Bernard Cardinal Agré Bernard Cardinal Agré
Function:
Archbishop Emeritus of Abidjan, Côte dIvoire
Title:
Cardinal Priest of San Giovanni Crisostomo a Monte Sacro Alto
Birthdate:
Mar 02, 1926
Country:
Ivory Coast
Elevated:
Feb 21, 2001
More information:
www.catholic-hierarchy.org
Send a text about this cardinal »
Spanish Un cardenal desenmascara a los "asesinos financieros" de África
Oct 14, 2009

CIUDAD DEL VATICANO, domingo, 11 de octubre de 2009 (ZENIT.org).- El cardenal Bernard Agré de Costa de Marfil ha tomado la palabra en el Sínodo de los Obispos de África para desenmascarar a los "asesinos financieros", hombres e instituciones que ahogan con préstamos inicuos a los países de ese continente.

El arzobispo emérito de Abidyán comenzó explicando que "las jóvenes naciones de África, al igual que las de América del Sur, etc., han tenido que recurrir a los bancos internacionales y a otros organismos financieros para realizar los numerosos proyectos encaminados a su desarrollo".

Ahora bien, denunció, "con mucha frecuencia, los dirigentes incapaces no han desconfiado lo suficiente. Y han caído en las trampas de esos hombres y mujeres que los iniciados llaman 'los asesinos financieros', los chacales apoyados financieramente por organismos avezados en los mercados desleales, que tienen como fin enriquecer los organismos financieros internacionales, hábilmente sostenidos por sus estados o por otras organizaciones sumergidas en el complot del silencio y de la mentira".

"Las ganancias asombrosas van a parar a los asesinos financieros, a las multinacionales y a algunos poderosos nacionales, que sirven de tapadera a los negociadores extranjeros", constató.

De esta forma, "la mayor parte de las naciones continúan sumergidas en la pobreza y en las frustraciones que engendra", explicó el cardenal.

Los "asesinos financieros", "portadores de financiaciones enormes, se ponen de acuerdo con sus colaboradores locales para que las grandes cantidades, prestadas con el sistema de intereses compuestos, nunca se puedan reembolsar rápida y completamente".

"Los contratos de ejecución y de mantenimiento se devuelven habitualmente, bajo forma de monopolio, a los respectivos prestadores. Los países beneficiarios hipotecan sus recursos naturales. Los habitantes, durante generaciones, quedan encadenados, prisioneros durante varios años".

"Para reembolsar estas deudas inagotables, siempre amenazadoras, como la espada de Damocles sobre la cabeza de los Estados, 'el servicio de la deuda' pesa duramente en el balance estatal, en el orden del 40-50% del Producto Interior Bruto".

"Maniatado de esta forma, el país respira con dificultad, se debe apretar el cinto ante las inversiones, los gastos necesarios para la educación, la salud y el desarrollo, en general".

"La deuda se convierte en una tapadera política para no responder a las reivindicaciones legítimas, con su conjunto de frustraciones y de desórdenes sociales, etc. La deuda nacional se presenta como una enfermedad programada por especialistas, dignos de los tribunales que juzgan los crímenes contra la humanidad, la conspiración en el mal para sofocar enteras poblaciones".

En este sentido, según el cardenal "la Iglesia, luz del mundo" debe "desempeñar su papel profético", comprometiéndose "concretamente en esta lucha por la verdad".

"Los especialistas saben que, desde hace años, la mayor parte de las deudas han sido efectivamente reembolsadas. Suprimirlas pura y simplemente no es un acto de caridad, sino de justicia".

Por esto, el cardenal pide al Sínodo de Africa que considere el problema de la condonación de las deudas.

Para que "no sea un mero arranque sentimental", el purpurado sugiere que "una Comisión internacional, compuesta por expertos de las altas finanzas, pastores informados, hombres y mujeres del Norte y del Sur, se hagan cargo del problema".

Esta comisión deberá "velar concretamente por la utilización transparente de las cantidades administradas, para que sirvan efectivamente a todos los elementos de la pirámide social: rurales y urbanos".
German Kardinal Agré besuchte Heimbach
Apr 14, 2008
Hohen Besuch empfing Bürgermeister Bert Züll am Samstagmorgen am Heimbacher Bahnhof. Um exakt 11.06 Uhr entstieg Bernard Kardinal Agré aus Abidjan (Elfenbeinküste) der Rurtalbahn. Der 82-jährige Geistliche stattet derzeit Düren und der Region einen einwöchigen Besuch ab.

(ksta.de, 13.04.08) Heimbach - Erste Kontakte kamen durch die Fußballweltmeisterschaft 2006 zustande. Damals war Düren offizieller Fanstützpunkt für die Fußballanhänger der Elfenbeinküste. In diesem Zusammenhang reiste seinerzeit eine Dürener Delegation in das afrikanische Heimatland Agrés. Nun kam der Kardinal zum Gegenbesuch. Hans Doncks, Pfarrer von Heimbach, hatte aus diesem Anlass ein feierliches Glockengeläut für 11.15 Uhr bestellt, was auch weit über die Grenzen der kleinen Stadt hinweg zu vernehmen war.

Nach der Besichtigung des Nationalparktores führte der Weg des Gastes durch die Straßen des bunt geschmückten Burgortes an der Rur. Just an diesem Tag feierten die Heimbacher ihr Frühlingsfest. Ziel des Kardinals war gegen Mittag dann die Abtei Mariawald. Nicht zum ersten Mal erhielt die Abtei Besuch von einem Kardinal. Auch Joachim Kardinal Meisner konnte in diesem Kloster schon mehrfach begrüßt werden. Sogar Papst Benedikt XVI., am 14. September 1991 noch als Joseph Kardinal Ratzinger unterwegs, war einst bei einer feierlichen Priesterweihe in der Abtei zugegen. Am Konklave, bei dem Joseph Kardinal Ratzinger zu Benedikt XVI. gewählt wurde, nahm Bernard Kardinal Agré 2005 teil. (kli)
French «Barrage infranchissable»
Mar 18, 2008
Afrique: le cardinal Agré dénonce le système bancaire.

ROME, vendredi 21 mai 2004 (www.zenit.org) Nous publions ci-dessous le discours prononcé par le cardinal Agré, cardinal d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, lors du congrès organisé à Rome par le Conseil pontifical justice et paix sur le développement économique et social en Afrique, qui a eu lieu les 21 et 22 mai, 2004.

Eminence Cardinal Martino, Président du Conseil,
Mesdames et Messieurs, Honorables Participants,

Développer l’Afrique, continent oublié, continent saturé de mauvaises nouvelles, comme l’on dit, constitue un problème d’une rare complexité. Et cependant, les ressources naturelles ne manquent pas: produits abondants du sol et du sous-sol, présence d’une élite intellectuelle et économique très appréciable…

Cette élite provient des universités et grandes écoles locales, elle provient également des universités et grandes écoles de l’Occident. Et plusieurs de ses membres se sont illustrés en Europe et en Amérique par leur compétence et leur créativité.

Ces Africains compétents et motivés sont prêts, très souvent, à entreprendre des actions de développement en terre africaine. Mais outre les problèmes de marchés qui freinent souvent leur élan à cause d’une concurrence extérieure très forte, aggravée par les lois sacro-saintes de la mondialisation, ces développeurs africains se heurtent le plus souvent à un système bancaire qui constitue un barrage infranchissable. Il est de bonne coutume d’accuser les Africains de leur mauvaise gestion financière. Mais il y a, comme dans tous les continents, des exceptions encourageantes. Aujourd’hui, en Afrique, il se trouve de bons gestionnaires, de bons entrepreneurs. Mais comment peuvent-ils avoir accès aux crédits qui sont partout dans le monde un levier important de l’entreprise et du développement? Les banques sont en général basées en Europe et font la politique de leur nation. Et même lorsque les entrepreneurs africains présentent des dossiers fiables aux succursales de ces banques qui se trouvent dans nos pays, ils peuvent essuyer un refus catégorique ou poli à cause des intérêts nationaux prioritaires.

Il faut aussi noter que les taux pratiqués en Côte d’Ivoire, par exemple, pour ne citer que ce pays que je connais bien, sont fort élevés. On ne prête pas à moins de 17, voire 20 % du capital. Qui peut faire face à de tels taux qui font que le capital double tous les cinq ans? Cela n’est pas du tout encourageant de forcer l’accès à ces crédits. Il est à noter aussi que les banques ne prennent très souvent aucun risque car avant de prêter, elles exigent de telles garanties que celles-ci couvrent déjà le capital emprunté. Ce système-là doit être revu et corrigé si nous voulons donner des chances à des personnes valables pour transformer sur place les matières premières, dont on se vante d’être les premiers ou deuxièmes producteurs au monde, et leur assurer une plus-value. L’Afrique semble être fatiguée de n’être que productrice de matières premières.

J’invite tous ceux qui peuvent contribuer à apporter une solution plus humaine, plus rentable à cet état de chose, à se donner la main et à aider l’Afrique à se prendre en charge.

Il serait bon, en parlant de l’Afrique, de dépasser le discours idéologique pour passer à l’engagement concret. Le discours maintient l’Africain dans son sous-développement et même le fait reculer. L’engagement véritable le libère et fait de lui un vrai partenaire. Ainsi, l’Occident et l’Afrique n’auront plus de rapports de cheval à cavalier - l’Afrique étant toujours le cheval - mais des rapports de respect mutuel et d’amitié effective.

Je vous remercie.

Bernard Cardinal AGRE
Archevêque d’Abidjan



Cet article a paru dans le numéro d'août-septembre 2004 de Vers Demain
English The banking system: “An impassable barrier”
Mar 18, 2008
On May 21, 2004, a symposium organized by the Pontifical Council for Justice and Peace took place in Rome, with the theme “The Social and Economic Development of Africa in the Era of Globalization”. Here is the speech given on that occasion by Bernard Cardinal Agré, Archbishop of Abidjan, Ivory Coast, and member of the Pontifical Council for Justice and Peace:

Your Eminence Cardinal Martino, President of the Council, ladies and gentlemen,

Developing Africa, the forgotten continent, a continent saturated with bad news as they say, constitutes a problem of rare complexity. And yet, the natural resources are not lacking: abundant products from the earth and from under the earth, the presence of an intellectual elite, and a noticeable economy...

This elite comes from universities and local high schools, and also from universities and important schools from the West. Many of its members won fame in Europe and America through their abilities and creativity.

These skilled and motivated Africans are ready, very often, to undertake developments in Africa. But, besides marketing problems that often act as a brake on their spirits because of very strong foreign competition, aggravated by the sacrosanct laws of globalization, these African developers usually come up against a banking system that constitutes an impassable barrier. It is customary to accuse the Africans of bad financial management, but there are, as in every continent, encouraging exceptions. Today, in Africa, there are good administrators, good entrepreneurs. However, how can they have access to credits, which are, everywhere in the world, an important lever of entrepreneurship and development? Banks are generally based in Europe, and are primarily at the service of these nations. Even when African entrepreneurs present trustworthy projects to the branches of these banks in our countries, they can still meet with polite or categorical refusal because of priority national interests.

One must also notice that the interest rates in force in Ivory Coast, for instance — to use the example of a country that I know well — are very high. Capital is never loaned below a rate of 17 or 20%. Who can cope with such rates, which cause the principal to double every five years? To force people to borrow credit in such conditions is not at all encouraging. One must also note that most often, banks take no risk at all, for before lending money, they demand such guarantees that cover the capital borrowed. This system must be reviewed and corrected if one wants to give good people the chance of transforming on the spot, in our own country, raw materials that we pride ourselves of being the first or second producers in the world, and give them an increase in value. Africa seems tired of being only a producer of raw materials.

I invite all those who can contribute to bring to this state of affairs a more humane and profitable solution, to give one another a helping hand, to help Africa take charge of itself.

When one talks about Africa, it would be a good thing to go beyond ideological talks, and move to concrete commitments. Talks keep the Africans in underdevelopment, and even make them downgrade. Real commitments free them and make them true partners. This way, western nations and Africa will no longer have the relationship of a horse and a rider — Africa always being the horse — but relationships of mutual respect and effective friendship. Thank you.

Bernard Cardinal Agré

This article was published in the May-June-July, 2004 issue of “Michael”.
French Le cardinal Agré soulage les malades
Aug 09, 2006
Le cardinal Bernard Agré a fait don d'un important lot de matériels médicaux d'une valeur de 50 millions au CHU de Yopougon, le 3 août dernier. Ce don est composé entre autres d'un lit d'auscultation, d'un lit électrique, de deux chaises gynécologiques.

Notre Voie (Abidjan, 8 Août 2006) "Nous avons quelques peu mesuré vos besoins à l'occasion de plusieurs visites des malades ; aussi lorsque nous rencontrons à l'extérieur des âmes de bonne volonté, c'est volontiers que nous leur présentons la situation difficile de nos hôpitaux et centres de santé", a dit le cardinal. "C'est de la France que cette fois-ci des amis donateurs ont mobilisé le matériel médical, des médicaments pour nos malades", a-t-il affirmé. A l'en croire, 750 lits d'hôpitaux seront bientôt offerts. Pour le ministre de la santé et de l'hygiène publique, M. Alla Kouadio Remi, l'église catholique a toujours agi de tous temps dans les domaines de la santé. Mais au-delà de ce don, l'église catholique apporte beaucoup aux populations, a-t-il dit. "Il est clair que l'Etat à lui tout seul ne peut pas faire face à tous les besoins des populations et qu'il faut mobiliser toutes les composantes de la société", a-t-il souligné. Il a souhaité qu'une utilisation rationnelle des dons pour aider l'Etat. Pour ce faire une direction de gestion a été mise en place pour tirer le meilleur profit de ces dons.

"Si Dieu lui-même met la main à la pâte, c'est que nous sortirons très vite de la situation que nous traversons", a dit Dr. Kanga Miésan Jean-Baptiste, directeur du CHU.
French “Témoin de son temps” de Bernard Cardinal Agré
Jul 31, 2006
Itinéraire d’un prêtre à la retraite

(Le Patriote, 19 Juillet 2006) L’homme de Dieu aujourd’hui à la retraite, Mgr Bernard Agré, ancien archevêque d’Abidjan, vient de publier chez CEDA-NEI, un livre-interview qui retrace sa vie depuis l’enfance. M. Venance Kacou, PDG du Centre d’édition et de diffusion africaines a convié la presse, le vendredi 14 juillet dernier, au centre culturel de la cathédrale Saint-Paul du Plateau pour une cérémonie de dédicace de cet ouvrage qui s’intitule : « Bernard Cardinal Agré : Témoin de son temps ». Natif de Monga dans la sous-préfecture d’Alépé et ayant passé plus d’un demi siècle de vie sacerdotale (ordonné prête le 20 juillet 1953), le Cardinal Agré exprime dans ce livre toute la joie qu’il a eue à passer toute sa vie à lutter pour que le message de Jésus-Christ soit annoncé et vécu. L’équipe qui a réalisé ce livre-interview ne rate aucune occasion de recevoir les bénédictions du prélat. Lisons plutôt la première loléance faite à l’émérite homme de Dieu, le mercredi 26 novembre 2003 : « Eminence, avant de commencer l’élaboration de cet opuscule, nous voulons vous demander de nous bénir, afin que nos langues ne soient pas fourchues et que nos cœurs soient unis au vôtre et à celui du Christ pour que cet entretien se déroule dans une atmosphère d’amour, de vérité et de considération filiale ». Et Monseigneur Agré de dire cette prière « Seigneur notre Dieu, c’est toi qui nous as créés, c’est toi qui nous donne le pouvoir de communiquer. Sois présent à notre rencontre, inspire nos pensées, nos questions, nos réponses. Reste avec nous. Envoie ton Esprit Saint pour que nous puissions voir juste, aujourd’hui et demain. Que notre regard, en toi, scrute l’avenir et unisse les hommes d’aujourd’hui et les générations à venir. C’est la grâce que nous te demandons, par Jésus-Christ, notre frère et notre compagnon de route. Amen ».
A la fin de la conférence de presse, l’assistance a encore sollicité une prière du Cardinal Agré. Le serviteur de Dieu a souhaité que l’espérance en Dieu fasse que plus personne ne soit exclu.
Titulaire d’un Doctorat en théologie, option Droit Canonique, Mgr Agré sait mieux que quiconque, que c’est en mourant qu’on ressuscite à la vie par Jésus-Christ.
French Le Cardinal Agré se raconte
Jul 31, 2006
“Temoin de son temps”. L’ancien Archevêque d’Abidjan a dédicacé la semaine dernière son livre entretien.

(Fratmat, 19 Julliet 2006) Le cardinal Bernard Agré, c'est toute une histoire. L'histoire d'une vie. Celle du deuxième cardinal ivoirien depuis le 21 février 2001, après Bernard Yago qui l'a ordonné prêtre en 1953. Il y a 53 ans. Il a été fait évêque par le Pape Paul VI en 1968.  Cela fait exactement 38 ans. Agé aujourd'hui de 82 ans, toujours robuste, respirant la pleine forme et s'exprimant avec éloquence, Mgr Agré est un témoin averti de son temps. Les éditions CEDA et NEI ont voulu le faire connaître à leurs lecteurs. A travers les éditions " rencontres ". Au cours d'une conférence de presse de présentation de l'ouvrage, qui a eu lieu la semaine dernière à la cathédrale Saint-Paul, M. Venance Kacou, PDG des CEDA, a indiqué aux journalistes que ce livre a été réalisé pour permettre au prélat de dire son témoignage sur la Côte d'Ivoire, les hommes, les événements douloureux et heureux.
L'ouvrage réalisé sous forme d'interview aurait, selon lui, dû être publié depuis 2002. Mais, les conditions n'étaient pas réunies. Il fallait aussi avoir l'accord du cardinal qui était réticent au départ… Et qui, finalement, s'est laissé "violer ". Mais, ce n'est qu'un commencement. Car les CEDA veulent tirer le maximum de cet homme, très riche en expériences et en enseignements. M. Venance Kacou a, cependant, déploré les coquilles. En parcourant le livre, en effet, on a l'impression qu'il a été fait dans la précipitation, les légendes des photos  ne sont pas précises. La formulation des questions n'est pas non plus faite dans le style journalistique. Mais, n'empêche qu'en lisant l'ouvrage, avec les réponses du cardinal, on en sort avec une certaine satisfaction.
" Aussitôt que ce premier stock de 3000 ouvrages sera épuisé, le livre sera réédité ", a indiqué l'éditeur aux journalistes … A ce moment-là, on en fera certainement un bouquin à la dimension du cardinal Agré. Un cardinal de qui beaucoup gardent l'image d'un père souriant, qui invite ses fidèles à sourire au moins 10 fois par jour et qui les invite également à aimer trois catégories de personnes : " Les personnes qui vous aiment. Les personnes qui vous ignorent et celles qui vous détestent. Quand on a la possibilité d'aimer ces trois catégories de personnes, la vie, même si elle connaît des turbulences, au bout, il y a la sérénité ", déclare-t-il.
Concernant l'ouvrage, il a fait savoir qu'il ne lui a pas été facile de "se livrer comme cela ". En plus de ses différentes missions à Man, à Yamoussoukro et Abidjan, il évoque également le souvenir de son enfance et  de ses parents : son père, le vieux Jean Mandah, et sa mère Yomin Jeanne. Les deux époux ont vécu ensemble 62 ans et ont eu douze enfants : six filles et six garçons. Il y avait 20 ans d'âge entre le cardinal et sa défunte mère et ils étaient très proches. On apprend aussi que le nom " Agré ", qu'il porte, est celui de son grand-père paternel. Quand  ses frères et sœurs portent le nom du père . Les raisons sont expliquées dans le livre. Mgr Agré parle aussi dans l'ouvrage de ses deux grands amis musulmans : Tidiane Bâ, un homme transcendant, un théologien. Et Hampaté-Bâ, qui a écrit un livre intitulé " un nouveau regard sur l'islam ". Un ouvrage que le prélat recommande à tous les chrétiens qui veulent approfondir leur foi en Jésus-Christ et avoir un nouveau regard sur l'islam. Le cardinal invite, par ailleurs, les Ivoiriens à lire cet autre livre dont l'auteur est Rachid : " Chrétiens et musulmans, nous avons tant de choses à nous dire ". " Bernard cardinal Agré, Témoin de son temps " est à lire. Le lecteur se laisse instruire. A participé à la réalisation de l'ouvrage : M. Anney Kablan Norbert consultant, Mme Gyna Dick, écrivain, et les Abbé Augustin Obrou, responsable de la communication à l'archevêché d'Abidjan, et Jean Sinsin Bayo, doyen de la faculté de théologie de l'Université catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO).
French "Temoin de son temps"
Jul 30, 2006
L'ancien Archevêque d'Abidjan a dédicacé la semaine dernière son livre entretien.

