Le Cardinal catholique évoque les liens fraternels avec l’église arménienne
Aug 12, 2012
Un envoyé de haut rang du Pape Benoît XVI aurait appelé au renforcement des relations fraternelles “entre“ l’Église catholique romaine et l’église apostolique arménienne au cours d’une visite en Arménie lundi.
Le cardinal Leonardo Sandri, représentant de la Congrégation pour les Eglises orientales catholiques, a rencontré le Catholicos Garegin II, chef suprême de l’Église arménienne, à sa résidence officielle à Etchmiadzine. Ils ont eu des entretiens avant de prier ensemble à la cathédrale arménienne située à 20 kilomètres au sud d’Erevan.
“ Les discussions avec le Cardinal Sandri ont porté sur les relations fraternelles de l’Eglise catholique romaine avec l’Eglise arménienne, exprimant l’espoir qu’elles deviennent encore plus étroites et plus profondes“, a indiqué une déclaration émise par le bureau de presse de Garegin.
Garegin II a pour sa part évoqué son « amour fraternel » pour le souverain pontife et « la chaleur particulière » des relations entre les deux Églises sœurs ». « Sa Sainteté a insisté avec satisfaction sur l’importance de la coopération existant entre l’église arménienne et le Vatican dans les domaines éducatifs et sociaux », précise le communiqué. Il n’a pas donné plus de détails sur la réunion.
Sandri a rencontré le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian mardi. Le cardinal était accompagné par l’archevêque Rafael Minassian, chef spirituel des minorités arméniennes catholiques en Arménie, en Géorgie et en Europe orientale.
Le pape Benoît avait salué les « bonnes relations » de l’Église catholique avec l’Arménie lors de sa rencontre avec le président Serge Sarkissian au Vatican en décembre dernier. Le président Sarkissian et le Catholicos avaient invité le pape à visiter l’Arménie en 2008. Il n’a pas encore répondu à l’invitation.
Le prédécesseur de Benoît XVI, Jean-Paul II, s’est rendu en Arménie en 2001, rendant hommage à « la glorieuse histoire du christianisme » dans un pays qui fut le premier à l’adopter comme religion d’Etat en 301. Il a également signé une déclaration conjointe avec Garegin sur les massacres de la Première Guerre mondiale commis contre les Arméniens dans l’Empire ottoman comme « le premier génocide du 20ème siècle.“
Contrairement à Jean-Paul II, Benoît XVI a renoncé à utiliser le mot génocide pour qualifier la mort des quelques 1,5 million d’Arméniens. Rencontrant Garegin II au Vatican en 2008, il n’avait mentionné que le « martyre » de l’Eglise arménienne.