Bénin: Un Grand prix international pour honorer feu le Cardinal Gantin
Jul 10, 2008
Le gouvernement béninois vient de créer un comité national de mise en œuvre du "Grand prix international Bernardin cardinal Gantin", en vue d'honorer la mémoire du prélat disparu en mai dernier, a-t-on appris mardi de sources proches de la présidence de la République.
(Cotonou - 08/07/2008) Afrique de l'Ouest - Bénin: Ce comité, présidé par le médiateur à la présidence de la République, Albert Tévoédjrè, est notamment chargé d'étudier les modalités pratiques d'organisation et d'attribution, le contenu du prix, la composition du jury, le profil des bénéficiaires et les manifestations y afférentes.
Sont membres du comité, la conférence épiscopale, le ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme et celui chargé des Relations avec les Institutions.
Annoncée par le chef de l'Etat lors des hommages à l'illustre disparu, la création de ce Grand prix international, le baptême de l'aéroport de Cotonou du nom du prélat, sont entre autres décisions prises par le gouvernement pour honorer le Cardinal Gantin précédemment doyen du "Sacré collège des cardinaux" décédé le 13 mai dernier à l'âge de 86 ans à Paris.
Le pape Benoît XVI rend hommage au cardinal Gantin
May 29, 2008
VATICAN, le 29 mai 2008 - E.S.M. - « La personnalité humaine et sacerdotale du Cardinal Bernardin Gantin, « représentait une synthèse merveilleuse des caractéristiques de l’esprit africain avec celles qui sont propres à l’esprit chrétien, de la culture et de l’identité africaine et des valeurs évangéliques »
« La personnalité humaine et sacerdotale du Cardinal Bernardin Gantin, « représentait une synthèse merveilleuse des caractéristiques de l’esprit africain avec celles qui sont propres à l’esprit chrétien, de la culture et de l’identité africaine et des valeurs évangéliques »
Dans « la perspective de foi et d’espérance en la résurrection », une Messe de Requiem a été célébrée le 23 mai dans la Basilique Saint-Pierre, à l’intention du Cardinal Bernardin Gantin, Doyen émérite du Collège des Cardinaux, décédé le 13 mai dernier. Au terme de la Messe, le pape Benoît XVI a donné l’homélie dans laquelle il a rappelé ce « fidèle et dévoue serviteur de l’Église pendant de longues années. Il est difficile de synthétiser en quelques traits les fonctions, les tâches et les charges pastorales qui ont caractérisé, en une succession rapide, les étapes de son existence terrestre, qui s’est terminée à l’âge de 86 ans, à l’hôpital parisien Georges Pompidou. Jusqu’à la fin, il a voulu se consacrer avec une aimable disponibilité au service de Dieu et de ses frères, en maintenant avec fermeté la devise qu’il avait choisie à l’occasion de son Ordination Episcopale ‘In tuo sancto servitio’. Sa personnalité, humaine et sacerdotale, représentait une synthèse merveilleuse des caractéristiques de l’esprit africain avec celles qui sont propres à l’esprit chrétien, de la culture et de l’identité africaine et des valeurs évangéliques. Il a été le premier ecclésiastique africain à avoir recouvert des rôles de très haute responsabilité dans la Curie Romaine, et il les a exercés toujours avec cet style typique humble et simple, dont le secret doit être recherché certainement dans les sages paroles que sa Maman voulut lui dire quand il devint Cardinal, le 27 juin 1977 : ‘N’oublie jamais le lointain et petit village dont nous provenons’ ».
Le Saint-Père Benoît XVI a rappelé les nombreux souvenirs personnels qui le lient au Cardinal Gantin, « à partir précisément du moment où nous avons reçu ensemble la barrette cardinalice des mains du vénéré Serviteur de Dieu le Pape Paul VI, il y a 31 ans. Nous avons collaboré ensemble ici, dans la Curie Romaine, en ayant des contacts fréquents, qui m’ont permis d’apprécier toujours plus sa sagesse prudente, mais aussi sa foi solide et son attachement sincère au Christ et à son Vicaire sur la terre, le Pape. Cinquante-sept ans de sacerdoce, cinquante et un an d’Episcopat, et trente et un ans de pourpre cardinalice : voilà la synthèse d’une vie dépensée pour l’Église.