Fraternité Matin (Abidjan, 18 Juillet 2006) L'histoire d'une vie. Celle du deuxième cardinal ivoirien depuis le 21 février 2001, après Bernard Yago qui l'a ordonné prêtre en 1953. Il y a 53 ans. Il a été fait évêque par le Pape Paul VI en 1968. Cela fait exactement 38 ans. Agé aujourd'hui de 82 ans, toujours robuste, respirant la pleine forme et s'exprimant avec éloquence, Mgr Agré est un témoin averti de son temps. Les éditions Ceda et NEI ont voulu le faire connaître à leurs lecteurs. A travers les éditions " rencontres ". Au cours d'une conférence de presse de présentation de l'ouvrage, qui a eu lieu la semaine dernière à la cathédrale Saint-Paul, M. Venance Kacou, PDG des Ceda, a indiqué aux journalistes que ce livre a été réalisé pour permettre au prélat de dire son témoignage sur la Côte d'Ivoire, les hommes, les événements douloureux et heureux.

L'ouvrage réalisé sous forme d'interview aurait, selon lui, dû être publié depuis 2002. Mais, les conditions n'étaient pas réunies. Il fallait aussi avoir l'accord du cardinal qui était réticent au départ Et qui, finalement, s'est laissé "violer ". Mais, ce n'est qu'un commencement. Car les Ceda veulent tirer le maximum de cet homme, très riche en expériences et en enseignements. M. Venance Kacou a, cependant, déploré les coquilles. En parcourant le livre, en effet, on a l'impression qu'il a été fait dans la précipitation, les légendes des photos ne sont pas précises. La formulation des questions n'est pas non plus faite dans le style journalistique. Mais, n'empêche qu'en lisant l'ouvrage, avec les réponses du cardinal, on en sort avec une certaine satisfaction.

" Aussitôt que ce premier stock de 3000 ouvrages sera épuisé, le livre sera réédité ", a indiqué l'éditeur aux journalistes A ce moment-là, on en fera certainement un bouquin à la dimension du cardinal Agré. Un cardinal de qui beaucoup gardent l'image d'un père souriant, qui invite ses fidèles à sourire au moins 10 fois par jour et qui les invite également à aimer trois catégories de personnes : " Les personnes qui vous aiment. Les personnes qui vous ignorent et celles qui vous détestent. Quand on a la possibilité d'aimer ces trois catégories de personnes, la vie, même si elle connaît des turbulences, au bout, il y a la sérénité ", déclare-t-il.

Concernant l'ouvrage, il a fait savoir qu'il ne lui a pas été facile de "se livrer comme cela ". En plus de ses différentes missions à Man, à Yamoussoukro et Abidjan, il évoque également le souvenir de son enfance et de ses parents : son père, le vieux Jean Mandah, et sa mère Yomin Jeanne. Les deux époux ont vécu ensemble 62 ans et ont eu douze enfants : six filles et six garçons. Il y avait 20 ans d'âge entre le cardinal et sa défunte mère et ils étaient très proches. On apprend aussi que le nom " Agré ", qu'il porte, est celui de son grand-père paternel. Quand ses frères et soeurs portent le nom du père . Les raisons sont expliquées dans le livre. Mgr Agré parle aussi dans l'ouvrage de ses deux grands amis musulmans : Tidiane Bâ, un homme transcendant, un théologien. Et Hampaté-Bâ, qui a écrit un livre intitulé " un nouveau regard sur l'islam ".

Un ouvrage que le prélat recommande à tous les chrétiens qui veulent approfondir leur foi en Jésus-Christ et avoir un nouveau rega rd sur l'islam. Le cardinal invite, par ailleurs, les Ivoiriens à lire cet autre livre dont l'auteur est Rachid : " Chrétiens et musulmans, nous avons tant de choses à nous dire ". " Bernard cardinal Agré, Témoin de son temps " est à lire. Le lecteur se laisse instruire. A participé à la réalisation de l'ouvrage : M. Anney Kablan Norbert consultant, Mme Gyna Dick, écrivain, et les Abbé Augustin Obrou, responsable de la communication à l'archevêché d'Abidjan, et Jean Sinsin Bayo, doyen de la faculté de théologie de l'Université catholique de l'Afrique de l'Ouest (Ucao).
French Le Pape Benoît XVI soutient l’opération
Jun 14, 2006
300 déplacés de guerre ont regagné leurs villages, dans l’ouest du pays  avec les encouragements de l’Église.
Publicité

(Fraternité Matin, 14 Juin 2006) Le Cardinal Agré a assisté au départ des déplacés.

Il y avait de l’émotion samedi à la salle des fêtes de la cathédrale Saint -André de Yopougon. 300 déplacés de guerre y ont reçu les encouragements du cardinal Bernard Agré,  administrateur apostolique de l’archidiocèse d’Abidjan, avant d’emprunter les cars qui les attendaient dans la cour de l’Eglise pour rejoindre leurs villages respectifs : Bangolo, Kouibly et Facobly. M. Sea Christian planteur à Diéouzon et porte- parole des déplacés,  a déclaré avant leur départ que ses pairs et lui étaient heureux de retourner sur leurs terres.  “ Nous retournons sans aucun esprit de vengeance ”, a-t-il soutenu. Ils espèrent seulement que le désarmement sera effectif et qu’ils n’auront plus à fuir de nouveau leur région.

Le nonce Apostolique empêché a dit dans un courrier lu par le Père Carlos Orduna, responsable des Clercs de Saint-Viateur,  que le Pape Benoît XVI a soutenu l’opération avec une aide de deux millions de F. Il a souhaité que cet effort de solidarité renforce les liens entre la Côte d’Ivoire et les pays amis, et particulièrement l’Espagne. Plus de 300 autres familles ont selon lui,  manifesté le désir de retourner à Bouaké, Katiola et Korhogo.

Le cardinal Bernard Agré qui présidait la cérémonie a exhorté les déplacés à ne pas garder rancune. Et à faire de la Côte d’Ivoire un nouveau pays…

Ces déplacés de guerre retournent chez eux dans le cadre de la deuxième phase du projet “ retour espoir ” initié par la congrégation Saint-viateur qui,  par l’intermédiaire de l’Ong viatorienne “ serso ” (service de solidarité),  a obtenu du gouvernement basque espagnol un financement de 66.000 .000F pour le retour dans leur village d’une centaine de familles de l’Ouest. Le transport et la nourriture ont été entièrement pris en charge. Ils ont reçu en plus une aide financière de 50.000F comme  argent de poche, ainsi que des vivres pour six mois, et le nécessaire pour reconstruire faire  leurs vies familiale et agricole.

La première phase de ce projet a eu lieu le 22 mai dernier avec le retour de 65 familles. L’évêque de Yopougon, Mgr Laurent Mandjo, qui était présent à cette cérémonie a félicité les clercs Saint-Viateurs, en indiquant que c’est dans le malheur que l’on reconnaît ses vrais amis.
French “Être sous la tutelle de l’ONU, un grand malheur”
May 17, 2006
Le plus grand malheur pour un pays, c’est d’être mis sous la tutelle de l’ONU”, a déclaré, hier, le Cardinal Bernard Agré, Archevêque d’Abidjan.

(fratmat.net 09.05.2006) C’était à la paroisse Saint-Jacques des II Plateaux, à l’occasion de la célébration de la 43ème journée mondiale de prière pour les vocations; une messe qu’il a présidée dans cette église pour également témoigner sa compassion aux prêtres de cette paroisse qui ont été agressés récemment, pour la deuxième fois.
Le chef de l’Archidiocèse d’Abidjan a commencé par s’étonner de la bizarrerie des Ivoiriens qui ne se rendent “pas compte qu’ils ont un pays en or”. Un “pays extraordinaire, riche en milliards, où tout pousse en abondance”, comme ont d’ailleurs témoigné auprès de lui certains de “ceux qui sont venus nous aider”. Malheureusement, a déploré Mgr Agré, “on laisse la situation pourrir” pour des considérations partisanes. Le prélat a alors rappelé que la résolution 1633 du Conseil de sécurité de l’ONU a donné un an aux Ivoiriens pour organiser les élections; il a aussi fait allusion, sans le nommer, aux propos sibyllins tenus récemment par le secrétaire général de l’ONU qui affirmait que si l’élection présidentielle n’était pas organisée en octobre, le mandat du Président de la République ne serait pas renouvelé. “Qu’est-ce que cela veut dire? Qu’on va mettre le pays sous la tutelle de l’ONU”, s’est inquiété le Cardinal.
Poursuivant sa supplique aux Ivoiriens afin qu’ils se ressaisissent rapidement, Mgr Agré dira: “Aucun homme normal, aucun intellectuel ne peut souhaiter qu’on mette son pays sous la tutelle de l’ONU. C’est, à rebours, un raisonnement d’analphabète. On croit faire du mal à un tel ou à un tel. Mais, c’est à nous-mêmes que nous faisons du mal! On se dit que personne ne va gouverner, donc l’ONU va venir gouverner…Ce n’est pas normal”, s’est indigné le prélat. L’Archevêque d’Abidjan, qui a précisé avoir “du respect pour l’ONU”, a néanmoins soutenu qu’une telle éventualité n’était ni souhaitable, ni tolérable.
“Nous avons été colonisés par la France, mais la France avait un visage, on pouvait faire des manifestations contre elle. L’ONU n’a pas de visage. Contre qui allez-vous manifester? Le Bangladesh? Le Sénégal? Contre personne! Vous n’aurez rien que des sanctions!”, a martelé le Cardinal. Rappelant aux Ivoiriens que “nous n’avons pas deux pays”, il les a exhortés en ces termes: “Faites tout pour que la Côte d’Ivoire ne soit pas mise sous tutelle”. Et, pour éviter ce qu’il a qualifié de “grand malheur”, le Cardinal Agré a demandé à ses compatriotes de prier et de travailler pour que “octobre soit octobre” et que les élections puissent se tenir à cette date. Puis, l’archevêque d’Abidjan de déclarer, sous un tonnerre d’applaudissement, de l’assemblée: “Allez-le dire dehors! Dites que c’est moi qui l’ai dit, celui qui n’est pas content…”.
Enfin, le Cardinal a demandé aux chrétiens et aux Ivoiriens de “prier fort”, avant d’indiquer: “Je pars à Rome, je prierai et je reviendrai”. Le chef de l’Archidiocèse d’Abidjan cédera son “trône”, le 18 juin à son successeur désigné, Mgr Jean-Pierre Kutwan, actuel évêque du diocèse de Gagnoa. Mgr Agré devait quitter hier Abidjan pour Rome où il doit participer aux travaux de la commission pour la famille.
French Le Cardinal Agré rappelle Gbagbo à l’ordre
May 09, 2006
La présence, hier, de certains cadres de la Présidence et du Secrétaire général de la FESCI à l’UCAO n’était pas fortuite. Dès qu’il a appris la nouvelle de l’agression, le chef de l’Eglise catholique de Côte d’Ivoire a appelé le Président Laurent Gbagbo. Selon des indiscrétions, le Cardinal Bernard Agré a demandé, au chef de l’Etat, de retenir ses partisans.

(Le Patriote, 28 Avril 2006) La colère de l’Archevêque d’Abidjan est d’autant justifiée que le même jour se tenait, dans l’enceinte de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, un Colloque international qui regroupe tous les pays d’Afrique et de Madagascar. Le guide de la communauté catholique de Côte d’Ivoire n’a pas du tout apprécié la violation de l’enceinte d’un établissement qui a signé un accord de siège avec l’Etat ivoirien. Cet accord, par conséquent, accorde à l’UCAO, le même statut que les institutions internationales et les chancelleries. En clair, avec l’accord de siège, l’UCAO est considérée comme une ambassade, le prolongement du territoire du Vatican, dont elle dépend, en Côte d’Ivoire. L’Université catholique d’Afrique de l’Ouest n’est donc pas un établissement supérieur comme les autres et ne peut être associée à la crise qui prévaut actuellement dans le supérieur. Le comportement de la FESCI, hier, peut amener les autres Etats membres à décider de la délocalisation de l’UCAO en faveur d’un autre pays du fait de l’insécurité. Cela est d’autant plus plausible que l’agression des éléments de la FESCI s’est faite sous les yeux du président de la Fédération internationale des Universités catholiques venu prendre part au colloque et qui a été véritablement choqué par tout ce qu’il a vu.
French Paques 2006 comme “la résurrection de notre chère Côte d’Ivoire”
May 09, 2006
«Christ est ressuscité. Dieu est Amour, alléluia». Ces paroles du Cardinal Agré Bernard, archevêque de la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan, traduisent toute l’émotion et la joie qui animent les fidèles chrétiens qui ont pris d’assaut ce lieu saint le samedi 15 avril 2006.

(Le Patriote No. 1966 du Mardi 18 Avril 2006) Venus fêter la rédemption de l’humanité par Jésus, ces fidèles ont été longuement évangélisés par le Cardinal Agré sur l’Amour et la patience de Dieu, à travers la résurrection du Christ. «Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son fils unique pour le salut des hommes. Non seulement, Il est amoureux de l’homme, Il en donné des preuves éclatantes (…). Il sait attendre, pour que les hommes aillent jusqu’au bout, soit dans leur méchanceté, soit dans leur désir de bien faire. Il est tellement plein d’amour qu’Il a laissé son fils boire le calice de la souffrance jusqu’à la lie», a indiqué le prélat. Il a souhaité que cette fête de Pâques soit la dernière dans la grisaille de la guerre, et la première d’une paix totale, juste et immédiate. Pâques selon le Cardinal Agré peut se traduire par la résurrection de «notre chère Côte d’Ivoire». Une Côte d’Ivoire qui a-t-il ajouté, a souffert du manque de cohérence et de solidarité de ses fils. «Ils se sont laissés emporter par leur colère et aujourd’hui, ils ont installé notre pays dans des contradictions récurrentes. Personne ne veut céder ou ne cède que du bout des lèvres», a accusé l’archevêque d’Abidjan. Pour lui, le salut de la Côte d’Ivoire, réside dans la capacité de ses fils à réussir «le pari du siècle : désarmement, recensement, réunification de tout le territoire. Le vent nouveau qui s’emparera de la Côte d’Ivoire, ne permet plus, a-t-il poursuivi, que «l’on s’installe dans le doute, ni de faire semblant ou de jouer double jeu». Faire confiance à tous ceux qui détiennent la moindre parcelle de l’autorité nationale sur le plan politique comme religieux, la résurrection au village, dans les quartiers, au bureau, dans le commerce, dans le transport ainsi que le regret des maux commis au Sud, au Nord, au Centre, seront selon le Cardinal Agré les éléments fédérateurs de cette paix retrouvée».
French Le Cardinal Agré livre les secrets de sa longévité
May 09, 2006
Le dimanche 23 avril dernier, à l'occasion de son 80ème anniversaire célébré à la Cathédrale St Paul du Plateau, le cardinal Agré a livré les secrets de sa longévité.

Notre Voie (Abidjan, 27 Avril 2006) "L'amour est l'explication profonde de tout. Si tu hais, tu détruits la qualité et diminues la longueur de ta vie. Mais si tu aimes, tu sanctifies la qualité de ta vie et tu rallonges ta vie. Ainsi tu vivras longtemps", a-t-il expliqué avant de demander aux fidèles chrétiens de prier pour lui.

"Car j'ai envie de vivre avec vous. Tout ce que je fais dans ma vie, c'est admirer le Seigneur pour vivre avec lui et être au service de mes frères", a-t-il confié.

A propos de la crise ivoirienne, le serviteur de Dieu a dit sans ambages.

"N'ayez pas peur, le Seigneur veille au grain. Il donnera, j'en suis, sûr la paix à la Côte d'Ivoire", a prophétisé le cardinal tout en exhortant les uns et les autres à être justes dans leurs engagements pour la recherche de la paix durable en Côte d'Ivoire. "Faites-vous confiance et faites confiance à Dieu. Désarmez vos coeurs pour une véritable paix et une réelle réconciliation", a ensuite conseillé le patron de l'église catholique dont l'anniversaire a été célébré dans la ferveur religieuse où les cantiques "Gloria", "Sanctus" "Kérié" et même la prière de l'offertoire ont été chantés en grégorien par toute l'assistance.

Le Cardinal Agré est né le 2 mars 1926 à Monga (Alépé). Il a été baptisé le 2 septembre 1932 à Memni, toujours dans la région d'Alépé. Après 33 ans d'épiscopat, il a été créé Cardinal par le Pape Jean-Paul II, le 21 janvier 2001, à Rome (Vatican).
French Le Cardinal Bernard Agré prend sa retraite
May 07, 2006
Le Vatican a accepté la démission de Son Eminence le Cardinal Bernard Agré, archevêque d'Abidjan.

Notre Voie (Abidjan, 3 Mai 2006) Il sera remplacé par l'archevêque de Gagnoa, Mgr. Jean-Pierre Kutwa. L'information a été donnée, hier, à la Cathédrale Saint-Paul, au Plateau, par le Nonce apostolique en Côte d'Ivoire, Mgr Mario Roberto Cassari.

"Le Saint père Benoît XVI a accepté la démission de Son Eminence le Cardinal Bernard Agré qui avait demandé d'être relevé de la charge pastorale de l'archidiocèse d'Abidjan, conformément au Canon 401, chapitre 1 du Code de droit canonique. Le Saint père Benoît XVI a nommé Archevêque métropolitain d'Abidjan, SEMgr Jean-Pierre Kutwa, jusqu'ici Archevêque métropolitain de Gagnoa", a déclaré Mgr Mario Roberto Cassari.

Le cardinal Bernard Agré part à la retraite à partir du 18 juin prochain, date à laquelle sera intronisé son successeur. "L'annonce me libère parce que je vais me consacrer à la prière mais aussi avoir un temps de repos après avoir fondé les diocèses de Man et de Yamoussoukro. Je me réjouis de pouvoir souffler un peu. Il y a des choses que je peux faire et celles que je refuserai de faire", a indiqué le Cardinal Agré, avant d'exhorter les prêtres, les religieux et les laïcs à aider son successeur dans sa tâche.

