la corruption. « L’argent, a-t-il dit, vous l’avez trouvé sur cette terre et vous serez enterré dans votre cercueil sans argent », leur a-t-il dit.
French Le Cardinal Etsou pour une société fondée sur les valeurs de la paix et de la réconciliation
Apr 27, 2006
Le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, a appelé dimanche dans son message de Pâques les femmes et les hommes de la Rdc à faire réellement preuve de leur capacité de construire une société fondée sur les valeurs de la paix et de la reconstruction

(Acp, 19.04.2006) Kinshasa - Le prélat catholique qui s’est exprimé au cours d’une messe célébrée à la paroisse de la Résurrection à la cité Salongo, dans la commune de Lemba, a interpellé l’assistance au nom de la foi en « Christ mort et ressuscité », à travailler et à susciter autour d’elle des sentiments de fraternité et de solidarité, sans lequel une société juste et prospère ne saurait se bâtir.

Il a invité les fidèles à prier avec ferveur et à demander au Seigneur ressuscité de répandre sa paix dans les cœurs, comme le dit Christ « La paix soit avec vous ». Il a fait savoir qu’à l’exemple des Saintes femmes qui, au matin de Pâques, ont couru jusqu’au tombeau du Seigneur, les chrétiens doivent courir aussi l’épreuve de la foi en proclamant partout et pour toute la vie que Christ est le Seigneur des vivants et des morts. « La joie de Pâques doit se traduire dans les actes et les gestes concrets en toute vérité », a-t-il souligné.

Le Cardinal Etsou a recommandé éga