Après avoir parcouru les étapes principales de son long service rendu à l’Église, le Saint-Père Benoît XVI a déclaré, à propos du ministère pastoral du Cardinal Gantin : « Il en ressort un amour constant pour l’Eucharistie, source de sainteté personnelle et de communion ecclésiale solide, qui trouvent, dans le successeur de Pierre, son fondement visible ». Dans la Basilique Vaticane, en célébrant sa dernière Messe avant de quitter Rome, il souligna l’unité que l’Eucharistie crée dans l’Église. « Dans son homélie, il cita la phrase célèbre de l’Evêque africain Saint Cyprien de Carthage, gravée dans la Coupole : « ‘D’ici la foi unique brille pour le monde : d’ici naît l’unité » du Sacerdoce’. Ce pourrait être cela le message que nous recueillons du vénéré Cardinal Gantin, comme testament spirituel ». (S. L.)
Derniers hommages à Gantin
May 26, 2008
La grandeur de l’homme à travers quelques chiffres.
(Fraternité 23/05/2008) Son éminence Bernardin Cardinal Gantin a été conduit à sa dernière demeure jeudi 22 mai passé. Mais avant, une cérémonie d’hommage national a été organisée au stade de l’amitié de Cotonou pour les adieux de la nation à l’illustre disparu. A cette séance, on pouvait constater la grandeur de l’homme. Quelques chiffres illustrent à merveille la grande aura de Bernardin Gantin. La messe organisée au stade de l’amitié, a été co-célébrée par plus d’une quarantaine d’évêques, six cardinaux, un légal du pape, plus de quatre cents cinquante prêtres. Au nombre des personnalités politiques, on note la présence de quatre chefs d’Etats (trois anciens, Emile D. Zinsou, Mathieu Kérékou, Nicéphore Soglo et un encore en fonction, Boni Yayi), des députés de tous bords (anciens et nouveaux), des ministres de la république. Des Béninois de toutes les catégories sociales, de toutes les religions et de tous les partis politiques étaient sortis nombreux rendre hommage à celui qui fut le premier archevêque de l’Afrique. Il est difficile voire impossible de trouver dans les annales de l’histoire du Bénin, un homme dont la mort a suscité autant d’émoi et dont les obsèques ont mobilisé autant de monde.
Immortalisation de Feu Cardinal Gantin
Pourquoi pas de son vivant
L’aéroport international de Cadjèhoun (Cotonou) affichera désormais à son fronton l’illustre nom de Feu son éminence Bernardin Cardinal Gantin. Un prix international sera décerné à toute personne œuvrant pour la paix dans le monde. Ainsi en a décidé le gouvernement béninois. Cette décision d’immortaliser le ‘’pape noir’’ a été annoncé par le président de la république, le Dr Boni Yayi lors des obsèques du disparu jeudi dernier. L’adhésion des Béninois de quelque bord politique que ce soit et de quelque confession religieuse, à cette mesure a été totale. Il ne pouvait en être autrement au vu de la grandeur de l’homme, de l’immensité de ses œuvres et de son patriotisme exemplaire. Il faut également ajouter à cela ses actions en faveur de l’humanité qui sont reconnues et louées à travers tout le monde entier. C’est donc à juste qu’il reçoit cet honneur. Et il convient de saluer le gouvernement pour cette bonne action. Cependant, il aurait été juste que tous lauriers dont on le couvre à titre posthume aient été faits de son vivant. Cela aurait eu le mérite de montrer à l’homme la reconnaissance de son peuple qu’il aime tant. Il est vrai que les Béninois lui ont rendu un hommage sans précédant. Mais, il faut également reconnaître que cet hommage ne pouvait égaler celui qu’il aurait reçu s’il avait demeuré à Rome. Le cas du Cardinal Bernadin Gantin est une énième élévation à titre posthume. Il faudrait que l’Etat béninois apprenne à reconnaître le mérite de ses fils de leur vivant. Si la décoration de certains artistes encore vivants est survenue il y a quelques mois, il faut reconnaître que ce fut un véritable chemin de croix. Les hommes des médias ont sans cesse interpellé le gouvernement à ce sujet. Il est donc souhaitable que la palme soit décernée aux méritants de leur vivant pour qu’ils puissent bénéficier des honneurs et avantages découlant de leur ‘’sacralisation’’.