Le nouvel archevêque d'Abidjan, Mgr Jean-Pierre Kutwa est né le 22 décembre 1945 à Blockhauss. Il a été ordonné prêtre le 11 juillet 1971 à Abidjan. Nommé archevêque de Gagnoa le 15 mai 2001, il a été le délégué de l'Espiscopat ivoirien au Synode des évêques au Vatican en octobre 2005. Il est membre permanent des évêques de Côte d'Ivoire et président de la Commission épiscopale pour l'oecuménisme et l'aspotolat biblique. Monseigneur Jean-Pierre Kutwa est vice-président de la Conférence épiscopale régionale de l'Afrique de l'Ouest (CERAO) depuis février dernier. Il est compositeur de musique.
French « Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, l’espoir est raisonnablement permis »
Apr 27, 2006
« Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, l’horizon s’éclaire et l’espoir est raisonnablement permis », a affirmé le cardinal Bernard Agré, archevêque d’Abidjan, qui a présidé ce soir à Rome, en l’église Saint-Louis des Français, une messe pour la paix en Côte d’Ivoire, en présence du cardinal Francis Arinze, Nigérian, préfet de la congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, des évêques de Côte d’Ivoire en visite ad limina, des ambassadeurs de Côte d’Ivoire en Italie et au Vatican, et des ambassadeurs de France et de Belgique près le Saint-Siège.

ROME, Jeudi 6avril 2006 (ZENIT.org) – Le message de Benoît XVI aux évêques en visite ad limina a en effet appelé les catholiques à se montrer « responsables » pour construire la paix et la réconciliation dans leur Nation (cf. Zenit 3 avril). Le pape aurait lui-même souhaité la célébration d’une messe à cette intention.

Le miel des marbres jaunes résonnaient au son des tambours et des voix chaleureuses du chœur. Les danseurs en habits couleur or portaient les offrandes en une procession joyeuse. L’assemblée ondulait peu à peu au même rythme: la joie de la célébration manifestait l’espérance entrevue pour une « paix juste et durable », comme le soulignait le cardinal Agré dont l’homélie était plutôt une longue prière d’intercession et une méditation à partir de la Béatitude des artisans de paix: « Ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5, 9).

Il faisait notamment remarquer deux tentations à l’heure historique actuelle : celle du repli déçu improductif ou celle d’une trop grande confiance inactive.

« D’un côté, disait-il, les découragés qui partagent la complainte de Jérusalem: « Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée » (Isaïe 49, 14). Ils sont nombreux en effet les Ivoiriens et les Ivoiriennes qui sont tentés de baisser les bras, qui trouvent leur Chemin de Croix trop long et trop éprouvant. Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive. Ils sont presque animés des mêmes sentiments et enclins aux mêmes attitudes que les Juifs d’autrefois: « Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions » (Psaume 136, 1) ».

« De l’autre côté, ajoutait le cardinal Agré, se tiennent ceux et celles qui, déçus ou désespérés des dirigeants actuels, ne comptent plus que sur Dieu seul pour les délivrer. Le pays n’a-t-il pas conclu une alliance permanente avec son Dieu qui l’aime et le protège ? N’est-il pas la « nouvelle patrie du Christ », comme le proclamait Son Eminence le cardinal Poupard, légat de Sa Sainteté le pape Jean-Paul II, à l’occasion du 1er centenaire de l’Eglise catholique en Côte d’Ivoire, en octobre 1995 ? »

Le cardinal Agré indiquait une troisième voie en ces termes: « Réfugiés dans un découragement démobilisateur, ou campés dans une confiance attentiste en la Providence divine, ces deux premières catégories de citoyens oublieraient trop facilement de se retrousser les manches et de s’impliquer, comme le fait la majorité actuelle dans la recherche obstinée et finalement payante d’une paix juste et durable ».

Il n’hésitait pas à souligner les freins au progrès de la situation en disant: « N’étaient les incohérences de l’intérieur et certains gros intérêts de l’extérieur, comme cela se produit en pareilles circonstances dans tous les pays en difficultés, selon les enseignements de l’histoire universelle, nous serions déjà, irrésistiblement, près du bout du tunnel ».

Et d’expliquer en effet : « Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, l’horizon s’éclaire et l’espoir est raisonnablement permis ».

Il priait: « Seigneur, accorde-nous la paix, une paix rapide et définitive, exauce-nous au-delà de nos désirs et de notre expression pour une nouvelle dynamique plus cohérente politiquement, et socialement plus participative de tous à la construction nationale. Seigneur, hâte le temps, rapproche le temps de la reconstruction nationale comme l’ont vécue tant de pays après leurs épreuves historiques ».

Mais le pasteur intercédait pour un changement de mentalité en disant: « Infuse en nous le mental fort des gagneurs, des pionniers qui transcendent toutes les peurs. Voilà pourquoi nous te demandons de faire de nous des témoins et des promoteurs de la concorde et de la paix ».

Il en appelait à la « fraternité » retrouvée, et à la « solidarité », mais au-delà même des frontières de la Côte d’Ivoire: « Seigneur, apprends-nous à comprendre tous nos compatriotes ballottés par tant de sentiments contradictoires. Que notre amour fou de toi, notre Dieu, nous ouvre à toute l’Afrique avec une disponibilité accrue pour la cause de ce vaste continent. Ce soir et les jours à venir, nous voulons te dire combien nous sommes heureux et fiers d’appartenir à l’Afrique, certes chargée de mauvaises nouvelles, mais porteuse d’espérances inouïes ».

La célébration s’est achevée par la prière de la conférence épiscopale ivoirienne pour la paix: des paroles bouleversantes qui ont noué quelques gorges et fait verser des larmes.

L’eucharistie avait été organisée pour la communauté ivoirienne de Rome et ses amis, par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire près le Saint Siège, M. Benjamin Konan Kouamé et le Premier conseiller d’ambassade, M. Joseph Tebah-Klah.

Dans son discours, à la fin de la célébration, avant d’inviter à un rafraîchissement dans le cloître de Saint-Louis, M. Konan a remercié les participants et en particulier les représentants de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège, Mgr Dossena, représentant le substitut, Mgr Leonardo Sandri, et Mgr Betancour, représentant du Secrétariat chargé des relations avec les Etats, Mgr Giovanni Lajolo.

Ce faisant il a souligné le soutien jamais démenti du Saint-Siège au peuple ivoirien en difficulté, en particulier du fait le pape Jean-Paul II a continué à donner des pasteurs – deux archevêques, et deux évêques en trois ans et demi - , et par les appels de Jean-Paul II puis de Benoît XVI – encore en janvier dernier et lors de la visite ad limina - en vue du retour à la paix dans le pays.

« Il n’y a pas d’alternative à la paix, avant tout don de Dieu », déclarait l’ambassadeur, en soulignant en même temps « l’importance des actes posés en faveur de la paix ».

« Nous croyons, affirmait le diplomate, que les prières ferventes pour la paix porteront leur fruit afin que la Côte d’Ivoire redevienne le pays d’une vraie fraternité ».

En anglais, il adressait quelques paroles de remerciements au cardinal Arinze pour sa présence, mais aussi au Prélat de l’Opus Dei, et à Mgr Robert Sarah, originaire de Guinée Konakry et secrétaire de la congrégation romaine pour l’Evangélisation des Peuples.

Enfin, après avoir remercié les diplomates de différents pays présents à la célébration, M. Konan adressait ses chaleureux remerciements au recteur de Saint-Louis des Français, Mgr Pierre-Étienne Pillot, pour son accueil.
French "Le soleil se lèvera sur la Côte d'Ivoire"
Apr 27, 2006
La paroisse Sainte Marie d'Agoueto d'Abobo Pk 18 a eu le privilège de commémorer le dimanche des Rameaux avec SEM Bernard Cardinal Agré, archevêque d'Abidjan, après son long mois de travail et de pélérinage en Italie.

Notre Voie (Abidjan, 10 Avril 2006) C'est dans la joie, la ferveur, les chants et danses, rameaux en main, que les fidèles ont accueilli le Cardinal Agré à l'image de l'accueil des disciples de Jésus à l'entrée de Jérusalem. "Vous êtes très importants parce que je vous visite après Rome. C'est avec beaucoup de joie que je viens passer la fête de rameaux avec vous après mon séjour en Italie où le Pape Benoit XVI vous salue", a-t-il déclaré.

Dans sont homélie à l'issue des textes bibliques du jour, le Cardinal Agré a décelé trois phases à savoir l'acclamation de Jésus, sa passion et sa crucifixion. Il a déploré le fait que les justes soient condamnés dans les textes et les malfaiteurs blanchis. "Le monde a-t-il changé depuis l'histoire de Jésus?" s'est-il interrogé. L'orateur a pris l'exemple des bienfaiteurs qui sont jugés en monnaie de singe dans la société.

Il n'a pas manqué de faire un rapprochement avec l'histoire de la Côte d'Ivoire qui a connu la gloire et est aujourd'hui cloué au pilori depuis le 19 septembre 2002. "La Côte d'Ivoire est méconnaissable. Les étrangers nous crachenrt là-dessus. Elle porte sa lourde croix. Pâques viendra, la paix aussi et la Côte d'Ivoire ressuscitera. Portons notre croix. N'ayons pas peur. Jésus a dit de porter notre croix. La soleil se lève et se lèvera sur la Côte d'Ivoire", a-t-il promis.

Le Cardinal Agré voudrait que les familles de Côte d'Ivoire connaissent la joie et vivent une semaine sainte pleine, axée sur le pardon et la solidarité. "Il faut aller vers les autres. Que vos oeuvres attirent vos prochains. Ne repoussez personne", a-t-il conseillé à la paroisse.

Le curé de la paroisse Ste Marie d'Agoueto, l'abbé Aimé Malan, a, pour sa part ,expliqué que sa paroisse est composée en majorité de jeunes et de retraités sans grands moyens. L'église, inaugurée en 1992, a été érigée en paroisse en 2005.
French Les chrétiens catholiques dans la semaine sainte
Apr 24, 2006
La fête des rameaux, dernière phase du jeûne, a été célébrée hier dans la ferveur religieuse.

(Fraternité Matin, 10-4-2006) La fête des rameaux va permettre aux chrétiens de se remémorer la résurrection du christ à pâques.

Avec la fête des rameaux, les chrétiens catholiques sont entrés hier dans la semaine sainte. Dernière phase du carême qui va aboutir dimanche prochain à la fête de pâques.

Arrivé la veille de Rome, le cardinal Bernard Agré a célébré la messe à la paroisse Sainte Marie d’Agouéto, à Abobo PK18. Une paroisse très vivante, avec des fidèles joyeux qui ne se sont pas lassés de danser du début à la fin de la célébration.

Dans son homélie, le cardinal a fait remarquer que la fête des rameaux est marquée par trois phases : l’acclamation de Jésus, de bon cœur, lors de la procession qui fait penser à son entrée triomphale à Jérusalem. Ensuite l’écoute de l’évangile de la passion du Christ. On y constate que, poussées par les grands prêtres, les mêmes personnes qui avaient ovationné Jésus crient à mort. Et réclament qu’il soit crucifié. C’est la tragédie. L’incohérence des gens. Et du jugement des hommes : les justes condamnés, et les malfaiteurs blanchis. Dimanche, la fête sera belle lorsque le Christ ressuscitera. Jésus est, selon le cardinal, notre modèle. Chacun à son tour passe par les trois phases : la joie, la passion et la résurrection.  Ainsi la vie des êtres humains et des pays est aussi marquée par ces trois étapes : Jusqu’à l’âge de 12 ans, l’enfant idéalise ses parents. Ils sont ceux qui savent tout. De 15 à 30 ans, ils rejettent l’autorité parentale et veulent s’affirmer. Mais lorsqu’ils ont connu des échecs et fait l’expérience de la vie, ils reviennent plus tard vers les parents pour leur demander conseil.  Souvent le père, ou la mère ne vit malheureusement plus. Et aux funérailles les parents sont de nouveau acclamés pour tout ce qu’ils ont fait. C’est leur résurrection.

Mgr Agré a par ailleurs fait allusion au père-fondateur de la Côte d’Ivoire. Félix Houphouet-Boigny, qui a été traité de voleur, et qui est aujourd’hui magnifié. Il en sera de même selon lui pour la Côte d’Ivoire qui vit sa passion depuis 2002. Qui est méconnaissable. Mais qui finira par ressusciter. Et son soleil resplendira.
French Agré célébré par la communauté du divin Amour
Apr 21, 2006
Au cours d’une soirée qui lui était dédiée, l’Archevêque d’Abidjan a dédicacé ses œuvres.

(Fraternité Matin, 21 Avril 2006) La communauté mère du divin Amour a, de manière formidable, rendu hommage au cardinal Bernard Agré lors du concert de Pâques qu’elle a organisé dimanche dernier, au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire. Les fidèles, qui avaient effectué le déplacement en grand nombre, ont ovationné Dieu pour ce grand homme qu’il a donné à l’Eglise de Côte d’Ivoire. C’est avec des ovations nourries qu’ils ont accueilli dans la salle, “celui qui a vu naître cette communauté et qui l’a enfanté selon son désir”. Le modérateur de la communauté, le frère Clément Akobé, a salué les mérites de cet homme de Dieu nommé évêque du diocèse de Man à 42 ans, où il a laissé ses empreintes avant de servir à Yamoussoukro et ensuite à Abidjan.
Le point culminant de la soirée a été la dédicace des ouvrages du Cardinal Bernard Agré. Les tomes 1, 2 et 3 du sistre de la parole ; à savoir le premier intitulé : “ une parole qui met debout ”, le deuxième : “pour une Afrique renouvelée” et le troisième : “Clergé et religieux du troisième millénaire”, ont été assez bien vendus. Mais, l’ouvrage, dont le stock a été épuisé, est celui intitulé : “ l’eucharistie, sacrifice, nourriture et présence amicale ”. Le rang était long pour la dédicace. Malheureusement, tous ceux qui espéraient avoir un mot du cardinal dans leur bouquin n’ont pu l’obtenir. Il fallait poursuivre le concert de louange et d’adoration qui célébrait la résurrection du Christ. Concert qui a été interrompu tout juste après le temps de l’intercession par une coupure de courrant.
Bien avant la dédicace, le père Bernard Tondé, auteur des tomes, en a fait une présentation. Ce sont au total cinq ouvrages qu’il a rédigés à partir des homélies du cardinal Bernard Agré. Les deux autres sont : “Parole de vie pour une Afrique assoiffée d’espérance” et  “Célébrer la vie”.
French "Les vrais guides et libérateurs seront ceux qui se distinguent par leur foi"
Apr 20, 2006
Les chrétiens ont célébrés la résurrection du Christ dans la ferveur et la foi religieuse.

Fraternité Matin (Abidjan, 17 Avril 2006) Les chrétiens catholiques ont célébré dimanche, dans la joie, la résurrection de Jésus-Christ. La paroisse Sainte famille de la riviera était dans l'ambiance de la fête. Et le père Wilfrid Traoré, qui a fait l'homélie a donné la grande nouvelle de ce jour pascal, en ces termes: " la vie ne peut mourir. La vérité n'a pas de tombe. L'amour ne peut être phagocyté par la haine et le bien être assassiné par le mal ". Pâques, selon le prêtre, transforme l'hiver de nos désespoirs, en printemps de joie et d'espérance. Car Jésus est allé dans le camp de la mort, et il est revenu victorieux.

Pour le cardinal Bernard Agré, qui a annoncé la résurrection du Christ la veille, à la cathédrale Saint-Paul avec le feu nouveau, Pâques est le jour, la saison où l'optimisme doit s'installer et ne plus laisser planer le doute dans les coeurs, même affligés. Pâques peut selon lui se traduire aussi par la résurrection de la Côte d'Ivoire. Un pays dont les fils et filles ont manqué de cohérence, de solidarité, et se sont laissés emporter par leur colère, laissant aujourd'hui le pays dans des contradictions récurrentes.

" Personne ne veut céder, ou ne cède que du bout des lèvres, oubliant que seul l'amour libère et que les vrais guides et les vrais libérateurs de leur pays seront d'abord ceux qui se distinguent par leur foi, leur espérance sans limite et leur amour qui dépasse tous les évènements, toutes les capacités de nuisance des hommes", à déclaré le cardinal. Convaincu que par la qualité de ses fils, ceux d'ici et d'ailleurs, la Côte d'Ivoire réussira le pari du siècle : l e désarmement, le recensement, la réunification de tout le territoire ivoirien, ainsi que l'amorce d'une ascension économique. Mgr Agré a par ailleurs souhaité que cette fête de Pâques soit la dernière dans la grisaille, de ni paix, ni guerre.

Puis, il a ajouté après la prière de renvoi : " Nous qui avons fait du mal, regrettons un peu. Il faut nous confesser, demander pardon à Dieu et changer de vie ". La fête a été également marquée par des baptêmes d'adultes dans toutes les paroisses durant la veillée pascale.
French "Nous portons les intentions du peuple ivoirien sur les tombes des apotres Pierre et Paul"
Apr 03, 2006
Le Cardinal Bernard Agré, Archevêque d'Abidjan faisait partie de l'assemblée des cardinaux \(consistoire\) tenue le 23 mars dernier au Vatican. Notre collaborateur à Rome l'a rencontré au lendemain du consistoire et à quelques jours du pèlerinage de tous les évêques de Côte d'Ivoire sur les tombes des Apôtres Pierre et Paul.

(Fraternité Matin (Abidjan, 28 Mars 2006) Eminence, quels ont été les thèmes importants de l'Eglise abordés par les cardinaux durant le dernier consistoire du 23 Mars ?

En fait il n'y a pas de grand secret. Le consistoire est une réunion de famille, le collège cardinalice étant une grande famille qui assiste le Saint Père dans son action de promotion de l'unité. C'est tout à fait normal que de temps en temps il rencontre les cardinaux pour les entendre sur certains problèmes qu'ils rencontrent et aussi leur faire part de ses préoccupations, de tout ce que vit le monde, pour la paix, et la comment .

Par exemple le dialogue avec l'Islam

Il y a cela, il y a aussi d'autres sujets, comment l'Eglise va vivre sa mission, tous ces problèmes ont été évoqués. C'était un peu un feu roulant d'interventions. Chacun a évoqué ce qu'il avait sur le coeur et on a partagé ça de manière très fraternelle. Après, le Saint Père a fait une synthèse, démontrant sa très grande capacité de synthèse en retenant l'essentiel dans se chassé croisé de questions.

C'était quoi donc l'essentiel?

Son encyclique le disait très bien. (ndr Deus Caritas Est, première encyclique programme de Benoît XVI ). Il parlait de l'Amour qui est l'essentiel aujourd'hui, amour de Dieu pour les hommes, amour des hommes pour Dieu et aussi pour le prochain, c'est ça l'essentiel. Le jour que le monde comprendra cela, le monde sera viable.

Il a été également question de l'âge de la retraite des évêques.

Oui, l'âge de la retraite des évêques a été évoqué. Vous savez, dans le droit canonique, il est dit qu'à 75 ans, l'évêque résidentiel ou pas doit donner sa démission au Saint Père qui gère. Soit il accepte tout de suite. D'autres fois, il peut refuser, à la grande impatience de certains. Et on rentre dans la grande sérénité. Certains Cardinaux ont donc parlé de 75 ans à maintenir, d'autres ont demandé s'il n'était pas possible d'aller à un certain âge, par exemple 80 ans . 75 ans déjà c'est beaucoup.

Quel a été finalement l'âge arrêté pour la retraite des évêques?

Oui, le Saint Père a pris tous les avis, il va le dire au moment venu. Certaines choses ne se décident pas à la légère. Lors du dernier consistoire, 15 nouveaux cardinaux ont été crées. De ceux-ci aucun africain électeur. Le nouveau cardinal Ghanéen a plus de 80 ans.

Est-ce une déception pour l'Eglise Africaine?

Vous voyez, dans l'Eglise, il ne faut rien demander. Et dans l'Eglise, il ne faut jamais rien refuser. C'est important. Ceux qui s'agitent et qui veulent être curé, évêque et cardinaux dans l'Eglise, ils se trompent. On ne demande pas. Ça vient. Quand ça vient, on ne refuse pas non plus. Un prêtre doit savoir qu'il ne doit pas refuser, mais il ne doit pas demander. Voila que l'Eglise d'Afrique a un seul élu , c'est un homme de très grand mérite, qui a dépassé 80 ans.

