Georges Marie Martin Cardinal Cottier, O.P. Georges Marie Martin Cardinal Cottier, O.P.
Function:
Theologian of the Papal Household
Title:
Cardinal Deacon of Sts. Dominic and Sixtus
Birthdate:
Apr 25, 1922
Country:
Switzerland
Elevated:
Oct 21, 2003
More information:
www.catholic-hierarchy.org
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Italian "Misericordia anche per grandi peccatori"
Oct 14, 2013
Misericordia anche per i grandi peccatori. Il cardinale Cottier torna a infiammare il "caso" sollevato per il funerale ad Erich Priebke, l'ufficiale nazista delle SS che uccise per rappresaglia 335 persone alle Fosse Ardeatine.

"Esiste la misericordia anche per i grandi peccatori'' perche' ''per Dio siamo tutti peccatori. Spero
solo che nell'ultimo istante della sua vita quest'uomo abbia avuto modo di ricredersi e pentirsi'' ma ''noi non sapremo mai se ciò è avvenuto, Dio sì e solo cosi' Dio puo' perdonare''.
Lo spiega in una intervista al Messaggero il cardinale George Cottier, parlando di Erich Priebke e sottolineando che ''se una persona muore compiendo un atto criminale particolarmente nefando allora ci si può porre l'interrogativo se accordargli o meno il funerale'' ma ''in questo caso si tratta di crimini orrendi e gravissimi ma avvenuti lontano nel tempo. Tutti gli uomini hanno bisogno delle preghiere".
''Ovviamente in casi simili - aggiunge - si prendono però alcune precauzioni, come quella di evitare una sepoltura solenne, garantendo magari un rito semplicissimo, sobrio, senza creare scandalo tra i fedeli''. Ma ''penso che se si dovesse rifiutare la sepoltura a tutti quelli che hanno fatto tanto male
in vita sarebbe come anticipare il giudizio di Dio".

http://www.ogginotizie.it/275931-priebke-cardinale-cottier-aquot-misericordia-anche-per-grandi-peccatoriaquot/#.Ult8OiS_xAw
English Cardinal Cottier: ‘the future will be severe with us’
Aug 12, 2012

Cardinal Georges Cottier, the Swiss Dominican who served as theologian of the pontifical household from 1989 to 2005, said that “the future will be severe with us” because of lack of respect for human life.

Asked, “What is humanity doing today for which it will have to ask for forgiveness tomorrow?”, the prelate, now 90, replied:

   The whole problem of the trivialization of abortion, and also diving without respect into some fields involving the human embryo. These are great sins, for which we run the risk of having to pay. As you know, now there is the opportunity to see the sex of a baby in the mother's womb, and in some countries there are those who prefer boys to girls, and they now have a serious demographic imbalance …

   There is another issue, the arms trade. Efforts are being made but the process as such has not ended. When there are wars in Africa, they are in fact very harsh and affect many innocents, but all the armaments are made in our factories of the West, and also in China and Russia.

Cardinal Cottier, who served as a peritus at the Second Vatican Council, agreed with his interviewer’s statement that “the Council also changed the attitude to war”:

   Before the last two World Wars, theologians had a theology of just war, which is a heavy issue, including monstrous things and also the power of the means, such as the atomic bomb, etc. Now we see that war is no longer a solution. I am referring to the modern war. But, what happened? The Council opened and immediately with Pope John XXIII's encyclical Pacem in Terris, and then with Paul VI's great address at the United Nations during the Council, the Church began to develop a doctrine of peace and no more war, which we see in all the [papal] addresses of January 1, [the World Day of Peace]. There is a whole complex of reflections on peace which is beautiful, and this is a modern contribution.

http://www.catholicculture.org/news/headlines/index.cfm?storyid=14948
French Entretien avec le cardinal Georges Cottier (1/3)
Jul 16, 2012
Le Concile Vatican II est le programme de tous les derniers papes

José Antonio Varela Vidal
Traduction d’Anne Kurian

ROME, mardi 10 juillet 2012 (ZENIT.org) – Le Concile Vatican II est le programme de tous les derniers papes, affirme le cardinal Cottier, et malgré les résistances il est accepté dans tous les pays.

A 90 ans, le cardinal suisse Georges Cottier, o.p., qui a été professeur universitaire et théologien de la maison pontificale, ainsi que secrétaire de la Commission théologique internationale, a été témoin de nombreux et grands évènements dans l’Eglise, tels que le Concile Vatican II et la parution du Catéchisme de l’Eglise catholique.

Le cardinal vit aujourd’hui dans un petit appartement de la Cité du Vatican. Zenit l’a rencontré, inaugurant avec lui une série d’entretiens, en vue de l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Voici la première partie de l’entretien.

Zenit - Quels ont été les moments les plus importants de votre vie?

Card. Cottier – Je crois que devant Dieu, les moments les plus importants ont été mon baptême, et mon éducation chrétienne, puisque je viens d’une famille qui m’a éduqué chrétiennement. Ensuite il y a eu ma vocation dans l’Ordre dominicain, qui a été le plus grand cadeau de ma vie. A ce propos, le don le plus important a été la connaissance de la pensée de saint Thomas d'Aquin.

Et comme cardinal?

Ma nomination cardinalice fut une courtoisie de Jean-Paul II qui m’a choisi à l’occasion de son dernier Consistoire, en2003. Il est mort en 2005 et je crois qu’il m’a créé cardinal par bonté.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous d’avoir été théologien de la maison pontificale?

D’abord ce fut une surprise: je me souviens que j’enseignais encore à Fribourg mais j’étais déjà à la retraite à Genève. A l’époque j’avais 68 ans et je pensais que ma vie allait se conclure là. Puis, un jour, j’ai reçu un message du nonce, qui m’apprenait la nomination de la part de Jean-Paul II: je ne connaissais pas vraiment, je savais seulement que c’était un poste réservé à l’Ordre dominicain. Je suis arrivé à Rome, quelques mois plus tard: j’ai dû apprendre sur place de quoi il s’agissait et... j’ai appris!

Que faites-vous en ce moment ? Vous écrivez ?

Oui, j’écris un peu. Je dois rédiger quelque chose sur la théologie de l’histoire, puis nous verrons.

Selon vous, qu’est-ce qui a été le mieux assimilé du Concile Vatican II, dont nous fêtons les 50 ans d’ouverture cette année ?

Eh bien, je dirais que beaucoup de choses ont été faites. La première chose à dire est que le changement a été très fort, et il est perceptible non seulement dans le domaine liturgique mais aussi, par exemple, dans la structure des Conférences épiscopales et dans le fonctionnement de certaines d’entre elles, dans les dicastères qui n’existaient pas, dans l’unité des chrétiens, dans le dialogue avec les non-croyants. Tout ceci sont des choses nouvelles, qui souvent fonctionnent très bien. La référence à la justice et la paix aussi, qui avant le Concile n’existait pas, comme la préoccupation pour le dialogue avec le monde, et l’idée même de nouvelle évangélisation, qui est née avec le Concile. Le synode des évêques et la doctrine des derniers papes ont comme programme principal l’application du Concile. Nous pouvons dire que même si le Concile trouve des résistances, cependant il n’est pas confronté à une Eglise nationale qui dirait « non », il est accepté partout.

Il y a des résistances. En quel sens ?

Je pense qu’il est nécessaire d’accomplir un acte de foi en l’Eglise. La grande crise qui a eu lieu après le Concile a impliqué beaucoup de catholiques, qui ont vu l’Eglise non plus comme un mystère de foi, le Corps du Christ, le Peuple de Dieu, l’Epouse du Christ, mais comme un fait sociologique. Tout cela est arrivé parce que certains ont lancé des idées fausses. Alors il faut avant tout avoir un regard de foi sur l’Eglise et une étude sérieuse du Concile, parce que ses documents n’ont pas été assez étudiés pour pouvoir être acceptés. Je dis cela parce que dans ma génération, plus que dans les suivantes, il y a des personnes qui ont la nostalgie de ce qu’elles ont vécu. Cependant il faut être capable de renonciation...

Est-ce que le thème de la liberté religieuse a préparé l’Eglise pour les temps actuels ?

Bien sûr. S'il n'y avait pas cet instrument, je me demande s'il serait possible d'avoir une représentation de l'Eglise et des grandes organisations internationales, comme l'ONU ou les organismes spécialisés dans les droits de l’homme. Et face à tous les Etats du monde, c’est un puissant document, parce qu’il est lié aussi aux droits de l’homme, et l’Eglise peut le vivre dans le respect des minorités.
L’histoire est histoire et elle poursuit sa marche. L’Eglise a toujours lu dans l’histoire ce que le Concile appelle “les signes des temps”. On ne parle plus d’un côté du monde chrétien et de l’autre de tout ce qui lui est extérieur : ici, on parle d’un changement énorme qui, si nous le voulons, nous reporte aux premiers siècles de l’Eglise, en lui permettant d’exercer la vocation qui lui est propre, c’est-à-dire la vocation missionnaire. La nouvelle évangélisation veut dire aussi ceci.

Comment voyez-vous l’appel du pape à la nouvelle évangélisation?

La nouvelle évangélisation signifie, avant tout, deux choses : en premier lieu la tradition missionnaire que l’Eglise a toujours eu. Mais aujourd’hui nous vivons dans un monde nouveau, avec deux nouveaux phénomènes: la mondialisation, qui n’existait pas auparavant et la crise de l'occident. Pourtant, là est le fond de la nouvelle évangélisation: nous ne devons rien dire de nouveau. Il y a aujourd’hui une chrétienté occidentale, surtout en Europe plus qu’en Amérique, où les personnes pensent connaître le christianisme mais, en réalité, ils s’en sont détachés. Pourquoi est-ce que cela arrive? Peut-être parce que nous avons continué à administrer les sacrements à travers les structures traditionnelles mais nous n’avons pas assez continué à enseigner l’Evangile. Quand le christianisme devient un fait social, les personnes se laissent porter par les traditions, par les usages, et le contenu tend à se vider. Et ainsi nous avons des générations, y compris dans les familles chrétiennes, et une jeunesse, qui ne savent plus rien du christianisme, au point qu’on a parlé à juste titre d’analphabétisme.

Est-ce que les catholiques savent comment annoncer Jésus?

Ah, cela dépend, pour dire la vérité je ne sais pas. Tout dépend de la grâce de Dieu. Même pour nous dominicains il y a un grand effort à faire. Il est nécessaire d’annoncer Jésus mais aussi de poursuivre l’éducation chrétienne, la catéchèse, pour que la prédication, tout à coup, te réveille: les sectes évangéliques le font d’une façon assez forte et avec beaucoup d’émotivité, mais je ne sais pas si cela dure toute la vie. Je dirais qu’il ne faut jamais séparer le thème de l’annonce avec celui de la catéchèse, car le mal principal est l’ignorance. Il ne suffit pas de vivre une conversion à l’improviste. Il faut vivre la foi.
German Papst-Theologe Kardinal Cottier wird 90
May 06, 2012
Schweizer Dominikaner war zwischen 1990 und Ende 2005 engster theologischer Berater von Johannes Paul II. sowie von Benedikt XVI. - Kardinal Schönborn weihte ihn zum Bischof

Vatikanstadt, 22.04.2012 (KAP) Der Schweizer Kardinal und langjährige "Theologe des Päpstliches Hauses", George Cottier, vollendet am Mittwoch sein 90. Lebensjahr. Der aus Genf stammende Dominikaner, der zunächst an der Universität Fribourg moderne und zeitgenössische Philosophie unterrichtete, war zwischen 1990 und Ende 2005 engster theologischer Berater von Johannes Paul II. sowie von Benedikt XVI. Zuvor war er Generalsekretär der Internationalen Theologenkommission. Für seine Verdienste wurde Cottier 2003 zum Kardinal ernannt. Gemäß den Vorschriften des Kirchenrecht ließ er sich zuvor zum Bischof weihen. Die Weihe nahm damals Kardinal Christoph Schönborn vor.

Cottier wurde am 25. April 1922 in Genf geboren. 1951 empfing er die Priesterweihe. Unmittelbar nach dem Zweiten Vatikanischen Konzil (1962-65), an dem er als theologischer Experte teilnahm, wurde er zum Berater des von Kardinal Franz König geleiteten Sekretariats für die Nicht-Glaubenden ernannt. In dieser Funktion vertrat er den Vatikan wiederholt bei internationalen Konferenzen, etwa in Laibach, Budapest, Straßburg und Moskau.

Papst Johannes Paul II. holte den Ordensmann, der neben Theologie auch Literaturwissenschaft und Philosophie studierte und mit einer Arbeit über den "Atheismus des jungen Marx und seine Hegelschen Wurzeln" promovierte, 1986 in die Internationale Theologenkommission im Vatikan. Drei Jahre später wurde Cottier deren Generalsekretär, 1990 übernahm er den zuvor verwaisten Posten des päpstlichen Haustheologen. 15 Jahre lang hatte er danach u.a. die delikate Aufgabe eines Korrekturlesers - vom Papst zu unterzeichnende Texte prüfte er auf die genaue Übereinstimmung mit der katholischen Lehre.

Einen nicht weniger heiklen Sonderauftrag führte der Dominikaner als Präsident der historisch-theologischen Kommission für das Jubiläumsjahr 2000 aus. Damals hatte Cottier gemeinsam mit gut zwei Dutzend weiteren Experten die dunklen Flecken der katholischen Kirchengeschichte zu untersuchen - etwa die Inquisition und den "christlichen" Antisemitismus. Diese Forschungen bereiteten maßgeblich das historische Schuldbekenntnis von Johannes Paul II. am ersten Fastensonntag des Heiligen Jahres 2000 vor.

Danach wurde Cottier 2003 zum Kardinal ernannt. Der "Theologe des Päpstlichen Hauses" wurde am 20. Oktober 2003 von seinem österreichischen Ordensmitbruder Kardinal Christoph Schönborn zum Bischof geweiht. Die Bischofsweihe fand in der von den Dominikanern betreuten Kirche Santa Sabina auf dem Aventin statt.

Auch Papst Benedikt XVI. nutzte noch die Dienste des Genfer Theologen. Erst ein Dreivierteljahr nach der Papstwahl durfte Kardinal Cottier am 1. Dezember 2005 in den Ruhestand gehen.

http://www.kathweb.at/site/nachrichten/database/46400.html
German Kardinal Cottier: Nicht hinters Konzil zurück
May 06, 2012

„Die Neuevangelisierung wird nicht in Rom passieren, sondern an der Basis, in den Bistümern.“ Das sagte der Schweizer Kardinal Georges Cottier in einem Gespräch mit der Nachrichtenagentur Imedia. Rom gebe zur Neuevangelisierung, der unter anderem eine Weltbischofssynode im Oktober dient, lediglich „den ersten Anstoß“. Dass der Vatikan auch mit Blick auf das bevorstehende Jahr des Glaubens vor allem auf den Weltkatechismus setzt, kommentiert Cottier so: „Der Katechismus dient dazu, die Evangelisierer auszubilden. Sie müssen doch im Besitz der Botschaft sein, die sie übermitteln sollen. Als solcher ist der Katechismus ein wunderbares Instrument.“

Der Schweizer Kardinal kommentierte auch das Tauziehen zwischen dem Vatikan und der schismatisch orientierten Piusbruderschaft. Der Papst und die Glaubenskongregation hätten „hinreichend klargemacht, dass man nicht hinter das Zweite Vatikanische Konzil zurückgehen kann“. Allerdings könne der Papst, zu dessen Aufgaben die Verteidigung der Kircheneinheit gehöre, Spaltungsdrohungen „nicht auf die leichte Schulter nehmen“: „Jeder andere Papst hätte, wenn auch vielleicht mit einem anderen Stil, dasselbe getan.“ Der Dominikaner Cottier, der sechzehn Jahre lang päpstlicher Haustheologe war, feiert am Mittwoch seinen 90. Geburtstag.

http://www.oecumene.radiovaticana.org/ted/articolo.asp?c=582470
French La sérénité de Benoît XVI, par le card. Cottier
Feb 29, 2012
Décryptage

ROME, mardi 21 février 2012 (ZENIT.org) – La sérénité dont Benoît XVI a parlé lundi matin, 20 février, aux cardinaux, est justement ce qui frappe chez Benoît XVI, estime le cardinal Georges-Marie Cottier, op, théologien émérite de la Maison pontificale.

Le cardinal suisse évoque en effet  le consistoire, dans les colonnes de « Avvenire », le quotidien de la conférence épiscopale italienne, ce 21 février.

En dépit des tentatives de fomenter des polémiques, il semble en effet que le pape vive ce dont il a parlé en disant : « La création des nouveaux cardinaux est l’occasion de réfléchir à la mission universelle de l’Eglise dans l’histoire des hommes : dans les vicissitudes humaines, souvent si agitées et tourmentées, l’Eglise est toujours présente, apportant le Christ, lumière et espérance de toute l’humanité. Rester unis à l’Eglise et au message de salut qu’elle diffuse, signifie rester ancrés dans la Vérité, renforcer le sens des vraies valeurs, être serein face à tout événement ».

Il estime que le consistoire du 18 février a été l’occasion de constater cette force sereine du pape.

Le cardinal théologien reconnaît que les polémiques de la presse et de la télévision italienne ont certainement fait souffrir le pape: « Il souffre certainement de toutes les choses qui ont été dites dans les media au cours des derniers jours, mais, au fond, son esprit est serein. »

Au milieu de « toutes les difficultés », Benoît XVI, dit-il, demeure « la colonne qui soutient l’Eglise ».

Il se dit frappé aussi par « l’humilité » et la « simplicité » du pape qui « laisse passer ces « vagues » qui cherchent à ébranler l’Eglise ». Il sait que « le mouvement de fond va au-delà ».

Pour le cardinal Cottier, c’est un « très grand exemple » car le pape « a 85 ans » (en avril) et si « parfois il semble fatigué », c’est « tout à fait normal ».

Il exprime son admiration : « Nous voyons comment, à son âge, il réussit à faire des choses extraordinaires : nous l’avons vu à Madrid ou en Allemagne, où il nous a rappelé que les structures les plus belles, si elles sont vides de foi, ne valent rien. Nous l’avons vu quand il est allé visiter Rebibbia. Et bientôt, il ira au Mexique et à Cuba. Ses catéchèses du mercredi sont extraordinaires. Voilà, nous devons regarder ces choses. Il agit toujours avec comme idée directrice que le problème fondamental, spécialement de l’Europe et de l’Occident, est le besoin de la ré-évangélisation, à cause de la perte de la foi. La ligne de force de son pontificat c’est cette invitation à se tourner vers l’amour de Jésus, l’Eucharistie, les thèmes centraux de la foi chrétienne. C’est de cela que parle le pape, parce que c’est cela qui intéresse le monde ».
French Un Pape serein malgré les polémiques: témoignage du cardinal Cottier
Feb 29, 2012

Dans un entretien au quotidien L'Avvenire publié ce mardi 21 février, le cardinal Georges Cottier, ancien théologien de la Maison pontificale revient sur le déroulement du consistoire ces derniers jours à Rome. Malgré les polémiques de ces dernières semaines, la sérennité de Benoît XVI l'a impressionné. Morceaux choisis.

« Sa sérénité m’a frappé » explique d’emblée le cardinal Cottier lorsqu’on lui demande comment il a vu le pape lors du consistoire. Une question posée par le quotidien des évêques italiens alors que les polémiques n’ont pas épargné le Vatican ces dernières semaines, en particulier suite à la publications d’articles mettant en cause la transparence des affaires économiques du Saint-Siège, ou encore ceux revenant sur un pseudo-complot contre le Pape. "Il souffre certainement de toutes les choses qui ont été dites dans les médias au cours des derniers jours poursuit le dominicain dans l’entretien à l’Avvenire, mais, au fond, son esprit est serein » Au milieu de "toutes les difficultés", Benoît XVI demeure la colonne qui soutient l’Eglise souligne aussi le cardinal Cottier.

L’ancien théologien de la Maison pontificale s’est dit particulièrement impressionné par l’humilité et la simplicité de Benoît XVI en cette période de secousses. « L’opinion publique est superficielle » souligne encore le cardinal suisse qui rappelle que le Pape laisse passer ces ’vagues’ qui voudraient ébranler l’Eglise", car il sait que "le mouvement de fond va au-delà". Pour le cardinal Cottier, le Consistoire de ces derniers jours a été l’occasion de voir cette force sereine du Pape, qui a impressionné également d’autres cardinaux présents.

Des mots qui font écho à ceux du Pape lui-même lors de la cérémonie du consistoire, samedi dernier : "Priez pour moi afin que je puisse toujours offrir au Peuple de Dieu le témoignage d’une doctrine sûre et tenir avec une humble fermeté la barre de la sainte Eglise".

http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=565062
Italian Per il cardinal Cottier il nuovo vescovo è l’uomo giusto
Nov 26, 2011

Domenicano, teologo e filosofo, padre Charles Morerod, 50 anni, nato a Riaz (Fr), è attualmente Rettore magnifico della Pontificia Università di Sant’Tommaso (Angelicum) a Roma e segretario della commissione teologica internazionale. Sarà lui a guidare, tra qualche mese, la diocesi di Ginevra, Losanna e Friburgo, 690 mila fedeli cattolici e un clero che supera le 300 unità. Giovedì il vescovo eletto si è presentato alla stampa annunciando il suo motto episcopale: “Per me, vivere è Cristo”. I media lo hanno subito interrogato su questioni calde: la crisi di vocazioni sacerdotali, la richiesta del sacerdozio alle donne, il ruolo dei laici, l’accesso al presbiterato di viri probati. Padre Charles ha dato qualche bozza di risposta: «Non conosco il futuro... Ma la prima cosa da fare è mostrare che vale la pena essere preti. Il modo migliore per suscitare vocazioni alla vita sacerdotale è presentare la bellezza del sacerdozio. Bisogna aiutare i preti a vivere il loro ministero in parrocchia, senza caricarli di un lavoro eccessivo». Chi conosce bene il nuovo vescovo è il cardinale Georges Cottier. L’alto prelato svizzero che risiede in Vaticano, domenicano e teologo emerito della Casa Pontificia, ha vissuto per un periodo nello stesso convento di Ginevra dove abitava padre Charles. Un’amicizia e una collaborazione che si è ulteriormente stretta a Roma, dove gli incarichi di entrambi li hanno portati a vivere e ad incontrarsi.

Eminenza, questa nomina che peso avrà all’interno della Conferenza dei vescovi svizzeri?
La Conferenza dei vescovi svizzeri sarà arricchita dalla presenza di Charles Morerod. La sua è una personalità molto equilibrata, intellettualmente è un buon teologo. Ma non è il tipo di professore dedicato esclusivamente alla sua cattedra universitaria. Ha viaggiato molto, ha avuto contatti pastorali con i giovani. Padre Charles ha una grande esperienza ecumenica, è stato coinvolto nel dialogo ufficiale con gli anglicani, in quello con gli ortodossi e conosce benissimo il protestantesimo in Svizzera.