Gantin réconcilie enfin Yayi et Soglo
Il l’a souhaité de tous ses vœux de son vivant. Il a fallu qu’il meure pour que cela se réalise. En effet, depuis la déclaration du G4 le 12 mars 2008, qui a consacré le divorce entre certains partis politiques et le président Boni Yayi, Feu Cardinal Gantin a initié une mission de réconciliation entre les deux camps. Surtout entre le président Nicéphore Dieudonné Soglo, membre du G4 et le Dr Boni Yayi. Le prélat n’avait réussir qu’à obtenir un entretien téléphonique entre les deux personnalités alors qu’il aurait souhaité une rencontre. Comme l’a témoigné le professeur Albert Tévoèdjrè, médiateur de la république et ami de l’illustre disparu. Mais, depuis mercredi dernier, c’est chose faite. Alors que tout le peuple béninois attendait l’arrivée de la dépouille mortelle de son Eminence Feu Bernardin Cardinal Gantin, les deux hommes se sont retrouvés nez à nez au salon d’honneur du désormais aéroport international Bernardin Cardinal Gantin. Pendant toute l’attente, ils se sont entretenus, sûrement au grand bonheur du Cardinal Gantin. Par ailleurs, il a réussi à rassembler autour de sa dépouille mortelle les politiciens de tous les bords. Quand on sait l’atmosphère politique qui règne actuellement dans le pays, on ne peut que se réjouir que le cardinal offre ce cadre aux politiciens. Le reste est de savoir si ces derniers ont su s’enrichir de l’humilité du défunt.
Un homme de gloire mais aussi d’épreuves
Beaucoup de témoignages ont été faits et continuent d’être faits sur la vie et le parcours de son Eminence Bernardin Cardinal Gantin depuis son rappel à Dieu le 13 mai dernier à l’hôpital Georges Pompidou de Paris. Jeudi dernier encore au stade de l’amitié de Kouhounou de Cotonou à l’occasion des hommages officiels qui lui ont été rendues, les souvenirs, les louanges et autres témoignages de ce qu’il était un grand homme et un homme de gloire n’ont pas tari. Venus de la Curie romaine où il a servi pendant plus de trente ans puis de plusieurs autres pays d’Afrique et du monde, des cardinaux, des évêques, des hommes politiques et des amis du défunt ont chacun en des termes élogieux très bien choisis rappelé des moments de gloire qu’ils ont partagé avec lui soit sur le chemin de la foi soit sur le chemin de la vie simplement. Tous ces moments rappelés font dire du patriarche qu’il était un homme chanceux et exceptionnel. Mais comme tout être humain, le cardinal Gantin a connu aussi des moments de grande épreuve. L’événement qu’il vécu avec plus de douleur et dont se souviennent certains de amis, proches et anciens collaborateurs remonte en 1995 en France. Il s’agit de la fameuse affaire Lefebvre. Dans ce dossier, s’est souvenu un ancien correspondant du journal « Le Figaro » au Vatican, « le cardinal a reçu beaucoup de lettres et d’injures ». Monseigneur Marcel Agboton, archevêque de Cotonou invité sur la même émission d’une télévision française, «Kto» que ce correspondant de «Le Figaro», a lui aussi témoigné que le cardinal a vécu certes cet événement « avec beaucoup de douleur mais dans la foi et la sérénité ». Il s’agit d’un dossier dans lequel Monseigneur Lefebvre, un évêque français a violé les dispositions et pratiques sacrées de l’église catholique en décidant de désigner et de consacrer quatre évêques. En vertu des prérogatives qui étaient les siennes à l’époque et malgré qu’on disait qu’il était très proche du fautif, le cardinal noir a rendu la sanction prévue. La suite, beaucoup s’en souviennent encore et ce fût très éprouvant pour le cardinal Gantin comme dans une seconde affaire similaire.
Testament du Cardinal Bernardin Gantin lu par Mgr Paul Vieira, Evêque de Djougou
Mon testament;
Écrit de ma main ce 22 juillet 1998 à Rome, cité du Vatican.
Un testament, c’est une chose importante. Plus qu’un devoir final, il est le message d’ouverture à la dernière messe, à la dernière célébration mystique de ses noces eucharistiques quand il s’agit d’un homme revêtu du sacerdoce.
Comme prêtre, je dois donc l’accomplir avec des sentiments de profondes actions de grâce, avec un coeur contrit et humilié.