Le Pape est allé le chercher pour lui dire, tu va être mon conseiller, mon consultant. L'évêque Dery de Navrango au Ghana est un homme de grande culture, de très grand mérite. Nous avons été très heureux que le Saint Père ait fait ce prêtre cardinal. Il ne sera pas électeur, il ne sera pas non plus éligible, mais cela dépend de la volonté du Saint Père. Il peut lui demander des services, il peut lui demander des conseils. L'Eglise est honorée, l'Eglise d'Afrique est honorée en attendant que d'autres circonstances se présentent. Parce que ce ne sont pas les derniers cardinaux. Il y a encore d'autres qui viendront. Les cardinaux se renouvellent. La mort vient en chercher quelques uns, il y a des cardinaux de curie, d'autres sont ailleurs. C'est une grande famille.

Un cardinal même émérite a toujours le devoir de prêcher, de défendre l'Eglise, même jusqu'à la mort. Il a le devoir d'être le représentant du Pape là où il est.

Parlons de la visite Ad limina des évêques de Côte d'ivoire au Saint Siège du 29 Mars au 06 Avril prochain. Quel est le sens et la portée d'une telle visite?

Je crois que c'est une excellence occasion de montrer au peuple de Dieu, aux églises familles que nous ne sommes jamais seuls. On parle de collégialité. Collégialité dans les nations, dans les pays où on se trouve. Aucun évêque n'est isolé. Nous travaillons tous ensemble mais autant nous devons être unis dans le pays, voir ensemble , prier ensemble et réaliser ensemble, autant il est bon que tout le corps épiscopal d'un pays se déplace vers les racines. Les grandes racines de l'Eglise que sont Pierre, Paul et les grands Apôtres. Tous ceux-là qui sont représentés aujourd'hui par le Pape. Et nous venons Ad limina Santi Petri. Ad Limina Santi Petri Apostolorum, c'est-à-dire nous venons vers la racine représentée par Pierre, Paul, les autres Apôtres. Alors nous allons comme en pèlerinage. C'est tous les cinq ans.

Les cinq ans qui ne sont pas toujours respectés. ( nrd :La dernière visite Ad limina de l'épiscopat ivoirien date d'Août 1999 ).

Oui, c'est beaucoup plus que cinq ans parce la fois dernière, surtout quand le Saint Père était malade ( ndr L'ancien Saint Père, Jean Paul II ) on n'a pas respecté les cinq ans. Mais c'est une très bonne chose de quitter tous le pays. Tout à coup le pays se vide d'évêques et on se retrouve ensemble, on peut surtout et on doit surtout prévoir la rencontre avec le Saint Père. Un moment très attendu.

Mais aussi un moment délicat, une sorte d'examen de passage devant le Pape.

Non, non! Il ne faut pas voir ça sur cet angle. Nous ne sommes pas des petits enfants qui vont à l'école. Nous ne sommes pas des petits enfants qui viennent dire qu'ils sont sages ou pas sages. Nous venons voir un frère, qui est le Pape, parce qu'il est évêque, il est l'évêque de Rome, c'est lui l'ordinaire de Rome. C'est un in premus inter pares, c'est dire qu'il est le premier parmi des gens qui sont ses égaux.

Chaque évêque vient tout de même soumettre au Pape le bilan des cinq années de gestion pastorale de son diocèse.

Oui, chacun écrit ce qu'on appelle un rapport quinquennal. Ses rapports ont été déjà envoyés à Rome, étudier par les dicastères compétents avec le concours des autres évêques. Tout cela est envoyé au Saint Père, pour qu'il en prenne connaissance et pour qu'il fasse aussi des réponses adéquates. Ce sont des échanges avec le Saint Père, nous ne venons pas un peu comme des enfants.

Non, il faut enlever cette mentalité, c'est un cliché. Nous ne venons pas en victime. Nous venons en chef d'église, en responsable, rendre compte de ce que nous sommes, mais aussi rendre compte de nos projets avec tous les différents dicastères ou départements parce qu'il y a plusieurs. Il y a certains dicastères que nous privilégions parce que chargé de nos pays de mission. Mais nous avons d'autres que nous irons voir. Justice et paix par exemple, ou le département de la communication sociale qui vous est cher, et auquel j'appartiens.

Nous contacterons ces différents dicastères, puis nous allons nous disperser. Mais chacun aura vu le pape seul à seul et ensemble. Nous n'oublions pas non plus le temps que nous allons consacrer à la prière. Parce que nous venons bien sûr pour voir le Pape, mais il y a aussi les grandes basiliques de rome. Saint Pierre de Rome, Saint Paul hors-les-murs, Sainte Marie Majeure, Saint Jean de Latran

Ces quatre grandes basiliques, nous ne manquerons pas de les visiter ensemble et y prier.

Nous portons à Rome, toutes les intentions de nos peuples. Aujourd'hui ce que tout le monde souhaite, c'est que le Seigneur vienne au secours. Nous dirons à Dieu et à ses Saint Apôtres que les ivoiriens soient protégés de deux grandes tentations. La première tentation est de dire : « Dieu nous a abandonné, c'est pour cela que tout ça nous arrive. Nous avons trop péché». Et ce n'est pas vrai. Il faut qu'ils reprennent espérance.

Deuxièmement : il y a un excès d'espérance pour certains qui disent « Dieu seul nous sauvera, les hommes n'ont pas réussi, les hommes politiques n'ont rien fait. Donc Dieu seul nous sauvera.» Alors en ce moment on fait comme les juifs, dont certains étaient assis au bord du lac et qui pleuraient. Non, Dieu ne nous a pas abandonné. Dieu nous sauvera, mais avec nous-mêmes, avec le travail de l'Afrique elle-même. Parce que ce sont les fils de l'Afrique qui ont été le malheur de l'Afrique.

Votre visite Ad limina intervient au moment où la Côte d'Ivoire en crise est divisée. Quel conseil précis attendez-vous du Saint Père?

Le Saint Père dira ce qu'il voudra. C'est à nous à lui dire aussi ce que nous voulons. C'est surtout à nous de dire à nos gens que le pays ne doit pas rester diviser tout le temps. Je crois que tout le monde est maintenant convaincu des pas à faire pour la réunification et la paix. Nous connaissons par exemple, nous qui avons vécu avant vous, que la France était divisée aussi Nord Sud pendant la guerre de 39, 45. Finalement ils se sont réunis. Il n'y a donc pas de raison que nous soyons toujours divisés.

Eminence, pour vous, quel est le rôle de l'Episcopat dans un pays en guerre?

D'abord beaucoup de prière, prier beaucoup pour que les gens soient raisonnables. Deuxièmement, prendre contact avec les gens et leur parler, leur parler lorsque l'occasion se présente, seul à seul ou en groupe. Leur dire que ce n'est pas normal ce qui se passe. On ne doit pas s'installer dans l'anormalité et dire, « partout c'est comme ça». Non la Côte d'Ivoire est un pays comme les autres qui doit pouvoir se développer.

Donc il ne faut pas rester à pratiquer le nombrilisme, à avoir le nez planquer sur notre nombril. Non! Nous ne sommes pas que dans nos sacristies. Seulement, nous parlons souvent dans le désert, parce que les gens ont leurs intérêts qu'ils poursuivent et très souvent ils ne nous écoutent pas du tout. Mais cela ne nous empêche pas de continuer à parler.

Qu'est ce que l'Episcopat peut faire encore?

Quelque fois aussi menacer. Jean Baptiste n'a pas seulement caressé les gens dans le sens du poil. Jean a dit, « attention, Dieu est l'Eternel bien sûr, mais Dieu est le redoutable.» Et chacun qui conduit une partie du troupeau humain doit rendre compte à ce redoutable qui Lui, n'oublie rien. IL a une comptabilité qui est juste. C'est un expert comptable, mais dans la justice.

Je crois que c'est notre rôle de temps en temps de sonner les cloches pour dire, « attention le monde ne s'arrête pas là où on est.» Et surtout lorsqu'on est investi du pouvoir public. Mais cette partie de notre rôle n'est pas toujours bien acceptée. Parce qu'on voudrait que l'évêque, l'archevêque, le cardinal dise toujours « écoutez les gars vous avez très bien fait, vous êtes des hommes extraordinaires ». Ce n'est pas vrai. On n'accomplirait notre rôle jusqu'au bout. Mais nous n'avons pas non plus la crosse toujours debout en train de frapper les gens. Non! Nous sommes aussi comme des pères. Et des pères qui aiment.
French Le cardinal Bernard Agré honoré à l'occasion de son 80ème anniversaire
Mar 12, 2006
Une grande messe a mis fin dimanche aux festivités marquant le 80ème anniversaire de son Eminence Bernard Cardinal Agré, à la Paroisse St. Jean de Cocody. Le clergé et la communauté des soeurs "Notre Dame de l'Incarnation" ont rendu un hommage mérité à ce grand chef des catholiques de Côte d'Ivoire.

Notre Voie (Abidjan, 8 Mars 2006) Une procession des offrandes des soeurs de "Notre Dame de l'Incarnation" a symbolisé l'oeuvre missionnaire du Cardinal Agré, de Man à Abidjan, en passant par Yamoussoukro. En outre, l'évocation lyrique du parcours de l'archevêque d'Abidjan par l'abbé Abékan Norbert et la Soeur Maria Lucé n'a pas laissé les fidèles indifférents.

"Vous avez fait beaucoup de bien en vrai pionnier à l'image de Dieu", a déclaré l'abbé Abékan, curé de la paroisse "Notre Dame de la Tendresse" de la Riviera-Golf. L'abbé Abékan a souligné que le cardinal a contribué au développement des médias au sein de l'église et à la création de paroisses, etc.

La Soeur Maria Lucé, pour sa part, a qualifié le cardinal Agré d'espérance d'écoute et de bâtisseur.

Le cardinal Agré, à son tour, a livré les secrets de sa longévité. A savoir l'évacuation de la mauvaise humeur, l'amour pour l'ennemi. Aussi, a-t-il recommandé aux Ivoiriens de trouver les solutions les meilleures à la crise pour que la Côte d'Ivoire demeure une terre d'accueil.

Le cardinal Agré est né le 2 mars 1926 à Monga (Alépé). Il est le 13ème prêtre ivoirien (ordonné en 1953), le 3ème évêque ivoirien (1968), le 2ème cardinal (2001) et le 1er cardinal ivoirien à être électeur d'un Pape, notamment Benoît XVI.
French 80 ans du cardinal Agré : le clergé ivoirien reconnaissant
Mar 11, 2006
Né le 02 mars 1926, le cardinal Bernard Agré a eu ses 80 ans hier. Il se serait appelé Mandah, du nom de son père décédé en 1980, si le père Méreau, l'un des premiers missionnaires en terre ivoirienne, n'avait pas conseillé au vieux Mandah, la pratique traditionnelle du terroir qui n'a rien à avoir avec celle des Européens qui ont des noms de famille.

Fraternité Matin  (Abidjan, 3 Mars 2006) Avec un brin de nostalgie, Mgr Agré a parlé de sa famille, de ses amis défunts, de ses aînés : le cardinal Bernard Yago et Mgr René Kouassi, le premier prêtre ivoirien, ainsi que de ses formateurs : les pères Boivin et Méreau. Il a également parlé de sa mission dans l'Eglise. C'était, hier, au centre culturel de la cathédrale Saint-Paul du Plateau au cours d'une cérémonie de présentation de voeux du clergé. Tous les prêtres en service dans l'archidiocèse d'Abidjan étaient présents. Une messe d'action de grâce est prévue le dimanche 5 mars à 10h à la paroisse Saint-Jean de Cocody à l'initiative des soeurs de l'Institut Notre Dame de l'incarnation.

Au cours de cette cérémonie pleine d'émotion, le père Abonga De Paul a au nom de l'union fraternelle du clergé ivoirien (UFRATCI), traduit la reconnaissance du clergé d'Abidjan à son père spirituel. Il lui a dit ce qu'il a été et ce qu'il est pour l'Eglise en Côte d'Ivoire. Ce qu'il a fait tant à Man, à Yamoussoukro qu'à Abidjan ". Le peuple ivoirien, les hommes politiques et les hommes de bonne volonté vous seront reconnaissants pour le travail noble et enrichissant que vous avez abattu ici chez nous et ailleurs, dans les autres pays du monde : la construction de paroisse, la formation du clergé diocésain ", a-t-il reconnu. Le cardinal n'a pas non plus lésiné sur les moyens d'offrir aux diocésains deux séminaires : le séminaire de propeudétique et le séminaire Paul VI.
French Enseignement catholique: Les grévistes de la faim rejette le memorandum du Cardinal Agré
Feb 22, 2006
Finalement, les enseignants du primaire catholique du département d'Alépé, grévistes de la faim depuis jeudi dernier, à la cathédrale Saint-Paul du Plateau, ont été reçus hier matin à l'archevéché (cathédrale Saint-Paul) par le secrétaire du cardinal Agré.

Notre Voie (Abidjan, 15 Février 2006) La rencontre a accouché d'une souris. Les grévistes de la faim ont catégoriquement rejeté la proposition du Cardinal Agré qui souhaite que tous leurs problèmes soient consignés dans un mémorandum qu'ils lui soumettront pour appréciation. Ils ont fait savoir qu'ils partiront de la cathédrale avec en poche tous leurs arriérés de salaires. A défaut, ils poursuivront leur grève de la faim de manière illimitée jusqu'à ce que mort s'en suive. Le secrétaire du Cardinal Agré a pris acte de leurs exigences et leur a promis qu'il en informera le directeur diocésain, l'Abbé Valentin Djoman, et le directeur national de l'enseignement catholique, l'Abbé Kouadio.

Ces grévistes de la faim viennent de toutes les écoles primaires catholiques non autonomes du département d'Alépé. L'église catholique leur doit 8 à 13 mois d'arriérés de salaires.
French “Rapprocher les peuples”
Feb 06, 2006
Les Evêques de l’Afrique francophone se réunissent à partir d’aujourd’hui, jusqu’au 5 février, à Abidjan.

(Fraternité Matin, 1 Fevrier 2006) Plusieurs évêques de l’Afrique de l’Ouest se retrouvent à partir d’aujourd’hui à Abidjan. Peut-on connaître l’objet de cette rencontre ?

Il y a une réunion régulière tous les trois ans. Nous étions à Bamako la fois dernière. Ce sont des pays d’Afrique francophones d’Afrique de l’Ouest à savoir la Mauritanie, le Sénégal, le Cap vert, la Guinée, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso qui se réunissent cette fois-ci en Côte d’Ivoire, pour deux raisons. D’abord ce sont des églises sœurs, qui viennent visiter une église sœur qui est dans la tourmente. Ensuite, c’est la communion entre nous. Nous avons un siège à Angré, la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) ; nous allons inaugurer le nouveau bâtiment. Nous avons un ordre du jour assez chargé.

Vous aviez commencé une série de rencontres avec les Evêques du Burkina Faso pour la réconciliation. A quel stade êtes-vous ?

En fait, ce n’est pas pour la réconciliation entre les deux pays. Nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes pas en difficultés. Nous voulons tout simplement nous connaître un peu plus, et nous informer mutuellement. C’est ce qui s’est passé. Nous avons eu déjà une première rencontre, puis une seconde et nous continuons pour que les deux peuples qui sont voisins puissent se connaître. Comme l’épiscopat allemand et l’épiscopat français qui se sont rencontrés. Nous n’avons jamais eu de guerre entre nous évêques, mais nous disons que ce qui se passe influe l’environnement socio-politique. Il vaut mieux qu’on en parle. Les résultats sont très bons parce que eux ils ont su ce qui se passe. Nous aussi nous avons su ce que les gens disent, et pensent, et ce que nous pouvons faire pour que les positions se rapprochent entre les Burkinabè et les Ivoiriens.
French Célébration de la messe de la paix
Jan 16, 2006
Cardinal Bernard Agré (Archevêque d'Abidjan):" La guerre ivoirienne sent le pétrole". Le Patriote, 1 Janvier 2006.

Chers Frères,
Chères Sœurs,

Dans notre famille archidiocésaine, la coutume s’est solidement établie de célébrer, le 31 décembre, la Messe spéciale pour la paix. Les épreuves intolérables subies par notre peuple humilié, fatigué, mais toujours débout, l’Espoir qui pointe, malgré tout, à l’horizon, après les carillons de Noël, sont autant de motifs qui rallument notre foi et relancent notre envie folle de crier, de hurler nos supplications vers Dieu, notre Père : Seigneur, prends pitié, donne-nous la paix !
Depuis l’institution de cette Messe spéciale pour la paix par l’Eglise catholique, les Papes qui se sont succédé, ont tenu à adresser un message fort, centré sur la paix. La somme de ces documents constitue, à n’en pas douter, un trésor d’une impressionnante actualité. Le nouveau pape Benoît XVI, emboîtant le pas à ses glorieux prédécesseurs, vient d’envoyer, comme l’un des premiers gestes significatifs de son pontificat, comme l’on dit, « Urbi et orbi, c’est-à-dire à la ville de Rome et au monde entier, un document de réflexion d’une rare densité, intitulé « In veritate, pax- Dans la vérité, la paix ».

Je vous invite à le parcourir brièvement avec moi, dans ses points d’ancrage. Nous en ferons ensuite l’application à nous-mêmes, ses ouailles et ses contemporains, au plan international et au plan local ivoirien.

1- Le Pape Benoît XVI nous parle

D’emblée, il nous introduit dans le vif du sujet. Il « exprime la conviction que, là où l’homme se laisse éclairer par la splendeur de la vérité et quand il le fait, il entreprend presque naturellement le chemin de la paix. Et cette paix ne peut être réduite à une simple absence de conflits armés, mais… comme le fruit d’un ordre qui a été implanté dans la société humaine par son divin fondateur, un ordre qui « doit être mené à la réalisation par des hommes aspirant sans cesse à une justice plus parfaite».

Après avoir assumé comme fondamentale la célèbre définition de la paix de Saint Augustin, c’est-à-dire « la tranquillité dans l’ordre « tranquilitas ordinis », Benoît XVI ouvre large le boulevard de la paix. Il invite, il insiste : Le salut réside dans « l’adhésion à l’ordre transcendant des choses… et le respect de la grammaire du dialogue, sans oublier la sauvegarde des droits fondamentaux», de l’homme et des peuples (4).

A la splendeur de la vérité, gage de la paix, continue l’analyse du Saint Père, s’oppose d’abord le mensonge, l’ennemi numéro un de la paix « mis en évidence par la Genèse, le premier livre de la Bible, le mensonge prononcé au commencement de l’histoire par le démon, l’être à la langue fourchue, qualifié par l’Evangile de Saint Jean de « Père du mensonge » (Jn 8,44). Et Benoît XVI d’évoquer ici le célèbre passage du Livre de l’Apocalypse qui exclut les menteurs de la Jérusalem céleste. « Dehors tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge » (Ap. 22.15). Après avoir rappelé avec émotion les ravages historiques provoqués par les individus et les nations, les systèmes idéologiques fondés sur le mensonge qui ont coûté tant et tant de destructions matérielles et en vies humaines, Benoît XVI souligne que « la paix est une aspiration profonde et irrépressible, présente dans le cœur de toute personne, au-delà des identités culturelles spécifiques. C’est précisément pourquoi chacun doit se sentir engagé au service d’un bien si précieux, en travaillant pour qu’aucune forme de fausseté ne s’insinue et ne vienne perturber les relations dans l’unique et même famille humaine ».(p. 5-6). Fin de citation.