Padre Charles è una figura molto vicina a Benedetto XVI. Questa è stata la scelta del Papa per la Svizzera?
Tutti i vescovi sono scelti dal Papa ed essere scelti dal Papa non è un difetto. Le qualità di padre Charles lo porteranno sicuramente ad affrontare con grande competenza certe tematiche non facili di oggi, penso alle sfide della bioetica, per fare un esempio. Oltre alle sue competenze personali, Charles Morerod vanta relazioni qualificate che gli saranno d’aiuto.

In Conferenza stampa a Friburgo sono emersi i soliti grossi temi del cattolicesimo occidentale e svizzero: crisi vocazionale, sacerdozio alle donne, ruolo dei laici. Pensa che il nuovo vescovo avvicinerà il sentire elvetico su questi temi a Roma?
Padre Morerod conosce bene il pensiero della Chiesa. Davanti ai problemi ci sono sempre due modalità di accesso: vedere i bisogni pastorali e capire quali sono le risposte possibili. Quanto al sacerdozio si deve rispettarne la natura, la tradizione della Chiesa e la distinzione delle vocazioni. Certamente si deve fare molto per la donna nella Chiesa, ma la tendenza attuale, e qui parlo di tutti i campi, è quella di puntare sull’uniformità. Questo non è giusto. Un approccio esatto lo dà San Paolo con l’immagine del corpo fatto di tante membra diverse: ciascuna ha il suo ruolo, la sua funzione, la sua vocazione. Padre Morerod è l’uomo per affrontare con umanità, senso teologico e secondo la tradizione della Chiesa questi problemi. Questo non vuol dire semplificarli o averne un approccio politico, perché la Chiesa è la Chiesa, non è uno Stato politico.

In Svizzera la presenza dei lefebvriani è una realtà visibile, soprattutto oltre Gottardo e in Vallese. Padre Morerod fa parte del gruppo di dialogo ufficiale tra Vaticano e Fraternità San Pio X. Questo suo lavoro e questa sua conoscenza diretta del dossier sarà di aiuto in Svizzera?
In Svizzera c’è il problema molto concreto di una divisione che attraversa non solo il mondo ecclesiale ma le singole famiglie. Famiglie lacerate che vivono dei drammi. Penso a casi in Vallese e in altre zone della Svizzera romanda. Sicuramente il vescovo Morerod aiuterà la Conferenza episcopale ad avere un giudizio chiaro sul problema. Per il resto, si sta aspettando la risposta ufficiale dei lefebvriani.

http://www.gdp.ch/articolo.php?id=3043
German Marseilles Finanzbrigade ermittelt gegen Schweizer Kardinal
Oct 14, 2010
Eine Französin wirft dem Schweizer Kardinal Georges-Marie Cottier vor, er habe sie manipuliert und zur Spende von 60'000 Euro gedrängt. Cottier dementiert.

Die Klage gegen den Schweizer Kardinal macht grosse Schlagzeilen im Süden Frankreichs. Es geht um Geld und angebliche finanzielle Ausnützung. Die Finanzbrigade von Marseille nimmt die Vorwürfe, die eine 61-jährige Sekretärin aus Aix-en-Provence gegen den berühmten Schweizer Theologen und Kardinal Georges-Marie Cottier erhoben hat, jedenfalls so ernst, dass sie eine Untersuchung eingeleitet hat.

Odile Brochier behauptet, sie habe den heute 88-jährigen Westschweizer Prälaten, der seit vielen Jahren im Vatikan arbeitet, 2006 und 2007 dreimal in Rom besucht und ihm auf sein Begehren hin viel Geld übergeben. Einmal habe es sich um 6000, einmal um 7000 Euro gehandelt – in bar. Ausserdem habe sie jeden Monat kleinere Beträge überwiesen.

Geld gegen Heiligsprechung?

«Der Kardinal hatte mir versprochen, dass ich eine Heilige werden würde», sagte Brochier gegenüber der Zeitung «La Provence». Sie sei sehr beeindruckt gewesen von ihm. «Als er mich bat, Geld zu spenden, habe ich akzeptiert», so Brochier. Insgesamt seien 60'000 Euro geflossen. Mittlerweile habe Cottier 14'000 Euro zurückgegeben.

Brochiers Anwalt, Maître Christophe Couturier, bestätigte gestern, dass seine Klientin Anzeige erstattet habe wegen «Abus de faiblesse» (Missbrauch von Schwäche). Und dass eine Ermittlung der Justizpolizei von Marseille laufe. «Der Staatsanwalt war offensichtlich der Meinung, dass die vorgelegten Elemente eine Untersuchung rechtfertigten», so Couturier.

«Ein Wust von Märchen»

Kardinal Cottier weist die Vorwürfe zurück. Kontaktiert durch die Zeitung «Le Parisien», sagte der langjährige Haustheologe von Papst Johannes Paul II.: «Das ist ein Wust von Märchen.» Etwas ausführlicher ist seine Genfer Anwältin Pascale Erbeia. Sie betont, der Kardinal habe das Geld nicht für sich behalten, sondern den Armen einer Römer Pfarrei vermacht. Erbeia bestätigt auch, dass Cottier einen Teil des Geldes bereits zurückerstattet habe.

«Das ist eine unangenehme Geschichte», sagt Erbeia. «Wer Cottier kennt, weiss um seine einfache, bescheidene Art. Er unterschätzte wohl, welche Autorität er auf die Frau ausübte.» Die Justiz prüft jetzt, ob Odile Brochier frei gespendet hat, wie das Cottier behauptet, oder ob sie vom hohen Geistlichen dazu gedrängt wurde, wie das die Klägerin beteuert.

In ihrer Darstellung war Brochiers ganzes Leben ein Kreuzweg. 22 Jahre lang war sie Nonne, was sie als «Sklaventum» beschreibt. Sie hatte diesen Weg nicht frei gewählt: «Wir waren sieben Kinder in der Familie, die Mädchen kamen ins Kloster, so war das einfach. Kurz vor meinem 19. Geburtstag fand ich mich im Kloster Notre-Dame de Vie von Venasque wieder.» Mit 41 verliess Odile Brochier den Orden. Später heiratete sie. Als ihr Mann vor zehn Jahren starb, brach eine Welt zusammen: «Ich fühlte mich am Abgrund.»

«Die zweite Falle im Leben»

Gezeichnet vom Verlust ihres Mannes, bereitete sich die Frau auf ihre bevorstehende Pension vor. Als sie das Kloster bat, die nötigen Dokumente für die Zusammenstellung ihres Rentendossiers auszuhändigen, erhielt sie nur einen Teil der beantragten Papiere. Und so entschied sie sich, dem Vatikan alle ihre düsteren Erfahrungen zu schildern, die sie mit dem Kloster gemacht hatte – in einem 15-seitigen Bericht, den sie mit der Bitte um eine Unterredung nach Rom schickte.

Kardinal Cottier empfing sie. «Das war die zweite Falle in meinem Leben», erzählt Brochier jetzt. Sie sei damals in einem Zustand «grösster Verletzlichkeit» gewesen, sagt ihr Anwalt. Cottier nahm sich viel Zeit und rief die Frau danach offenbar oft an. Das freute sie zwar, überraschte sie aber auch von einem solch bekannten Kirchenmann.

Geklagt statt vererbt

2008 habe Cottier sie dann gebeten, zwei Freunde bei sich zu Hause in Aix-en-Provence zu empfangen, die an einem Buch über den Schweizer Kardinal Charles Journet (1891–1975) schrieben. Brochier stellte an jenem Tag dem Verlagshaus, das die Biografie herausgeben sollte, einen Check über 10'000 Euro aus. Unklar ist, ob sie dazu aufgefordert worden war.

Als sie dann ihren Notar bat, ihr Testament zu ändern, den Verlag und die Stiftung Journet zu den alleinigen Erben zu machen und ihnen auch ihre Wohnung zu überschreiben, forderte der sie auf, ihren Schritt zu überdenken. Das tat sie. Und nahm sich einen Anwalt für die Klage gegen den Kardinal.

http://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/Marseilles-Finanzbrigade-ermittelt-gegen-Schweizer-Kardinal-/story/26787294
Spanish Irlanda: “Hubo demasiada ligereza”, afirma el cardenal Cottier
Apr 07, 2010

ROMA, martes 30 de marzo de 2010 (ZENIT.org).- Tras la publicación de la carta pastoral de Benedicto XVI a los católicos de Irlanda sobre los abusos sexuales a menores en el país, el cardenal Georges Cottier, teólogo emérito de la Casa Pontificia, destacó el “coraje” del Papa y su “firme condena” de los “crímenes” cometidos.

Entrevistado el 21 de marzo por el diario italiano La Repubblica, denunció la “ligereza” con la que estos casos fueron tratados en el país.

“Estos crímenes se encubrieron con el silencio de los obispos que debían haber controlado, pero que, quizás por miedo al escándalo, prefirieron guardar silencio, o como máximo desplazar a los sacerdotes acusados de acoso a otras parroquias -lamentó-. Se equivocaron”.

“Desgraciadamente, hubo demasiada ligereza -afirmó-. Y podría ser que algunos, también, esperaran que ciertas patologías, como la pedofilia, pudieran curarse”.

“Errores muy graves que causaron daños tan graves a niños inocentes, muchos de los cuales han quedado marcados para toda la vida”, “no deben suceder nunca más”, dijo.

Quien fuera teólogo de la Casa Pontificia, también evocó la carta de Benedicto XVI como un verdadero “paso adelante en la lucha contra un mal atroz infiltrado en la Iglesia y en la sociedad”.

El Papa “ha escrito un texto importante, exhaustivo, muy profundo”, opinó, una carta “que servirá verdaderamente para combatir el mal tan abominable que es el de la pedofilia y la violencia sexual contra los menores”.

Pero si bien esta carta ha sido escrita a los católicos irlandeses, no por ello deja de dirigirse “a toda la Iglesia entera y a todos los hombres de buena voluntad”, a los que el Papa exhorta “a colaborar para que estos casos tan graves no se repitan nunca más en el futuro”.

En la carta, Benedicto XVI “ha mostrado su coraje, su sensibilidad pastoral, pero sobre todo su atención a las víctimas y una firme condena”, añadió el cardenal Cottier.

El teólogo emérito de la Casa Pontificia se refirió a los “aspectos” de la carta “que hacen reflexionar”.

Destacó “el nivel espiritual y la importancia de la misericordia que impregna todo el texto”.

“El Papa se dirige como un padre a todos los cristianos, habla a las víctimas, a los padres, a las familias, pero también a los responsables de estos actos obscenos, invitándoles con firmeza a pedir perdón por el mal realizado, a someterse a la justicia civil y a hacer penitencia”.

Benedicto XVI también realiza “un buen análisis de los grandes cambios sociales que han causado tanto dolor estos últimos años”.

No deja de “invitar a todo el cuerpo de la Iglesia a volver a reflexionar sobre la vida apostólica y sacerdotal”, destacó el cardenal.

Y, afirmó, “es una llamada destinada no sólo a estos hombres de Iglesia que han actuado mal, sino a todos los que cometen esos abusos de los menores en la sociedad, en las familias o en viajes turísticos con fines sexuales”.
French Irlande : « Il y a eu trop de légèreté », selon le cardinal Cottier
Mar 27, 2010
Interview de l’ancien théologien de la Maison pontificale à La Repubblica

ROME, Lundi 22 Mars 2010 (ZENIT.org) - Après la publication de la lettre pastorale de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande concernant les abus sexuels sur mineurs dans le pays, le cardinal Georges Cottier, théologien émérite de la Maison pontificale, a salué le « courage » du pape et sa « ferme condamnation » des « crimes » commis.

Interviewé le 21 mars par le quotidien italien La Repubblica, il a néanmoins dénoncé la « légèreté » avec laquelle ces affaires ont été traitées dans le pays.

« Ces crimes ont été couverts par le silence des évêques qui auraient dû surveiller, mais qui, peut-être par peur du scandale, ont préféré se taire, ou tout au plus déplacer ces prêtres accusés de harcèlement dans d'autres paroisses. En se trompant », a-t-il déploré.

« Malheureusement, il y a eu trop de légèreté. Et peut-être que certains, aussi, espéraient que certaines pathologies, comme la pédophilie, pouvaient guérir. Erreurs très graves qui ont causé des dommages aussi graves sur des enfants innocents, dont beaucoup sont restés marqués pour toute la vie », a expliqué le cardinal suisse. « Tout cela ne doit plus jamais arriver ».

L'ancien théologien de la Maison pontificale a aussi évoqué la lettre de Benoît XVI comme un vrai « pas en avant dans la lutte contre un mal odieux qui s'est infiltré dans l'Eglise et dans la société ».

Le pape « a écrit un texte important, exhaustif, très profond », a-t-il reconnu. Une lettre « qui servira certainement à combattre le mal si abominable qu'est celui de la pédophilie et des violences sexuelles sur des mineurs ».

Mais si cette lettre a été écrite aux catholiques irlandais, elle ne s'adresse pas moins « à l'Eglise tout entière et à tous les hommes de bonne volonté » que le pape a exhorté « à collaborer afin que des affaires aussi graves ne se répètent jamais plus à l'avenir ».

Dans cette lettre, Benoît XVI « a montré son courage, sa sensibilité pastorale, mais surtout son attention aux victimes et une ferme condamnation des responsables de crimes si terrifiants », a ajouté le cardinal Cottier.

Evoquant les « aspects » de cette lettre « qui font réfléchir », le théologien émérite de la Maison pontificale a évoqué « le niveau spirituel et l'importance de miséricorde qui imprègne tout le texte ». « Le pape s'adresse comme un père à tous les chrétiens, il parle aux victimes, aux parents, aux familles mais aussi aux responsables de ces actes obscènes, les invitant avec fermeté à demander pardon pour le mal accompli, à se soumettre à la justice civile et à faire pénitence ».

Benoît XVI fait aussi « une bonne analyse des grands changements sociaux qui ont causé tant de douleur ces dernières années » et ne manque pas « d'inviter tout le corps de l'Eglise à repenser la vie apostolique et sacerdotale ».

« C'est un rappel destiné non seulement à ces hommes d'Eglise qui ont mal agi, mais à tous ceux qui commettent de tels abus sur les mineurs dans la société, dans les familles ou lors de voyages touristiques à but sexuel », a affirmé le cardinal.
French Georges Cottier, le théologien de Jean Paul II
Sept 13, 2009
Le cardinal Georges Cottier est peu connu des Suisses. Pourtant, en 1989, ce professeur de philosophie retraité est appelé à Rome par le pape. Il va devenir pendant près de 15 ans le théologien de la maison pontificale.

Ce film nous introduit dans les coulisses du Vatican. Le dominicain suisse évoque ses années passées aux côtés de Jean Paul II et explique en quoi consistait sa mission. Toujours discret et très modeste, il raconte son histoire par petites touches mais dévoile rarement sa propre pensée.

Georges Cottier est né en 1922 à Carouge, près de Genève, dans une famille d'artisans. Comme étudiant, marqué par la montée du nazisme, il débute un long combat contre toutes les idéologies. Il lutte contre l'antisémitisme, puis il devient au sein de l'Eglise catholique un spécialiste du marxisme, qu'il avait choisi comme sujet de thèse. Au fil d'une balade dans Rome, ce documentaire nous fait revivre les événements décisifs du siècle dernier avec en toile de fond les questions essentielles de la vérité, la sincérité et la liberté, questions chères au c?ur du cardinal Cottier.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=314901&sid=11068002&cKey=1251117206000
English Politics, morality and original sin
Jul 07, 2009
The speeches by US President Barack Obama at the University of Notre Dame and at the Al-Azhar Islamic University in Cairo can be usefully compared with elements of the faith and of Christian social doctrine

Politics, morality and original sin

by Cardinal Georges Cottier OP
Theologian Emeritus of the Pontifical Household
www.30giorni.it (30 days)

In recent weeks Barack Obama gave two important speeches in two very different university contexts. On 17 May he spoke at the University of Notre Dame, the Catholic university in Indiana where he had been invited to receive an honorary degree on graduation day for 2,900 students. On 4 June, in Cairo, at the Al-Azhar Islamic University, considered the main center of religious teaching in Sunni Islam, he gave a long speech addressed in particular to the Islamic world.

     I don’t want to make a political comment, which does not come within my sphere of competence, but I was struck by many aspects of the two speeches by the President of the United States. Apart from the individual topics touched on, they gave a glimpse of politics that can be usefully compared with fundamental elements of the social doctrine of the Catholic Church.
   
     ***
     In the speech at Notre Dame, I was already struck by the words that Obama addressed to young people at the very beginning. The president pointed out that we are going through a particular historical moment, and described the fact as a privilege and a responsibility for young people. Already in that positive approach there is something Christian. The tasks of each generation are tasks from which the Providence of God is not absent.

     To fully evaluate the import of the two speeches one must take two premises into account. First, it should be said that his speeches concern the problems of temporal society. And the Church has recognized, not least in important encyclicals and pronouncements of the Magisterium, the autonomy of temporal society. Autonomy does not mean separation, antagonism, isolation or hostility between temporal society and the Church. Simply, the Church acknowledges that temporal society has an entity of its own, with its own purposes. In dialogue with that entity, the contribution offered by the Church – which represents the Gospel and the values of grace – does not dim or deny but on the contrary exalts the autonomy of temporal society.

     The second premise is that Obama talked about the world as it is today. His words referred to the United States, but with the great movements of peoples over recent decades, his words can be applied to all areas of the world – in particular in the West – now inhabited by pluralistic societies. Obama is a head of government called upon to handle a pluralist society. This is a fact to consider if one really wants to understand his words.

     In fact, the speech at the University of Notre Dame seems littered with references taken from the Christian tradition. There was, for example, an expression that returned frequently, “common ground”, which corresponds to a fundamental concept of the social doctrine of the Church, that of the common good.

     There is a tendency in current mentality to think that morality concerns only the sphere of private life and relationships. Whereas the quest for the common good calls upon reference to moral criteria and norms (cf. Pacem in Terris, n. 80). Morality is always the same, it does not change depending on whether it applies to the public or the private sphere. But morality always takes account of the reality to which it applies. In this case, it is a matter of the quest for the common good in a pluralistic society.

The problem is complex in the extreme: how to seek together for the common good in a society where there are different and even conflicting ideas about what is good and what is evil. And how to proceed together in this quest without anyone being forced to sacrifice any of their essential beliefs. I think that we can agree with Obama’s way of setting out the search for solutions. Not least because in proposing it Obama took his cue precisely from a datum always recognized and taken into account in the Christian tradition: the consequences of original sin. “Part of the problem, of course, lies in the imperfections of man - our selfishness, our pride, our stubbornness, our acquisitiveness, our insecurities, our egos; all the cruelties large and small that those of us in the Christian tradition understand to be rooted in original sin”.

     At a certain point in his speech Obama warned: “The ultimate irony of faith is that it necessarily admits doubt... It is beyond our capacity as human beings to know with certainty what God has planned for us, or what He asks of us, and those of us who believe must trust that His wisdom [the wisdom of the Lord, ed.] is greater than our own”. There are, in appearance, words in this passage that seem to go against the teaching of the Church. As St Thomas writes, the faith as gift of God is infallible. There is no doubt in faith. One can’t be wrong. But the believer can err when his judgment does not proceed from faith. Moreover, it is a fact that the believer, especially when faced by various practical choices, wonders how to act, wonders what criteria the faith suggests. And in the face of the concrete situations of life, these criteria may not always seem so clear and crisp, cases of conscience may well arise.

     The second part of the sentence makes clear the meaning that Obama meant to give to his words: certain knowledge of what God wants from us “is beyond our capacity as human beings”, but we “must trust that His wisdom is greater than our own”.

     On its part the Catholic Church maintains and teaches that God, the beginning and end of all things, may be already known with certainty by the natural light of human reason with created things as the starting point. But in the historical conditions in which it finds itself, mankind encounters many difficulties in fruitfully using this natural ability to gain through its own strength alone a true and certain knowledge of God as personal, as also of the natural law inscribed by the Creator in our souls. As the Catechism of the Catholic Church explains in paragraphs 37 and 38, which cite the encyclical Humani generis, mankind needs to be enlightened by the revelation of God not only on what exceeds its understanding but also on “religious and moral truths which of themselves are not beyond the grasp of human reason”, because in the current condition of the human race, “hampered... by disordered appetites which are the consequences of original
sin”, such truths cannot be known “with ease, with firm certainty and with no admixture of error”.

     In Christian doctrine, heeding the consequences of original sin does not mean becoming accomplices of sin, or refusing to offer all mankind moral truths, knowledge of which, in the real historical situation experienced by mankind on this earth, appears blurred to many.

     Nor in his speech did Obama suggest hiding one’s moral certainties, as if to maintain the existence of objective truths were to be considered impossible or at least inappropriate in the context of a pluralistic society. He merely pointed out that the experience of our limitations, of our weakness, of our misery, “should not push us away from our faith”, but should simply “humble us”, remaining “open and curious” even in situations of challenge and opposition on ethically sensitive issues.

     Thus, the traditional teaching on original sin itself suggests an approach to human reality that can turn out to be useful in the present historical circumstances experienced in pluralistic societies.

  Every pluralistic society suffers tensions, conflicts, divisions over what is just and what is unjust. But there’s a democratic way of experiencing them that Obama described in his speech, and that can be in harmony with a Christian understanding of the relationships among people. Obama says: we must be persuaded, as pre-judice (for once giving a positive meaning to the word) that the other is in good faith. Even those who do not think like me. We must avoid caricaturing the other, respect the other, not demonize him. Democracy lives by this inspiration of an inwardly Christian kind. When I read the speeches, I immediately thought of that very fine encyclical from Paul VI, Ecclesiam Suam, in which Pope Montini wrote that the way of human relations in society is that of dialogue, even on vital truths for which one may go so far as to give one’s life.

     This is not a matter of dragging these speeches into our camp, but of looking for points of encounter. The speech at the University of Notre Dame also reminded me of the Dignitatis humanae, a great text of the social doctrine of the Church, which recognizes the duty of individuals to seek the truth, which is a duty before God and springs from human nature. Thus, when I respect the other, I respect in him this capacity for truth.

     Another issue that sometimes causes tension in pluralistic societies is the demand for religious freedom made by individuals before the State. This demand does not make religious indifference an obligatory choice for the State, but requires awareness of the limits of its powers.
   
     ***
     I was struck by how Obama did not dodge the thorniest issue, that of abortion, on which he had received so much criticism not least from the US bishops. On the one hand such reactions are justified: non-negotiable values are involved in political decisions about abortion. For us what is at stake is the defense of the human person and his inalienable rights, the first of which is precisely that to life. Now in pluralistic society there are radical differences on this point. There are those who, like us, consider abortion an intrinsece malum, there are those who accept it, and even some who claim it as a right. The President has never taken the latter position. On the contrary, I think he has made positive suggestions – something also stressed by L’Osservatore Romano of 19 May – proposing again in this case the search for common ground. In this search – Obama points out – nobody should censor their beliefs, but on the contrary maintain them
and defend them in the face of all. His position is not the misunderstood relativism of those who say that it is a matter of contrasting views, and that all personal opinions are subjective and uncertain, and thus it is better to set them aside when speaking of these things.

