Le ministre de l’éducation veut supprimer le cours de religion
Apr 13, 2005
"C'est du marxisme et de l'anti-catholicisme", a déclaré le Cardinal Fiorenzo Angelini, président émérite du Conseil Pontifical pour la pastorale des agents de la santé.
ROME, 13 août (ZENIT) - Le ministre de l'éducation italien, Luigi Berlinguer, vient de soulever une polémique nationale. Il a textuellement déclaré à la presse : "Ça suffit avec le catéchisme dans les écoles". Et il a ajouté : "Il faut modifier le Concordat" entre l'Église et l'État.
Les partis catholiques de centre-gauche, qui constituent la majorité gouvernementale avec le Parti Démocrate de gauche, auquel appartient Berlinguer, ont menacé de provoquer une crise de gouvernement. Ceux-ci avaient accepté de s'unir à la coalition gouvernementale des Démocrates de gauche à condition que le rôle public exercé par l'école privée en Italie, et particulièrement l'école catholique, soit reconnu.
Le cours de religion en Italie est actuellement une option et n'est pratiquement pas reconnu sur le plan académique.
"C'est du marxisme et de l'anti-catholicisme", a déclaré le Cardinal Fiorenzo Angelini, président émérite du Conseil Pontifical pour la pastorale des agents de la santé. Le cardinal reconnaît qu'il parle à titre personnel mais sa pensée reflète largement la position du Saint-Siège. Dans un communiqué officiel, la Salle de Presse du Vatican a confessé sa surprise devant les déclarations du ministre. Tout d'abord parce qu'un ministre n'a pas le pouvoir de modifier les accords entre l'Église et l'État, et en second lieu parce que "le Saint-Siège est convaincu que dans l'Europe d'aujourd'hui il est urgent de faire découvrir aux nouvelles générations les racines chrétiennes qui imprègnent les traditions culturelles d'Occident. La question de l'enseignement de la religion à l'école est en train d'être revalorisée par plusieurs pays d'Europe".
Le Cardinal Angelini rappelle que "Le Catéchisme de l'Église Catholique", le code fondamental et culturel de la religion chrétienne, est une exaltation de la liberté de la personne, indépendamment de la croyance religieuse. La connaissance de la religion catholique est selon lui, un fait de culture.