En d’autres termes, pour les individus comme pour les nations, l’histoire nous révèle des attitudes, des mutations multiples que je résumerai volontiers en deux phases : ténèbres-lumière ; camouflages-aveux ; complots-mensonges-heures de vérité, où l’histoire, souvent têtue, rattrape les méchants et les tricheurs, car, tôt ou tard, les cloches de la vérité tirent de leurs profondes torpeurs, ceux et celles qui dorment du sommeil de leurs sécurités morbides.

2- Ombres et lumières
au plan international

« Les Etats, dit-on, n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». En effet, l’enchevêtrement des intérêts, souvent contradictoires des grands, contre

carre le développement intégral des moins nantis. Le club des décideurs proclame crânement avec Malthus : «Au banquet de la mondialisation, le couvert n’est pas mis pour tout le monde ». Cruelles réalités humaines traduites dans les faits par le foisonnement des barrières de toutes sortes, dressées comme à plaisir, le trafic préoccupant des armes de destruction toujours de plus en plus sophistiquées, le pillage organisé, éhonté des richesses des faibles, les complots des puissants pour imposer des conflits et des guerres qui ne sont pas les leurs. Pour justifier ces brigandages, ce terrorisme moderne, pour camoufler et même rendre compréhensibles, voire sympathiques ces actes contre les droits de l’homme et des nations, les magnats de la finance internationale mobilisent à qui mieux mieux, l’armada de leurs puissants moyens de communication moderne. Leurs irrésistibles médias. L’opinion publique, manipulée, matraquée, innocente, applaudit même les bourreaux et crie haro sur le baudet, c’est-à-dire les victimes, les sans-voix. Ainsi, les plus grandes impostures des temps modernes deviennent monnaie courante, geste de génie, des exploits…

De plus en plus, heureusement, la conscience internationale se réveille, arrachant parfois aux bourreaux, des aveux qui ne ressusciteront certes jamais les millions de morts par leurs faits, mais qui ont tout de même l’avantage de donner une lueur d’espoir aux autres individus et peuples opprimés. Par exemple, n’est-ce pas du positif, le pardon adressé au Rwanda après le génocide par certains de ses commanditaires ? Les informations erronées qui ont justifié et accéléré les attaques de l’Irak par les alliés, reconnues par la grande nation américaine, n’est-ce pas édifiant ? D’autres nations injustement attaquées retiennent leur souffle ; elles attendent le courage et l’humilité des commanditaires de leurs malheurs.

Entre tous, victimes, belligérants, commanditaires, une sympathie fondée sur la vérité des faits est possible et désirable. Elle passe par une prise de conscience individuelle et collective des méfaits du mensonge. Cette amitié passe par le renoncement sincère à l’injustice infligée. Elle passe enfin par l’annonce d’un comportement nouveau, plus constructif pour aboutir à un partenariat négocié, respectueux des intérêts égaux. C’est le lieu de rendre un hommage appuyé à la coopération internationale, à l’aide respectueuse de la dignité des petits et des grands, aux efforts sincères et coûteux pour ramener la paix dans les pays en conflits. L’homme, à ce niveau international, intéressé et égoïste, mesquin, arrogant, ambitieux, dictateur, peut devenir positif, généreux, coopérant, amical, admirable, sublime. Il n’y a donc pas lieu de désespérer totalement de l’homme : il est capable de mensonge, mais aussi de vérité, même en Côte d’Ivoire.

3 – Mensonges et vérités
en Côte d’Ivoire

La Conférence Episcopale de Côte d’Ivoire, tant d’Evêques en particulier, tant d’autres religieux n’ont eu de cesse de dénoncer la fâcheuse tendance de fouler aux pieds les règles éthiques du dire et du faire. Régulièrement, les religieux et des leaders sociaux ont attiré l’attention sur les manipulations verbales et l’instrumentalisation des individus, des groupes et de l’opinion publique nationale et internationale. Le culte du Dieu argent, souverain maître des individus, des familles et des associations, a transformé beaucoup d’instances socio-professionnelles, en véritables structures de péché où sévissent les passe-droits, l’ethnocentrisme, les renvois programmés d’ascenseurs aux membres du club fermé. Mensonges que ces vérités tronquées en usage dans les partis, mensonges, ces non-dits, ces rétentions d’informations dues, qui sont une forme subtile de dictature. Mensonges aussi, ces parrainages, ces alliances étranges qui continuent de déstabiliser les consciences et le pays. La crise, les souffrances ont assez duré pour ouvrir les yeux, même des aveugles. Dieu et les Ivoiriens savent qui a fait ou voulait faire quoi. « Ivoirité », « xénophobie », peut-être. Mais cette guerre ivoirienne sent à plein nez le pétrole, le gaz, le diamant, l’or, le cacao, le café, le bois précieux… Aussi, arrêtez, s’il vous plaît, les camouflages. Ouvrez portes et fenêtres, l’heure de vérité a sonné. Dialogue et amour de la patrie mourante sont les conditions de la relance.

Les intervenants étrangers, nos amis sincères, nous aident à leur manière, à leur style. A nous, Ivoiriens, hommes et femmes de la société civile. Responsables politiques, chefs religieux toutes confessions confondues, de laver le linge sale en famille. Nous n’avons plus rien à cacher. La vérité, l’amour, l’aveu et le regret sincère, le respect de la parole donnée, voici les conditions fondamentales d’une « opération vérité-réconciliation » à mettre à la mode ivoirienne. Essayons ; ce qui a réussi ailleurs, peut réussir ici et faire ressusciter ce beau pays convoité comme une belle dame. Tout n’est pas bloqué en Côte d’Ivoire tant qu’il se trouve dans la masse et dans l’élite, cette volonté affichée d’aller à la paix, et des femmes et des hommes, des jeunes, filles et garçons, pour s’adonner à la prière et décidés à s’engager dans des initiatives concrètes de restauration de la confiance après le pardon donné et humblement reçu.

Chers Frères et Sœurs,

je conclus cette réflexion en invoquant avec vous Jésus-Christ, le Prince de la paix :

Revenu à Noël, Seigneur, pour nous libérer de nos pesanteurs, de nos blocages, nous te supplions. Ouvre large nos «cœurs lourds et encombrés, apprends-nous à dépasser nos intérêts immédiats pour choisir courageusement les sacrifices coûteux à consentir chacun, dans le but de hâter l’avènement de la paix. Que nous sachions nous encourager les uns et les autres, reconnaître les moindres efforts des autres. Seigneur, accorde spécialement à tous les chrétiens engagés dans les affaires nationales, la droiture, la fidélité à l’évangile, afin d’être de vrais ouvriers de la paix. Que Marie, celle qui t’a porté dans son sein, soutienne notre prière, notre foi et notre espérance. Que l’année 2006 qui commence soit, grâce à toi, pour le monde et pour la Côte d’Ivoire, une période de recherche assidue de la vérité, de la paix.

Chers frères et sœurs, souriez à la vie. Soyez tous des saints. Bonne et Heureuse Année 2006. Amen !
French Williamsville : Le Cardinal Agré incite les populations à la propreté
Jan 07, 2006
Le Cardinal Bernard Agré, Archevêque d’Abidjan, était le samedi dernier au quartier MACACI, à Williamsville, sur invitation du Bureau diocésain pour la promotion humaine (BDPH).

(Le Patriote, 28 Décembre 2005) A cette occasion, le Cardinal a appelé les habitants de ce quartier à s’engager davantage pour la promotion du bien-être, en s’attachant aux notions de propreté et d’hygiène. Cette journée d’hygiène du BDPH, qui a enregistré la présence du maire de la commune d’Adjamé, M. Youssouf Sylla, a été une aubaine pour le BDHP de récompenser les différents comités de salubrité existant dans le quartier. Ainsi, le trophée du ‘’Meilleur comité’’ est revenu à l’Amicale de la Jeunesse solidaire de Williamsville 3.
French “La paix en Côte d’Ivoire, c’est pour demain”
Jan 07, 2006
Comme chaque année, les Chrétiens ont célébré, dans la joie et la ferveur, la naissance de l’enfant Jésus

(Le Patriote No. 1872 du Lundi 26 Décembre 2005) «Joyeux Noël à tous, partez en paix, que l’année 2006 soit celle de la réunification de la Côte d’Ivoire». C’est avec ce vœu que le Cardinal Bernard Agré, Archevêque d’Abidjan a conclu sa célébration liturgique de la messe du 24 décembre 2005, veille de la naissance de Jésus-Christ.

Cette année, comme depuis trois ans déjà, les chrétiens de Côte d’Ivoire ont célébré la fête de la nativité dans un pays divisé en deux, suite à une crise politico-militaire. C’est donc eu égard à cette situation que l’homélie du Cardinal a porté sur «la libération et la paix». Dans une cathédrale Saint Paul du Plateau bondée de monde, l’Archevêque d’Abidjan a prié afin que «le peuple de Côte d’Ivoire sorte des ténèbres et marche vers la lumière».

Convaincu que «le Messie» ne peut laisser le peuple blessé, piétiné et précipiter la descente de celui-ci aux enfers, l’homme de Dieu a déclaré: «La paix en Côte d’Ivoire c’est pour demain (…) Et maintenant, aucune raison, aucune puissance négative ne doit arrêter notre marche vers la réconciliation et la paix». Après avoir tout essayé, ballottée, ridiculisée, frustrée dans tant de capitales, la Côte d’Ivoire, a poursuivi le Cardinal Agré, a besoin que le Sauveur organise, avec toutes les âmes de bonne volonté d’ici et d’ailleurs, l’opération ‘’espoir’’. Ceci, afin que, dès le début de l’an 2006, le peuple de Côte d’Ivoire reprennent souffle et vie.

Cette paix ne peut se faire sans les hommes politiques. «Quelles que soient leurs références, libère nos décideurs locaux de leur manie mortifère de tout freiner, de tout bloquer, simplement pour le plaisir de tester leur capacité de nuisance et de démontrer ainsi leur puissance, leur poids, spécifique sur l’ensemble des rouages nationaux», a demandé le prélat. Pour le peuple ivoirien, le Cardinal a imploré le Tout puissant afin qu’il touche les cœurs endurcis. «Délivre-nous, Seigneur, de la fâcheuse idée de couvrir, de déformer le visage des autres avec des malveillantes étiquettes du genre ‘’c’est un voleur, un menteur, un loyaliste, un assaillant, un intégriste, un terroriste», a-t-il dénoncé. Le guide religieux a aussi stigmatisé un certain nombre de pratiques qui, a l’en croire, rendent l’atmosphère lourde, irrespirable et engendrent des provocations inutiles.

Notamment, des procès hâtifs, aux verdicts sans appel, infligés aux honnêtes gens. Pour finir, l’Archevêque a déclaré que la naissance de l’enfant Jésus montre deux réalités prodigieuses. A savoir, Dieu transcendant (immatériel) et au-dessus de toute réalité (limitée) et Dieu immanent, acceptant de devenir d’Emmanuel, vrai fils de Dieu. Aussi a-t-il exhorté les Chrétiens à donner la main à leurs frères de l’Islam et des autres religions traditionnelles expurgées de scories- culturelles.
French Intégralité du discours du Cardinal Bernard Agré
Jan 07, 2006
Je vous annonce une bonne nouvelle. Aujourd’hui, dans la cité de David, un enfant vous est né, un sauveur vous est donné. C’est le Dieu fort, le Dieu de l’impossible, le Prince de la Paix (Le Patriote No. 1872 du Lundi 26 Décembre 2005).

Frères et Sœurs,

Tel un carillon de fête, cette parole a résonné dans les cœurs des petits et des grands, les contemporains de Jésus. Et son onde de choc a traversé le temps et l’espace pour rejoindre tous les hommes en attente depuis des siècles. Cette parole nous rejoint, nous aussi, les peuples qui «marchent dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ».
Ce nouveau-né, couché dans une mangeoire d’animaux, le Messie attendu, le Sauveur du monde, nous apporte deux messages très importants.

Premièrement, il annonce à qui veut l’entendre que Dieu est transcendant, mais qu’il devient, à la longue, immanent.
Deuxièmement, Dieu Sauveur, il vient nous sortir de nos prisons d’hommes et restaurer la paix.

L’Enfant Jésus de la crèche proclame à tous les peuples : «Je suis l’Emmanuel. Vous étiez habitués à vénérer et à proclamer le Dieu Tout-Puissant, transcendant, unique, qui n’est pas engendré et qui n’engendre pas. Vous aviez raison, mais apprenez de moi que Dieu est Dieu, qu’il est le Dieu de l’impossible. Personne, si pieux soit-il, n’a le droit de limiter sa puissance. Et c’est lui qui me dit, en cette nuit historique exceptionnelle : «Tu es mon fils, aujourd’hui, je t’ai engendré». Je t’engendre, mais tu restes en tout mon égal, car toi et moi, nous sommes un, nous partageons la même nature, la même divinité».
Au-delà des festivités humaines faites de bruits et de lumières, éclate cette double réalité prodigieuse : Dieu transcendant, c’est-à-dire immatériel, au-dessus de toute réalité limitée, Dieu immanent, c’est-à-dire acceptant volontairement de devenir l’Emmanuel, vrai fils de Dieu, vrai fils de l’Homme. N’est-ce que proclame notre credo chrétien, récité souvent sans grande attention aux significations profondes ? «Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, né de la Vierge Marie».
Dans les profondeurs abyssales de la Transcendance de Dieu, se rejoignent les foules immenses des croyants monothéistes du monde. Ainsi, donnons-nous la main particulièrement à nos frères de l’Islam et des religions traditionnelles expurgées des scories culturelles.
Dans les jardins ensoleillés de Jésus-Christ, fils de Dieu, né de la Vierge Marie, nous rejoignons tous ceux et celles qui se reconnaissent porteurs du prestigieux et redoutable nom de chrétien. En toute humilité, comme en toute fierté, nous acclamons Jésus de Nazareth. C’est lui le centre des festivités mondiales de Noël, Noël, la fête des petits et des grands, Noël des chefs d’Etat et des simples citoyens, Noël des pauvres, Noël des riches, Noël des croyants, Noël des incrédules… Nous attendons de Jésus de Nazareth, qu’il soit vraiment le Sauveur pour les hommes et les femmes de notre temps, le Sauveur surtout pour les hommes et les femmes habitant la terre ivoirienne qui ont tant besoin de libérateur. «Venez Divin Messie, venez sauver nos âmes infortunées». Ce refrain traditionnel répété durant ces quatre semaines qui ont précédé Noël, le temps de l’Avent, dit l’ardente espérance d’un monde un peu fou, un monde las de porter le poids de ses incohérences. Nous croyons et nous espérons que Jésus vient avec assez d’amour et de puissance, pour libérer les grands et les petits, les décideurs et les laissés pour compte dans les grandes instances de la planète. Il vient soulager les communautés et les particuliers, les peuples et les individus.
Seigneur Jésus de Nazareth, fils de David, tu nous vois assis, comme l’aveugle Bartimée de l’Evangile et nous crions : Prends pitié de nous ! Malgré nos titres, nos références sociales et politiques, nous demeurons des aveugles, des prisonniers qui s’ignorent. Libère-nous de nos esclavages subis ou volontaires. Fais tomber les murs de Berlin qui nous encerclent et nous empêchent de voir loin, au grand air qui gonfle les poumons.
Libère-nous de nos peurs paniques traditionnelles ou modernes. Spécialement aujourd’hui, dans notre civilisation de fer et de feu, libère-nous de nos méfiances réciproques, de nos frustrations subies ou infligées.
Seigneur, dans cette pléthore de divinités taillées sur mesure, libère chacun d’entre nous de ces idoles d’argent, de pouvoir, d’idéologies, de sexe, de prestige. Libère les jeunes et les adultes de la dictature de la violence. Libère-nous tous de la puissance de nos illusions, de nos fantasmes, de nos fausses sécurités.
Seigneur, grâce à la venue, nous avons moins peur de l’avenir. Nous savons que quelque chose se met à frémir à l’horizon et que notre salut national est proche. Quelques que soient leurs références, libère nos décideurs locaux de leur manie mortifère de tout freiner, de tout bloquer, simplement pour le plaisir de tester leur capacité de nuisance et de démontrer ainsi leur puissance, leur poids spécifique sur l’ensemble des rouages nationaux.
Seigneur, libérateur souverain, délivre-nous, hommes et femmes de Côte d’Ivoire dans l’impasse, des doutes nombreux qui nous assaillent, délivre-nous de nos cœurs endurcis comme pierre, libère-nous de la manie de se mettre toujours au-dessus de tous. Libère-nous de cette malheureuse habitude de déclarer les autres indignes d’être des personnes humaines. Délivre-nous, Seigneur, prince de la paix, de la fâcheuse idée de couvrir, de déformer le visage des autres avec des malveillantes étiquettes du genre : «C’est un menteur, c’est un voleur, un loyaliste, un assaillant, un intégriste, un terroriste, etc.»
Seigneur Jésus de Nazareth, envoyé par le Père pour faire la toilette de tes frères, les hommes, délivre-les de leurs vérités arrangées au goût du jour, des mensonges érigés en système d’accession au pouvoir, mensonges, méchancetés diffusés à grands frais dans les grands canaux de la communication moderne. Délivre-nous des fossés creusés pour engloutir les petits et les grands. Délivre-nous, tous et chacun, de ces procès hâtifs, aux verdicts sans appel infligés aux honnêtes gens, toutes pratiques faites pour rendre l’atmosphère lourde, irrespirable, pour fomenter des provocations inutiles, comme si notre peuple blessé, piétiné, avait encore besoin de ces inventions pour précipiter sa descente aux enfers !
Seigneur, fils de David, Jésus de Nazareth, Sauveur pour l’humanité entière, organise avec toutes les âmes de bonne volonté, d’ici et d’ailleurs, l’opération Espoir afin que, à l’occasion de ta naissance et dès le début de l’An 2006, les peuples du monde et le courageux peuple de Côte d’Ivoire, reprennent souffle et vie. Toi seul, Seigneur, peux nous délivrer de la méchanceté des hommes. Tes compatriotes, les habitants de ta nouvelle patrie, la Côte d’Ivoire, ont, depuis des années, tout essayé, ballottés, ridiculisés, frustrés dans tant de capitales. Il est grand temps de sortir tes grands jeux. La pauvreté et la misère amoncelées à nos portes doivent, par ton action vigoureuse, se transformer en dynamique de changement qualitatif en vue du désarmement, de l’unité nationale retrouvée et du redémarrage économique qui tirerait tous tes compatriotes de ce trou béant qui donne le vertige à l’observateur attentif.
Parce que nous croyons en toi, Jésus de Nazareth, prince de la paix, fais mentir tous les prophètes de malheur qui prédisent le pire. Nous croyons en toi, nous avons foi en ta bonté, en ta fraternelle solidarité agissante. Aussi, sereins, affirmons-nous : « La paix en Côte d’Ivoire, c’est pour demain ». Nous avons assez souffert, assez expié. Dieu de miséricorde, pitié. Nous sommes passés par les grandes eaux, au Nord, au Centre, à l’Ouest, à l’Est, au Sud, tu nous as lavés, rincés, purifiés. Et maintenant, aucune raison, aucune puissance négative ne doit arrêter notre marche vers la réconciliation et la paix. Voici le temps favorable, le temps messianique pour les prophètes et pour toi. L’agneau doit pouvoir fraterniser avec la panthère, le bœuf, marcher sans danger avec le lion et l’enfant, jouer sans rien craindre sur le nid du serpent cobra.
Jésus de Nazareth, tu es le roi de gloire, déploie ta puissance, viens, dompte les flots en furie, élève la voix et il se fera un grand calme ! Et nous irons, le cœur plein d’allégresse, boire ensemble aux fontaines d’eau vive que tu prépares pour les peuples enfin réconciliés. Envoie sur la terre ivoirienne le souffle puissant de ton Esprit de Pentecôte qui renverse nos tours de Babel et dissipe les poussières de la guerre fratricide. Commande, Seigneur, et, nous en sommes convaincus, la Côte d’Ivoire, ton pays et le nôtre ressuscitera en ton nom, Dieu vivant, toi l’Emmanuel, qui règne aujourd’hui, demain, et aux siècles des siècles. Amen !