In addition, Obama recognizes the tragic seriousness of the problem. That the decision to abort “is a heart-wrenching decison for any woman”. The common ground that he is proposing is that we all work together to reduce the number of women seeking abortion. He adds that any legal regulation of the matter must guarantee in absolute fashion conscientious objection for health workers who do not want to engage in the practice of abortion. His words go in the direction of diminishing the evil. The government and the State must make every effort to ensure that the number of abortions is minimized. It is, of course, only a minimum, but a precious minimum. It reminds me of the attitude of the early Christian legislators who did not repeal the Roman laws tolerating practices that did not comply with or even went counter to natural law, such as concubinage and slavery. The change was arrived at by slow degrees, often marked by setbacks, as the number of
Christians in the population increased and with them the impact of the sense of the dignity of the person. At first, to obtain the consent of citizens and preserve social peace, the so-called “imperfect laws” were left in force, which prevented persecution for acts and behavior contrary to natural law. Even St Thomas, who had no doubt that the law must be moral, added that the State should not make laws too severe and “lofty” because they would be despised by those incapable of applying them.

     The realism of the politician recognizes evil and calls it by its name. It recognizes that we must be humble and patient, fighting without the presumption of eradicating it from human history by means of legal coercion. It is the parable of the tares, which also applies at the political level. On the other hand, this does not become justification for cynicism and indifference to it. The effort to decrease evil as much as possible remains persistent. It is a duty.

     The Church has always perceived the illusion of eliminating evil from history by legal, political or religious means as unattainable and dangerous. Recent history is also full of disasters produced by the fanaticism of those who aimed to dry up the sources of evil in human history, ultimately transforming everything into a vast cemetery. The communist regimes followed exactly this logic. As does the religious terrorism which kills even in the name of God. When a doctor who favored abortion was killed by militant anti-abortionists – as happened recently in the US – one has to admit that even the highest ideals, such as the sacrosanct defense of the absolute value of human life, can be corrupted and turn into their opposite, becoming slogans at the disposition an aberrant ideology.

     Christians are bearers in the world of a realistic temporal hope, not of a vain utopian dream, also when they give witness of their loyalty to such absolute values as life. St Gianna Beretta Molla, the doctor who died by refusing treatment that might have hurt the baby she carried in her womb, touches the hearts not only of Christians with her ordinary and quiet heroism, she reminds everyone of the common destiny to which we tend. It is a prophetic form of the evangelical style of Christian witness.

     In his speech at the University of Notre Dame Obama made a very important remark precisely on this point. He spoke of when he was involved in a social work project in the slums of Chicago – funded by some Catholic parishes – in which Protestant and Jewish volunteers also participated. On that occasion he happened to meet welcoming and understanding people. He saw the performance of good works nourished by the Lord amongst them. And he was “drawn - not just to work with the church, but to be in the Church. It was through that service”, he concluded, “that I was brought to Christ”. He also gave a moving eulogy of the great Cardinal Joseph Bernardin, who was then archbishop of Chicago. He described him as “a lighthouse and a crossroads”, lovable in his way of persuading and in his continuous attempt to “bring people together always trying to find common ground”. In that experience, Obama said, “My heart and mind were touched by
the words and deeds of the men and women I worked alongside with in Chicago”. The spectacle of charity, which comes from God, has the power to touch and attract the minds and hearts of mankind. And it is the only seed of real change in human history. Obama also quoted Martin Luther King, of whom he feels he is a disciple.

     That only forty-one years after the assassination of King he himself is president of the US is a sign and proof of the historical efficacy of trust in the power of truth. In these decades we have seen so many ideologies base their pretence to change on violence, from revolutionary programs to the project of exporting democracy by military force. And we have seen only tragic failures and retrogression. Obama’s humble realism opens up new vistas also at the geopolitical level, as evinced by his speech at the Islamic Al-Azhar University in Cairo

 In that speech also, Obama sought to identify a “common ground” on which the complicated relationship between Islam and the Western world, in particular the US, might make progress. In this search, according to the President, everyone is called upon to look within their own tradition to rediscover the core values and shared interests on which to build mutual respect and peace. This approach represents a radical refutation of the notion of a clash of civilizations and an antidote to the tendency to apply negative stereotypes to others. In a speech heard by hundreds of millions of Muslims Obama took an entirely different line, with full confidence in the good faith and ability to judge of his hearers. For that very reason he was able to touch on all the controversial points with clarity and courage: the violent extremism – which affects everyone, starting with the Muslims – the Western missions in Afghanistan and Iraq, the use of torture, the
Israeli-Palestinian question, on which he reaffirmed the right of both peoples to live in safety in their own homeland and described the situation of the Palestinian people as “intolerable”, in tune with what the Pope had said during his recent visit to the land of Jesus. On the theme of nuclear power, in reference to Iran, Obama said that no one can be denied the right to use nuclear energy for peaceful purposes. Reaffirming that we must aim at a situation in which no country – beginning with his own – develop the project of making recourse to nuclear power in the military field.

In his speech in Cairo, the US president also reiterated that democracy cannot be imposed from outside, and that on the path to democracy all peoples must find their own way. He stressed that religious freedom is fundamental for peace. And on Islamic soil he also spoke of women’s rights. Among his quotations from sacred texts – the Torah, the Koran and the Bible – I was struck that the biblical text he chose to quote was the Sermon on the Mount. That discourse is addressed directly to the disciples of Christ. It was not made in primis for temporal, political and civil society. But Obama has perceived its positive meaning and its inspiration for the life of the civitas. That reminded me of the insight of John Paul II on the political meaning of forgiveness and requests for the purification of memory. One sees no way of coming out of intolerable situations, such as those experienced in the Middle East, if people’s pain for the malice and wrongs
suffered does not get embraced and dissolved by the reconciling power of forgiveness.

     I imagine that this man, Obama, felt all these things when he had to prepare his two speeches. This surprises me. It seems to me an interesting fact, even in terms of the political commitment of Christians in our pluralistic and globalized world.
English Former papal theologian praises Obama's 'realism'
Jul 04, 2009
In the run-up to President Barack Obama’s much-anticipated July 10 meeting with Pope Benedict XVI, an influential cardinal and Vatican adviser has praised Obama’s “humble realism”

Created Jul 03, 2009
By JOHN L. ALLEN JR.
National Catholic Reporter, Rome

In the run-up to President Barack Obama’s much-anticipated July 10 meeting with Pope Benedict XVI, an influential cardinal and Vatican adviser has praised Obama’s “humble realism” and compared the president’s approach to abortion to the thinking of St. Thomas Aquinas and early Christian tradition about framing laws in a pluralistic society.

Swiss Cardinal George Cottier, 87, former theologian of the papal household under Pope John Paul II, laid out those views in a cover essay in the current issue of 30 Giorni, perhaps the most widely read journal of Catholic affairs in Italy.

Styled as an analysis of two Obama speeches – his May 17 commencement address at the University of Notre Dame and his June 4 speech to the Islamic world in Cairo – Cottier’s essay was overwhelmingly positive, repeatedly arguing that Obama’s “realism”, as well as his commitment to finding “common ground”, resonate with Christian tradition and the social teaching of the Catholic church.

Seen through American eyes, perhaps the most striking element was Cottier’s analysis of what Obama had to say at Notre Dame. The university’s decision to invite Obama, and to award him an honorary degree, were widely criticized in Catholic circles in the States, given Obama’s positions on abortion, embryonic stem cell research and other life issues. More than 80 bishops publicly objected to the event.

Cottier, however, compared Obama’s Notre Dame address to Pope Paul VI’s encyclical Ecclesiam Suam, in its accent on dialogue and common ground, and to the document Dignitatis Humanae of the Second Vatican Council (1962-65) on conducting the search for truth in a pluralistic society. Christians, Cottier wrote, “can be in agreement” with Obama’s “way of framing the search for solutions.”

Cottier noted that many American bishops have been critical of Obama on abortion, writing that “on the one hand, those criticisms are justified, because … non-negotiable values are involved.” Yet, he wrote, Obama offered “positive indications” in his Notre Dame address of a desire to find common ground on the issue.

Cottier argued that Obama has not defended abortion as an absolute right, that he recognizes the “tragic gravity” of the problem, that Obama does not defend “relativism,” and that “his words move in the direction of reducing the evil” by seeking to make “the number of abortions as small as possible.”

Cottier invoked early Christian history to suggest that efforts to reduce the actual number of abortions, rather than to seek an outright legal ban, might be justifiable as a temporary expedient.

“I’m reminded of the first Christian legislators, who didn’t quickly abolish the tolerant Roman laws regarding practices which didn’t conform to the natural law, or which were actually contrary to it, such as concubinage and slavery,” Cottier wrote. “Change happened along a slow path, often marked by steps backward, as the Christian population increased, and, along with them, the impact of a sense of the dignity of the human person.”

“At the beginning, in order to guarantee the consent of the citizens and to protect social peace, the so-called ‘imperfect laws’ were kept in force, which avoided persecuting actions and behaviors in contrast with the natural law,” Cottier wrote. “St. Thomas [Aquinas] himself, who certainly had no doubt that the law must be moral, added that the state must not enact laws which are too severe or ‘high,’ because they’ll be disrespected by the people, who won’t be able to follow them.”

“Political realism recognizes evil, and calls it by its name,” Cottier wrote. “Yet it also recognizes that one must be humble and patient, combating evil without the pretense of eradicating it from human history through instruments of legal coercion.”

He said that the Catholic church is aware of the dangers of trying to totally eliminate perceived evils through the use of force, saying that was the problem with Communist regimes.

In that regard, Cottier wrote, the recent murder of an abortion doctor in the United States illustrates that even the highest values can be become “marching orders at the disposition of an aberrant ideology.”

All of that, Cottier wrote, puts the “humble realism” of Obama in a positive light.

With regard to Obama’s Cairo speech to the Islamic world, Cottier praised it as a “radical reject of the thesis of a clash of civilizations and an antidote to the tendency to apply negative stereotypes to others.” He compared Obama’s approach to international relations to that of John Paul II in the emphasis upon forgiveness and “purification of memory.”

"The president also reaffirmed that democracy cannot be imposed from the outside, and that in the movement toward democracy every people must find its own path," Cottier wrote. "He underlined that religious liberty is fundamental for peace."

Noting that Obama cited the Sermon on the Mount during his Cairo speech, Cottier wrote that he "seemed to perceive its positive reflection and its inspiration for public life."
German Christus lenkt die Kirche nicht die Menschen – Kardinal Cottier zum Primat des Papstes
Feb 25, 2009

(Rom) „Das Gebet für den Papst reinigt den Blick auf die Heilige Kirche, um im Geheimnis des Sakrament ihre wirkliche Natur zu erkennen.“ Mit diesen Worten bekräftigte der Schweizer Kardinal Georges Marie Cottier OP die Bitte des Heiligen Vaters, ihn im Gebet und durch die Mithilfe im Petrusamt zu unterstützen. Gleichzeitig habe der Papst das „authentische Profil des päpstlichen Primats“ in der Kirche in Erinnerung gerufen.

Kardinal Cottier, Herausgeber der Zeitschrift Nova et vetera, erinnerte in seiner Stellungnahme gegenüber der Tageszeitung Avvenire“ daran, daß in jeder Heiligen Messe für den Papst gebetet werde: „Dieses Beten ist ein Akt der Liebe und des Gehorsams gegenüber Christus und seiner Kirche, denn der Nachfolger von Petrus ist Christi Stellvertreter in dieser Welt“. Aber auch im persönlichen Gebet sollten die Christen für den Heiligen Vater beten. Das Gebet für den Papst helfe den Menschen sich stets daran zu erinnern, daß Leben und Einheit der Kirche durch die Vorsehung wachsen, so der Domenikaner. „Indem wir uns der Allmacht und Liebe Gottes anvertrauen, erkennen wir, daß Christus es ist, der die Kirche lenkt und nicht wir“, so Kardinal Cottier mit Blick auf ein falsches Kirchenverständnis. Wenn man bei den menschlichen und weltlichen Dingen der Kirche stehenbleibe, werde man nie das Geheimnis der einen, heiligen, katholischen und apostolischen Kirche erfassen können. „In Gott erkennen wir die wahre Realität der Kirche, nicht durch die Soziologie“, so der Kardinal.
Italian "La più grande verità cristiana è l'amore per la verità"
May 19, 2008
“La ragione è una vagabonda”: ha deciso di cominciare con ironia il suo intervento il cardinale Georges Marie Martin Cottier in occasione del simposio “La verità nelle scienze e nella religione” organizzato a Lugano dalla Fondazione Balzan.

(Radio Vaticana, 18/05/2008) Il porporato, infatti, aveva potuto udire i precedenti interventi degli altri autorevoli relatori chiamati a confrontarsi su questa alta tematica di grande attualità, i quali avevano espresso diverse ed interessanti valutazioni. Il cardinale Cottier ha incentrato il suo discorso sul tema “fede e verità” sottolineando come la verità occupi un posto centrale all’interno della coscienza cristiana in quanto conduce necessariamente a parlare della fede. Egli ha richiamato quale filo conduttore del suo intervento il Prologo dal Vangelo di Giovanni. E rileggendolo, ha posto la prima domanda all’uditorio: “Qual è il rapporto della ragione umana considerata essa stessa rispetto a Dio? Qual è il senso dell’incomprensibilità di Dio? È il Verbo il cuore della storia. Prima di esso si tendeva verso la sua incarnazione. Dopo la sua venuta si è tesi verso il suo trionfo finale”. E ancora: “Il Verbum latino corrisponde al greco Logos il quale traduce a sua volta il termine ebraico che significa Parola. L’Antico e il Nuovo Testamento rinviano alla Parola e parlano della Parola attraverso l’intervento di Dio nella storia”. E’ quindi Cristo il rivelatore. Tra il mistero e il nostro spirito interviene la sua mediazione: “Egli è quindi il mediatore”. Per il cardinale Cottier la questione oggi più che mai attuale della compatibilità tra fede e ragione si inserisce nel contesto ove la nostra stessa ragione è partecipazione alla Ragione divina. La relazione tra fede e ragione è una ragione che riguarda essenzialmente la verità. È la teologia che porta l’evidenza naturale, l’intelligenza e l’intellegibilità del Mistero. Per il porporato vale la massima di Pascal: “la più grande verità cristiana è l’amore per la verità”. E in ultimo, ricordando Giovanni Paolo II e la sua domanda di perdono per le colpe della Storia, il relatore ha ricordato come all’interno della storia cristiana vi è un continuo esame di coscienza che è il frutto della difesa della verità. “La verità non si impone – ha concluso – che con la forza della verità stessa.
Italian La scienza senza etica non salva l'uomo
Apr 13, 2008
Commenta il rapporto tra progresso e conoscenza nella “Spe salvi”.

CITTA' DEL VATICANO, giovedì, 10 aprile 2008 (ZENIT.org).- La scienza in sé, separata dall'etica, non salva l'uomo, ha affermato il Cardinale Georges Marie Martin Cottier, Pro-Teologo emerito della Casa Pontificia, commentando il rapporto tra progresso e conoscenza nell'Enciclica “Spe salvi” di Benedetto XVI.

L'Enciclica, ha ricordato il Cardinale secondo quanto riporta “L'Osservatore Romano”, “non poteva mancare di interrogarsi sulle ragioni dell''attuale crisi della fede che, nel concreto, è soprattutto una crisi della speranza cristiana'”.

La speranza, ha osservato, deve essere considerata sia in se stessa che in quanto “ispiratrice delle aspirazioni e degli slanci che caratterizzano una cultura alla quale, d'altro canto, essa rivela il suo orizzonte trascendente”.

In questa situazione, la speranza cristiana si è trovata a essere “bersaglio di critiche violente sulla base dell'accusa di alimentare una preoccupazione egoistica della salvezza individuale e di incoraggiare la fuga davanti alle responsabilità nei confronti degli altri”.

“Il processo così intentato trae appoggio e giustificazione da una concezione del rapporto dell'uomo con il mondo che ha origine dall'ebbrezza della presa di coscienza delle enormi possibilità di azione che offre la scienza moderna”, che “affascinano” più della natura della scienza stessa.

Secondo il porporato, “si tratta propriamente di un'ideologia che è venuta a sovrapporsi alla scienza come tale”.

“Coloro dunque che hanno accusato Benedetto XVI di essere 'contro la scienza' hanno affrontato il testo dell'Enciclica, peraltro molto esplicito, con fretta e prevenzione”.

Francesco Bacone, osserva il Cardinale, è stato uno dei primi a vedere che il nuovo approccio allo studio della natura “apriva all'intelligenza umana un campo di esplorazione illimitato”.

Come sottolinea l'Enciclica papale, “si instaura così una nuova correlazione tra scienza e prassi. Una breve formula ne esprime lo spirito e l'ambizione: 'sapere è potere'”.

“L'Enciclica attira l'attenzione sulla parte direttamente teologica dell'interpretazione baconiana: la nuova correlazione tra scienza e prassi significherebbe che il dominio sulla creazione, dato all'uomo da Dio e perso nel peccato originale, verrebbe ristabilito; il che suggerisce che la nuova scienza ha una portata salvifica”.

L'idea è espressa anche da Henri de Saint-Simon, per il quale si poteva “intravedere la possibilità di effettuare la grande operazione morale, poetica e scientifica, che consiste nel trasferire il paradiso terrestre trasportandolo dal passato al futuro”.

Si tratta di un'idea essenzialmente religiosa, ha spiegato il Cardinale citando Saint-Simon, “poiché presenta il paradiso celeste come la ricompensa finale di tutti i lavori che avranno contribuito al miglioramento della condizione della specie umana lungo il corso della sua esistenza terrena”.

Secondo il porporato, non si può comprendere pienamente il progetto se non “nella prospettiva spirituale di una volontà di soppiantare la speranza propria dell'antica religione”; “si tratta di sostituire al Regno di Dio il regno dell'uomo”.

In realtà, ha constatato, “è il mito del progresso necessario a sostenere le grandi ideologie moderne”, basandosi “sulla convinzione che una ragione immanente guida la storia verso la felicità della specie umana, verso il 'paradiso', che si realizzerà nella storia stessa”.

“Questo risultato è come garantito in anticipo: il progresso è per definizione progresso nella direzione del bene. È in virtù della prassi dominatrice dell'uomo che questa realizzazione si compie progressivamente. La prassi significa l'azione della ragione scientifica e tecnica”.

Quando Benedetto XVI scrive che “non è la scienza che redime l'uomo” (n. 26), spiega Cottier, “si riferisce a una certa idea della ragione, quella che ispira le diverse forme di scientismo e di positivismo”.

“L'ambizione che anima l'ideologia scientista e positivista è di applicare all'insieme della realtà, come unicamente valido, il metodo che ha dato prova di se stesso nelle scienze della natura”.

In questo, tuttavia, c'è “una riduzione della ragione, che impedisce di vedere nell'uomo ciò che trascende l'ordine della natura materiale e che fonda la sua dignità”.

Dio, infatti, “ha stabilito l'uomo, creato a sua immagine e somiglianza, come suo amministratore nei confronti di una natura destinata a provvedere ai suoi bisogni”.

“Amministrare significa adempiere fedelmente una missione”, cioè “la dimensione etica interviene come elemento costitutivo della relazione dell'uomo con la natura e con se stesso”.

La prassi umana richiede quindi “la regolazione etica”: “è obbedendo alla legge morale che l'uomo trova la sua vera libertà, perché egli sperimenta allora la verità del suo essere. Al contrario, cedendo al miraggio di una sua piena autosufficienza, egli diventa preda dell'arbitrio e della dialettica del dominio, dove i forti schiacciano i deboli”.

Ricordando che non è la scienza a redimere l'uomo, Benedetto XVI “mette in guardia contro l'idea di una scienza che sarebbe regola di se stessa, indipendentemente dalla legge etica, come suppone la fede nel Progresso”, conclude il Cardinal Cottier.

“Spetta all'etica indicare la strada dei veri progressi che l'umanità, cosciente della sua dignità, è in diritto di attendere dalla 'scienza'”.
German Kardinal Cottier, „Bistum handelt richtig“
Feb 01, 2008
Das Bistum Lausanne-Genf-Freiburg habe richtig gehandelt, indem es sich bei Missbrauchs-Opfern entschuldigt und eine Mitschuld in einem weiteren Fall anerkannt habe.

(Radio Vatikan, 31/01/2008) Das erklärte jetzt der schweizer Kurienkardinal Georges Cottier OP in einem Zeitungsinterview. Bei pädophilen Akten von Priestern werde die Kirche als Ganzes getroffen.

Man müsse aber auch klar sehen, wenn vier Prozent der pädophilen Akte von Kirchenmitgliedern verübt würden, so blieben 96 Prozent der Fälle, die außerhalb der kirchlichen Kreise geschehen. Der Kardinal spricht sich für eine Ausweitung der Verjährungsfrist bei pädophilen Vergehen aus. Es sei auch notwendig, dass Priesteramtskandidaten genau überprüft werden. Pädophile Neigungen seien schwer zu erkennen: „Wir wissen um die Talente, die Kranke haben, um ihre Krankheit zu verstecken." Was geschieht, wenn ihm jemand im Beichtstuhl einen solchen Akt bekennt? Das Beichtgeheimnis müsse gewahrt werden, so Cottier. Es sei allerdings wichtig, dass alles daran gesetzt werde, damit sich der Täter selber bei den Behörden meldet.
French Georges Cottier, le troisième cardinal genevois, se raconte dans une biographie
Jan 17, 2008
Le journaliste Patrice Favre s'est longuement entretenu avec le prélat octogénaire.

(Tribune de Genève, 07 Janvier 2008) Parmi les Genevois qui ont réussi à l'étranger, on peut classer le Carougeois Georges Cottier, dont le titre de cardinal couronne une brillante carrière ecclésiastique. Le journaliste fribourgeois Patrice Favre lui consacre un volume paru récemment sous le titre Itinéraire d'un croyant. Ces entretiens menés sur le mode journalistique permettent de faire connaissance de manière très vivante avec ce compatriote hors du commun.

Genève la réformée a fourni trois cardinaux au Vatican. D'abord Gaspard Mermillod en 1890. Ensuite Charles Journet en 1965, et enfin Georges Cottier en 2003. C'est Jean Paul II qui a fait venir à Rome ce fils d'horloger carougeois, devenu professeur à Genève et à Fribourg, auquel il confie en 1989 le poste de «théologien de la Maison pontificale». Devenu l'un des proches collaborateurs du pape, il vit au Vatican, où il a reçu Patrice Favre. Leur premier entretien, en avril 2005, était consacré au profil du futur pape, successeur de Jean-Paul II. Il ne sera jamais publié, mais d'autres rencontres suivront, au cours desquelles Georges Cottier répondra aux questions du journaliste. Ainsi voit-on défiler, vues de l'intérieur, à travers le regard lucide du cardinal Cottier, plus de soixante années, au cours desquelles l'église catholique romaine a été confrontée à l'histoire en marche.