Comme prêtre, qu’ai-je pu avoir en propre que je n’ai entièrement et gratuitement reçu.
C’est en effet par la grâce de Dieu uniquement que je suis ce que je suis. Toute ma vie présente, restante et éternelle, devra se passer à dire merci à Dieu trinité: Père, fils et saint-esprit.
Je dédie ces mots du coeur, de la foi et de la vie à Marie, mère de Jésus- Christ et notre mère dans le mois de qui je suis né, 08 mai 1922.
Tout mon amour chrétien se résume en ces simples mots: Dieu, Jésus-Christ, église, le Pape, la sainte vierge Marie, réalités suprêmes que Rome m’a fait redécouvrir, aimer ; et servir. Pour cela encore, comment jamais pouvoir remercier à suffisance le Seigneur.
Mon cardinalat a été une fleur gratuite; que Paul VI a mise sur ma vie en juin 1977. Lorsque la providence m’a associé, je ne sais pourquoi à des géants de la foi, de la culture et du service ecclésial. A part un seul survivant, en ce jour comme moi, tous les autres participants à ce consistoire, le dernier du Pape Montini ont déjà rejoint le Seigneur en son éternité.
Devenu le doyen du prestigieux collège des cardinaux en juin 1993 par l’élection de mes pairs dans l’ordre des évêques, je suis bien conscient de mon indignité en face d’un si grand honneur. A cause de cela, la Basilique Mariale de mon titre cardinaliste subirbiquaire de Palestrina serait normalement selon la tradition lieu de ma sépulture, Mais, pour des raisons du coeur, bien compréhensibles, qui ne mettent nullement en cause mon profond attachement à Rome et au titre d’hostie, je souhaite de toute mon âme être enterré au Bénin, le Dahomey de ma naissance. C’est la terre maternelle et nourricière à laquelle je dois pratiquement tout après Dieu. Les évêques du Bénin savent maintenant que je me suis permis de désigner dans la chapelle du grand séminaire de Ouidah Saint-Gall, l’endroit précis de ma tombe non loin de Mgr Pariso au milieu des jeunes lévites du sacerdoce béninois.
Le Pape Jean-Paul Il a été pour moi un vrai père attentif et encourageant. Il m’a comblé au delà de tout et de tout mérite. Les témoignages en sont infinis. Je le remercie très filialement. A lui, je demande pardon pour mes insuffisances dans les services qu’il m’a confiés.
Pardon également, je demande à qui j’aurais fait de la peine ou du tort. Je demande, comme pauvre pécheur, l’aumône de la prière de tous.
Prière, prière, prière. C’est tout œ que je demande après ma mort. C’est ce dont on le plus besoin les chrétiens. vivants ou morts. Quand ils ne sont plus - de ce monde visible, ils en ont encore plus besoin parce qu’ils ne peuvent plus rien pour eux-mêmes.
Je suis donc dès maintenant très reconnaissant envers ce qui me ferait la charité de leurs souvenirs priants.
Je compte beaucoup sur la solidarité fraternelle qui est l’un des traits de notre église.
Église famille, église communion, église fraternité des saints et ceux qui sont appelés à ce grand idéal de la sainteté.
Prière, prière, prière avant tout et uniquement prière, prière, prière, seulement. Merci !
Dormir avec mes frères du Séminaire Saint-Gall de Ouidah est mon souhait ultime. La chapelle est une demande de faveur.
Ma prière ultime au Dieu Trinité par Marie c’est «Non confuda in éterno», ce qui signifie: « que je ne sois pas couvert de honte pour toujours » .
Cardinal Bernardin Gantin.
Signé le20/05/1996
Authentifié au mois de novembre 2007 en présense de Mgr Paul Vieira, Evêque de Djougou
Il Papa ricorda il Cardinale Gantin: “una vita spesa per la Chiesa”
May 25, 2008
Nel presiedere la Messa di suffragio per il porporato africano.
CITTA' DEL VATICANO, venerdì, 23 maggio 2008 (ZENIT.org).- “Una vita spesa per la Chiesa”: così Benedetto XVI ha definito l'esistenza terrena del Cardinale beninese Bernardin Gantin, decano emerito del Collegio cardinalizio, morto il 13 maggio scorso all'età di 86 anni.