Bernard Cardinal Agré
Archevêque d’Abidjan
French “La paix en Côte d’Ivoire, c’est pour demain”
Dec 31, 2005
Comme chaque année, les Chrétiens ont célébré, dans la joie et la ferveur, la naissance de l’enfant Jésus

(Le Patriote No. 1872 du Lundi 26 Décembre 2005) «Joyeux Noël à tous, partez en paix, que l’année 2006 soit celle de la réunification de la Côte d’Ivoire». C’est avec ce vœu que le Cardinal Bernard Agré, Archevêque d’Abidjan a conclu sa célébration liturgique de la messe du 24 décembre 2005, veille de la naissance de Jésus-Christ.

Cette année, comme depuis trois ans déjà, les chrétiens de Côte d’Ivoire ont célébré la fête de la nativité dans un pays divisé en deux, suite à une crise politico-militaire. C’est donc eu égard à cette situation que l’homélie du Cardinal a porté sur «la libération et la paix». Dans une cathédrale Saint Paul du Plateau bondée de monde, l’Archevêque d’Abidjan a prié afin que «le peuple de Côte d’Ivoire sorte des ténèbres et marche vers la lumière».

Convaincu que «le Messie» ne peut laisser le peuple blessé, piétiné et précipiter la descente de celui-ci aux enfers, l’homme de Dieu a déclaré: «La paix en Côte d’Ivoire c’est pour demain (…) Et maintenant, aucune raison, aucune puissance négative ne doit arrêter notre marche vers la réconciliation et la paix». Après avoir tout essayé, ballottée, ridiculisée, frustrée dans tant de capitales, la Côte d’Ivoire, a poursuivi le Cardinal Agré, a besoin que le Sauveur organise, avec toutes les âmes de bonne volonté d’ici et d’ailleurs, l’opération ‘’espoir’’. Ceci, afin que, dès le début de l’an 2006, le peuple de Côte d’Ivoire reprennent souffle et vie.

Cette paix ne peut se faire sans les hommes politiques. «Quelles que soient leurs références, libère nos décideurs locaux de leur manie mortifère de tout freiner, de tout bloquer, simplement pour le plaisir de tester leur capacité de nuisance et de démontrer ainsi leur puissance, leur poids, spécifique sur l’ensemble des rouages nationaux», a demandé le prélat. Pour le peuple ivoirien, le Cardinal a imploré le Tout puissant afin qu’il touche les cœurs endurcis. «Délivre-nous, Seigneur, de la fâcheuse idée de couvrir, de déformer le visage des autres avec des malveillantes étiquettes du genre ‘’c’est un voleur, un menteur, un loyaliste, un assaillant, un intégriste, un terroriste», a-t-il dénoncé. Le guide religieux a aussi stigmatisé un certain nombre de pratiques qui, a l’en croire, rendent l’atmosphère lourde, irrespirable et engendrent des provocations inutiles.

Notamment, des procès hâtifs, aux verdicts sans appel, infligés aux honnêtes gens. Pour finir, l’Archevêque a déclaré que la naissance de l’enfant Jésus montre deux réalités prodigieuses. A savoir, Dieu transcendant (immatériel) et au-dessus de toute réalité (limitée) et Dieu immanent, acceptant de devenir d’Emmanuel, vrai fils de Dieu. Aussi a-t-il exhorté les Chrétiens à donner la main à leurs frères de l’Islam et des autres religions traditionnelles expurgées de scories- culturelles.
French Intégralité du discours du Cardinal Bernard Agré
Dec 31, 2005
Je vous annonce une bonne nouvelle. Aujourd’hui, dans la cité de David, un enfant vous est né, un sauveur vous est donné. C’est le Dieu fort, le Dieu de l’impossible, le Prince de la Paix (Le Patriote No. 1872 du Lundi 26 Décembre 2005).

Frères et Sœurs,

Tel un carillon de fête, cette parole a résonné dans les cœurs des petits et des grands, les contemporains de Jésus. Et son onde de choc a traversé le temps et l’espace pour rejoindre tous les hommes en attente depuis des siècles. Cette parole nous rejoint, nous aussi, les peuples qui «marchent dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ».
Ce nouveau-né, couché dans une mangeoire d’animaux, le Messie attendu, le Sauveur du monde, nous apporte deux messages très importants.

Premièrement, il annonce à qui veut l’entendre que Dieu est transcendant, mais qu’il devient, à la longue, immanent.
Deuxièmement, Dieu Sauveur, il vient nous sortir de nos prisons d’hommes et restaurer la paix.

L’Enfant Jésus de la crèche proclame à tous les peuples : «Je suis l’Emmanuel. Vous étiez habitués à vénérer et à proclamer le Dieu Tout-Puissant, transcendant, unique, qui n’est pas engendré et qui n’engendre pas. Vous aviez raison, mais apprenez de moi que Dieu est Dieu, qu’il est le Dieu de l’impossible. Personne, si pieux soit-il, n’a le droit de limiter sa puissance. Et c’est lui qui me dit, en cette nuit historique exceptionnelle : «Tu es mon fils, aujourd’hui, je t’ai engendré». Je t’engendre, mais tu restes en tout mon égal, car toi et moi, nous sommes un, nous partageons la même nature, la même divinité».
Au-delà des festivités humaines faites de bruits et de lumières, éclate cette double réalité prodigieuse : Dieu transcendant, c’est-à-dire immatériel, au-dessus de toute réalité limitée, Dieu immanent, c’est-à-dire acceptant volontairement de devenir l’Emmanuel, vrai fils de Dieu, vrai fils de l’Homme. N’est-ce que proclame notre credo chrétien, récité souvent sans grande attention aux significations profondes ? «Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, né de la Vierge Marie».
Dans les profondeurs abyssales de la Transcendance de Dieu, se rejoignent les foules immenses des croyants monothéistes du monde. Ainsi, donnons-nous la main particulièrement à nos frères de l’Islam et des religions traditionnelles expurgées des scories culturelles.
Dans les jardins ensoleillés de Jésus-Christ, fils de Dieu, né de la Vierge Marie, nous rejoignons tous ceux et celles qui se reconnaissent porteurs du prestigieux et redoutable nom de chrétien. En toute humilité, comme en toute fierté, nous acclamons Jésus de Nazareth. C’est lui le centre des festivités mondiales de Noël, Noël, la fête des petits et des grands, Noël des chefs d’Etat et des simples citoyens, Noël des pauvres, Noël des riches, Noël des croyants, Noël des incrédules… Nous attendons de Jésus de Nazareth, qu’il soit vraiment le Sauveur pour les hommes et les femmes de notre temps, le Sauveur surtout pour les hommes et les femmes habitant la terre ivoirienne qui ont tant besoin de libérateur. «Venez Divin Messie, venez sauver nos âmes infortunées». Ce refrain traditionnel répété durant ces quatre semaines qui ont précédé Noël, le temps de l’Avent, dit l’ardente espérance d’un monde un peu fou, un monde las de porter le poids de ses incohérences. Nous croyons et nous espérons que Jésus vient avec assez d’amour et de puissance, pour libérer les grands et les petits, les décideurs et les laissés pour compte dans les grandes instances de la planète. Il vient soulager les communautés et les particuliers, les peuples et les individus.
Seigneur Jésus de Nazareth, fils de David, tu nous vois assis, comme l’aveugle Bartimée de l’Evangile et nous crions : Prends pitié de nous ! Malgré nos titres, nos références sociales et politiques, nous demeurons des aveugles, des prisonniers qui s’ignorent. Libère-nous de nos esclavages subis ou volontaires. Fais tomber les murs de Berlin qui nous encerclent et nous empêchent de voir loin, au grand air qui gonfle les poumons.
Libère-nous de nos peurs paniques traditionnelles ou modernes. Spécialement aujourd’hui, dans notre civilisation de fer et de feu, libère-nous de nos méfiances réciproques, de nos frustrations subies ou infligées.
Seigneur, dans cette pléthore de divinités taillées sur mesure, libère chacun d’entre nous de ces idoles d’argent, de pouvoir, d’idéologies, de sexe, de prestige. Libère les jeunes et les adultes de la dictature de la violence. Libère-nous tous de la puissance de nos illusions, de nos fantasmes, de nos fausses sécurités.
Seigneur, grâce à la venue, nous avons moins peur de l’avenir. Nous savons que quelque chose se met à frémir à l’horizon et que notre salut national est proche. Quelques que soient leurs références, libère nos décideurs locaux de leur manie mortifère de tout freiner, de tout bloquer, simplement pour le plaisir de tester leur capacité de nuisance et de démontrer ainsi leur puissance, leur poids spécifique sur l’ensemble des rouages nationaux.
Seigneur, libérateur souverain, délivre-nous, hommes et femmes de Côte d’Ivoire dans l’impasse, des doutes nombreux qui nous assaillent, délivre-nous de nos cœurs endurcis comme pierre, libère-nous de la manie de se mettre toujours au-dessus de tous. Libère-nous de cette malheureuse habitude de déclarer les autres indignes d’être des personnes humaines. Délivre-nous, Seigneur, prince de la paix, de la fâcheuse idée de couvrir, de déformer le visage des autres avec des malveillantes étiquettes du genre : «C’est un menteur, c’est un voleur, un loyaliste, un assaillant, un intégriste, un terroriste, etc.»
Seigneur Jésus de Nazareth, envoyé par le Père pour faire la toilette de tes frères, les hommes, délivre-les de leurs vérités arrangées au goût du jour, des mensonges érigés en système d’accession au pouvoir, mensonges, méchancetés diffusés à grands frais dans les grands canaux de la communication moderne. Délivre-nous des fossés creusés pour engloutir les petits et les grands. Délivre-nous, tous et chacun, de ces procès hâtifs, aux verdicts sans appel infligés aux honnêtes gens, toutes pratiques faites pour rendre l’atmosphère lourde, irrespirable, pour fomenter des provocations inutiles, comme si notre peuple blessé, piétiné, avait encore besoin de ces inventions pour précipiter sa descente aux enfers !
Seigneur, fils de David, Jésus de Nazareth, Sauveur pour l’humanité entière, organise avec toutes les âmes de bonne volonté, d’ici et d’ailleurs, l’opération Espoir afin que, à l’occasion de ta naissance et dès le début de l’An 2006, les peuples du monde et le courageux peuple de Côte d’Ivoire, reprennent souffle et vie. Toi seul, Seigneur, peux nous délivrer de la méchanceté des hommes. Tes compatriotes, les habitants de ta nouvelle patrie, la Côte d’Ivoire, ont, depuis des années, tout essayé, ballottés, ridiculisés, frustrés dans tant de capitales. Il est grand temps de sortir tes grands jeux. La pauvreté et la misère amoncelées à nos portes doivent, par ton action vigoureuse, se transformer en dynamique de changement qualitatif en vue du désarmement, de l’unité nationale retrouvée et du redémarrage économique qui tirerait tous tes compatriotes de ce trou béant qui donne le vertige à l’observateur attentif.
Parce que nous croyons en toi, Jésus de Nazareth, prince de la paix, fais mentir tous les prophètes de malheur qui prédisent le pire. Nous croyons en toi, nous avons foi en ta bonté, en ta fraternelle solidarité agissante. Aussi, sereins, affirmons-nous : « La paix en Côte d’Ivoire, c’est pour demain ». Nous avons assez souffert, assez expié. Dieu de miséricorde, pitié. Nous sommes passés par les grandes eaux, au Nord, au Centre, à l’Ouest, à l’Est, au Sud, tu nous as lavés, rincés, purifiés. Et maintenant, aucune raison, aucune puissance négative ne doit arrêter notre marche vers la réconciliation et la paix. Voici le temps favorable, le temps messianique pour les prophètes et pour toi. L’agneau doit pouvoir fraterniser avec la panthère, le bœuf, marcher sans danger avec le lion et l’enfant, jouer sans rien craindre sur le nid du serpent cobra.
Jésus de Nazareth, tu es le roi de gloire, déploie ta puissance, viens, dompte les flots en furie, élève la voix et il se fera un grand calme ! Et nous irons, le cœur plein d’allégresse, boire ensemble aux fontaines d’eau vive que tu prépares pour les peuples enfin réconciliés. Envoie sur la terre ivoirienne le souffle puissant de ton Esprit de Pentecôte qui renverse nos tours de Babel et dissipe les poussières de la guerre fratricide. Commande, Seigneur, et, nous en sommes convaincus, la Côte d’Ivoire, ton pays et le nôtre ressuscitera en ton nom, Dieu vivant, toi l’Emmanuel, qui règne aujourd’hui, demain, et aux siècles des siècles. Amen !

Bernard Cardinal Agré
Archevêque d’Abidjan
French "Laissez vivre le peuple dans la paix quelle que soit votre colère"
Nov 06, 2005
L'église Notre Dame de l'Espérance de la Riviera Palmeraie (Génie 2000) érigée récemment en paroisse a effectué sa première rentrée pastorale, le dimanche 30 octobre dernier, lors d'une messe d'action de grâce en présence de SEM Bernard Cardinal Agré.

Notre Voie (Abidjan) 2 Novembre 2005 - Lors de cette cérémonie l'archevêque d'Abidjan a une fois de plus exhorté les politiques à laisser vivre le peuple dans la paix quelle que soit leur colère, a-t-il recommandé avant de poursuivre: "Osez changer. Dieu a déjà parlé, cherchez dans la Bible ce qu'il vous recommande. Est-ce que dans vos partis politiques, organisations et société civile il y a des sosies de Dieu ? Est-ce que vous mettez en application la parole de Dieu qui dit : Aime ton prochain comme toi-même". Bernard Cardinal Agré a exhorté les paroissiens à vivre l'espérance, à se convertir. A ce propos, il a recommandé au curé de la paroisse Notre Dame de l'Espérance, l'Abbé Boniface Ziri, de réussir le pari de la conversion et de la redynamisation de sa communauté.

"Nous allons bâtir une communauté du Christ", a-t-il promis avant de recevoir les bienfaiteurs de la communauté.

L'Abbé Akwadan Jean-Baptiste, curé de la paroisse St Pierre de Blockhauss s'est, quant à lui, réjoui du parcours de la communauté érigée aujourd'hui en paroisse après 10 ans d'existence. "C'est l'esprit qui fait croître toute chose. Par conséquent, travaillez pour que Jésus soit mieux vécu ici. Evitez les erreurs des vieilles communautés. Prônez la charité et la vérité", a-t-il conclu.

Le président du conseil paroissial, M. Armand Yassi, s'est à son tour dit préoccupé par les chantiers de la paroisse dont le presbytère et les salles.

Le président du Conseil économique et social, M. Laurent Dona Fologo, le maire de Cocody Gomont Diagou Jean-Baptiste, le directeur général du groupe la Refondation Sokouri Bohui Martin, ont honoré de leur présence cette cérémonie.
French Le cardinal Bernard Agré honore St Jeanne d'Arc
Oct 30, 2005
Plusieurs paroisses de l'archidiocèse d'Abidjan ont effectué leur rentrée pastorale le dimanche 23 octobre dernier.

Notre Voie (Abidjan) 25 Octobre 2005 - Une d'elles, la paroisse Sainte Jeanne d'Arc de Treichville qui fête bientôt ses 70 ans, a été honorée à cette occasion par SEM Bernard cardinal Agré, archevêque d'Abidjan ,qui a assisté à la messe qui consacre sa rentrée solennelle et a installé officiellement le nouveau curé, l'abbé Jean Pierre Ouédraogo, précédemment vicaire à St Pierre de Marcory-Anoumabo. C'est dans une ambiance de fête et dans une église pleine à craquer que la cérémonie s'est déroulée. Profession de foi et serment de fidélité du curé Jean Pierre Ouédraogo ont constitué l'un des temps forts de la cérémonie. "Je m'acquitterai de mes devoirs envers l'Église selon les prescriptions de foi", a-t-il promis, convaincu du soutien des paroissiens et déterminé à se mettre à l'écoute de la parole et de la volonté de Dieu sur fond d'unité et de sainteté.

Le cardinal Agré, quant à lui, a recommandé la sagesse au curé Jean Pierre. "Il faut que tu puisses parler aux jeunes et aux moins jeunes dans la vérité pour que tu sois compris", a-t-il dit. En outre, l'archevêque d'Abidjan a souhaité que la paroisse Sainte Jeanne d'Arc soit un lieu où il fait bon vivre. "Les aînés doivent marcher avec les jeunes dans l'unité et le partage. Aimez-vous bien et soyez fervents et saints. Vous en êtes capables. Aussi, adoptez-vous le curé de tout votre coeur", a-t-il prôné.

Dans son homélie, l'abbé Augustin Obrou, chargé de communication et des relations extérieures de l'archidiocèse d'Abidjan a, à son tour, donné les fonctions de la paroisse et prodigué de sages conseils. "Si tu crois aimer Dieu alors que tu n'aimes pas ton frère, tu es un menteur", a-t-il averti.

Le curé Jean Pierre Ouédraogo qui succède à l'abbé Valentin Djoman est assisté des vicaires Raymond brou et Pierre Claver Yessoh.
French Coalition des femmes leaders de Côte d`Ivoire : “Pourquoi pas une femme ?” béni par le Cardinal Agré
Oct 15, 2005
La Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire (CFELCI), dans le cadre de son programme "Pourquoi pas une femme ?", a rencontré Monseigneur Bernard Cardinal Agré le mardi 4 octobre dernier à l'Archevéché.

(Le Nouveau Réveil, 6 octobre 2005) Mme Dao Gabala Mariam présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire à la tête d'une délégation de femmes a, à cet effet, profité de l'occasion pour présenter le programme "Pourquoi pas une femme ?" et recevoir dans le même temps la bénédiction du Cardinal Bernard Agré. Les femmes de Côte d'Ivoire qui ont décidé de prendre la place qui leur revient ont pris la résolution de ne plus rester en marge de la vie et de l'avenir de la Côte d'Ivoire et ce, dans tous les domaines y compris la politique. Après la présentation officielle du projet "Pourquoi pas une femme ?. Au sortir de l'audience à elle accordée par Monseigneur Cardinal Agré, celui-ci a fortement apprécié l'initiative de la Coalition et a exprimé tous ses encouragements dans ce programme certes grand mais réalisable. A cet effet, il a indiqué que "La femme est la moitié de la programmation du monde. Sa place est tout à fait tracée, elle ne la dispute pas. Et les femmes de Côte d'Ivoire ne sont pas à la traîne. Qu'elles prennent leur place et qu'elles soient à côté des hommes". Il poursuivra pour demander qu'elles prennent des initiatives et qu'elles soient des femmes leaders dans tous les domaines. Pour Mme Dao Gabala Mariam, il s'agissait de présenter le bébé conçu par les femmes au Cardinal aux fins d'avoir sa bénédiction et son soutien. "Nous avons une co-responsabilité de la gestion avec les hommes. Et pour notre Coalition, il était important pour nous de savoir que nos leaders religieux soutiennent ce projet" a-t-elle indiqué.
French Le cardinal Agré fustige les quêtes anarchiques
Oct 15, 2005
La consécration de l’église St Pierre-Claver d’Anyama-Adjamé, récemment, a servi de prétexte au Cardinal Bernard Agré pour fustiger les ajouts au cours des messes, en l’occurrence les processions d’offrandes trop longues.