«Georges Cottier. Itinéraire d'un croyant», par Patrice Favre, CLD Editions, 258 pages.
German Krise überwinden: Kardinal Cottier über den kulturellen und pastoralen Grund für „Spe salvi“
Dec 01, 2007
Vorstellung der zweiten Enzyklika Benedikts XVI. im Vatikan.

„ROM, 30. November 2007 (ZENIT.org).- „Die christliche Hoffnung war einer immer härtern Kritik ausgesetzt“, erläuterte Kardinal Georges Marie Martin Cottier, emeritierter Theologe des Päpstlichen Hauses, am Freitagvormittag bei der Vorstellung der zweiten Enzyklika von Papst Benedikt XVI. mit dem Titel „Spe salvi“ im Pressesaal des Vatikans.

Der Hoffnung sei vorgeworfen worden, dass sie einen „reinen Individualismus“ zum Ausdruck bringe. „Indem er die Welt ihrem Elend überlässt, hätte der Christ die Flucht in ein ewiges Heil angetreten, das rein privat ist.“

Die Frage, die sich für den Kardinal damit stellt, ist, wie es zu der Vorstellung gekommen sei, dass „mit dem Christentum die Suche nach dem Heil eine egoistische Suche geworden ist, die sich dem Dienst am anderen verwehrt“.

Diese Problematik sei für die moderne Glaubens- und Hoffnungskrise der Christen bestimmend. Aus diesem Grund sei es zu einer neuen Form der Hoffnung gekommen, die sich „Fortschrittsglauben“ nenne und auf eine neue Welt ausgerichtet sei:, „die Welt des Reiches des Menschen“.

Für Cottier wird der Fortschrittsglaube an sich zur herrschenden Überzeugung der Modernität. „Zwei Kategorien geraten immer mehr in den Mittelpunkt der Fortschrittsidee: die Vernunft und die Freiheit.“ Der Fortschritt werde zum wachsenden Dominium der Vernunft, die als „eine Macht des Guten und für das Gute angesehen wird“. Der Fortschritt sei auch die Überwindung aller Abhängigkeiten, das heißt: „Er strebt die vollkommene Freiheit an.“ In dieser Hinsicht präsentiert sich für den Kardinal die Freiheit als Verheißung der Fülle der Verwirklichung des Menschen.

Benedikt XVI. stelle in seiner Enzyklika eine Diagnose dieser Krise der christlichen Hoffnung in der modernen Kultur und ihrer Ersetzung mit dem Fortschrittsglauben vor. „Im Lauf der Geschichte aber werden die Aporien des Letzteren immer offensichtlicher. Es stellt sich erneut und aufdringlich die Frage: Was können wir hoffen?“

In dieser Hinsicht seien die Abschnitte 22 und 23 von „Spe salvis“ entscheidend: „Sie klären den wesentlichen Grund der Enzyklika unter einem pastoralen und kulturellen Gesichtspunkt“, so Kardinal Cottier.

„Wenn der Fortschritt, um Fortschritt zu sein, des moralischen Wachsens der Menschheit bedarf, dann muss die Vernunft des Könnens und des Machens ebenso dringend durch die Öffnung der Vernunft für die rettenden Kräfte des Glaubens, für die Unterscheidung von Gut und Böse ergänzt werden. Nur so wird sie wahrhaft menschliche Vernunft. Sie wird menschlich nur, wenn sie dem Willen den Weg zeigen kann, und das kann sie bloß, wenn sie über sich hinaussieht. Sonst wird die Lage des Menschen im Ungleichgewicht zwischen materiellem Vermögen und Urteilslosigkeit des Herzens zur Bedrohung für ihn und die Schöpfung“ (Spe salvi, 23).
French Biographie du cardinal Cottier, le théologien de Jean-Paul II
Oct 19, 2007
Entretien avec l’auteur, Patrice Favre.

ROME, Jeudi 18 octobre 2007 (ZENIT.org) – « Georges Cottier. Itinéraire d'un croyant » : de sa rencontre avec le théologien de Jean-Paul II, Patrice Favre a tiré un livre passionnant. Une biographie grand public qui aide à vivre et à réfléchir tout en levant un voile sur un versant méconnu d’un pontificat exceptionnel. Après avoir présenté son livre, début octobre, à la paroisse de la famille Cottier, à Carouge, en Suisse, l’auteur a bien voulu offrir cette primeur aussi aux lecteurs de Zenit.

Q - Patrice Favre, vous êtes une plume bien connue du grand quotidien au beau titre, « La Liberté », de Fribourg. Comment est né ce livre sur le cardinal Georges-Marie Cottier, dominicain et théologien de la Maison pontificale depuis Jean-Paul II et jusqu’à l’an dernier ?

P. Favre - Ce livre est né de l’élan et l’émotion qui a suivi la mort de Jean Paul II, ce pape immense qui nous a laissé un témoignage bouleversant dans sa maladie et sa mort. A mon retour de Rome, un ami, qui m’avait encouragé à écrire mon précédent livre sur les monastères de Suisse romande, m’a dit : « Il faut faire un livre sur Jean Paul II ! ». Je lui avais fait remarquer que des milliers de pages avaient été écrites sur Jean Paul II, et que je ne voyais pas vraiment ce que je pouvais apporter d’original. Quelques mois plus tard, suite à je ne sais quels cheminements de la Providence, il me dit : « Il faut faire un livre sur le cardinal Cottier ! ». Et là j’ai accepté.

Q - Vous connaissiez déjà le cardinal Cottier, votre compatriote, avant de penser au livre ?

P. Favre - Effectivement, j'ai accepté parce que je connaissais le père Cottier depuis plus de vingt ans, que je l’avais côtoyé dans mon travail de journaliste, et que j’ai toujours apprécié la clarté de son jugement. C’est un homme qui va à l’essentiel, qui est original – il dit dans le livre, « Je ne suis pas dans l’air du temps, et j’espère ne l’être jamais ! ». Il fait remonter son refus des modes théologiques ou médiatiques à son enfance genevoise : être catholique minoritaire dans un canton alors très protestant, cela forge le caractère. L’autre raison qui m’a convaincu d’essayer, est que le père Cottier a toujours été accueillant pour le journaliste que j’étais, et il y avait déjà de la sympathie entre nous.

Q - Vous êtes parti de l’idée d’un livre sur Jean-Paul II, mais la biographie du cardinal Cottier vous a entraîné au-delà, à la rencontre des grands défis du XXe siècle…

P. Favre - En effet, je ne savais pas alors que ce livre irait bien au-delà des « années Jean Paul II ». Lorsque le père Cottier fut appelé à Rome en 1989, il avait 67 ans. L’âge de la retraite... Et ces 67 ans de vie se révélèrent d’une richesse que je ne soupçonnais pas. Pensez qu’en 1943 déjà il s’exprimait publiquement, dans une aula comble de l’Université de Genève, contre l’Allemagne nazie. Il fut ensuite l’ami et le soutien théologique du père Jacques Loew, premier prêtre ouvrier de France, sur les docks de Marseille. Tout un chapitre de l’histoire de l’avant-concile s’ouvrait devant moi, un chapitre glorieux – c’est le fameux roman de Gilbert Cesbron, « Les saints vont en enfer » – mais aussi douloureux, puisque les prêtres ouvriers furent interdits par Rome.

Je découvris ensuite que le père Cottier avait suivi le concile Vatican II comme expert d’un grand évêque français, Mgr de Provenchères, puis comme expert du cardinal Journet. Il a donc vécu aux premières loges ce qui fut l’événement majeur de la vie de l’Eglise au XXe siècle, et cela rendait plus intéressant encore son jugement sur la grande crise qui suivit le concile.

Q - Si vous me permettez, votre livre a aussi un aspect « polar » théologique, étant donné l’engagement du cardinal Cottier pour la liberté au-delà du rideau de fer, mais toujours dans le dialogue avec qui ne partage pas la foi des chrétiens. Comment résumer cet itinéraire de la Résistance (« sous les géraniums », au ch. 4) au « frigo vide à Moscou » (ch. 7)…

P. Favre - « L’athéisme du jeune Marx », c’était déjà le titre de la thèse que le père Cottier consacra à Karl Marx en 1959. Or, le bras de fer entre le christianisme et le marxisme est un des axes majeurs du siècle passé, et le père Cottier fut très souvent aux premières lignes dans ce combat difficile. Car il y a eu une tentation marxiste, au sein du catholicisme et du monde intellectuel en particulier. Etant un des mieux formés, le père Cottier fut un des acteurs importants de la résistance catholique, vous le verrez dans le livre. Dans les années 80 et 90, on retrouve le père Cottier dans un château de Ljubljana, dans un hôtel truffé de micros à Budapest, dans les bâtiments staliniens de Moscou. Il participait à des colloques de très haut niveau où délégués du Vatican et représentants du communisme soviétique essayaient de dialoguer, sous l’œil du KGB. Et on le retrouve aussi à de nombreuses reprises en Amérique latine, pour participer aux débats suscités par la théologie de la libération. Et puis il y a les livres et les dizaines d’articles publiés dans « Nova et Vetera », la revue que le père Cottier dirigeait depuis la mort du cardinal Journet en 1975.

Q - Vous soulignez un autre aspect du « dialogue » dans la vie du cardinal Cottier : la rencontre avec le judaïsme (« L’ami des Juifs », ch. 10) et la lutte contre l’antisémitisme…

P. Favre - Oui, on pourrait parler aussi de ses amitiés juives et de sa lutte contre l’antisémitisme, mais aussi de Mai 68, qu’il a vécu comme professeur et qui lui inspire des réflexions à mon avis éclairantes, mais je ne veux pas vous raconter le livre. L’intéressant est que cette biographie du cardinal Cottier nous permet de revivre les événements décisifs du siècle écoulé, avec l’éclairage, le jugement d’un chrétien. C’est un livre qui m’a « rafraîchi la mémoire », et qui permet, je pense, de mieux comprendre notre époque.

Q - Vous concluez le livre sur l’amitié. Quelle place tient l’amitié dans l’itinéraire du cardinal Cottier ?

P. Favre - Au cours de ce travail, j’ai pu découvrir ses amis, en particulier ceux qu’il appelle ses « aînés ». Le père Cottier ne serait pas ce qu’il est devenu s’il n’avait pas rencontré et suivi des personnes qui ont joué un rôle décisif dans sa vie. En tout premier lieu l’abbé Journet, un autre Genevois dont on n’a pas mesuré le rôle en Suisse romande, puis Jacques Maritain, le père de Menasce, Jacques Loew déjà cité, des cardinaux comme Lustiger, Etchegaray, Ratzinger, et bien sûr Jean Paul II dont on parle beaucoup dans ce livre. En face, comme un contrepoint à ces grandes figures, vous trouverez dans ce livre les maîtres de la culture moderne, les Rousseau, Marx, Sartre, Nietzsche, et d’autres encore, que le père Cottier a beaucoup fréquenté, intellectuellement du moins, qui ont rendu la vie dure à l’Eglise et à la foi chrétienne.

Q - Vous vous défendez d’avoir fait un « livre d’histoire », en effet la réflexion philosophique n’est pas absente ! Quelle question fondamentale vous êtes-vous posée ?

P. Favre - Ce livre parle de l’histoire mais ce n’est pas un livre d’histoire, parce qu’il ne cesse de revenir à une question présente : comment peut-on croire aujourd’hui ? Comment peut-on être raisonnablement catholique au XXIe siècle ? Les entretiens que vous trouverez dans le livre, ces discussions sur le bonheur, la sexualité, l’écologie, la souffrance et même le diable – puisqu’il dit qu’il faut en parler davantage – toutes ces discussions donc sont portées par une question de fond : comment l’Eglise, celle de Jean Paul II, de Benoît XVI et du cardinal Cottier, peut-elle prétendre aujourd’hui que Dieu existe, et que la foi chrétienne fait le bonheur de l’homme ? Pourquoi le père Cottier, qui s’est frotté dès sa jeunesse aux grands penseurs de la modernité, n’est-il pas devenu marxiste, sartrien, nietzschéen, ou tout simplement indifférent, comme beaucoup ?

Mais n’étant pas philosophe, je n’ai pas écrit un traité philosophique, j’en serais bien incapable. C’est avec mes mots de journaliste que j’ai transcrit les réponses du père Cottier. Lequel a heureusement accepté de relire et de corriger nos entretiens. Comme il avait corrigé pendant 15 ans les textes de Jean Paul II, je ne pouvais pas avoir de meilleur correcteur ! Ces échanges m’ont beaucoup appris, et ils m’ont aussi, d’une certaine manière, aidé à penser et à vivre. Il y a une beauté de la foi, une beauté de l’Eglise, une beauté du Christ. J’ai perçu cela à plus d’une reprise en côtoyant le père Cottier pendant les 2 années où nous avons travaillé ensemble. Ce fut pour moi un bonheur, et j’espère n’avoir pas été trop infidèle en essayant de le faire partager dans ces pages.

« Georges Cottier, itinéraire d’un croyant », par Patrice Favre. Editions CLD / La Liberté, 258 pages, 20 euros. En librairie depuis le 11 octobre.
German Schweiz: "China-Brief am wichtigsten"
Aug 05, 2007
Der frühere Päpstliche Haustheologe, Kardinal Georges Cottier, glaubt, dass die jüngsten Vatikan-Dokumente das Pontifikat von Benedikt XVI. "prägen".

(Radio Vatikan, 05/08/2007) Den Brief des Papstes an Chinas Katholiken hält der Schweizer Kardinal für wichtiger als das Motu Proprio zur alten Form der Messe oder das Dokument zum Kirchenverständnis. Das sagte er im Gespräch mit der Nachrichtenagentur I.media. Der Brief nach China sei "extrem gut gemacht" und vermeide deutlich alles, was einen Bruch unter Chinas Katholiken provozieren könnte. Cottier kommentierte auch das fast zeitgleiche Erscheinen der drei in sich sehr unterschiedlichen Dokumente: "So wie ich das Haus kenne, gab es da keine Koordination."
Italian Richiamare ogni uomo alla sua responsabilità
Jun 15, 2006
«L’entrata del Papa nel campo di sterminio di Auschwitz sarà un atto profondamente religioso, come un grande esame di coscienza tramite il quale Benedetto XVI chiederà ad ogni uomo di prendere coscienza del proprio male e quindi perdono a Dio per i propri peccati di fronte ai quali si deve implorare la sua misericordia».

(Il Tempo, 26 maggio 2006) A parlare è il cardinale Georges Marie Martin Cottier, teologo emerito della casa pontificia, colui che dal 1990 e fino al 2005, per quindici lunghi anni, ha visionato tutti i testi ufficiali di Giovanni Paolo II, controllandone principalmente l'esattezza dottrinale.

Eminenza, quando a Colonia lo scorso agosto il Papa entrò nella sinagoga della città, egli svolse un atto prettamente liturgico. Sarà così anche ad Auschwitz? «Credo di sì. Auschwitz è il campo in cui morirono tantissimi ebrei ma anche tanti altri innocenti di altre religioni o etnie. Lì credo che Benedetto XVI vorrà principalmente compiere un atto religioso, sacrale. Sarà una giornata di preghiera, vissuta come preghiera. Ogni gesto sarà un'implorazione a Dio che perdoni il peccato dell'uomo. Come Benedetto XVI ha detto anche quest'oggi rivolgendosi al clero polacco, è necessario chiedere perdono per le colpe commesse, certo, pur senza cadere in 'facili accuse in assenza di prove reali».

Insomma, un giorno davanti al mistero del male?

«Esatto. E un giorno per richiamare ogni uomo alla sua responsabilità di fronte alla vita, al rispetto per ogni uomo, per ogni diversità. Per noi cristiani l'entrata del Pontefice nel campo di sterminio nazista sarà anche occasione per rendere omaggio a quelli che Giovanni Paolo II definì "i nostri fratelli maggiori", gli ebrei, che tutti noi dobbiamo sentire come tali».

Che effetto le fa vedere Papa Ratzinger che va nella terra di Giovanni Paolo II?

«Mi commuove perché ripenso al caro Papa polacco. E mi rallegra anche perché credo che il popolo di quel paese abbia sofferto in modo particolare la morte del suo Papa. Beninteso, il Papa è il Pontefice di tutti gli uomini, ma Giovanni Paolo II non poteva non avere un rapporto privilegiato con gli uomini e le donne della sua Polonia».

Un legame che non è mai venuto meno negli oltre venticinque anni di permanenza a Roma?

«Un legame che è rimasto sempre intatto, molto profondo. Stando vicino a Karol Wojtyla, si respirava la vicinanza che aveva per la sua terra. Egli amava tutti ma aveva sempre nel cuore la sua Polonia e questo legame il popolo polacco lo ha sempre percepito come reale, vivo».
Spanish El cardenal Cottier relata la «gran experiencia espiritual» de 2005 para la Iglesia
Jan 30, 2006
Testigo de excepción de los acontecimientos que vivió la Iglesia universal el año pasado, el cardenal Georges Marie Martin Cottier no duda en sintetizar 2005 como «una gran experiencia espiritual». Image

(Zenit, 11 enero 2006) Teólogo de la Casa Pontificia –el «teólogo del Papa»-- durante 16 años (hasta el 1 de diciembre pasado), el purpurado suizo, de 83 años, compartió en el diario católico «Avvenire» los momentos que más le impactaron del año recién concluido.

Para la Iglesia 2005 «debo decir que ha sido verdaderamente una gran experiencia espiritual», reconoció el teólogo dominico.

«Dos hechos me han impactado sobre todo»: «el primero fue que el Papa Juan Pablo II proclamara el Año de la Eucaristía introduciendo de esta forma un marco de gran intensidad espiritual para la Iglesia, y que en este marco viviera su propia enfermedad y muerte», recordó.

«Me parece que de este modo nos ha dejado una gran herencia espiritual. Y la gente, todos lo han visto, lo ha percibido», señaló.

Pero también le impresionó un segundo hecho: la manera «“pacífica” en que aconteció la sucesión, la elección de Benedicto XVI».

«Después de más de veintiséis años de pontificado habría sido hasta normal que se hubieran registrado problemas, o dificultades; la historia misma nos dice que bien podía determinarse una situación así, de una forma absolutamente natural y comprensible. Sin embargo nada de esto ocurrió», subrayó.

El cardenal Cottier, por su edad –mayor de 80 años--, no se contó entre los purpurados electores, pero sí participó en todas las congregaciones generales de cardenales –que reúnen a la totalidad del Colegio cardenalicio-- que precedieron al Cónclave, asambleas en las que afirma que no percibió ninguna angustia ni tensión.

«Se dice siempre que hay que acoger los signos de los tiempos --puntualizó--, pero no el hecho de que frecuentemente es difícil reconocerlos en el momento en que se presentan: pero estos dos hechos que acabo de recordar fueron verdaderamente signos de los tiempos, capaces de hablarnos a nosotros, Iglesia, y también al mundo entero».

Y de qué forma hablaron al mundo «se vio en el gran respeto por la figura del Papa Wojtyla, en el número nunca antes visto de personalidades que vinieron para los funerales, en la manera en que los medios de comunicación siguieron aquellas jornadas», constató.

De acuerdo con el cardenal Cottier, «el mundo es un gran desorden, pero Juan Pablo II fue un roble, un punto de referencia firme», y así como «una cierta cultura no ama el concepto de “paternidad”, aunque la necesidad de “paternidad” en cualquier caso es advertida», «el Papa Wojtyla precisamente colmó esta necesidad».

«Fue un defensor de la paz y de la vida porque él amaba la vida –aclaró el purpurado-- y, si se puede decir así, casi obligó a cuantos tienen una visión distinta a plantearse el problema, a reflexionar. A entender que en cualquier caso se trata de una cuestión de respeto hacia la cual no se puede permanecer indiferente. Hizo reflexionar, y lo hizo presentándose desarmado, como ejemplo de pobreza evangélica».

«Un signo de continuidad» ha sido la elección de Benedicto XVI, la cual calificó además el purpurado suizo de «algo muy bello», «también por el testimonio que la Iglesia dio de sí misma».

Se trata «ciertamente de dos personalidades distintas –la del Papa Wojtyla y la de Benedicto XVI--, pero con una evidente, estrechísima, cercanía», describió.

«Hay ante todo dos rasgos que unen a ambos Papas: el hecho de ser dos almas de vida interior y el gran amor a la Iglesia», a los que se añade algo que «verdaderamente les sitúa en estrecha continuidad: su grandísimo sentido de responsabilidad --reveló el cardenal Cottier--. Se toma una decisión y se realiza. Se debe decir una cosa, y se dice, sin equívocos».
Italian “La Chiesa deve parlare del demonio”
Jan 30, 2006
Pubblichiamo il "Preambolo" scritto dal Cardinale Georges Cottier, O.P., quando ancora era teologo della Casa Pontificia, al libro "Presidente degli esorcisti - Esperienze e delucidazioni di Don Grabriele Amorth", appena pubblicato dalle Edizioni Carismatici Francescani (16 gennaio 2006, ZENIT.org)

La Chiesa deve parlare del demonio. Peccando, l'angelo decaduto non ha perso ogni potere che aveva, secondo il piano di Dio, nel governo del mondo. Ormai usa questo potere per il male. Il Vangelo di Giovanni lo chiama "il principe di questo mondo" (Gv 12,31) e nella prima Epistola dello stesso Giovanni si legge: "Tutto il mondo giace nel potere del Maligno" (Gv 5,19). Paolo parla della nostra battaglia contro le potenze spirituali (cfr. Ef. 6,10-17). Possiamo anche rimandare all' Apocalisse.

Abbiamo da combattere contro forze del male non soltanto umane ma sopraumane nella loro origine ed ispirazione: basta pensare a Auschwitz, ai massacri di popoli interi, a tutti i crimini orrendi che si commettono, agli scandali dei quali sono vittime i piccoli e gli innocenti, al successo delle ideologie di morte, ecc..

È opportuno ricordare alcuni principi. Il male del peccato è fatto da una volontà libera. Dio solo può penetrare nel cuore profondo della persona, il demonio non ha il potere di entrare in questo sacrario. Agisce soltanto all'esterno, sull'immaginazione e sugli affetti di radice sensibile. Inoltre, la sua azione è limitata dal permesso di Dio onnipotente.

Il diavolo opera generalmente attraverso la tentazione e l'inganno, è mentitore (cfr. Gv 8,44). Può ingannare, indurre all'errore, illudere e, probabilmente più che suscitare, può assecondare i vizi e i germi di vizi che sono in noi.

Nei Vangeli sinottici, la prima apparizione del demonio è la tentazione nel deserto, quando sottopone a varie incursioni Gesù (cfr. Mt 4, 11 e Lc 4,1-13). Questo fatto è di grande importanza.

Gesù guariva malattie e patologie. Si riferiscono nell'insieme al demonio, perché tutti i disordini che affliggono l'umanità sono riducibili al peccato, del quale il demonio è istigatore. Fra i miracoli di Gesù ci sono liberazioni da possessioni diaboliche, nel senso preciso.