Nell'omelia della Messa di suffragio che ha presieduto questo venerdì nella Basilica vaticana, il Papa ha affermato che “nulla e nessuno, nemmeno la morte, può resistere all’onnipotenza del suo amore fedele e misericordioso”, sottolineando che “è in questa prospettiva di fede e di speranza nella risurrezione” che si è fatta memoria del Cardinale Gantin, “fedele e devoto servitore della Chiesa per lunghi anni”.
Il Pontefice ha riconosciuto la difficoltà di sintetizzare le mansioni, i compiti e gli incarichi pastorali che hanno caratterizzato la vita del porporato, che “sino alla fine ha voluto dedicarsi con amabile disponibilità al servizio di Dio e dei fratelli, mantenendo fede al motto che si era scelto in occasione dell’Ordinazione episcopale: 'In tuo sancto servitio'”.
“La sua personalità, umana e sacerdotale, costituiva una sintesi meravigliosa delle caratteristiche dell’animo africano con quelle proprie dello spirito cristiano, della cultura e dell’identità africana e dei valori evangelici”, ha osservato.
Il Cardinale, ha ricordato, “è stato il primo ecclesiastico africano ad aver ricoperto ruoli di altissima responsabilità nella Curia Romana”, svolgendoli “sempre con quel suo tipico stile umile e semplice, il cui segreto va ricercato probabilmente nelle sagge parole che la mamma gli volle ripetere quando divenne Cardinale, il 27 giugno del 1977: 'Non dimenticarti mai del lontano e piccolo villaggio dal quale proveniamo'”.
Benedetto XVI ha riconosciuto che “non pochi ricordi personali” lo legano al Cardinale Gantin, a partire da quando ricevettero insieme la berretta cardinalizia dalle mani di Papa Paolo VI.
“Insieme abbiamo collaborato qui, nella Curia Romana, avendo frequenti contatti, che mi hanno permesso di apprezzare sempre più la sua prudente saggezza, come pure la sua solida fede e il suo sincero attaccamento a Cristo e al suo Vicario in terra, il Papa”, ha rivelato.
“Cinquantasette anni di sacerdozio, cinquantuno anni di Episcopato e trentuno di porpora cardinalizia: ecco la sintesi di una vita spesa per la Chiesa”.
Bernardin Gantin aveva solo 34 anni quando ricevette l’ordinazione episcopale, il 3 febbraio del 1957. Tre anni dopo divenne Arcivescovo di Cotonou, divenendo il primo Metropolita africano di tutta l’Africa.
“Questo nostro amico e fratello, al quale oggi rendiamo il nostro grato omaggio, fu permeato di amore a Cristo”, ha affermato il Vescovo di Roma.
“Amore che lo rendeva amabile e disponibile all’ascolto e al dialogo con tutti – ha aggiunto –; amore che lo spingeva a guardare sempre, come era solito ripetere, all’essenziale della vita che dura, senza perdersi nel contingente che invece passa rapidamente; amore che gli faceva sentire il suo ruolo nei vari Uffici della Curia come un servizio scevro di umane ambizioni”.
Nel ministero pastorale del Cardinale Gantin, ha affermato, “emerge un costante amore per l’Eucaristia, sorgente di santità personale e di solida comunione ecclesiale, che trova nel Successore di Pietro il suo visibile fondamento”.
Celebrando nella Basilica vaticana l'ultima Messa prima di lasciare Roma, il porporato del Benin sottolineò “l’unità che l’Eucaristia crea nella Chiesa”, ha ricordato il Papa.
“Nella sua omelia citò la celebre frase del Vescovo africano San Cipriano di Cartagine, incisa nella Cupola: 'Di qui l’unica fede rifulge per il mondo: di qui scaturisce l’unità del sacerdozio'”.
Secondo il Pontefice, può essere questo “il messaggio che noi raccogliamo dal venerato Cardinale Gantin come suo testamento spirituale”.
“Lo accompagni nell’ultima tappa del suo viaggio terreno la nostra preghiera alla Vergine Maria, Regina dell’Africa, della quale egli fu teneramente devoto”, ha aggiunto Benedetto XVI ricordando che il porporato è morto il 13 maggio, memoria di Nostra Signora di Fatima.
“Sia la Madonna a consegnarlo alle mani misericordiose del Padre celeste e ad introdurlo con gioia nella 'Casa del Signore', verso la quale siamo tutti incamminati – ha concluso –. Nell’incontro con Cristo questo nostro Fratello implori per noi, e specialmente per l’amata sua Africa, il dono della pace”.