(Fraternité Matin, 5 Octobre 2005) La consécration de l’église St Pierre-Claver d’Anyama-Adjamé, récemment, a servi de prétexte au Cardinal Bernard Agré pour fustiger les ajouts au cours des messes, en l’occurrence des processions d’offrandes trop longues. Il a surtout dénoncé les nombreuses quêtes ‘’fantaisistes’’ qui ont cours en ce moment, et invité les prêtres à observer les règles de l’Eglise. “Certes, nous avons besoin d’argent mais, ne copions pas les sectes et autres. Je suggère une seule quête qui pourra être répartie selon les objectifs fixés’’, a t-il soutenu.

Faisant un clin d’œil à la situation sociopolitique du pays, il a exhorté les nombreux fidèles présents pour la circonstance, à l’amour du prochain, au pardon et à la réconciliation. “Faites comme le pape Jean Paul II lorsqu’il a été agressé. Il est allé rendre visite à son agresseur en prison et lui a accordé son pardon. Pardonnez! Car nous sommes fatigués de nous haïr, demandons à Dieu de nous guérir de cette terrible plaie, de guérir nos âmes. Nous devons faire l’effort d’aimer tout le monde. Soyez des bâtisseurs de paix, des hommes de foi et d’espérance. La Côte d’Ivoire ressuscitera au nom de Jésus!”

Il a également rendu un vibrant hommage aux femmes pour leur large contribution à la construction de cet édifice d’un coût global de 45 millions.

La cérémonie a été parrainée par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, M. Bohoun Bouabré qui a fait don d’1 million de francs à la communauté religieuse du village.

Pour rappel, c’est en 1983 qu’a débuté la construction de cet édifice.
English Cardinal Agré urges Ivoirians to back "Elephants"
Oct 15, 2005
The head of the Catholic church in Cote d`Ivoire, Cardinal Bernard Agré, has urged Ivorians to rally behind the national football team in Sunday`s match against Cameroon in the 9th round qualifier for the joint 2005 FIFA World Cup/ African Cup of Nations finals.

(AngolaPress, September 13, 2005) Abidjan, Cote d`Ivoire - "This is not an ordinary match and we should not take the luxury of losing it because through it we shall learn lessons for harmonous living and earn that badly needed will to turn towards peace," the Cardinal told journalists in Abidjan Thursday after an audience with the president of the Ivorian Football Federation (FIF), Jacques Anouma.

According to him, all the major teams want victory, but the difference comes in their determination to win, their preparation and mental capacity to win competitions. "The Elephants possess that mentality of winning and I encourage them to surge ahead," the Cardinal added.

However, he urged Ivorian players to show humility, efficiency and their best form in their actions to merit their victory.

Meanwhile, Jacques Anouma highlighted the importance of his curtesy call on the Cardinal in the bid to mobilise the public to back his dream of notching Cote d`Ivoire`s first qualification for the World Cup finals.

"We regard this 9th round match to be the final in the group because who ever wins is assured of qualification for the 2006 World Cup finals.

"We have therefore come to entrust the Eelephants in your hands as God`s servant so that you can pray for victory against the Cameroonians on Sunday," Nouma told the prelate. The FIF president has made similar visits to other Ivorian religious leaders.

He also prayed God to hear his prayers so that on the evining of 4 September "there will be reconciliation among all Ivorians and so that the event marks the beginning of a national consensus."

Cote d`Ivoire is currently on top of group 3 with 19 points (+12) followed by Cameroon, which has 17 points (+7).
French “Une minorité agitée protège ses intérêts immédiats”
Oct 15, 2005
Témoin comme le plus petit fidèle des Ivoiriens des atrocités qu’ont provoqué les trois années de crise militaire et politique, Bernard Cardinal Agré a encore des mots d’exhortation, de pardon des offenses. Son homélie qu’il a dite à l’occasion de la commémoration du 19 septembre 2005, condamne pour une rare fois, la « minorité agitée » qui roule carrosse, quand la majorité du peuple broie du noir.

Excellence Monsieur le Nonce Apostolique,
Chers frères, chères sœurs,

« Une voix s’est fait entendre à Rama, Pleurs et longue plainte.
C’est Rachel qui pleure ses enfants. Elle ne veut pas être consolée, Car ils ne sont plus » (Mt 2,18)

1- Rachel, au cœur de la tumultueuse histoire du peuple d’Israël, voit mourir ses fils et ses filles par milliers ; elle exhale sa douleur, son angoisse, elle crie vers Yaweh son Dieu, elle crie vers les hommes ; « Oh, vous qui passez par le chemin, voyez s’il y a une douleur pareille à ma douleur ! » (Lam.1,12) Rachel, une femme en pleurs, inconsolable à cause des lourdes pertes subies par son peuple.

Elle évalue les dégâts incommensurables, en vies humaines et en matériels de toutes sortes.

Cependant, fondée qu’elle est sur la parole de Dieu, du Dieu vivant d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, elle espère.

Rachel, aujourd’hui, nous l’avons reconnue, c’est la Côte d’Ivoire, une autre maman accablée, secouée, défigurée, plus spécialement depuis cette fameuse nuit du 19 septembre 2002 dont nous célébrons aujourd’hui le troisième anniversaire.

Ô nuit de fer et de feu où tout a basculé dans le déluge et l’hécatombe à répétition.

Ce 19 septembre où l’ombre de la mort, comme une dalle de béton, une longue coulée de larve de plomb, à géométrie variable, s’est étalée sur la Côte d’Ivoire, notre pays bien aimé.

Comme Rachel de la Bible, elle se lamente et prie.

Avec nous, ce soir, elle se souvient de ses filles et de ses fils tombés à Abidjan, à Bouaké, à Korhogo, à Man, à Duékoué, à Daloa, à Vavoua, à Bouna etc.

Que leurs âmes reposent en paix.

Sincères et fraternelles condoléances à leurs parents et à leurs amis.

Chers frères et sœurs, cette commémoration du 19 septembre 2002 que nous avons voulu célébrer aujourd’hui, en son troisième anniversaire, n’est nullement pour nous, l’occasion de rouvrir les plaies, les blessures.

Son objectif, c’est de nous faire prendre la mesure de la souffrance endurée, afin de mieux cerner ce que Dieu attend de nous, de chacun d’entre nous.

Tous, nous avons vécu personnellement ou de manière indirecte les épreuves que cette guerre a engendrées.

Tous, nous avons en nous un désir profond de justice et de paix.

Certains d’entre nous nourrissent en eux un ardent désir de vengeance.

D’autres ont même juré, au nom de Dieu, de ne jamais laisser tomber.

Comme Rachel, la Côte d’Ivoire nous dit : « J’ai mal, j’ai mal à mes enfants du sud, du nord, du centre, de l’est, de l’ouest, réduits en bouillie, chair à canon, mes enfants percés de part en part, égorgés, éventrés, jetés dans la broussaille, dans la forêt, enterrés pêle-mêle dans des fosses communes… J’ai mal à ces adultes fauchés dans la force de l’âge, comme des athlètes en plein élan.

J’ai mal à ces gosses qui savaient à peine distinguer leur main droite de leur main gauche brutalisés, torturés, jetés comme un tas d’ordures par milliers.

J’ai mal à mes filles violées.

J’ai mal à mes petits enrôlés de force pour combattre, enfants-soldats, arrachés à l’affection de leurs parents.

J’ai mal à mes chers enfants, hommes et femmes de toutes religions, de toutes convictions et de tous les partis politiques.

J’ai mal à cette multitude d’orphelins, de veuves et de veufs en quête de consolateurs, de tuteurs.

J’ai mal à mon patrimoine génétique abîmé, à mes emblèmes dévastés, à mes repères méprisés, bafoués… » Chers frères, chères sœurs, d’où viennent cette folie collective et cette violence inédite, qui se sont emparées des Ivoiriens, ces écarts de langage, ces blocages têtue ? Où se terre notre dialogue renommé ? Qui nous délivrera de cette culture de la violence gratuite, cette culture de la mort ? Sans le Seigneur qui nous a couverts de sa protection, notre sort, tout au long de ces années d’épreuve, vous vous en doutez, aurait été pire.

Nous avons, par notre propre faute, coupé notre pays en deux et nous refusons, depuis trois ans, de recoudre ce beau pagne déchiré, par égoïsme, par orgueil, donnant ainsi l’opportunité à une minorité de s’enrichir.

La grande majorité des enfants de ce pays aspire au pardon, à la paix.

Une minorité agitée protège ses intérêts immédiats juteux, mangeant, comme l’on dit, des deux mains alors qu’autour d’eux, la pauvreté et la misère gagne du terrain.

C’est déplorable.

C’est dégoûtant.

Nous avons promené nos incohérences, notre manque notoire de réalisme et de solidarité sur la scène internationale.

Des amis sincères nous ont parlé et nous parlent encore.

Mais nous n’écoutons pas.

Sachons-le, l’homme intelligent n’est pas nécessairement celui qui fonce toujours devant, c’est celui qui sait parfois reculer pour le bien commun.

Arrêtons nos rodomontades, arrêtons nos danses de caméléon car, si le cynisme et le ridicule tuaient, ici, les cimetières seraient pleins.

Avec le psalmiste, pleurons notre misère : « Pitié pour moi mon Dieu dans ton amour Selon ta grande miséricorde efface mon péché, Lave-moi tout entier de ma faute Purifie-moi de mon offense Oui, je connais mon péché Ma faute est toujours devant moi … tu veux au fond de moi la vérité Dans le secret, tu m’apprends la sagesse… » (Ps 50) 2- Comment reconstruire une Côte d’Ivoire nouvelle ? La reconstruction de notre pays, que nous appelons de tous nos vœux, ne peut se faire qu’avec des cœurs pacifiés.

Chers frères, chères soeurs, laissez jaillir en vous l’esprit, laissez remonter en vous les sentiments positifs et nobles.

Faites une place de choix à la bienveillance, à la tolérance, à la modestie, à l’humilité, à la sérénité.

Laissez tomber votre colère.

Désarmez vos cœurs, alors, vous serez assez fors, assez magnanimes pour désarmer vous-mêmes vos mains.

Toi, mon frère, toi ma sœur, tu as souffert énormément dans ton corps et dans ton âme.

Tu as perdu des êtres chers, tu as perdu des biens, tu as été blessé dans ta chair, tu as été violé, tu as été chassé de ta maison, cette maison construite patiemment, avec amour.

Tu n’as plus rien.

Crie ta douleur, pleure, tu en as le droit.

Mais pour la paix, mon frère, ma sœur, donne ton pardon et reçois le pardon de l’autre.

Car, pardonner, c’est avoir part au don de Dieu.

En Côte d’Ivoire, nous sommes tous croyants, quelle que soit notre confession religieuse.

Et toutes les religions prêchent la vérité, l’amour, le pardon et la réconciliation.

Beaucoup de nations ont connu des épreuves semblables aux nôtres : le Japon, le Viêt-Nam, l’Allemagne, l’Italie, pour ne citer que celles-là.

La France, elle-même, a été coupée en deux, de 1939 à 1945.

Des Ivoiriens, nombreux, ont participé à sa libération.
Il faut donc espérer, il faut sortir de la mentalité de catastrophe définitive.

Ce qui a permis à ces pays de sortir de la tourmente, c’est la prise de conscience de l’intérêt supérieur de la nation.

Chers frères, chères sœurs, aimons suffisamment notre pays pour le placer au-dessus de tout autre intérêt, au-dessus des intérêts égoïstes et partisans.

Une seule priorité doit nous animer : le développement harmonieux de la Côte d’Ivoire.

Les injustices sociales graves, les complots, la guerre, plus jamais cela ! Tournons courageusement la page.

Dissipons la tristesse, les angoisses, les stress.

Séchons nos larmes.

Donnons à la Côte d’Ivoire, notre mère, par notre sincérité, notre sérieux, la ferveur de notre prière redoublée, des raisons de croire et d’espérer.

La clef de ce succès collectif, c’est l’amour devenu comme un nouveau réflexe quotidien.

Amour fort, amour inventif, amour têtu qui dépasse tous les obstacles.

Pour gagner ce pari libérateur des bonnes énergies, je vous propose de vous familiariser avec le texte de la première lettre de Saint Paul aux corinthiens, au chapitre 13, les verset 4 à 7, un texte puissant, violent, révolutionnaire mais, générateur de paix intérieure profonde, gage de paix avec tous les autres.

Répétons ce texte en remplaçant le mot « amour » ou « charité », chacun par son propre nom.

Essayons ! Cela donnerait : Paul, Jeanne… prend patience ; …………… rend service ; ………… ne jalouse pas ; ……… ne plastronne pas ; ……………… ne s’enfle pas d’orgueil ; ……… ne fait rien de laid ; ………………ne cherche pas son intérêt ; …………… ne s’irrite pas ; ……………… n’entretient pas de rancune ; ……………… ne se réjouit pas de l’injustice ; ……………… trouve sa joie dans la vérité ; ……………… excuse tout ; ……………… croit tout ; ……………… espère tout ; Paul, Jeanne endure tout.

Vivons cela et la Côte d’Ivoire ressuscitera.

Amen.
French Hommage aux pionniers: Centenaire de la cathédrale
Oct 15, 2005
A l’occasion de la fête du centenaire de la paroisse Saint-Paul dimanche dernier, la cathédrale a été totalement repeinte. Elle avait un éclat particulier. Et un décor des grands jours. Au pied de l’autel, des fleurs blanches et jaunes, couleurs du Vatican.

(fratmat.net, 14 September 2005) A l’occasion de la fête du centenaire de la paroisse Saint-Paul dimanche dernier, la cathédrale a été totalement repeinte. Elle avait un éclat particulier. Et un décor des grands jours. Au pied de l’autel, des fleurs blanches et jaunes, couleurs du Vatican. Les prêtres étaient dans de nouvelles chasubles blanches…

Le curé de la cathédrale, le père René Agbo n’a pas caché son émotion en ce jour. Il a rendu hommage aux missionnaires de la Société des Missions Africaines, pour avoir semé la graine de l’évangélisation de 1905 à 1967, ainsi qu’à ses prédécesseurs et à ses vicaires. Il n’a pu s’empêcher de rendre grâce au Seigneur pour le regain de foi dont il est témoin dans cette paroisse. En effet, les fidèles ont, selon lui, démontré l’amour de leur Eglise lors des collectes pour les travaux de restauration de l’édifice et ses alentours, en réunissant la coquette somme de 60 millions.

Trois événements ont été célébrés en un : le centenaire de la paroisse, les 20 ans de la cathédrale et les 10 ans du cardinal Bernard Agré dans l’archidiocèse d’Abidjan.

La célébration eucharistique de ce grand jour qui s’est déroulée en présence de hautes personnalités de l’Etat, a été présidée par le cardinal lui-même. Il a eu une pensée  pour les premiers ecclésiastiques  des lieux : les Monseigneur Boivin, les Révérends pères Tepeau, Tourillon, et ceux qui sont encore en vie : Nosseigneurs Mandjo et Jean Pierre Kutwan ainsi que plusieurs prêtres, religieux et religieuses. La mémoire du prélat s’est aussi souvenue de deux figures d’exception : Sa sainteté le Pape Jean Paul II qui a béni cet édifice et le cardinal Bernard Yago. Ainsi que Félix Houphouët Boigny.

Pour célébrer cette messe, Mgr Agré avait à ses côtés, le nonce Apostolique Mgr Roberto Cassari. Mgr Pierre Marie Coty évêque émérite de Daloa, et Mgr Marie Daniel Dadiet archevêque de Korhogo.

Au nombre des personnalités présentes,  le ministre des cultes, M.Gnonkonté Désiré, M. Laurent Dona Fologo, Président du conseil économique et social, ainsi que M.Oré Gnézé conseiller spécial du chef de l’Etat chargé des cultes.

Mgr Agré a particulièrement salué l’ambassadeur des Etats-Unis, SEM. Andrey Hooks en ce 11septembre 2005. Car, il y a trois ans son pays a été secoué par un attentat terroriste qui a fait plusieurs morts.  Des prières ont aussi été dites pour les autorités au cours de la messe afin que par leurs actions, elles contribuent à l’instauration d’une paix durable.  

Un don du chef de l’état d’une valeur de deux millions a été annoncé.

Pour marquer cet événement, une statue de saint Paul d’une valeur de trois millions a été inaugurée la veille dans la cours de la cathédrale.
French Départ du cardinal Bernard Agré?
Jul 04, 2005
C'est officiel, le Vatican va mettre à la retraite le cardinal Bernard Agré avant la fin de l'année en cours.

(Le Front, 29 Juin 2005) Selon des informations dignes de foi en provenance des cercles catholiques occidentaux, les services du pape Benoît XVI procéderont très bientôt au remplacement du cardinal Bernard Agré de la tête de l'église catholique de Côte d'Ivoire.

Nos sources révèlent que cela pourrait arriver cette année.

Même s'il est vrai que Bernard Agré avait déposé, il y a deux ans, une lettre de démission sur la table du pape Jean Paul II, cette requête n'a jamais été analysée jusqu'au décès de l'ex-souverain pontife.

On pourrait dire que le départ définitif du cardinal peut être lié à sa requête , mais nos sources répondent non . Les informations en notre possession font état de ce que le chef de l'église catholique de Côte d'ivoire se serait compromis dans de nombreux dossiers louches .

Pis, le cardinal serait par ailleurs accusé d'accointances avec le parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI) par certaines prises de positions ambiguës, au mépris même des fondements de l'église.

Sous Bernard Agré, plusieurs scandales ont secoué l'église catholique de Côte d'Ivoire notamment l'arrestation du général Guéi en pleine cathédrale d'Abidjan par les tueurs à la solde du régime ? sans oublier les problèmes de gestion et de trésorerie à la procure.

La communauté catholique ivoirienne qui vivait peinardes s'est retrouvée au-devant de la scène par la faute de Bernard Agré. Pour toutes ces raisons, le cardinal partira la tête basse. Peut-être que sa consolation sera la fête que les fidèles pourraient organiser à son départ.
French "Ce que nous avons vécu est formidable"
May 02, 2005
La Côte d'Ivoire, à travers la personne du Cardinal Agré, a participé, pour la première fois de son histoire, à l'élection d'un pape. Sitôt rentré de Rome, dans la journée de mardi, le prélat a décidé d'échanger avec la presse à son cabinet.

Fraternité Matin (Abidjan, 28 Avril 2005) Il a d'abord exprimé sa satisfaction quant au déroulement des obsèques du pape Jean-Paul II, avant de dire merci aux Ivoiriens, pour le soutien manifesté aux dignitaires religieux catholiques.

Mais ce qui a surtout émerveillé le Cardinal Agré, c'est la parfaite organisation et l'esprit d'union qui ont marqué le cérémonial. Le premier responsable de l'Eglise catholique de Côte d'Ivoire a tenu à " faire partager " aux hommes des médias le conclave de Rome. " Ce que nous avons vécu est grandiose. Nous étions 115 cardinaux à procéder au vote. Je vous signale que c'est une élection sans campagne, et ceux qui ont 80 ans ne sont pas éligibles. Ensemble et guidés par l'Esprit Saint, nous dégageons le pape. C'est un exercice que nous faisons jusqu'à ce que le quorum soit atteint. Une fois que le choix est fait, il n'y a pas de contestation. C'est une belle leçon de démocratie ", déclare Mgr Agré. Qui s'est en outre ému de la spontanéité de la jeunesse dans le monde. " C'est une fierté d'avoir tant de jeunes, de spontanéité au sein de l'Eglise".