Vediamo in particolare in san Luca che Gesù comanda ai demoni che lo riconoscono come il Messia.

Il demonio è molto più pericoloso come tentatore che attraverso segni straordinari o straordinarie manifestazioni esteriori, perché il male più grave è il peccato. Non a caso nella preghiera del Signore, domandiamo: Non ci indurre in tentazione. Contro il peccato, il cristiano può lottare vittoriosamente con la preghiera, la prudenza, nell'umiltà conoscendo la fragilità della libertà umana, il ricorso ai sacramenti, prima di tutto della Riconciliazione e dell'Eucaristia. Deve anche chiedere allo Spirito Santo il dono di discernimento, sapendo che i doni dello Spirito Santo sono ricevuti con la grazia del Battesimo.

San Tommaso e San Giovanni della Croce affermano che abbiamo tre tentatori: il demonio, il mondo (lo ravvisiamo certamente nella nostra società), noi stessi, ossia l'amor proprio. San Giovanni della Croce sostiene che il tentatore più pericoloso siamo noi stessi perché ci inganniamo da soli.

A fronte dell'inganno, è da auspicare nei fedeli cattolici una sempre più profonda conoscenza della dottrina cristiana. Si deve promuovere l'apostolato per il Compendio del Catechismo della Chiesa Cattolica, di straordinaria utilità per combattere l'ignoranza. Il demonio forse è fautore di questa ignoranza: distrarre l'uomo da Dio è una grande perdita che si può arginare promuovendo un congruo apostolato nei mezzi di comunicazione sociale, in particolare televisivi, considerando la quantità di tempo che molte persone spendono nel seguire i programmi della televisione, sovente dai contenuti culturalmente inconsistenti o immorali.

Anche contro gli uomini di Chiesa si scatena l'azione del diavolo: nel 1972, il Sommo Pontefice Paolo VI parlò del "fumo di Satana entrato nel tempio di Dio", alludendo ai peccati dei cristiani, allo svilimento della moralità dei costumi e alle decadenze (consideriamo la storia degli Ordini e delle Congregazioni religiose, nei quali si è sempre sentita l'esigenza di ri­forme per reagire alla decadenza), al cedimento nelle tentazioni nella ricerca della carriera, del denaro e della ricchezza nei quali possono incorrere gli stessi membri del Clero, commettendo peccati che danno scandalo.

L'esorcista può essere un Buon Samaritano - ma non è il Buon Samaritano - poiché il peccato è una realtà più grave. Un peccatore che rimane fissato nel suo peccato è più misero di un possesso. La conversione del cuore è la più bella vittoria sull'influenza di Satana, contro la quale il Sacramento della Riconciliazione ha una importanza assolutamente centrale perché nel mistero della Redenzione Dio ci ha liberato dal peccato, e ci dona, quando siamo caduti, di ritrovare la Sua amicizia.

I Sacramenti hanno invero una priorità sui sacramentali, categoria nella quale sono annoverati gli esorcismi, che sono richiesti dalla Chiesa ma in ordine non prioritario. Se non si considera questa impostazione, sussiste il rischio di turbare i fedeli. Non si può considerare l'esorcismo come l'unica difesa contro l'azione del demonio, ma un mezzo spirituale necessario, dove si è constatato l'esistenza di specifici casi di possessione diabolica.

Sembra che i possessi siano più numerosi nei Paesi pagani, dove il Vangelo non è stato diffuso e dove sono più diffuse le pratiche magiche. Altrove un elemento culturale permane là dove i cristiani conservano una tendenza ad indulgere a vecchie forme di superstizione. Inoltre occorre considerare che presunti casi di possessione possono essere spiegati dalla medicina attuale e dalla psichiatria e che la soluzione a determinati fenomeni può consistere in una buona cura psichiatrica. Allorché si manifesti nella pratica un caso difficile, bisogna prendere contatto con uno psicologo e un esorcista; è consigliabile awalersi di psichiatri di formazione cattolica [l].

Al Pontificio Ateneo "Regina Apostolorum" è stato istituito recentemente un corso su queste tematiche. Su di esse appare opportuna una formazione adeguata nei Seminari, in una dimensione di equilibrio e di saggezza, evitando eccessi e forzature.
English Cardinal Cottier on 2 Key Events of 2005
Jan 30, 2006
Cardinal Georges Cottier is quick to sum up 2005 as "a great spiritual experience."

ROME, JAN. 11, 2006 (Zenit.org).- The Swiss-born cardinal, who in December ended a 16-year stint as theologian to the Pontifical Household, shared with the Italian newspaper Avvenire the moments of 2005 that made the greatest impression on him.

"Two events impressed me above all," said the 83-year-old Dominican.

"The first was that Pope John Paul II proclaimed the Year of the Eucharist, introducing in this way a framework of great spiritual intensity for the Church, and […] in this framework he lived his own illness and death," the cardinal said. "He left us a great spiritual legacy. And the people -- all saw it -- perceived it."

The other event that impressed the cardinal was the "peaceful manner in which the succession occurred, the election of Benedict XVI."

"After more than 26 years of pontificate it would even have been normal for problems or difficulties to arise," Cardinal Cottier said. "History itself tells us that something like this could have happened, in a completely natural and comprehensible way. However, none of this occurred."

Pre-conclave calm

Because of his age, Cardinal Cottier was not among the cardinal electors. But he did take part in the cardinals' general congregations -- which bring together the whole of the College of Cardinals -- that preceded the conclave. In these meetings he did not perceive any anguish or tension.

"It is said always that we must see the signs of the times, but not the fact that it is often difficult to recognize them at the moment they appear," the cardinal said. "But these two events, which I have just recalled, were truly signs of the times, capable of speaking to us, the Church, but also to the whole world."

And the way that the events spoke to the world "was seen in the great respect for the figure of Pope Wojtyla, in the number -- never before seen -- of personalities who came for the funeral, in the way in which the media followed those days," the cardinal continued.

According to Cardinal Cottier, "The world is one great disorder, but John Paul II was an oak, a firm point of reference," and just as "a certain culture does not like the concept of 'paternity,' despite the fact that the need of 'paternity' is observed, … Pope Wojtyla in fact filled this need."

"He was a defender of peace and life because he loved life and, if it can be said this way, almost obliged all those who have a different vision to question themselves, to reflect," the cardinal said. "He made one reflect, and he did so by appearing defenseless, as an example of evangelical poverty."

Continuity

The election of Benedict XVI was "a sign of continuity," which Cardinal Cottier described as "something very beautiful," "also because of the testimony the Church gave of herself."

They are, "of course two different personalities -- that of Pope Wojtyla and of Benedict XVI -- but with an obvious, very profound, closeness," he said.

"Above all there are two traces that unite both Popes: the fact of being two souls of interior life and [their] great love for the Church," the cardinal said.

He also cited something that he says "truly places them in close continuity: their very great sense of responsibility. They make a decision and carry it out. If they must say something, they say it without ambiguities."
German Kardinal Cottier über die zwei großen Erfahrungen der Kirche im Jahr 2005
Jan 30, 2006
Der gebürtige Schweizer Kardinal Georges Cottier, der im vergangenen Dezember nach 16 Jahren das Amt des Päpstlichen Haustheologen zurückgelegte, ließ in einem kürzlich veröffentlichten Gespräch mit der italienischen Tageszeitung "Avvenire" die kirchlichen Höhepunkte des vergangenen Jahres Revue passieren.

ROM, 12. Januar 2006 (Zenit.org).- "Zwei Ereignisse haben mich besonders tief beeindruckt", erklärte der 83-jährige Dominikaner. "Das erste war, dass Papst Johannes Paul II. das 'Jahr der Eucharistie' ausrief und auf diese Weise die Rahmenbedingung für eine große spirituelle Erneuerung der Kirche geschaffen hat, und (…) in diesem Kontext erlebte er dann seine eigene Krankheit und seinen Tod. Er hat uns ein großartiges geistiges Erbe hinterlassen. Und, wie wir alle sehen konnten, ist das den Menschen tatsächlich bewusst geworden."

Als zweites herausragendes Ereignis nannte Kardinal Cottier die "friedliche Weise, in der sich die Sukzession abspielte, die Wahl Benedikts XVI. Nach einem Pontifikat, das länger als 26 Jahre gedauert hat, wären Probleme oder Schwierigkeiten etwas völlig Normales gewesen", betonte der Kardinal. "Die Geschichte zeigt uns ja, dass dies leicht hätte passieren können und vollkommen natürlich und verständlich gewesen wäre. Dennoch: Nichts davon ist eingetroffen."

Einheit

Aus Altersgründen, fuhr Kardinal Cottier fort, habe er sich an der Wahl Benedikts XVI. nicht beteiligen können. Aber während der Generalkongregationen, die er zusammen mit den übrigen Mitgliedern des Kardinalkollegiums im Vorfeld des Konklaves besucht hatte, habe er keinerlei Spannungen oder Unstimmigkeiten ausgemacht.

"Immer wieder wurde gesagt, dass wir die Zeichen der Zeit erkennen sollten, aber nie wurde zugegeben, dass es oft schwierig ist, diese Zeichen im Augenblick ihres Erscheinens wahrzunehmen", fuhr der Kardinal fort. "Aber diese beiden Ereignisse, von denen sich soeben gesprochen habe, waren wirklich solche Zeichen der Zeit, und sie haben sich uns, der Kirche, aber auch der ganzen Welt ganz klar zu erkennen gegeben." Der große Respekt vor der Person Johannes Pauls II., der rekordverdächtigen Ansturm von Trauergästen und die Berichterstattung dieser Tage seien Beweis dafür, fügte Kardinal Cottier hinzu.

Das Wirkungsfeld von Karol Wojtyla sei eine chaotische Welt gewesen. "Aber Johannes Paul II. war eine Eiche, ein unverrückbarer Bezugspunkt." Und in einer Zeit, in der "eine bestimmte Kultur das Vaterschaftskonzept nicht gern hat, während die Notwendigkeit dieser Vaterschaft neu erkannt wird (…), konnte Papst Wojtyla dieses Bedürfnis stillen."

Der Vorgänger Benedikts XVI. "ist gerade deshalb ein Verteidiger des Friedens und der Liebe gewesen, weil er das Leben geliebt hat und weil er, wenn man das so sagen kann, all diejenigen, die eine andere Lebensanschauung haben, gewissermaßen dazu verpflichtet hat, sich zu hinterfragen und nachzudenken", sagte der Kardinal. "Er brachte einen zum Nachdenken, indem er völlig wehrlos auftrat, als Beispiel für evangeliumsgemäße Armut."

Kontinuität

Die Wahl Benedikts XVI. sei ein "Zeichen der Kontinuität" gewesen, für Kardinal Cottier "etwas wirklich Wunderschönes". Und das nicht zuletzt "wegen des Zeugnisses, das die Kirche von sich gegeben hat", fügte er hinzu.

Johannes Paul II. und Benedikt XVI. seien zwar völlig unterschiedliche Menschen, aber auf sehr tiefe und sichtbare Weise miteinander verbunden. "Vor allem gibt es zwei Charakterzüge, die beiden Päpsten gemein sind: Zum einen, dass sie beide ein tiefes inneres Leben führen, und zum anderen, dass sie die Kirche sehr lieben." Außerdem verfügten beide über einen "sehr großen Verantwortungssinn: Sie treffen eine Entscheidung und führen sie aus. Und wenn sie etwas sagen müssen, dass sagen sie es klar und deutlich, ohne Unklarheiten zuzulassen."
English The pope needs a theologian? Former papal adviser reveals why
Jan 07, 2006
During his 16 years as theologian of the papal household, Cardinal Georges Cottier was often asked: Why does the pope need a theologian?

VATICAN CITY (Catholic News Service, Dec-30-2005) -- Pope John Paul II was a respected theologian and so is Pope Benedict XVI. It's hard to imagine either one of them having enough theological doubts to justify the appointment of a full-time consultant.

But if people imagine the papal theologian sitting around waiting for the pope to pose a question, the reality is quite different, Cardinal Cottier said.

The papal theologian's main task is to vet the many thousands of words prepared by Vatican aides for the pope to speak or publish. He checks for statements of dubious theology and otherwise hazardous phrases that could come back to haunt the pope.

"People have to understand that nowadays the pope is obliged to make so many speeches and send so many messages that he needs a lot of collaborators to prepare them," Cardinal Cottier said. "The theologian of the papal household is charged with reading all these texts and give(s) a theological opinion on them."

Cardinal Cottier, an 83-year-old Swiss Dominican, spoke in an interview in late December, shortly before retiring from his Vatican position. The Vatican announced Dec. 1 the appointment of a 54-year-old fellow Dominican, Father Wojciech Giertych, to replace Cardinal Cottier.

Cardinal Cottier said that given the number of papal speeches, sermons, messages, prayers, telegrams and other documents it would be impossible for the pope to write them all. The cardinal said he worked daily with the Vatican's Secretariat of State, going over the papal texts prepared by others.

"The first thing we look for is harmony of language, because if the sources are different, not only the style but the thought can be different," he said.

The theologian also checks for wording or a phrase that could be misinterpreted or taken out of context, perhaps by the mass media, he said.

A third concern, he said, is to be careful not to make the pope say too much about some topics.

"By this, I mean that when we have a theological issue that is still open to discussion and study, it's not a good thing that the pope pronounce on it too early. Because when the pope speaks with authority, it means the discussion is closed," he said.

For example, Cardinal Cottier noted that the International Theological Commission met recently to discuss the church's teaching on limbo and babies who die without being baptized. Pope Benedict gave a speech to the commission members, but without addressing the substance of the theological discussion.

According to tradition, the role of theologian of the papal household began with St. Dominic, founder of the Order of Preachers, who was believed to have acted as theological adviser to Pope Honorius III in the 13th century.

Dominicans have always held the position, which until 1968 was called "master of the sacred palace." In the past, the job involved giving theology lessons to cardinals and other members of the Roman Curia and screening sermons by guest preachers who came to the Vatican.

For a time, the papal theologian also had to give the imprimatur to books published in Rome -- a task that, thankfully, has been discontinued, Cardinal Cottier said.

The papal theologian is not typically called upon to scrutinize texts that are penned directly by the pope, but he is often among the team of experts that studies drafts of papal encyclicals, sometimes giving advice on structure or phrasing.

For example, Cardinal Cottier said he previewed five or six draft versions of Pope John Paul's 1993 encyclical, "Veritatis Splendor" ("The Splendor of Truth").

The cardinal said the biggest difference between Pope John Paul and his successor is that Pope Benedict personally writes the "important texts" -- the major sermons and speeches, like his lengthy year-end talk to the Roman Curia, which Cardinal Cottier described as "almost an encyclical" on the post-Vatican II church.

Pope Benedict's first real encyclical, titled "Deus Caritas Est" ("God Is Love"), was signed by the pope on Christmas Day and was expected to be released in January, the Vatican said recently.

Cardinal Cottier said that among the many memories he'll take from his years at the Vatican one in particular stands out. Before the Great Jubilee of the Year 2000, he headed the theological-historical commission that examined darker chapters of the church's past, including the Inquisition and treatment of Jews.

The commission's work paved the way for the Holy Year "day of forgiveness," which featured a dramatic liturgy in St. Peter's Basilica and an unprecedented apology for the sins of Christians through the ages.

Cardinal Cottier said the liturgy was not only one of the most beautiful moments of the Holy Year, but marked "a decisive moment in the history of the church."
German Zur Bedeutung der Instruktion über Kriterien zur Berufungsklärung von Personen mit homosexuellen Tendenzen
Dec 20, 2005
Die neue Instruktion über Kriterien zur Berufungsklärung von Personen mit homosexuellen Tendenzen habe ein heikles Thema sehr feinfühlig und respektvoll angesprochen, erklärte Kardinal Georges-Marie Cottier OP gegenüber ZENIT. Und er betonte, dass die neuen Richtlinien für Bischöfe und die Verantwortlichen in den Priesterseminaren alles andere sei als ein Angriff auf Menschen mit homosexuellen Neigungen.

ROM, 15. Dezember 2005 (ZENIT.org).- Der 83-jährige Dominikanerpater wird aus Altersgründen bald aus seinem Amt eines Theologen des Päpstlichen Hauses ausscheiden. Sein Nachfolger wird, wie der Heilige Stuhl in der vergangenen Woche bekannt gab, P. Wojciech Giertych OP werden.

ZENIT: Was ist das Neue an der neuen Instruktion der Kongregation für das Katholische Bildungswesen?

Kardinal Cottier: Das Neue in dieser Erklärung ist vor allem die Tatsache, dass eine Zusammenschau all dessen angeboten wird, was bisher zu diesem Thema gesagt worden ist. Es handelt sich um einen Text, der mir sehr ausgewogen erscheint.

ZENIT: Möglicherweise liegt das Neue im Hinweis auf die "homosexuelle Kultur" und auch im feinfühligen Ton. Jede "Diskriminierung" wird ja ausdrücklich bedauert.

Kardinal Cottier: Ich würde vor allem die Feinfühligkeit hervorheben. Nichts liegt der Kirche ferner, als einen Angriff auf Homosexuelle zu starten. Ganz im Gegenteil: Das Dokument zeigt, dass man sich bemüht, die Situation und die Probleme solcher Menschen zu verstehen, sowie eine Einladung, sich in ihre Lage zu versetzen. Der Text zeigt auf, dass es für Homosexuelle im Erleben ihrer Homosexualität einen Ausweg und Heil gibt: wenn sie sich mit dem leidenden Christus vereinen. Das wird mit großer Einfühlsamkeit erklärt.

Andererseits werden die Dinge auch nicht vermischt: Es wird zwischen jenen Menschen unterschieden, die Homosexualität praktizieren oder tief verwurzelte homosexuelle Neigungen besitzen, und solchen, bei denen homosexuelle Tendenzen als bloßer Ausdruck eines vorübergehenden Problems auftreten, also in bestimmten Lebensabschnitten, und ich würde sagen, dass sie sich davon freimachen können. Es wird also differenziert.

Was die "homosexuelle Kultur" angeht, handelt es sich wahrlich um ein neues Phänomen. Sie hat sich erst in den vergangenen Jahren ausgebildet. Aus diesem Grund spricht man auch davon.

ZENIT: Das Dokument betont, dass bei Priesteramtskandidaten eine gewisse "affektive Reife" vorhanden sein sollte, damit sie "einen wahren Sinn für die geistliche Vaterschaft" entwickeln und zu "korrekten Beziehungen" mit Männern und Frauen fähig sind. Was bedeutet das?

Kardinal Cottier: Das ist ein sehr wichtiger Punkt. Für die Priesterausbildung bedeutet das, dass man die menschliche, die geistige und auch die geistliche Dimension im Auge haben soll. Es handelt sich somit um ein Zusammenspiel von bestimmten Qualitäten. Dabei geht man von einer Tatsache aus, die von Untersuchungen gestützt wird, dass nämlich Homosexualität eine "affektive Reife" –eine Bezeichnung, auf die mehrmals hingewiesen wird – verhindert. Affektive Reife ist aber für denjenigen, der den Zölibat auch wirklich in vollkommener Enthaltsamkeit leben möchte, unbedingt notwendig. Durch das Nicht-Vorhandensein dieser Reife können auch die Beziehungen zum anderen Geschlecht beeinträchtigt sein.

Im Allgemeinen geht also Homosexualität mit affektiver Unreife einher. Dies ist eine Feststellung, die kritisiert werden wird, aber auf Erfahrungen beruht. Als Repräsentant Christi, dem Bräutigam der Kirche, ist der Priester gerufen, seine geistliche Vaterschaft unter Männern und Frauen auszuüben. Dafür ist affektive Reife unerlässlich – eine Reife, die sich dadurch ausdrückt, dass man sich aus Liebe für die anderen aufopfern kann.

ZENIT: In der Instruktion wird die Rolle des Spirituals und der Seminarerzieher hervorgehoben. Was ist deren Aufgabe?

Kardinal Cottier: Das Dokument erinnert uns daran, dass niemand ein Recht darauf hat, Priester zu werden, und dass es nicht genügt, sich zum Priestertum berufen zu fühlen. Es ist immer der Bischof, der zum Priestertum beruft. Aber der Bischof hat Mitarbeiter, und das sind die Rektoren der Priesterseminare und die geistlichen Begleiter, die, was das 'Forum internum' betrifft, zu Stillschweigen verpflichtet sind. Der Spiritual wird aber darum gebeten, dem Priesteramtskandidaten, der tief sitzende homosexuelle Tendenzen hat, zu helfen, damit dieser für sich selbst einsehen und entscheiden kann, dass er nicht für das Priestertum geeignet ist. Das muss auf eine Weise geschehen, die für die betroffene Person selbst nachvollziehbar ist. Das ist sehr wichtig. Diese Entscheidung heißt ja nicht, dass man diesen Menschen verstößt oder ablehnt. Es geht ganz einfach darum, dass sich der Betroffene dieser Dinge bewusst wird und erkennt, dass dies nicht der Weg sein kann, den der Herr für ihn wünscht. Wenn man ihm mit Fingerspitzengefühl und echter Nächstenliebe helfen möchte, dann wird man diesen Menschen mit großem Respekt behandeln.

Durch dieses Vorgehen werden ähnliche Vorfälle vermieden werden können, wie wir sie in jüngster Vergangenheit erleben mussten. An dieser Stelle möchte ich auch etwas zu einem anderen Thema anmerken, über das sehr viel gesprochen wurde, ja vielleicht sogar zuviel, zum Thema Pädophilie und Homosexualität. Es gibt nämlich einen Begriff, der in diesem Zusammenhang nie ausgesprochen wird, der aber dennoch außerordentlich wichtig ist: Ephebophilie. Damit ist nicht Pädophilie gemeint, also die Neigung zu Kindern, sondern das Angezogen-Sein durch Jugendliche. Ich glaube, dass diese Neigung eine weit verbreitete Form von Homosexualität ist. Deshalb sind die Erklärungen in der neuen Instruktion auch wirklich notwendig, denn die Familien vertrauen die Jugendlichen ja den Priestern an, oder genauso auch den Verantwortlichen der Pfadfindern, Sommerlager, Pilgerfahrten und Gruppen usw. Überall müssen die Jugendlichen vollkommen respektiert werden.

ZENIT: Was meint die Instruktion, wenn sie von "geeigneten Priester und wahren Hirten nach dem Herzen des Herrn" spricht?

Kardinal Cottier: Es gibt nur einen einzigen Hirten in der Kirche. Der Papst, die Bischöfe und die Priester sind Hirten, weil sie an diesem Vorrecht Christi teilhaben. Sie müssen ein Leben führen, das von einer tiefen und innigen Verbundenheit mit Christus gekennzeichnet ist. Und wenn kein inneres Leben vorhanden ist, wenn es kein Gebetsleben, keine Einheit mit dem Herrn, keine Liebe zur Eucharistie und keine unaufhörliche Betrachtung des Wortes Gottes gibt, dann hört man auf, diesem Sendungsauftrag nachzukommen. Dann kann man nicht Repräsentant und Abbild Jesu Christi, des einzigen Hirten, unter den Menschen sein.