Cardinal Gantin Dies
May 24, 2008
Cardinal Bernardin Gantin, the Benin native who rose
to become the most influential African prelate in the church's modern history, died this afternoon in a Paris hospital.
Whispers in the Loggia, Tuesday, May 13, 2008
Cardinal Gantin Dies
Cardinal Bernardin Gantin, the Benin native who rose
to become the most influential African prelate in the
church's modern history, died this afternoon in a
Paris hospital.
The dean-emeritus of the College of Cardinals, long a
close ally and collaborator of Pope Benedict, was 86.
Ordained a bishop at 35 and promoted to the
archbishopric of his native Cotonou in the West
African country three years later, Gantin -- the
surname means "iron tree" in his ancestral tongue --
was brought to Rome by Pope Paul VI, who named him in
1971 as #2 of the Propaganda Fide, the Vatican
dicastery that supervises the activities of the
missions. Six years later, at his final consistory,
Papa Montini gave him the red hat and the merged
leadership of the Holy See's humanitarian and
social-justice arms, the Pontifical Councils for
Justice and Peace, and Cor Unum.
In 1984, John Paul II thrust the railway worker's son
into the Curia's top rank by naming him prefect of the
Congregation for Bishops, an appointment that put the
reserved, stately prelate in the driver's seat, as the
global episcopate was gradually remade in Wojtyla's image. Given the traditional coupling of Bishops with the Pontifical Commission for Latin America, his purview included the responsibility of serving as Rome's top point-man for affairs south of the border, an agenda then topped by the Vatican's battle against liberation theology.
In time, each of his deputies at Bishops became cardinals, two of whom would succeed him as prefect: first the Brazilian Dominican Lucas Moreira Neves, then the Italian Giovanni Battista Re, the high-hat shop's current head. Shortly after arriving at the congregation, Gantin likewise took under his wing a young minutante from Pittsburgh who, late last year, became the first cardinal of the American South.
While the cardinal served as the late pontiff's lead bishop-maker until his retirement in 1998, Gantin made further history five years earlier by becoming the highest-ranking African in church history on his election as "first among equals" of the papal senate -- a post which would've seen him preside over John Paul's funeral and the subsequent conclave, and garnered him wide press as a potential papabile. The dean's obligation to live in Rome, however, led the cardinal to petition the then-Pope to be released from the task to return to the place he often called "my Africa."
John Paul weighed the request for several months, only acceding after Gantin's 80th birthday in 2002.
To succeed him, the six cardinal-bishops -- the senior curialists who serve as titular heads of the suffragan dioceses surrounding Rome -- elected then-Cardinal Joseph Ratzinger, his "classmate" from the "Benelli consistory" of 1977 (below), whose performance as dean during the 2005 interregnum arguably soothed many doubts among the college that wound up electing him to the papacy.
Despite being a conciliatory figure with a powerful, serene presence (which some called "saintly"), the former dean wasn't afraid of the candid quote... or several.
Speaking with 30 giorni from his homeland in 2006, he wryly observed that while "at one time the bishops moved little, today they travel too much"; "sitting down, listening, praying with their own believers is more than ever necessary and urgent for them," he added, citing the canons on "the obligation of residence... [that] they can also be an example to their own priests." During another chat to the journal, the cardinal noted the "collapse of vocations in the churches of Europe and North America," unpacking the effect of said downturn on the African missions.
However, in what became his most-cited intervention, shortly after his retirement from Bishops Gantin lashed out at what he called the "amazing careerism" he saw on the part of some prelates, including those who placed a "definite pressure for advancement" on him as prefect.
The cardinal's call for a marked return to the ancient tradition of a bishop being wedded to his first diocese was subsequently backed up by the then-prefect of the CDF -- who "sadly" admitted that "I myself have not remained faithful in this regard." In the end, the years since haven't so much seen a reinforcement of policy on the "matrimonial bond" of bishops to their charges as a distinct change of profile among those getting the promotions. In a word, albeit in a more muted form, the fidelity push bore long-term fruit.
Following his return home, Gantin admitted to his favored magazine that "materially I don’t have anything anymore.
"Better that way! This material poverty helps me to live spiritual poverty better."
The Pope's customary condolence telegrams will appear in the morning. According to early reports, the cardinal's funeral will take place in Benin.