Le Cardinal qui voit en cela des signes de la vitalité de l'Eglise catholique, a saisi cette occasion pour apaiser les inquiétudes de ceux qui ont en mémoire le passé nazi du pape Benoît XVI. " On l'a traité de dogmatique, inquisiteur. C'est un homme intelligent, qui avait après le nazisme décidé de devenir prêtre. Sous son air qu'on dit austère, je vois de l'humilité. Ça éclate. Après son élection, il est resté avec nous, au lieu de rejoindre ses appartements. C'est un signe d'humilité. Je suis sûr que les étiquettes que les gens mettent sur son front vont tomber ", déclare-t-il.

Le prélat s'est dit confiant quant à l'avenir de l'Afrique avec le pape Benoît XVI. " Il n'oubliera pas l'Afrique et la Côte d'Ivoire. L'ancien pape est venu trois fois chez nous. Je sais qu'il n'oubliera pas notre pays qui est en difficulté ".

Quant aux supputations sur la possibilité d'avoir un pape noir, son Eminence répond par une interrogation. " L'Afrique peut trouver un bon candidat. Aucun texte n'interdit la candidature d'un Africain. Cependant, est-ce que l'Occident et les pays développés sont psychologiquement prêts à accueillir un pape noir ? Je m'interroge ".
French "Le premier conclave de ma vie"
Apr 26, 2005
Le prélat ivoirien ne manquera tout de même pas de proférer quelques mots envers son pays et ses hommes politiques.

Fraternité Matin (Abidjan, 18 Avril 2005) Rejoignant hier après-midi aux environs de 16 heures locales ses confrères à la somptueuse résidence vaticane Sainte Anne où les cardinaux demeureront durant la durée du conclave, Bernard Cardinal Agré partait contribuer à écrire des pages de l'histoire de l'Eglise catholique universelle, mais aussi et surtout, celle de la Côte d'Ivoire dont le petit village de Monga de la sous-préfecture d'Alépé, le vit naître il y a 79 ans. Et oui, ce sera lui, le premier ivoirien à devoir participer à un conclave. Son prédécesseur, Bernard Cardinal Yago, élevé cardinal par Jean Paul II, le 2 février 1983, n'eut pas le privilège de faire partie d'un collège de cardinaux pour élire un Pape.

Cet honneur et ce grand privilège auquel tout sacerdoce aimerait goûter, le cardinal Agré ne semblait aucunement en être ému ni impressionné. Car lorsque notre collaborateur à Rome lui demande, " Eminence seriez-vous le premier ivoirien à participer à un conclave ? ", l'homme de Dieu observe un petit silence, un peu surpris par la question, cherche dans ses souvenirs, et lâche, sourire aux lèvres " Oui, on dirait je crois être bien le premier !"

Bernard Cardinal Agré a eu 79 ans le 2 mars, dont 51 ans en tant que prêtre, 36 ans comme évêque et 4 ans en tant que cardinal. Il a été élevé cardinal par le Pape Jean Paul II, le 21 février 2001.
French Fête de Pâques - Le Cardinal Bernard Agré : "Les Ivoiriens ont besoin d'un idéal commun"
Apr 01, 2005
Son Éminence Bernard cardinal Agré, archevêque d'Abidjan, à l'occasion de la veillée pascale, à la cathédrale St Paul, à Abidjan-Plateau, le samedi 26 mars dernier, a relevé qu'il manque un idéal commun aux Ivoiriens.

(Notre Voie, 29 Mars 2005) Cet idéal, selon lui, devrait leur permettre de sortir de la crise et de prétendre au développement économique et social. La commémoration de la résurrection de Jésus a été célébrée à travers le monde par les chrétiens avec ferveur et pénitence. Les Ivoiriens n'étaient pas en reste.

A la cathédrale St Paul le Cardinal Bernard Agré a demandé aux Ivoiriens s'ils sont disposés à prendre des initiatives pour que la Côte d'Ivoire connaisse la paix et le succès. Il est convaincu que le pays a les hommes, les compétences et les ressources naturelles nécessaires pour son développement. L'archevêque d'Abidjan a expliqué, en outre, que Jésus-Christ a semé chez le chrétien les germes de la résurrection le jour du baptême. Dans ces conditions, la Côte d'Ivoire doit ressusciter avec la puissance de Jésus et être toujours plus hospitalière.

A l'église St François Xavier d'Anono-Cocody, dans son homélie, dimanche, l'abbé Narcisse Bè Adomon, aumônier de la catéchèse jeunes, vicaire à la paroisse Ste Famille de la Rivièra a, pour sa part, déclaré que Jésus est ressuscité, pas en tant qu'homme mais en tant Dieu. Quant au père Laurent Bouda, économe diocésain en service au diocèse de Yopougon, à la paroisse St Charles Berromée d'Adzopé, il a demandé aux Ivoiriens de vivre la passion du Christ et de communier avec Dieu afin de retrouver la vraie paix tant recherchée. "La résurrection est le début d'une vie nouvelle. Et cette bonne nouvelle pascale devra être source de lutte et d'engagement pour construire ici et maintenant le bonheur et la vie éternelle", a-t-il argumenté. Cultes d'adoration, offrandes symboliques, retraites spirituelles et veillées pascales dans les temples et églises ont marqué le week-end pascale à Adzopé.

A l'Église méthodiste unie, les fidèles ont commémoré la résurrection du Christ avec faste. Lors du culte à l'église Bethsaida de Yopougon Niangon, le bishop Benjamin Boni a exhorté les chrétiens à l'amour et au pardon. Il a demandé aux Ivoiriens de prier pour les rebelles parce que la résurrection de Jésus doit être un gage pour mettre la Côte d'Ivoire sur la voie de la paix.

Chez les christianistes célestes, la fête de Pâques constitue une période charnière dans la nouvelle année. Mais puisque la Côte d'Ivoire est en proie à une crise politico-militaire depuis septembre 2002, le pasteur Ediémou Jacob, chef de l'Église du christianisme céleste de Côte d'Ivoire a lancé un appel aux leaders politiques que sont Konan Bédié, Alassane Ouattara et Soro Guillaume, afin qu'ils mettent de l'eau dans leur vin pour que la paix soit amorcée. Il estime que le président Laurent Gbagbo a fait assez de sacrifices pour que la Côte d'Ivoire retrouve la paix.
French Nuit de l’évangile: Le cardinal Agré exhorte les jeunes à ne pas se laisser manipuler
Dec 14, 2004
Comme chaque année, des milliers de jeunes du diocèse d’Abidjan se sont retrouvés dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 à la cathédrale St Paul du Plateau à la faveur de la traditionnelle nuit de l’évangile ! Le cardinal Bernard Agré, leur père spirituel, a profité de cette occasion pour leur prodiguer des conseils pour la vie.

(Fraternité Matin, 15 Décembre 2004) Comme chaque année, des milliers de jeunes du diocèse d’Abidjan se sont retrouvés dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 à la cathédrale St Paul du Plateau à la faveur de la traditionnelle nuit de l’évangile.

Le cardinal Bernard Agré, leur père spirituel, a profité de cette occasion pour leur prodiguer des conseils pour la vie. Il leur a notamment demandé de renouveler leur alliance avec Jésus-Christ, de se convertir spirituellement pour être plus forts, plus disponibles. Il leur a aussi fait comprendre que leur vie est trop précieuse, et qu’ils ne doivent pas la gâcher pour n’importe quoi, pour n’importe qui. “ A l’école, à l’université, dans vos collèges, au travail, bannissez les solutions de facilité, la tricherie ”.

Mgr Agré a par ailleurs exhorté les jeunes à rester absolument libres devant le cliquetis de l’argent et des intérêts personnels ou de groupe en ces périodes troubles que traverse notre pays et où les jeunes sont particulièrement sollicités. “N’ac-ceptez jamais de vous laisser manipuler, afin d’éviter de vous retrouver dans la catégorie des robots modernes. Demeurez libres en toutes circonstances. La vérité vous rendra libres si vous êtes fidèles à la dire, à la vivre et à la répandre ”. Les jeunes doivent aussi, selon le cardinal, se forger un mental fort, un mental d’acier afin de ne pas se laisser abattre par la moindre difficulté. Mais aussi pour accepter tout le monde, pour bannir les étiquettes que l’on place volontairement sur le front des autres pour ne pas les voir tels qu’ils sont.

Le prélat a encore une fois attiré l’attention des jeunes sur le danger collectif qui les menace : la culture de la violence. Aussi, les a-t-il invités à abandonner les arguments de la force et à investir dans la force des arguments. “ Adoptez les réflexes de la non- violence, exercez votre violence sur vos instincts, vos défauts, vos penchants mauvais. Ce sont là des batailles qui valent la peine d’être gagnées ”. Toute la nuit, jusqu’au petit matin, les jeunes et aussi des adultes ont prié Dieu dans la louange et l’adoration.

Le cardinal Bernard Agré était présent à cette nuit avec son évêque auxiliaire, Mgr Joseph Aké, et les archevêques du Burkina et du Mali.
French L’homélie de trop
Dec 06, 2004
Le cardinal Bernard Agré fait, encore, parler de lui. Dans la crise ivoirienne. Le prélat ivoirien qui a, le 24 avril dernier, refusé de s’associer à la journée œcuménique, au Parc des Sports de Treichville, en mémoire des victimes de mars 2004 (au moins 200 manifestants proches du G7 tombés sous les balles des forces nationales de défense et de sécurité) affirme, dans un entretien sur Radio Vatican, ‘’avoir vu dans les hôpitaux d’Abidjan, les corps de jeunes gens décapités par l’armée française’’.

(Le Front, 3 Décembre 2004) Un aveu qui, malgré sa dénégation plus tard, trahit le parti pris de l’autorité religieuse. Pas plus que son appel à la mise en place d’une commission d’enquête ‘’ pour rétablir la vérité’’ lors des événements de début novembre.

Qui est donc ce cardinal qui stratifie les morts ? Les victimes de la barbarie des 25, 26 et 27 mars ne sont-elles pas des créatures de Dieu comme celles pour lesquelles Agré fait des gorgées chaudes ? Si l’on peut qualifier le chef de l’église catholique ivoirienne de "modéré" (il a dénoncé l’ivoirité comme un concept "à bannir" et refuse l’opposition Nord musulman -Sud chrétien), il ne demeure pas moins un cas pathologique pour la communauté catholique. Tant ses sorties, si elles n’irritent pas l’opinion, interrogent la conscience collective.

Dès 2000, il justifie l’éviction des candidats de la course aux élections par des raisons constitutionnelles. Un homme d’église qui se penche si profondément sur des textes païens, c’est surprenant.

Ensuite, Agré tentera d’organiser une médiation entre Gueï et Gbagbo à la suite de la contestation de l’élection d’octobre 2000. Il ne manquera pas de signaler plus tard que Gueï "refusait le verdict des urnes". Si c’est incontestable, ce n’est pas à un médiateur de dire cela.

Ses rapports avec le "paroissien" Gueï n’ont pas toujours été simples. Sordide signe de l’histoire, c’est dans sa cathédrale que la garde républicaine viendra chercher Gueï le 19 septembre 2002 au matin. Le cardinal était absent, et ses déclarations sur les circonstances de cet acte barbare ont laissé plus d’un sur sa faim. Il a des opinions politiques sur les causes du retard au développement en Afrique. Ses propos souvent durs sur le système bancaire européen sont là pour en témoigner.

Quand le 24 avril 2004, Agré refusa de s’associer à la journée œcuménique, prétextant d’étendre les prières aux victimes de septembre 2002, le prélat venait de choisir son camp. Et pourtant, les représentants des autres confessions, à cette cérémonie, ont prié eux aussi pour les victimes du 19 septembre. Dans tous les cas, il est étonnant qu’un homme d’église choisisse ses prières pour les morts.

D’autant plus qu’en novembre 2000, il ne s’était pas fait prier pour embrasser Laurent Gbagbo lors de la journée d’hommage aux martyrs, organisée par le pouvoir, au stade Félix Houphouet-Boigny.

Pas plus tard que le 11 novembre dernier, dans un courrier, le cardinal Lustiger lui rappelle "l’amitié entre la France et la Côte d’Ivoire". En parlant de décapitation, il assimile les actes des soldats français à la barbarie envers les otages occidentaux en Irak et les compare sans doute à des terroristes islamistes. S’il y a certainement eu des morts, et des personnes touchées par balle à la tête, on est loin de la décapitation à l’irakienne.
French Le Cardinal Agré choisit son camp
Dec 06, 2004
Jugé de partisan dans la crise ivoirienne, le Cardinal Bernard Agré s’est toujours défendu à cor et à cri pour prouver sa neutralité. Mais les actes du leader religieux trahissent de loin les attributs de rassembleur qu’il prétend mettre au service de son pays.

(Le Front, 3 Décembre 2004) On le dit très proche du pouvoir d’Abidjan. Et les exemples sont légion qui servent d’argumentaire aux Ivoiriens pour condamner l’homme d’église. Et le Cardinal Agré a beau indiquer qu’il n’est ni juge ni parti, son comportement au quotidien, démontre le contraire de ses propos.

Après les évènements des 6,7 et 8 novembre derniers, le patron de l’église catholique est apparu sur les écrans de la télévision nationale au cours du journal télévisé de 20 heures. Le Cardinal, tout en condamnant les tueries de ces évènements d’Abidjan et des zones sous contrôle des Forces nouvelles, a demandé qu’une commission d’enquête fasse la lumière sur les évènements d’Abidjan. Il est clair que c’est pour se donner bonne conscience ou pour paraître juste devant l’opinion que le représentant de Jean Paul II en Côte d’Ivoire s’est prononcé sur les tueries du Nord. Sinon, le peuple, lui, se pose des questions sur une réelle compassion du chef chrétien. Car, Agré, alors qu’il devrait mettre sur le même pied d’égalité les victimes d’un camp ou d’un autre, marque une différence visible entre celles-ci.

Tenez, en novembre 2000, après les nombreuses tueries post électorales, le nouveau président ivoirien, Laurent Gbagbo, avait organisé une cérémonie d’hommage et de prières aux martyrs qui étaient allés chercher sa victoire dans la rue et devant les canons des militaires.

Ce jour-là, au stade Houphouet Boigny, le cardinal Agré y était avec sa suite. Et pourtant, de nombreux militants du Rdr avaient été tués pour avoir demandé la reprise des élections. Le leader religieux n’avait pas eu le courage de dénoncer, devant Laurent Gbagbo, le charnier, qui avait découlé de ces violences.

Récemment, et plus précisément les 25,26 et 27 mars derniers, plus de 120 militants aux mains nues étaient sauvagement massacrés par des forces régulières et parallèles acquises à la cause du chef de l’Etat. Le Cardinal n’a pas daigné condamner ces barbaries d’un autre âge. Pire, il a boudé la cérémonie de prière organisée au Parc des Sports de Treichville en hommage à ces morts.

Selon des sources très introduites dans la ‘’Maison divine’’, le successeur de Feu le Cardinal Yago, s’il est arrivé à empêcher les catholiques de participer à cette messe n’est pas parvenu à convaincre le forum des confessions religieuses dirigé par Ediémou Blin Jacob.

Par contre, le vendredi 26 novembre dernier, après les affrontements entre soldats français et ‘’jeunes patriotes’’, le Cardinal Agré a officié la messe pour le repos de l’âme des manifestants tués, organisée par le président du Conseil économique et social, Laurent Dona Fologo, à la Cathédrale Saint-Paul au Plateau.

Un religieux, de surcroît leader d’opinion, est censé unir et réconcilier le peuple par ses actes. A contrario, lorsqu’il entretient une discrimination visible, patente et fortement perceptible, peut-on espérer rendre service à son pays en réconciliant ses enfants ? Pour tout dire, le Cardinal ivoirien s’est montré très partisan au cours des années Gbagbo à la tête du pays. Et devrait, par conséquent, cesser de se défendre, quand les Ivoiriens l’accusent d’avoir choisi son camp, en l’occurrence celui du pouvoir.

Ses actes et ses professions de foi étant gravement opposés.
French « Dépassez votre désir de vengeance »
Sept 09, 2004
Dans le cadre de la célébration de l’Assomption ou montée de Marie au ciel, les Chrétiens se sont retrouvés au Sanctuaire marial, pour une veillée de prière. Ainsi, dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 août, ces croyants, rassemblés autour de leurs dirigeants religieux, ont prié pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire.

(Dimanche 15 aout 2004) La paix, pour bâtir une Côte d’Ivoire nouvelle, s’impose à l’ensemble des Ivoiriens.

Aussi, ceux-ci, notamment les Chrétiens, continuent-ils de multiplier leurs prières, pour que, le pays, à l’image du Christ, « ressuscite ».

L’Assomption, ou la montée de la Vierge Marie au ciel, a été l’occasion pour ces croyants réunis dans la nuit du samedi 14 au dimanche matin 15 août, au Sanctuaire Marial d’invoquer l’intercession de la Vierge pour que les habitants de la Côte d’Ivoire aient le sens de la paix , de la justice, de la vérité et de l’amour.

« Dépassez votre désir de vengeance.

Soyez un cœur pacifié » a indiqué avec insistance, l’Archevêque d’Abidjan, Cardinal Bernard Agré, avant d’exhorter les croyants à porter la bonne nouvelle de l’espérance.

Parce que, a-t-il justifié, Dieu veut aujourd’hui de ses enfants, des hommes nouveaux, c’est-à-dire, des personnes qui ont des pensées et des paroles positives, ainsi que des regards qui engagent.

En somme, le père, Cardinal Bernard Agré, a demandé aux Chrétiens de rentrer dans la gloire de la résurrection, pour que la Côte d’Ivoire « ressuscite ».

Il a aussi fait la ferme recommandation aux fidèles de ne pas s’occuper des critiques dans les journaux sur la Vierge Marie.

Cette veillée mariale a été l’occasion d’autres enseignements, axés sur la réconciliation et l’amour.

En effet, dans les différents exposés, il a été prouvé que, c’est parce que Dieu nous aime, qu’il nous donne le souffle de vie.

Par conséquent, en retour à l’amour du Christ, nous devons aimer nos frères, pour arriver à mettre en place une communauté de paix, c’est-à-dire une communauté qui respecte la justice.

L’autre temps fort de ce grand rassemblement, était la récitation du chapelet, avec les différents mystères glorieux de l’Assomption de Marie, de la Pentecôte et du couronnement de Marie.

La procession du Saint Sacrement qui marque ainsi la présence du Christ parmi son peuple, a été très spéciale.

En effet, à son passage, les démons qui le voyaient n’étaient pas tranquilles, et, l’on entendait à cette occasion des cris et des pleurs provenant de personnes possédées.

Avant la fin de la célébration, sans avoir reçus la bénédiction du père célébrant, l’Archevêque d’Abidjan, les fidèles dans l’ensemble avaient des objectifs différents.

Tandis que certains se ruaient vers la sortie, d’autres cherchaient à se frayer un passage pour atteindre la grotte et allumer un siège à Marie.

Une situation qui a créé un véritable désordre.

Le Sanctuaire était devenu trop petit, pour contenir son monde.

Ce même désordre régnait à l’extérieur, concernant le stationnement des véhicules.

Et pire, des mini-cars ou Gbakas, venus chercher des clients en rajoutaient au désordre.

La prière s’est donc bien déroulée dans l’ensemble, mais, elle a péché au niveau de l’organisation.

Il y avait trop de déplacement et ce lieu de prière, s’était transformé en un véritable centre commercial, où, il était possible d’avoir aussi bien de la nourriture,que des objets pieux.

Il est temps d’y remédier, parce que, Dieu n’a jamais voulu que son Temple se transforme en lieu de commerce.
URL: http://www.cardinalrating.com/cardinal_2__article.htm
Copyright © by www.cardinalrating.com