ZENIT: Welches lehramtliche Gewicht hat dieses Dokument?

Kardinal Cottier: Die verschiedenen vatikanischen Kongregationen verfügen in dem Maße Autorität, in dem sie autorisierte Mitarbeiter des Papstes sind. Ich erlaube mir darauf hinzuweisen, dass der Heilige Vater mit seiner Unterschrift verlangt hat, die Instruktion mit folgendem Satz zu veröffentlichen: "Papst Benedikt XVI. hat die vorliegende Instruktion am 31. August 2005 approbiert und ihre Veröffentlichung angeordnet."

Die Autorität des Papstes ist außerdem auch schon deshalb mit im Spiel, weil es ein text einer Kongregation ist, der Kongregation für das Katholische Bildungswesen, die bei der Erstellung der Instruktion auf die Mitwirkung der Kongregation für den Gottesdienst und die Sakramentenordnung zählen konnte. Beides sind zwei sehr bedeutende Kongregationen. Es gibt auch Texte von Kongregationen, die Arbeitspapiere sind und nicht der ausdrücklichen Zustimmung des Papstes bedürfen. In diesem Fall ist aber die Genehmigung und auch die Anordnung zur Veröffentlichung gegeben worden. Es kommt also die Autorität des Papstes zum Ausdruck.
French Les « menaces contre la personne » par le card. Cottier
Nov 24, 2005
Les « menaces contre la personne » dans la société actuelle ont été évoquées par le cardinal Georges-Marie Cottier, op, Théologien de la Maison pontificale, lors de la XIe assemblée de l’Académie pontificale des Sciences sociales qui s’est ouverte aujourd’hui au Vatican sur le thème : « Le concept de personne humaine dans les sciences sociales ». Elle s’achèvera mardi prochain, 22 novembre.

ROME, Jeudi 17 Novembre 2005 (ZENIT.org) - Le cardinal Cottier a analysé la façon dont la culture « libérale » contemporaine, héritière des Lumières, a engendré un type de société dans laquelle les « menaces contre la personne » sont nombreuses et diversifiées, comme le théologien l’expliquait aujourd’hui aussi au micro de Radio Vatican.

« Les « menaces contre la personne » : le thème est très difficile, expliquait le cardinal Cottier, parce que faire une liste des menaces est quasi impossible : on risque de généraliser. J’ai donc pensé de situer la question sur un autre plan, plus fondamental : quelle conception de l’homme engendre ces menaces ? Et je me suis arrêté au libéralisme philosophique. Qu’est-ce que le libéralisme philosophique ? C’est un signe typique de la modernité. C’est certainement avec les Lumières qu’apparaît ce concept de l’homme libéral. Je dis tout de suite que j’ai pris ce concept dans ses formes les plus radicales. Donc, tout d’abord, l’homme est un individu, une entité autosuffisante, même s’il est faible. Comment cet individu se définit-il ? Il se définit à partir de sa liberté, mais une liberté autonome. Il se donne ses lois. Une liberté, donc, sans critères, sans dépendances envers une loi objective. Troisième thèse, qui me paraît importante : l’homme, dans l’individualisme, n’est pas naturellement « social ». La société est une création de l’individu. Ce qui signifie que tous les critères de comportement de la vie sociale dépendent de la volonté des individus. Selon la fameuse fable, lorsque l’homme obéit à la loi, une fois qu’il est entré dans la société, il s’obéit à lui-même. A partir de cela, nous avons les lignes de fond de l’idéologie contemporaine individualiste et libérale ».

Mais en même temps, notre société est marquée par la « massification » : « La massification, explique encore le cardinal Cottier, est dans la croissance des cités et de l’humanité. D’autre part, pour vivre ensemble, les hommes doivent se donner des lois. La massification n’est pas tant un phénomène politique, qu’un fait de concentration de l’humanité, qui a une base démographique. Mais il est vrai que la défense de l’individu dans sa singularité devient toujours plus difficile dans la massification. Pensez par exemple à tous les types de comportement réglés par la publicité ».

Mais donc, comment faire pour conserver une liberté personnelle profonde, face à tous les conditionnements ? « Je pense, répond le cardinal Cottier, qu’une vie personnelle dans le sens spirituel est nécessaire. Une personne qui vit profondément la dimension spirituelle c’est le chrétien qui a la clef de la vérité. Penser que nous sommes créés à l’image de Dieu : une personne qui vit cette identité profonde est libre, est protégéecontre les processus de massification qui nous assaillent toujours. Nous avons donc un grand besoin d’intériorité, d’un dialogue avec Dieu qui nous donne l’autonomie ».
French La communion eucharistique suppose une communion dans son intégralité
Oct 24, 2005
La communion eucharistique suppose une communion dans son intégralité, a fait observer le cardinal Georges Marie Martin Cottier, O.P., Pro-théologien de la Maison Pontificale, lors de la 10e congrégation générale du synode qui s’est ouverte à 9 h, samedi 8 octobre.

ROME, Lundi 10 octobre 2005 (ZENIT.org) - « Si l’Eglise a énoncé des directives relatives à l’admission à l’Eucharistie des chrétiens non-catholiques et si elle rejette l’inter-communion, c’est parce que la communion eucharistique n’est pas un point de départ, mais parce qu’elle exprime et porte à perfection une communion qu’elle présuppose dans son intégralité : communion dans la doctrine des apôtres, dans les sacrements et dans la communion avec le collège apostolique dont Pierre est le Chef », disait le cardinal Cottier.

« Il arrive que cette position, n’étant pas comprise, semble à nos frères protestants injustement dure. C’est un devoir fraternel en conséquence que l’Eglise dise qu’elle ne se reconnaît pas le droit de disposer à son gré de ce qui est un don reçu de son Seigneur. Son attitude est d’adoration, de louange, et d’obéissance », affirmait le cardinal Cottier.
French « Le pape du dialogue franc au-delà des divisions de l’Eglise »
Oct 07, 2005
Benoît XVI se révèle être « le pape du dialogue franc au-delà des divisions » internes et externes de l’Eglise, fait observer le cardinal Georges Marie Cottier, op, théologien de la Maison pontificale, au micro de Radio Vatican.

ROME, Mercredi 28 septembre 2005 (ZENIT.org) - Le cardinal Cottier souligne qu’il existe « un lien spécial entre l’Eglise et le Peuple d’Israël, le Peuple de la Première alliance ».

Il ajoute que « la rencontre entre le christianisme et l’islam est l’un des faits majeurs de notre époque ».

En effet, des rencontres privées du pape, à Castel Gandolfo, ces dernières semaines, en particulier avec Mgr Bernard Fellay, de la Fraternité Saint-Pie X, le 30 août, ou avec le théologien suisse Hans Küng, samedi dernier, 24 septembre, manifeste sa volonté de s’engager directement dans ce dialogue.

Le pape a également reçu, le 27 août, la journaliste italienne Oriana Fallaci, 75 ans, qui s’est montrée très critique face à l’attitude de dialogue de l’Eglise catholique avec le monde musulman. Un monde que le pape a rencontré à Cologne après la visite considérée comme « historique » à la synagogue de Cologne, le 19 août dernier, et la visite des deux grands rabbins d’Israël, le 15 septembre.

Le cardinal Cottier analyse ces signes en déclarant : « Je pense que le pape ne ferme pas sa porte. C’est un homme de dialogue et lorsque le dialogue est sollicité, il répond affirmativement. Hans Küng et Mgr Fellay sont des personnalités en position de crise et l’on voit que, acceptant le dialogue, le Saint-Père veut faire tout ce qui est possible pour les ré-intégrer dans l’unité. La journaliste Fallaci est une autre question. Elle a eu des critiques dures vis à vis de l’Eglise catholique pour sa position face à l’islam, mais c’est toujours bien de dialoguer. Si nous dialoguons, cela veut dire que nous pensons qu’entre les deux parties, il peut y avoir des progrès, effacer les malentendus, mais c’est aussi obliger l’autre à réfléchir. L’Eglise catholique, justement en tant que telle, est universelle, et elle pense qu’en tout homme, à quelque culture qu’il appartienne, il y a des germes de bien et parmi eux il y a toujours l’aspiration à la justice et à la paix ».

A propos du dialogue entre la foi et les sciences naturelles, et la « question de Dieu », évoqués lors du dialogue avec Hans Küng (cf. ZF050927), le cardinal Cottier déclare : « Ma pensée est que nous sommes dans la ligne de Jean-Paul II. Nous pensons à deux choses. Avant tout, à un document très important comme Fides et Ratio. Dans cette encyclique, la problématique sur le respect de la raison, qui vient discuter et dialoguer avec la foi, est posée avec une très forte insistance. Il y a ensuite un autre aspect : l’intérêt que Jean-Paul II a eu pour l’Académie pontificale des sciences, naturelles et sociales. N’oublions pas qu’alors le cardinal Ratzinger était membre de cette académie. Tout cela fait que le problème science-raison, se présente à chaque chrétien sur les ponts de rencontre entre la foi et la raison : aujourd’hui, spécialement, la raison scientifique ».

A propos du dialogue entre avec les communautés musulmane et juive, le cardinal Cottier précise : « Il existe un lien spécial entre l’Eglise et le Peuple d’Israël, le Peuple de la Première alliance. Le pape l’a fait voir lorsqu’il a accepté la proposition des grands rabbins d’Israël, mais aussi lorsqu’il est allé à la synagogue de Cologne. L’islam aussi est une grande religion, et la rencontre entre le christianisme et l’islam est l’un des faits majeurs de notre époque, et là aussi nous devons rechercher le dialogue. Le problème est que l’islam même vit une très grande crise causée par des fauteurs du fondamentalisme, avec lequel certainement tous les musulmans en sont pas d’accord. Je dirais que nous devons aider les musulmans à retrouver, pour ainsi dire, les grandes intuitions de la morale qui se trouvent aussi dans le Coran ».
Spanish Indulgencia plenaria destaca importancia JMJ
Aug 21, 2005
La decisión de la Santa Sede de conceder indulgencia plenaria a los participantes de la próxima Jornada Mundial de la Juventud expresa la importancia de este evento, señaló a Radio Vaticano el Cardenal Georges Cottier, teólogo de la Casa Pontificia.

VATICANO, 12 Ago. 05 (ACI).- “La Indulgencia Plenaria, que el Papa Benedicto XVI ha concedido a los participantes de la Jornada Mundial de la Juventud en Colonia, subraya el significado de este encuentro de jóvenes del mundo entero”, dijo el Cardenal Cottier.

El Purpurado, un destacado teólogo  dominico, explicó que “los Papas conceden la Indulgencia Plenaria exclusivamente en momentos característicamente especiales, como por ejemplo en un Año Santo”. “Eso significa, por lo tanto, que la JMJ no solo será reconocida como una gran herencia de Juan Pablo II, sino como un acontecimiento muy, pero muy importante en la vida de la Iglesia”, agregó.

“Naturalmente –prosiguió el Cardenal Cottier- con la Indulgencia se destaca más aún el sentido y significado de la Jornada Mundial de la Juventud”.
El Purpurado señaló finalmente que “los jóvenes están en búsqueda”.  “Ellos poseen un sentido muy fino con relación al destino de la humanidad. Según puedo percibir, los jóvenes son especialmente sensibles al llamado que les hace Dios, que a todos nos ama”.
French « Ne citez pas saint Thomas, l’embryon est déjà humain
Jun 11, 2005
« Ne citez pas saint Thomas, l’embryon est déjà humain », a déclaré le cardinal Cottier dans un entretien accordé à Marco Tosati pour le quotidien italien « La Stampa ».

ROME, Lundi 6 juin 2005 (ZENIT.org) - Dominicain, et théologien de la Maison pontificale, le cardinal Georges-Marie Cottier prend ainsi position une seconde fois dans le débat qui agitel’Italie à la veille du référendum sur la procréation assistée des 12 et 13 juin.

Les évêques italiens appellent à ne pas se rendre aux urnes : si le nombre des votants n’atteint pas 50 % des inscrits plus une voix, la loi ne changera pas. Les électeurs sont invités à se prononcer sur quatre questions concernant la loi « 40 » actuellement en vigueur : l’interdiction de l’expérimentation sur les embryons, l’interdiction de la l’implantation de plus de trois embryons, l’interdiction du recours à la fécondation « hétérologue », et les « droits » de l’embryon, dont celui de connaître ses parents.

Le cardinal Cottier invite à dire « toute la vérité » : « Je voudrais que l’on dise toute la vérité. L’éprouvette a de rares succès. Et les plus grandes promesses thérapeutiques viennent des cellules souches adultes ».

Le cardinal Cottier réaffirme ce qu’il avait déjà proclamé en janvier dernier : « L’embryon est un être humain en devenir », et non pas un quelconque amas de cellules.

« Au microscope, il peut apparaître comme tel, insiste le Dominicain, mais il est déjà organisé, et il est capable de s’organiser, il est potentiellement humain, il est un homme ».

En outre, pour ce qui est de la fécondation « hétérologue », c’est-à-dire par un donneur étranger au couple, le cardinal Cottier invite à envisager le point de vue de l’enfant et déclare : « Le fait de savoir qui est son père demeure un problème ( ...). Dans certains pays on dit : l’enfant a le droit de savoir et dans d’autres pays, au contraire, on préfère le cacher ». Il conclut : « Dans les deux cas, il y a des traumatismes psychologiques ».

Déjà, le 29 janvier dernier, dans les colonnes du quotidien « Avvenire », le cardinal Cottier avait affirmé que « l’embryon étant une personne en devenir, il est évident qu’il a une âme ».

Il partait des données scientifiques pour affirmer : « Il s’agit avant tout de la génération d’un être humain. Ses parents ne sont ni des végétaux ni des animaux. Donc, dès le début l’embryon est ordonné par nature à recevoir de Dieu l’âme spirituelle. Et c’est pour cela que juridiquement, il doit être considéré comme une personne ».

« Les théories qui nient ce concept, insistait le cardinal, sont incapables d’expliquer quel est le moment où dans la chaîne de la vie on se trouve devant une personne ».

Il ajoutait : « Nous devons nous garder de ces traités de bioéthique qui affirment que les êtres humains ne sont pas tous des personnes. Par exemple lorsque l’on dit que l’embryon n’est pas une personne. Mais aussi lorsque l’on établit que le malade atteint d’Alzheimer n’est plus une personne parce qu’il n’est pas conscient ».

Pour ce qui est du drame des embryons congelés, il disait : « Ces embryons ne devraient pas exister. Mais la fécondation artificielle a des taux de réussite bas et pour éviter des échecs, on augmente la production d’embryons. Et c’est un massacre ».
English «If everything is grace, then grace is no more»
Apr 14, 2005
«The thing that seems most useful to me is the ability to distinguish,proper to the whole Thomist tradition. The refusal to distinguish what is distinct leads to confusion and denies maybe what one wanted to defend in the first place. If everything is grace, then grace is no more». An interview with Cardinal Georges Cottier, the Pope’s theologian

(30Days, March 2004) The study of Dominican Georges Cottier, theologian of the Pontifical Household and today also a cardinal, is to be found on the first loggia of the Apostolic Palace. To get there one crosses the Lapidarium, a corridor with thousands of votive plaques and ancient tablets, complete or in fragments, set into the walls. It may be the motionless silence, and the Swiss Guards who open the gates, and the ancient epigraphs in Latin and Greek cut into the pieces of marble: all however combines to give the impression that this is in one of the more private and “protected” places in the Vatican.

It seems that once, a bit to provoke, a journalist asked him what it felt like to live and work here, «at the heart of the last surviving absolute monarchy». «I’m republican», Cottier answered flatly. Because helping the successor of Peter to carry out his task is stuff for free men, not for courtiers. The whole life of this eighty-two year old Swiss testifies to it. He has seen from close up many of the events - thrilling or troubling, comforting or painful - that the Church has gone through from the Second World War to today. And for almost fifteen years he has carried on with professional rigor and missionary dedication the delicate work of sui generis “proof-reader” to which he has been called (he is the person who rereads and gives the theologico-doctrinal nihil obstat to almost all the texts signed by the reigning Pontiff. « I write nothing of the Pope’s texts. I only correct», he says of himself).

-Q:Forgive the obvious question: what job does “the Pope’s thelogian” do?

GEORGES COTTIER: It’s a role that has existed since the Middle Ages. Except in three or four exceptional cases, in which Fransciscan popes chose Franciscan theologians, the post has always been entrusted to the Dominicans. That’s why I find myself here. In past centuries, when the papal court moved home for long periods, as during the sojourns in Orvieto and in Viterbo, these theologians, known as “Teachers of the Sacred Palace”, probably gave lessons in theology to all the court. Now the work consists in rereading almost all the Holy Father’s texts, except those of diplomatic character, so as to make a theological judgment on them. The Pope gets help from quite a lot of collaborators, and one needs to watch out for quite a lot of things. First, the texts need to be harmonized. If the source is different, one has to give the texts the imprint of the Pope’s style. One has to ensure the clarity of the texts also, because everything the Pope says or writes must be able to be understood by all believers, and not provide a pretext for misunderstanding. In addition, even the Pope must keep to certain criteria in his magisterium. It’s not good, for example, that the Pope pronounce on problems that are still the subject of theological discussion, because if he intervenes on such matters, it means there is no more discussion on that theme. So there’s no lack of work.

-Q:What are the most important documents you’ve happened to supervise?

COTTIER: Going back to the early years, the first “big” text I worked on was the social encyclical Centesimus annus. And then the Ut unum sint on ecumenicalism, the moral encyclical Veritatis splendor, and the Fides et ratio… also the Catechism of the Catholic Church, is for me one of the finests fruits of this pontificate, and has still not been absorbed in its richness. That is why the abridged edition with questions and answers is now about to be published.

-Q:Which of these documents had the most “toilsome” genesis?

COTTIER: I remember very long work done for the Veritatis splendor, of which I saw at least five versions. The Pope brought us together in long work sessions to reread the drafts that came one after another.

-Q:Can you tell us of a case in which you intervened to correct a text by the Pope?

COTTIER: I remember one of the first texts I went over. It was a speech to a charitable organization received by the Pope, that I didn’t know and now can’t even recall. The outline of the Pope’s speech had been a bit prepared by them. In the text the Pope congratulated them on the fact of having proclaimed a Sunday for their foundation. In short, it made the Pope almost a sponsor advertising the affair. That seemed to me something to avoid, not so much out of strict doctrinal reasons, but out of simple prudence.

-Q:As for “papal” sponsorship, it seems that somebody even tried to obtain it for the notorious film by Mel Gibson on the Passion of Christ.

COTTIER: I was invited to a showing before the film opened in the cinemas, but I decided not to go. The physical suffering of Christ was terrible, as was that of all those condemned to the cross, a great many at that time. But in him, true God and true man, in his soul, in virtue of his divine person united with the Father, there was the suffering proper to the servant of God, of which the prophet Isaiah speaks. I don’t see how this mystery of the suffering sui generis of Christ can be portrayed in film fiction. In cinematic technique there is an immediacy that I don’t see in painting or in sculpture. Because the painter maintains a certain distance, and in that distance prayer and contemplation can find place. Painting respects and reflects the mystery better. I confess that the immediacy of cinema is a problem for me.

-Q:Yet there has been a curious coming together of Catholic bodies and spokesmen.

COTTIER: I know that Cardinal Lustiger has said: I prefer the icon to the film. And I prefer the sacrament to the icon…

-Q:Let’s get back to your work. The countless papal interventions have created a process of emulation in the Vatican Palaces. Documents, instructions, vademecum produced in a continual stream.

COTTIER: Some bishops say they don’t even have the time to read everything produced by the Holy See and the Roman departments. I would like to make a distinction about the Pope’s position. The writings of John Paul II occupy the whole of that wardrobe. Those two shelves there are enough for Paul VI [pointing to the neat collections in his study, ed.] If we go back to Pius XI, the official texts are very few. For audiences and public gatherings Pius XI almost never wrote anything official. He spoke extempore. But one can no longer do that. Not least because there is always some recorder in ambush, the newspapers would write what the Pope said according to their interpretation in any case, maybe forcing the Holy See to make a denial when the information is inaccurate. That’s why, even when he receives a small group, there must always be a text, brief maybe, but that is official and authoritative. That goes against spontaneity. If there’s a spontaneous person it’s the current Pontiff, and this mechanism must also be a kind of penance for him. But he can’t get out of it, and us with him. Not least because there is the pressure he has to face up. Until the ’sixties people traveled much less. Now everybody comes to Rome, all the congresses want an audience with the Pope...

-Q:But, to be precise, it’s not just the Pope who “produces”…

COTTIER: The Council led to the creation of new Roman departments, while there were very few beforehand. All the departments, for reasons more or less matching, are keen to make documents, sometimes bulky ones. The impression is of an invasion of paper that sometimes ends by hiding contents that are often worthwhile. It’s a question of the rate of digestion, if you’ll allow me the triviality. And it’s a matter that poses questions, and that perhaps needs reconsidering. Is it a normal development? For that matter, the whole world is having new problems with the development of the media, and they have to be faced in the Church as well.

-Q:Faced by so many pronouncements the delicate question arises again of the degree of authority possessed by individual declarations and the degree of assent required.

COTTIER: Paragraph 25 of the Lumen gentium should be kept in mind, where it says that according to the subject treated one can recognize in each pronouncement the degree to which the pope himself commits his authority. For example, in the Evangelium vitae, where abortion and euthanasia are spoken of, even if it is not a matter of an infallible definition in the proper sense, the Pope is speaking as authorized representative of the magisterium of the Church. The authority of the Church is committed in these things. It’s a matter of the ordinary magisterium.

-Q:There are widespread misapprehensions in the collective imagination on these things. For example on the infallibility of the pope.

COTTIER: I remember a discussion I had in Geneva with a Protestant pastor, who confused infallibility with impeccability. As if the Petrine primacy saved the pope from the consequences of original sin. The pope is a man like other men. Let us suppose that a pope sins grievously: to return into the grace of God the only way is the sacrament of the confession for him, as for all. They’re obvious things, but by now the confusion is such that they sound like extraordinary novelties.

-Q:So perhaps it’s better to reiterate them.

COTTIER: The intervention of the charism of infallibility comes about only under precise circumstances. As defined by Vatican Council I, the pope’s task is not to bring out new doctrines, but to safeguard, make known and defend what is contained already, even if in implicit manner, in the apostolic depositum, that is to say the revealed truths that are the object of faith. And revelation was fulfilled with the death of the last apostle. In this faithful exposition of the faith of the apostles, the presence of the Holy Spirit is absolute and guarantees the infallibility of the definitions. It’s not that the pope proclaims his personal ideas or opinions infallible…

-Q:That leads to a certain “restriction of the field”…

COTTIER: There are infallible definitions only in matters of faith and morals. If for example the pope makes a diagnosis of a problem linked to culture or politics, infallibility certainly can’t be brought in.

