Benin : Le gouvernement béninois décrète un deuil de trois jours en hommage au Cardinal Gantin
May 18, 2008
Le gouvernement béninois a decrété un deuil de trois jours à compter de ce mercredi 14 mai à zéro heure, pour saluer la mémoire du Cardinal Bernadin Gantin, décédé mardi à l’hôpital européen Georges Pompidou de Paris, à l’âge de 88 ans des suites d’une longue maladie, a appris APA de source gouvernementale.
(icilome.com, 5/14/2008) Selon un communiqué gouvernemental publié ce mercredi à Cotonou, à travers ces trois jours de deuil national, « le gouvernement de la république du Bénin tient à exprimer, à la Nation toute entière, à l’Eglise catholique, à sa Sainteté le Pape Benoît XVI, à la Communauté catholique du Bénin et à sa famille sa vive compassion et son profond regret pour la disparition de cet illustre et digne fils du Bénin ».
Pendant cette période de deuil, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national, précise la même source.
« Le Cardinal Bernadin Gantin aura incarné tout au long de sa vie exemplaire la foi, la dignité, l’humilité et l’amour pour la patrie béninoise », indique le gouvernement, précisant qu’une délégation conduite par le ministre de la Santé a été dépêchée à Paris en vue de remplir les formalités de rapatriement du corps.
Né le 8 mai 1922 à Toffo, au Bénin, Bernadin Gantin est entré au séminaire en 1936 et est ordonné prêtre le 14 juillet 1951.
Le 11 décembre 1956, il est nommé évêque auxiliaire de Cotonou avant d’être consacré le 3 février 1957 par le Cardinal Tisserant.
Il revient au Bénin pour succéder, trois années plus tard, à Monseigneur Parisot, avant d’être nommé Archevêque de Cotonou, charge qu’il assume jusqu’en 1971.
Président de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest, il est appelé à Rome par le Pape Paul VI.
Au Saint siège, il est nommé à la Curie Romaine secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, président des Conseils pontificaux "Cor Unum" et "Justice et Paix", préfet de la Congrégation pour les évêques.
Nommé doyen du Sacré-Collège par Jean-Paul II en 1993, il resta à Rome après sa démission en 1998. Il rentra à Cotonou en 2002, à sa retraite.