Grande messe d’inhumation
May 23, 2008
105 Prêtres, 42 Evêques dont 7 Cardinaux ont assisté aux obsèques du 1er Cardinal africain.
(Correspondance Cotonou, 23 mai 2008) Le nom du Cardinal Bernardin GANTIN est à jamais immortalisé. Le Président Boni YAYI a baptisé ce jeudi, lors de la célébration de la grande messe d’inhumation de son Eminence, l’Aéroport de Cotonou, Aéroport International Bernardin cardinal GANTIN. La dépouille mortelle de l’une des figures emblématiques de l’Eglise Universelle a reçu les hommages dignes de son rang.
57 ans de sacerdoce, 51 ans d’épiscopat, 31 ans de cardinalat, la dépouille mortelle du premier Archevêque africain, a reçu des hommages gigantesques.
105 Prêtres, 42 Evêques dont 7 Cardinaux venus de tous les coins du monde ont célébré au Stade de l’Amitié de Cotonou ce jeudi, la grande messe d’inhumation de celui qu’une marrée humaine est venue accompagnée à sa dernière demeure. Comme l’a dit le Cardinal Adrien SARR, Archevêque de Dakar, Président en exercice de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone (CERAO), aussi présent à cette célébration, "Celui que nous sommes venus accompagner ce matin est un serviteur fidèle et zélé, il mérite des hommages dignes de ce rang". Comme pour dire que le Cardinal Bernardin GANTIN est un grand Homme. C’est pourquoi, toutes les nations sont venues lui rendre des hommages dignes et mérités.
Personnalités politiques de l’Etat, présidents des Institutions de l’Etat, les membres du corps diplomatique, les confessions religieuses de tout horizon, Têtes couronnées, différentes délégations venues des pays même les plus reculés de la planète, simples citoyens, vieux et jeunes, femmes et enfants formaient une marrée noire tachetée de blanc. Signe de la présence de centaines de Prêtres et sœurs religieuses tous reprenant en chœur la chanson religieuse en langue Fon "Olon wè nyi alé, Olon wè nyi alé, mi bo non wiwé dji". Ce qui veut dire que c’est au ciel que se trouve le bénéfice, gardez votre “Sainteté ”. Cette chanson confirme que le Cardinal reçoit dores et déjà les récompenses de ses œuvres auprès de Dieu, le Père.
L’Air bus A 340 de la compagnie Air France qui transportait sa dépouille s’est posé sur le tarmac de l’Aéroport qui porte désormais son nom, le mercredi 21 Mai à 19 heures. Toute la nuit, plusieurs messes ont été dites en son intension dans différentes chapelles du pays, notamment à l’église Notre Dame de Cotonou, Saint Michel et à la Basilique de Ouidah.
Il reçoit depuis quelques heures, la gloire du maître céleste au côté de son père spirituel, Monseigneur Louis Parsot, dans la chapelle du grand séminaire Saint Gall de Ouidah, lieu qu’il a lui-même choisi dans son testament avant que le Seigneur ne lui reprenne son souffle.