-Q:There one moves into the field of prudential decisions …

COTTIER: Speaking of the consequences of the Lateran Treaty, Pius XI, wondered: «What will happen tomorrow?… We don’t know». In the changing flux of historical circumstances, a decision that might appear opportune, some time later may not be so anymore. Some people thereby deduce that the Church is contradicting itself. But most times one is looking at the urge of pastors to make out what La Pira, after Pope John and the Council, called the «signs of the times».

-Q:On that your teacher Journet has written some very fine pages, for example in Théologie de l’Église…

COTTIER: There he explained that the divine presence promised to the Church «sometimes limits itself to assuring its physical and empirical existence», sparing «neither ordeals, nor gropings, nor errors of government». So he thought understandable the freedom with which even historians like Ludwig von Pastor, «who did not lack pontificial approval, were able to give a retrospective judgment on the felicitous or disastrous nature of the politics of the popes».

-Q:Is it not, in that perspective, perhaps valid and useful to distinguish the primacy of the successor of Peter – as Jesus Christ wanted it and as it has been defined by the Church - from interpretations in terms of worldly hegemony that have been given of the primacy in the course of history, even within the Church?

COTTIER: To look critically at ecclesial affairs does not mean to be destructive. The Church has always taught that to be pope or bishop is a service. But when the authority of the pope over the Church was challenged even by Catholic princes, the need was felt to affirm that ecclesial offices were legitimate powers like other powers. And there are maybe still residues of that confusion in appearances.

-Q:To give a concrete example: reading the propositions condemned by the Sillabo, a simple believer could be led to think that denying the temporal power of the popes was the same as denying the Petrine primacy.

COTTIER: And instead at the time of Vatican Council II Cardinal Montini, who was archbishop of Milan, could affirm that the ending of the Papal States had been a liberation for the Church. But maybe Montini himself, if he had found himself in the circumstances of Pius IX, would have experienced the same torments of conscience. Because Pope Mastai, as a person, simply didn’t feel entitled to liquidate the Papal States since he didn’t consider them private property, having inherited them from his predecessors. Sometimes God rids us of burdens in painful manner.

-Q:Ridding the field of misapprehensions that confuse the papcy with a kind of sacred imperium might also help ecumenic relations with what some calls the sister Churches. From where should one start?

COTTIER: One always needs to keep in mind that the magisterium is a service and, as such, an instrument. The purpose of the Church is the salvation of the world. The function of the magisterium in the Church, that starts with the safeguarding of revealed truth and with the daily guidance of the people of God, is justified in the light of the goal. And that determines the criteria and the ways in which auctoritas is exercised in the Church. But let me take advantage of the question to say that the expression “sister Churches” doesn’t convince me. The Church is one. It’s another thing to speak of “local Churches”. That formula can be used correctly. When Paul VI, bishop of Rome, meets Athenagoras, bishop of Costantinople, it is two heads of local Churches who are meeting. John Paul II also often underlines the fact that he is pope because he is bishop of Rome. A little time ago he even spoke in Romanesco [the dialect of Rome]!

-Q:Your human and Christian path has hardly been “curial”. Let’s begin from when you were a boy: France occupied, the Catholic magazines censored, and you, with a few friends, fighting your little “resistance”…

COTTIER: Geneva is near France. We are of French culture. The occupation of France was a terrible shock. I was finishing high school. With a very dear friend we read Temps présent, a Catholic magazine first linked with the Dominicans, the editorial board of which had retreated to Lyons after the occupation of Paris. The editor was Stanislas Fumet. We invited him to Geneva. He told us how life was in France, the censorship and all the rest. He spurred us to take some initiative. We began to publish free texts that were forbidden in France. A very handsome collection of them came out, the Cahiers du Rhône. Fumet was devoted to the sanctuary of La Salette. Once, we got permits and were able to organize a pilgrimage to the sanctuary where we met up with him.

-Q:Who is more important to your Dominican vocation, Saint Thomas or Saint Dominic?

COTTIER: Perhaps more Saint Thomas. I was at university. I had an aunt who was a Dominican nun, and that counted for a lot. Then Journet himself acquainted me with Maritain’s work. I was in touch also with Father Domenach, a Jewish convert, a great friend of Journet, who was in Freiburg. My vocation ripened within that milieu and in those encounters.

-Q:In the brief outline of you edited by Professor Chenaux it says that your generation was marked by the condemnation by Pius XI of Action française, the movement that aimed to renew society on the basis of Christian values.

COTTIER: It was a trauma that particularly marked the generation prior to mine, and there are traces left today. Many Catholics in favor of Petain were former Action française. Maritain was also connected. In her books of memoires his wife Raïssa explains that their spiritual father, Father Clerissac, made it almost a religious duty. It seemed an obvious choice. In certain ways the situation was similar to today. A moment of confusion. People don’t know where we are, there is much moral decadence, and the Christian contents are proposed as factors in an ethical order. A great many supported that view. The Lefebvre group is still today, in certain ways, following in the wake of Action française.

-Q:But also today there is an ample front that lauds Christianity as cultural matrix of the West. Just think of the neocon theorists who are influencing US geopolitics. Isn’t there here also, in more refined forms, a resurgence of categories similar to those of Action française?

COTTIER: Action française was a typically Catholic matter, of Catholic France. Behind some of the theories on the historical mission of the United States the main cultural root is a certain Protestant fundamentalism, with an eschatological tinge, in which a geopolitical vision is cultivated that looks to the end of time, and in which one of the keys to the problem is the role of the State of Israel. A very strong politico-religious ideology that has undoubtedly had its weight. But in Europe also a certain lauding of Christianity as maker of civilization doesn’t convince me. I was struck by the debate on the crucifix that developed in Italy in recent months. When even some Catholics said that the cross is highly important even for those who don’t believe, as cultural symbol. But no! That is the cross of Jesus! That Christianity also has cultural consequences, we’re all agreed. But Catholicism is not a cultural fact. There is a certain conservatism that is creating confusion.

-Q:I’m reminded of a notion that you already expressed in 1969, in an article in Nova et Vetera: religion as instrumentum regni is the other side of the coin to religion as opium of the people.

COTTIER: Maurras, one of the founders of Action française, was a positivist. He exalted Catholicism as the “religion of the French”. What interested him was France, not Catholicism, nor the Church. It’s an attitude we also find in the Enlightenment. Voltaire sent his servants to mass. He thought that religion was helpful in keeping people quiet. The conception of a Maurras, and also of a Mussolini, who had read Maurras, is that. But God is already left out. Christ is of no interest. We mustn’t be naive. It’s easy to pick out those who deny God explicitly. But those who use him, offends him grievously. It’s more insidious.

Let’s come to your friendship with Jacques Maritain. How did you meet him?

COTTIER: Between 1946 and 1952 I was in Rome, at the Angelicum, following courses in theology and philosophy. At that time Maritain was ambassador of France to the Holy See. I knew his work. I came in contact with him (introduced by Journet). I remember a lunch at Palazzo Taverna, where among Maritain’s guests there was also Father Garrigou-Lagrange, who had criticized the Thomist philosopher on political matters, causing him much grief.

-Q:What do you think is most relevant for today in the philosophical approach of Maritain?

COTTIER: The ability to distinguish, proper to the whole Thomist tradition, that Maritain goes back to. The refusal to distinguish what is distinct leads to confusion and denies what maybe you wanted to defend in the first place. If everything is grace, then grace is no more. One of the dangers, that I note for example in the theology of religions, is that of attributing univocally to the Holy Spirit all that is religious. There are very  praiseworthy human religious values, but that doesn’t mean they are salvific. They belong to a different order than the grace of Christ that saves. The distinction between grace and nature has perhaps at times been presented badly, as if there were an overlap of grace upon nature. That is never the thinking of Thomas. Grace operates from within nature. But nature has its own consistence.

-Q:This is worth ad extra. But do you note confusion even within Catholic theology?

COTTIER: For example a certain “panchristism” doesn’t seem appropriate to me. A theological system that absorbs all realities into Christ ends by turning Christ into a kind of metaphysical postulate of the affirmation of human values. And it makes us incapable of engaging in serious dialogue, even on the level of human rights. And then, saying that everybody is already of Christ, whether they know it or no, can make the mission futile.

-Q:And at the same time can express an urge to intolerance and hegemony. «The idea that we are all Christians without knowing it seems to me religious imperialism», Ratzinger once said.

COTTIER: We are not born Christians. One is born a Jew, one is born a Moslem. One becomes Christian, with baptism and the faith. Hence Christianity is unarmed. It is a divine helplessness. Because Christians are not manufactured, as those belonging to other religions can become so simply by being brought into the world. Every child must take its own step, nobody can do it in its place. Surroundings, catechesis, can help it. But no sociological condition can replace the attraction that is gift of the grace, that makes personal liberty assent.

-Q:You have spent a fair part of your life studying Marx. How did you happen to come across the philosopher from Trier?

COTTIER: When I had finished my ecclesiastical studies, my superiors asked me to do a thesis at the University of Geneva, where they had opened one of our Dominican monasteries. Many of my student friends had been gripped by communism. Now it’s not even possible to imagine the fascination of communism from after the war onwards. And then I was interested in grasping the relationship between Marxism and atheism. I centered my studies on that.

-Q:And what did you discover?

COTTIER: I saw that the root of Marx’s atheism was all in Hegel. As Karl Lowith has said, the philosophy of Hegel is a massive «Gnostic christology». Precisely when Hegel is lauding to the skies the cultural importance of Christianity for the progress of civilization, he is denying the faith of the apostles in Jesus. Christ is interesting only as idea in his view, as divine model. Of Jesus as historical figure, perceptible, he doesn’t know what to do. Kierkegaard, who for me is one of the greats, understood all this.

-Q:In those years you also came across the worker-priests, and were a friend of one of them, Jacques Loew…

COTTIER: Loew was a Dominican at the time. He was close to Magdaleine Delbrel and the Little brothers of Charles de Foucauld at St. Maximin. I knew him there. Then I frequented his mission among the workers. He would question me on my knowledge of Marxism. He was attacked by the authorities of the Order to an exaggerated degree, without sufficient discernment. Some worker-priests had thrown themselves into union activism, they’d taken the party card. Some individual cases had compromised the cause. But he had always distinguished his missionary commitment from political commitment. And the impulse to go into dechristianized milieux, to share in the ordinary life of people, still seems to me a missionary attitude. They lived like the poor. They were real workers.

-Q:Your acquaintance with Marxism also explains your active part in the famous “dialogues” organized after the Council by the Secretariat for Non-believers.

COTTIER: I’ve never felt the seductive powers of Marxism. A friend in the French diplomatic corps, who was in Russia at the time of the war, told me of the terrible realities of communism, and that inoculated me against it for ever. But then it looked as if the communist regimes were destined to last. Dialogue with the Marxists became really unblocked when the first signs of internal crisis appeared within communism. There one also saw that the communists were not all the same thing. For example, the Eastern Germans were toughest, the most approachable the Hungarians. By Strasbourg, the Gorbacev era had already begun, they started to open up. It was very interesting, one could see they were asking themselves genuine existential questions.

-Q:It was again because of your knowledge of Marxism that you also took an active part in the debate on the theology of liberation.

COTTIER: The theology of liberation was then strongly influenced by Marxist ideas. That threatened to exhaust all Christian hope in political and sociological interpretations. It is interesting to see the evolution of Father Gutierrez, who has now become an original Latin American spiritual writer. While at the beginning they all underwent the influence of European authors.

-Q:In 1984 and in 1986 the Congregation for the Doctrine of the Faith published the two famous instructions on the theology of liberation. Was there not, in those years, an excess of ferocity towards that theological tendency?

COTTIER: So many of them had thrown themselves into Marxism without any critical sense. Correction was needed. But the outcome of that debate has been the preferential option for the poor. Out of the dialectic came that positive synthesis.

-Q:A last question. You, as president of the Historico-theological Commission founded for the Two-Thousand Jubilee, co-ordinated the preparatory work for the request for forgiveness of the guilts of the past, decided by the Pope for the Lent of the last Holy Year. How do you now see the issue, which is still causing controversy in the Church?

COTTIER: Some people described it as a novelty. But the Church has always been aware that sin exists. At the beginning of every mass we say the mea culpa for our sins. Not everything that is done in the name of the Church is the Church. That discernment, and the request for forgiveness, are in my view among the most important emphases of the current pontificate.
French «Un pontificat très innovant et créatif»
Apr 06, 2005
Le proche conseiller du Saint-Père, «théologien de la Maison pontificale», devrait être chargé de l'exhortation spirituelle.

(Le Figaro, 04 avril 2005) Ancien professeur de philosophie aux universités de Genève et de Fribourg, auteur de très nombreux livres, le cardinal Georges Cottier a passé les seize dernières années auprès de Jean-Paul II, comme «théologien de la Maison pontificale». Proche conseiller, étroit collaborateur, ce dominicain suisse âgé de 83 ans a marqué de son influence certains documents essentiels du pontificat ainsi que de grands gestes symboliques.

Celui qui a aussi longtemps été le secrétaire général de la commission internationale de théologie a prononcé cette année la dernière des conférences de carême à Notre-Dame de Paris (1). Étant âgé de plus de 80 ans, le cardinal Cottier n'entrera pas en conclave. Dans les prochaines semaines, il remplira sans doute la mission dévolue aux plus anciens des collaborateurs du Pape défunt, l'exhortation spirituelle.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Quels souvenirs personnels conservez-vous de Jean-Paul II ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Tout d'abord celui d'un homme de prière à la spiritualité mariale. Ce qui m'a frappé à mon arrivée au Vatican, avant même de connaître la personnalité de Karol Wojtyla, ce fut son charisme de successeur de Pierre. Il mettait à l'aise ses interlocuteurs, sans intimider, avec une capacité d'écoute exceptionnelle. Sa délicatesse était aussi traversée par la détermination. Je me souviens en particulier d'un déjeuner de travail pour la mise au point d'un document important. C'était avant sa maladie et le rédacteur de la version qui lui avait été soumise était parmi nous. Jean-Paul II lui a dit franchement que ce texte n'allait pas. Mais j'ai beaucoup aimé la manière respectueuse avec laquelle il lui a parlé. Avec lui, j'ai entretenu une relation d'affection filiale, à l'intérieur de la foi.

[fett]LE FIGARO. –[fett] Il a souvent été décrit comme un homme de «coups médiatiques»...

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Jean-Paul II vouait une grande admiration à Paul VI qui était un modèle pour lui. Bien qu'ils soient d'un tempérament très différent, tous deux avaient le sens des gestes qui disent ce que les mots ne peuvent traduire. Je me souviens de cette visite à la synagogue de Rome, de sa prière au mur des Lamentations à Jérusalem. Quelle image extraordinaire ! Ce pape a beaucoup fait pour l'amitié judéo-chrétienne. Je me souviens aussi de la liturgie du 12 mars 2000 et de l'image du Pape ayant le bras appuyé sur la croix. Au nom de toute l'Eglise, il demandait pardon à Dieu pour les fautes commises par les chrétiens au cours de l'histoire. Ce fut une de ses grandes intuitions. Pourtant, lorsqu'il en a parlé la première fois, il n'a pas obtenu de consensus auprès des cardinaux, loin de là. Vous savez, en plus de 26 ans de pontificat, il était impossible que tout le monde soit toujours d'accord avec lui...

[fett]LE FIGARO. –[fett]Il a pourtant su imprimer un mouvement à l'Eglise que l'on peut considérer comme irréversible. Ses voyages n'ont-ils pas aussi été la manifestation d'une intuition ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Jean-Paul II a su lire les signes des temps. Il a souhaité rencontrer les Eglises locales car il avait pris conscience que dans notre monde unifié où les diversités tendent à s'affirmer, sa venue pouvait être perçue comme un principe d'unité, comme le signe concret de la communion de l'Eglise universelle présente dans les églises locales.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Le successeur continuera-t-il à ce rythme ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]C'est une question que l'on peut se poser...

[fett]LE FIGARO. –[fett]Quels autres traits marquants relevez-vous ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Sa mort marque la fin d'un pontificat très innovant et créatif, contrairement à ce que certains disent. Il faut en effet se souvenir que Jean-Paul II a rencontré beaucoup d'adversité, notamment dans le monde ecclésial. Ce mouvement a été qualifié de «complexe antiromain». C'est triste, mais c'est comme cela. L'une des innovations a déjà été largement commentée et concerne son rapport aux médias. Il avait compris leur importance. Le Pape avait reçu un don pour les contacts, il l'a simplement développé. De ce charisme médiatique, des voyages, de l'affluence des pèlerins à Rome ont découlé une demande constante de rencontres et donc une profusion de textes. Il s'est toujours prêté à cette exigence. Pasteur avant tout, il sentait le besoin d'un contact direct avec le peuple de Dieu. Jean-Paul II a aussi attaché beaucoup d'importance aux visites régulières des évêques – les visites ad limina –, à ce contact avec les Eglises locales. L'organisation interne de la curie romaine n'a pas été sa préoccupation majeure et il est possible que le problème se pose pour son successeur.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Dans quels termes ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Après le concile, toute une série de congrégations et de conseils ont été mis en place, avec le danger d'un manque d'unité... Il ne s'agit pas de centraliser au mauvais sens du terme, mais de bien coordonner les choses et de repenser peut-être les règlements. Beaucoup d'évêques se plaignent d'une abondance exagérée de documents, d'une sorte d'autonomie des dicastères les uns à l'égard des autres. Il en résulte un manque de communication transversale. Le prochain pape ou ses conseillers devront s'en occuper. Il y a toujours une évolution dans les structures et les institutions dont l'Eglise se dote. Cela ne m'étonnerait pas que l'on évolue dans ce domaine-là. Mais ce serait malheureux qu'il s'agisse du problème numéro un. La priorité doit rester la mission et la nouvelle évangélisation dont Jean-Paul II a eu la si grande intuition. Des attentions particulières doivent être portées sur l'Afrique et sur l'Asie. Les prochains pontificats seront très marqués par l'ouverture de la mission sur l'Asie. Jean-Paul II n'a jamais pu se rendre en Russie et le dialogue oecuménique, malgré les progrès, semble piétiner.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Pourquoi ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Je crois que la question de la primauté de Pierre (NDLR : celle du pape) est l'un des plus grands noeuds de difficultés dans ce dialogue oecuménique, même si je suis convaincu que l'on a reconnu en Jean-Paul II une véritable voix chrétienne. Sa ténacité pour défendre la cause oecuménique a été évidente. Il faut aussi reconnaître l'humilité de ce Pape qui a reçu des affronts de la part de certains dignitaires religieux. Dans ces situations difficiles, il n'a jamais réagi de manière trop humaine, mais avec un esprit véritablement évangélique. Quant à l'oecuménisme vécu au niveau de la base, il doit exister. Mais les difficultés subsisteront si les chrétiens n'acceptent pas de se former. L'ignorance peut les pousser à se contenter du plus petit dénominateur commun. Le sens de la vérité se trouve derrière cette exigence de rigueur.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Plus d'un million de personnes sont attendues à Rome pour les funérailles. Viendront-elles rendre hommage à Jean-Paul II ou au Pape ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Les deux, je pense. Les catholiques et peut-être certains frères chrétiens viendront rendre hommage au Pape. Mais l'audience de ce défenseur de la paix et des droits de l'homme s'est étendue bien au-delà des frontières de l'Église. Nous sommes dans un monde en grande perplexité. A la fin du XXe siècle et au début de ce millénaire, Jean-Paul II a été la seule personnalité morale qui ait possédé une telle audience universelle. Cet ultime hommage lui est dû.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Quels sont les défis les plus urgents que l'Église catholique doit affronter ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Je pense que dans le cadre de cette vocation missionnaire, de la conscience de la nouvelle évangélisation, intervient un problème nouveau : celui de la signification des religions par rapport à Jésus-Christ et à l'Église. Comme on le sait, il y a des balbutiements dans ce domaine, de nombreux faux pas ont été commis. La problématique est née en Inde, dans cette nation si religieuse. Les missionnaires avaient une formation occidentale. Lorsqu'ils ont pris conscience de la richesse humaine et religieuse de ces traditions, au sens culturel, ils se sont posé des questions sur la signification. Peut-être y avait-il chez eux un complexe de minorité face à cette masse de personnes qui restent encore dans l'ignorance de la personne du Christ. Le concile Vatican II en a déjà parlé mais nous devons encore travailler sur la théologie des religions. Que met-on sous le nom de religion ? Les structures du bouddhisme, de l'hindouisme et de l'islam sont très différentes les unes des autres et il ne faut pas faire de mixte où tout a le même sens, sans que l'on sache de quoi on parle. Ce sera au prochain pape de décider si une encyclique est nécessaire sur ce sujet. Et avant de parler d'encyclique, d'ailleurs, il faut parler du travail nécessaire des théologiens. L'Église a besoin d'eux pour comprendre ce que signifie dialoguer sans sacrifier notre conviction de foi.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Au sein de l'Église, on parle de l'importance d'une plus grande collégialité. Qu'en pensez-vous ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]La conscience de la collégialité est une réalité constitutive de l'Église. Cette collégialité se vit au travers des conférences épiscopales et des synodes. Je pense qu'il faudra repenser la structure de ces synodes des évêques qui se réunissent à Rome. Mais il faut aussi avoir conscience que le pouvoir du pape n'est pas issu du collège. Son autorité est reçue du Christ lui-même. Les évêques sont associés dans le collège aux décisions du pape, mais le pape n'est pas représentant des évêques.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Pensez-vous nécessaire la convocation d'un nouveau concile ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]C'est prématuré, me semble-t-il. Nous avons encore beaucoup à faire pour appliquer Vatican II. Mais sur la question ecclésiale, je pense qu'il nous faudra nous préoccuper du statut des prêtres, de leur spiritualité. On en voit trop de malheureux. Il faut insister sur leur formation permanente, leur soutien spirituel, leur communion avec les évêques.

[fett]LE FIGARO. –[fett]La situation pourrait-elle évoluer concernant l'ordination d'hommes mariés ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Théoriquement, cela pourrait être possible. Je n'ai pas de position fixe sur cette solution éventuelle à la crise des vocations. J'entends beaucoup de revendications contre le célibat des prêtres. Ce serait pourtant un désastre de perdre cette grande richesse, tout en sachant le nombre de misères qui existent. Quand un problème est posé, il ne faut pas l'occulter mais l'étudier. Il faudra donc l'étudier à la manière de l'Église, en prenant son temps et certainement pas dans la précipitation, afin de voir si c'est vraiment nécessaire. L'absence de prêtres est tragique, bien entendu. Mais la crise des vocations est-elle uniquement liée à la question du célibat ? Beaucoup d'Eglises protestantes ont le même problème.

[fett]LE FIGARO. –[fett]Que pensez-vous des blocages en matière de doctrine morale ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]La vie chrétienne, avant d'être une vie morale, est une vie théologale, basée sur la foi, l'espérance et la charité. Dans l'enseignement de l'être chrétien, il faut donc insister sur l'importance de ce qui est la base de la foi : ces vertus d'union directe à Dieu. La morale découle de cela. L'union à Dieu permet de comprendre le pourquoi des exigences intenses de l'Évangile. Ces exigences sont libératrices. En insistant sur la vie de foi, sur la vie sacramentelle, beaucoup de choses se comprennent. Il faut aussi et surtout présenter un visage de miséricorde. L'Église est composée de pêcheurs appelés à la sainteté, Jésus est venu pour eux.

[fett]LE FIGARO. –[fett]De quel type de personnalité pontificale l'Église et le monde auraient-ils besoin aujourd'hui ?

[fett]Cardinal COTTIER. –[fett]Je suis incapable de vous répondre... Dans le choix fait par les cardinaux, il y aura la liberté humaine et la présence de l'Esprit saint qui conduit l'Église. Il sait bien nous faire lire les signes des temps, sentir les vrais besoins. Alors, je ne veux pas faire de prophétie car je ne suis pas prophète. Je constate seulement que le témoignage de Jean-Paul II souffrant et doté de sa volonté extraordinaire nous a été précieux. Il a permis de faire comprendre que l'Église n'est pas une organisation ayant l'efficacité comme principe de gouvernement. On a toujours besoin de papes qui soient saints, de grandes figures spirituelles qui prêchent par leur exemple. Le témoignage est une affaire personnelle, on ne peut rien dire à l'avance, seulement souhaiter qu'il existe. N'attendons pas un pape à succès. Ce serait un désastre pour l'Eglise, le succès... Ce n'est pas ce qu'elle cherche. Il lui faut un témoin de Jésus-Christ.

(1) L'ensemble des conférences a été réuni dans un livre publié aux Editions Parole et Silence.
French Les témoignages de ceux qui ont côtoyé le pape
Apr 04, 2005
Le cardinal suisse Georges Cottier, ému et triste, "salue l'agonie exemplaire" de Jean Paul II et rend hommage à la dimension missionnaire de ce pape.

Rome, 2 avril 2005 (Apic) Le cardinal Cottier, théologien de la maison pontificale, a confié dans la soirée du 1er avril 2005 sa "grande émotion et sa tristesse" devant la mort inéluctable de Jean Paul II. Interrogé par à Rome alors que les conditions de santé du pape semblaient de plus en plus critiques, le cardinal suisse a souligné "la mort exemplaire" du souverain pontife.

Le cardinal Cottier a dit ressentir une "grande émotion et une grande tristesse" à l'approche de la mort de Jean Paul II, précisant qu'il s'agissait d'"une mort exemplaire" et qu'il fallait "la vivre dans la prière".

A propos de la souffrance du pape, le théologien de la maison pontificale a déclaré que, "depuis des mois, il est entré dans le mystère de la croix de Jésus", soulignant que Jean Paul II avait demandé, le matin même, qu’on lui relise les stations du chemin de croix. "C’est vraiment une mort chrétienne, cela veut dire que son cœur vit dans l’espérance de la résurrection", a-t-il encore ajouté.

Le cardinal Cottier a aussi invité à ne pas oublier que Jean Paul II a été "un grand apôtre de l’espérance". "Dés le premier jour de son pontificat il a lancé 'N’ayez pas peur', alors que nous sommes pleins de peurs, de réticences et de visions noires sur l’avenir", a-t-il encore expliqué.

Interrogé sur l’héritage de Jean Paul II, le cardinal suisse a estimé qu’il a vraiment "ouvert des pistes", précisant: "Quand il nous a parlé de la nouvelle évangélisation, c’est la dimension missionnaire de la foi qui a été largement soulignée, surtout depuis la fin de l’année sainte" (le jubilé de l'an 2000, ndlr).

"A la fin de l’an 2000, il était déjà fatigué, et je croyais que c’était un terme pour lui", a reconnu le cardinal Georges Cottier. "Et, en fait, dès le 6 janvier 2001, fête de l’Epiphanie, il a lancé l’Eglise dans la nouvelle évangélisation, insistant beaucoup sur l’aspect spirituel".

Le prélat avoue avoir gardé gravé dans sa mémoire la "bouleversante liturgie" lors de la demande de pardon du 12 mars 2000. De la même façon, il a été très marqué par la visite du pape au Mur des lamentations, à Jérusalem, quelques jours plus tard. "J'ai pu voir chez certains amis juifs combien ce geste les a frappé", a-t-il confié.

"C'est un pape qui a été un apôtre de la paix", a encore noté le cardinal Cottier, évoquant les appels lancés en ce sens depuis Assise, en 1986 et 1996."Il a donné une dimension vraiment universelle à ce que Paul VI avait déjà exprimé au moment du Concile, une Eglise où dialogue et mission vont de paire".

Le cardinal a enfin noté que "la relation avec les religions non-chrétiennes faisait partie des chantiers à peine ouverts", reconnaissant que l'Eglise n'est pas assez prête en ce domaine et que "cela sera un des défis du prochain pape". "Je crois que l'Esprit Saint va indiquer au prochain ce qu'il doit faire", a-t-il enfin déclaré.

Le dominicain suisse Georges Marie Cottier est théologien de la Maison pontificale depuis 1989, à ce titre, il a été en charge de relire les textes pontificaux. Il a été créé cardinal par Jean Paul II lors du dernier consistoire de son pontificat, le 21 octobre 2003. Agé de plus de 80 ans, il ne participera donc pas à l'élection du futur pape.

Autre témoignage, celui de la vieille amie polonaise du pape, pour Karol Wojtyla est un saint. "Jean Paul II accepte son destin d'une façon que nous ne pouvons même pas comprendre", a ainsi déclaré Wanda Poltawska, également rencontrée à Rome.

Pour l'amie du pape âgée de quelques mois de moins que lui, "il est difficile de trouver une personne aussi profondément croyante" que Jean Paul II. Selon cette proche du pape habitant Cracovie mais se rendant régulièrement à Rome, sa foi est "réaliste". "Il est en contact avec Dieu. Pour lui, c'est une réalité".

Wanda Poltawska n'hésite pas à qualifier son vieil ami de "saint à l'heure actuelle". "Naturellement, avec le temps, les forces sont devenues plus faibles", a-t-elle commenté. "Tout son corps est vieux". Mais, pour elle, "il est difficile de trouver une personne aussi forte", car même si le pape souffre, il ne se plaint jamais.

"Sa force n'est pas corporelle, c'est une force de l'esprit", a poursuivi la Polonaise spécialiste en psychiatrie pour les jeunes. "Avant tout, de lui s'irradie cette sécurité que Dieu est partout", a-t-elle confié.

Elle et son mari Andrzej Poltawski ont rencontré le pape lorsque, jeune prêtre à Cracovie, il s'occupait d'étudiants en médecine. "Chacun est créé pour la sainteté, mais lui a été exceptionnel par son humilité, sa simplicité, sa délicatesse".

"Si une personne a la possibilité de s'approcher de lui, elle se sent immédiatement aimée, parce que cet homme réalise pleinement le commandement de l'amour, comme le Christ l'a demandé", a encore confié la femme. "Il veut vraiment sauver tout le monde. Il est prêt à se sacrifier lui-même, il est prêt à aider chacun". "Même quand il est devenu archevêque, il avait toujours du temps pour les autres", a-t-elle souligné.

Le "Saint-Père nous a toujours dit de prier pour la foi, de prier pour la lumière, et d'ouvrir les yeux de l'âme, car l'âme a des yeux différents du corps", a conclu l'amie du pape.

La Polonaise, membre de l'Académie pontificale pour la vie, consulteur permanent du Conseil pontifical de la famille avec son mari, et consulteur du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, s'est également rappelée qu'à Cracovie, le pape avait fait "une leçon de prière" aux journalistes durant une heure, les obligeant à prier en silence. "Parce qu' avant tout, il parle avec Dieu et ensuite avec les gens. Et il en a toujours été ainsi".
German Interview mit Kardinal Georges Marie Cottier OP
Apr 01, 2005
Publiziert als Titelgeschichte in: PUR Magazin, Deutschland im Mai 2004. Interview und Übersetzung:  Manfred Ferrari, Journalist (www.vaticanfacts.info)

Eminenz, was ist die Arbeit eines Theologen des Päpstlichen Haushalts? Welche Aufgaben werden Ihnen gestellt?

Kardinal Cottier: Meine Arbeit ist die eines Experten. Ich muß alle Texte lesen die der Papst vorträgt oder die vom Papst unterzeichnet werden. Ich prüfe sie auf die theologische Richtigkeit. Dies betrifft die Formulierung und den Inhalt, aus theologischer Sicht. Sie verstehen, daß der Papst viele Mitarbeiter hat. Die Texte stammen also aus verschiedenen Quellen, die vom Heiligen Vater gelesen und genehmigt wurden. Wenn die Texte fertiggestellt sind, kommen sie zu mir und von hier weiter zum Papst.

Nehmen Sie diese Korrekturen direkt im Text vor oder müssen Sie diese auch kommentieren?

Ja, einige dieser Korrekturen nehme ich direkt im Text vor. Wenn es umfassendere Änderungen sind, dann kann es vorkommen, daß ich diese in einem Bericht erkläre. Im Normalfall aber mache ich dies mündlich, zusammen mit dem Staatss
German Kardinal: Kondom sei legitim
Feb 02, 2005
Erneut äußerte sich ein Kardinal positiv zum Kondom. Neben dem vatikanischen Gesundheitsminister meinte nun auch Georges Kardinal Cottier, Theologe des Päpstlichen Hauses, daß das Kondom in Spezialfällen „legitim“ sei. Ein römischer Moraltheologe hatte die Position der Kirche zum Geschlechtsverkehr mit Plastikbarrieren bereits vergangene Woche geklärt.

(31. Januar 2005 kreuz.net)- Georges Kardinal Cottier O.P. (82), der persönliche Theologe des Heiligen Vaters, sehe in Kondomen ein erlaubtes Mittel zur Verhütung von Aids. Die linksliberale italienische Tageszeitung „Corriere della Sera“ zitierte in ihrer Montagausgabe ein Interview des schweizer Kardinals mit dem italienischen Online-Nachrichtendienst „Apcom“.

In Ausnahmesituationen, etwa im Drogenmilieu oder in Teilen der Welt, wo es viel Elend und sexuelle Promiskuität gebe, könne man, so Kardinal Cottier, den Gebrauch von Präservativen für „legitim“ halten. Als Beispiel nannte der Kardinal „einige Gegenden Afrikas oder Asiens“.

Allerdings, so Kardinal Cottier im Interview, dürfe das Kondom von Staaten und internationalen Organisationen keinesfalls als wichtigstes Mittel im Kampf gegen Aids angesehen werden. Kampagnen, die auf einen generellen Einsatz von Kondomen setzten, förderten die Promiskuität. Diese wiederum trage erheblich zur Ausbreitung von Aids bei. Der beste Schutz gegen die Viruserkrankung sei sexuelle Enthaltsamkeit und eheliche Treue.

Erst vor elf Tagen meinte der vatikanische „Gesundheitsminister“, Javier Kardinal Lozano Barragan, daß eine Frau beim ehelichen Geschlechtsverkehr von ihrem HIV-infizierten Ehemann den Gebrauch eines Kondoms verlangen dürfe.

Der Präsident des Päpstlichen Rates für die Krankenpastoral begründete seine Position damit, daß dieser Spezialfall zum „Recht auf Selbstverteidigung“ gehöre. „Ich sehe dies als ihr Recht. Ja, sie hat das Recht, ihren Mann zu bitten, ein Kondom zu verwenden.“ Die Kirche sei stets eine Verfechterin des Selbstverteidigungsrechtes gewesen.

Ein in Rom unterrichtender Moraltheologe bemerkte daraufhin, daß das Prinzip der Selbstverteidigung weder auf die eheliche Liebe noch auf die eheliche Fortpflanzung angewendet werden könne. Ein durch Plastikbarrieren abgeschirmter ehelicher Akt sei in Wirklichkeit kein solcher mehr, sondern eine Form der Selbstbefriedigung, die moralisch zu verwerfen sei. Genauso wenig sei es möglich, daß sich zwei Ehepartner durch einen Plastiksack hindurch küssen, um eine Hepatitisinfektion zu vermeiden. Es gebe Krankheiten, die den ehelichen Akt unmöglich machen. AIDS gehöre dazu.
French Le Théologien de la Maison pontificale déplore une « polémique anachronique »
Jan 18, 2005
Le Théologien de la Maison pontificale, le cardinal Georges-Marie Cottier, op, a déploré la « polémique artificielle » suscitée par l’article de Melloni dans le « Corriere della Sera » à propos des enfants juifs baptisés pendant la seconde guerre mondiale et qui attribuait à Pie XII une attitude soi-disant antisémite. Il y voit l’expression d’une autre polémique plus large, « passionnelle, anachronique et contraire à la vérité historique ».

CITE DU VATICAN, Jeudi 13 janvier 2005 (ZENIT.org) – Cette polémique est née de la présentation dans le « Corriere », le 28 décembre dernier, des extraits d’un document d’octobre 1946 attribué au Saint-Office, à propos des enfants juifs baptisés pendant la guerre et réclamés aux institutions ecclésiales qui les avaient abrités, par des organisations juives.

Puis le quotidien le « Gironale » avait publié l’intégralité du document qui venait en fait de la nonciature en France, (cf. Zenit italien, 11 janvier et l’entretien avec l’historien Tornielli Zenit, 11 janvier).

Dans des déclarations recueillies par l’agence « AdnKronos », le cardinal Cottier a déploré le débat suscité dans la presse italienne comme « un événement désagréable qui n’a donné lieu qu’à une polémique artificielle ».

« L’établissement de la vérité historique ne se fait pas en alimentant des polémiques et des soupçons », a ajouté le théologien du pape.

Cette mise en cause de Pie XII, dont la cause de béatification a été ouverte en 1965, est, selon le cardinal Cottier « un épisode qui doit être jugé sévèrement ».

Le théologien, qui a été secrétaire de la Commission historique et théologique du Grand Jubilé, et a promu et animé, en tant que tel, le symposium sur les racines de l’antijudaïsme en milieu chrétien, se montre catégorique: « C’est une calomnie que d’avancer le soupçon que Pie XII puisse avoir agi, en pleine guerre mondiale, poussé par des sentiments antisémites ».

« Accuser le pape d’antisémitisme est injuste et excessif. Et les accusations qui sont élevées contre la personne de Pacelli depuis longtemps négligent ce qui est de l’ordre historique pour finir en une polémique stérile ».

Accuser Pie XII d’avoir tu l’Holocauste et d’avoir eu des attitudes « antijudaïques » est le fruit « d’une polémique passionnelle, anachronique et contraire à la vérité historique », a conclu le théologien.

Rappelons que le pontificat de Jean-Paul II a fait faire des pas de géants aux bonnes relations entre le judaïsme et l’Eglise catholique, dont les événements les plus frappants restent sa visite à la grande synagogue de Rome, la reconnaissance de l’Etat d’Israël, son pèlerinage à Jérusalem, au Mur Occidental et au Mémorial de Yad VaShem.

Du point de vue religieux, le Vatican a, au sein du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens, une Commission pour le Judaïsme. Et, en Italie, le jour précédant la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens (18-25 janvier), donc, le 17 janvier est désormais consacré comme Journée du Judaïsme pour la promotion de la connaissance réciproque.
Spanish Teólogo del Papa: Calumnias contra Pío XII
Jan 17, 2005
El cardenal Georges Cottier, teólogo de la Casa Pontificia, ha calificado de «polémica artificial» y «desagradable» el debate surgido tras la manipulación de un documento histórico que atribuía a Pío XII supuestas actitudes antisemitas.

ROMA, jueves, 13 enero 2005 (ZENIT.org).- La polémica surgió cuando el diario italiano «Il Corriere della Sera» publicó el 28 de diciembre un documento de octubre de 1946 atribuido al Santo Oficio que, según esta interpretación, indicaba a los obispos y sacerdotes que no se restituyeran a las familias judías los niños a los que la Iglesia había salvado la vida durante el Holocausto y que habían sido bautizados.

Tras la publicación por parte del diario italiano «Il Giornale» de los documentos originales, se puede constatar que «Il Corriere della Sera» se equivocó en el autor del documento (era la nunciatura apostólica en Francia), en la fecha, y en el contenido, pues dice exactamente lo contrario.

El cardenal Cottier, en declaraciones concedidas a la agencia italiana «AdnKronos» ha calificado el debate suscitado por la prensa italiana como «un episodio desagradable, que ha sólo ha provocado una polémica artificial».

«La búsqueda de la verdad histórica no se logra alimentando polémicas y sospechas», añade.

El caso, que ha afectado a la figura del Papa Pío XII, cuya causa de beatificación está abierta desde 1965, según el cardenal Cottier, «debe juzgarse de manera severa».

«Es una calumnia hacer pública la sospecha de que Pío XII haya actuado, en plena segunda guerra mundial, movido por sentimientos antisemitas», ha asegurado el teólogo de la Casa Pontificia, colaborador cercano de Juan Pablo II y antiguo secretario de la Comisión Histórico-Teológica del gran Jubileo del año 2000.

«Acusar al Papa Pío XII de antisemitismo es injusto y excesivo. Y las acusaciones que desde hace tiempo se lanzan contra la persona de Eugenio Pacelli exceden el campo de la historigrafía para entrar en el de la polémica estéril», añade el purpurado suizo.

Acusar a Pío XII de haberse callado ante el Holocausto y de tener sentimientos «antijudíos» es el fruto de «una polémica pasional, anacrónica, y contraria a la verdad historigráfica», concluye el teólogo de la Casa Pontificia.
English On Mel Gibsons’ Film “The Passion”
Sept 15, 2004
I was invited to a showing before the film opened in the cinemas, but I decided not to go.

(30Days 2004) The physical suffering of Christ was terrible, as was that of all those condemned to the cross, a great many at that time. But in him, true God and true man, in his soul, in virtue of his divine person united with the Father, there was the suffering proper to the servant of God, of which the prophet Isaiah speaks. I don't see how this mystery of the suffering sui generis of Christ can be portrayed in film fiction. In cinematic technique there is an immediacy that I don't see in painting or in sculpture. Because the painter maintains a certain distance, and in that distance prayer and contemplation can find place. Painting respects and reflects the mystery better. I confess that the immediacy of cinema is a problem for me.

I know that Cardinal Lustiger has said: I prefer the icon to the film. And I prefer the sacrament to the icon…
English Paul VI and Athenagoras: Two Heads of Local Churches
Sept 15, 2004
"But let me take advantage of the question to say that the expression "sister Churches" doesn't convince me. The Church is one. It's another thing to speak of "local Churches".

(30Days 2004)  Ridding the field of misapprehensions that confuse the papcy with a kind of sacred imperium might also help ecumenic relations with what some calls the sister Churches. From where should one start?

COTTIER: One always needs to keep in mind that the magisterium is a service and, as such, an instrument. The purpose of the Church is the salvation of the world. The function of the magisterium in the Church, that starts with the safeguarding of revealed truth and with the daily guidance of the people of God, is justified in the light of the goal. And that determines the criteria and the ways in which auctoritas is exercised in the Church. But let me take advantage of the question to say that the expression "sister Churches" doesn't convince me. The Church is one. It's another thing to speak of "local Churches". That formula can be used correctly. When Paul VI, bishop of Rome, meets Athenagoras, bishop of Costantinople, it is two heads of local Churches who are meeting. John Paul II also often underlines the fact that he is pope because he is bishop of Rome. A little time ago he even spoke in Romanesco [the dialect of Rome]!
English There is a Certain Conservatism that is Creating Confusion
Sept 15, 2004
That Christianity also has cultural consequences, we're all agreed. But Catholicism is not a cultural fact. From an interview with the magazine 30 Days, 2004.

30Days: But also today there is an ample front that lauds Christianity as cultural matrix of the West. Just think of the neocon theorists who are influencing US geopolitics. Isn't there here also, in more refined forms, a resurgence of categories similar to those of Action française?

COTTIER: Action française was a typically Catholic matter, of Catholic France. Behind some of the theories on the historical mission of the United States the main cultural root is a certain Protestant fundamentalism, with an eschatological tinge, in which a geopolitical vision is cultivated that looks to the end of time, and in which one of the keys to the problem is the role of the State of Israel. A very strong politico-religious ideology that has undoubtedly had its weight. But in Europe also a certain lauding of Christianity as maker of civilization doesn't convince me. I was struck by the debate on the crucifix that developed in Italy in recent months. When even some Catholics said that the cross is highly important even for those who don't believe, as cultural symbol. But no! That is the cross of Jesus! That Christianity also has cultural consequences, we're all agreed. But Catholicism is not a cultural fact. There is a certain conservatism that is creating confusion.
English Danger of Attributing to the Holy Spirit All That is Religious
Sept 15, 2004
One of the dangers, that I note for example in the theology of religions, is that of attributing univocally to the Holy Spirit all that is religious. From an interview with the magazine 30 Days, 2004.

(30Days 2004) One of the dangers, that I note for example in the theology of religions, is that of attributing univocally to the Holy Spirit all that is religious. There are very praiseworthy human religious values, but that doesn't mean they are salvific. They belong to a different order than the grace of Christ that saves. The distinction between grace and nature has perhaps at times been presented badly, as if there were an overlap of grace upon nature. That is never the thinking of Thomas. Grace operates from within nature. But nature has its own consistence.
English Against “Panchristism”
Sept 15, 2004

(30Days 2004) This is worth ad extra. But do you note confusion even within Catholic theology?

COTTIER: For example a certain "panchristism" doesn't seem appropriate to me. A theological system that absorbs all realities into Christ ends by turning Christ into a kind of metaphysical postulate of the affirmation of human values. And it makes us incapable of engaging in serious dialogue, even on the level of human rights. And then, saying that everybody is already of Christ, whether they know it or no, can make the mission futile.
English Theology of Liberation and Fr. Gutierrez
Sept 15, 2004
The theology of liberation was then strongly influenced by Marxist ideas. That threatened to exhaust all Christian hope in political and sociological interpretations. From an interview with the magazine 30 Days, 2004.

The theology of liberation was then strongly influenced by Marxist ideas. That threatened to exhaust all Christian hope in political and sociological interpretations. It is interesting to see the evolution of Father Gutierrez, who has now become an original Latin American spiritual writer. While at the beginning they all underwent the influence of European authors.
English The Pope’s Request for Forgiveness of the Guilts of the Past
Sept 15, 2004
Not everything that is done in the name of the Church is the Church. That discernment, and the request for forgiveness, are in my view among the most important emphases of the current pontificate. From an interview with the magazine 30 Days, 2004.

Question: You, as president of the Historico-theological Commission founded for the Two-Thousand Jubilee, co-ordinated the preparatory work for the request for forgiveness of the guilts of the past, decided by the Pope for the Lent of the last Holy Year. How do you now see the issue, which is still causing controversy in the Church?

COTTIER: Some people described it as a novelty. But the Church has always been aware that sin exists. At the beginning of every mass we say the mea culpa for our sins. Not everything that is done in the name of the Church is the Church. That discernment, and the request for forgiveness, are in my view among the most important emphases of the current pontificate.
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