SVILUPPO: In comments to La Croix, the Vatican spokesman Fr Federico Lombardi SJ said that, in Rome, "we are very sad."
The director of the Holy See Press Office called Gantin "an extraordinary man, a great figure" who was "much loved in the Curia" and used his Roman service to "work for Africa."
"He left us all with wonderful memories," Lombardi said.
A Hero's Sendoff
May 24, 2008
Yesterday was a national holiday in Benin, as thousands converged on a Cotonou stadium to attend the funeral liturgy for Cardinal Bernardin Gantin.
Whispers in the Loggia, Friday, May 23, 2008
A Hero's Sendoff
Yesterday was a national holiday in Benin, as thousands converged on a Cotonou stadium to attend the funeral liturgy for Cardinal Bernardin Gantin. The dean-emeritus of the College of Cardinals -- the highest-ranking African prelate in the church's history -- died last week in Paris at 86.
Dispatched to preside at the rites as papal legate was Gantin's onetime #2 and eventual successor at the Congregation for Bishops, Cardinal Giovanni Battista Re, who led a phalanx of red-hats that included Cardinals Francis Arinze, the Ghanaian Peter Appiah Turkson, Kenya's John Njue and Tanzania's Polycarp Pengo, all joined by the nuncio, Indiana-born Archbishop Michael Blume SVD. Mixing the military pomp of a state occasion with the solemnity of high-church worship, the days-long rites ended with the cardinal's burial in the chapel of his alma mater, the national seminary of St Gall at Ouidah.
In Rome, the cardinal was mourned at a Memorial Mass held this morning at the Altar of the Chair in St Peter's. While the current Cardinal-Dean Angelo Sodano celebrated the liturgy, Pope Benedict emerged at its close to deliver the homily.
Remembering his close ally as a "friend and brother," the pontiff said that Gantin was "permeated with love for Christ," with a "typical humble, simple style" that made him "affable and ready to listen and talk to everyone."
A railway worker's son, Benedict said that "his personality, human and priestly, made for a magnificent synthesis of the qualities of the African soul with those of the Christian spirit, of the culture and identity of Africa and the values of the Gospel." Despite being, at age 38, the first native-born African archbishop and the continent's first son to assume a top role in the Roman Curia, the Pope said that Gantin never let the accolades get to his head, adding that the "secret" to his humility likely lay in "the wise words that his mother repeated when he became a cardinal... 'Never forget the little faraway village from which you came.'"
For the second time in a month, the pontiff has a vacancy to fill in the top rank of his "senate," the order of cardinal-bishops. If the usual practice of curial seniority is followed, the appointment would go to the prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, Cardinal William Levada.
No US cardinal has ever been tapped to join the senior group within the college, whose six members are given the titles to the suffragan sees of Rome (and, once upon a time, were the sole electors of the Popes). As cardinal-bishops are bound in a particular way to the Roman church, naming Levada to the first order would have the practical side benefit of snuffing out once and for all the nagging buzz that the California native could be making a return to these shores as archbishop of New York.
L’aéroport international de Cotonou portera désormais le nom du cardinal Gantin
May 23, 2008
L’aéroport international de Cotonou (Bénin) portera désormais le nom du défunt cardinal béninois Bernardin Gantin, a annoncé jeudi le chef de l’Etat béninois Dr Yayi Boni.
(africanglobalnews.com, 22 mai 2008) Dakar - Lors des obsèques nationales du doyen émérite du sacré collège des cardinaux, au stade de l’Amitié de Cotonou, le président Yayi Boni qui présidait la cérémonie, a pris la décision, que l’aéroport international du Bénin serait rebaptisé du nom de l’ancien archevêque de la ville de Cotonou.
Au nom de tous les évêques d’Afrique, le cardinal Théodore Adrien Sarr a salué, à Dakar, la mémoire du disparu, ’’invitant au passage les jeunes à s’inspirer de l’œuvre humaine et grandiose du cardinal Bernardin Gantin’’.
Le cardinal Bernardin Gantin s’est éteint le 13 mai à l’hôpital Georges Pompidou de Paris à l’âge de 86 ans des suites de malaises persistants.
Ses obsèques nationales organisées par le gouvernement béninois, jeudi, ont vu la participation d’anciens chefs d’Etat du Bénin et de nombreux représentants de l’église catholique romaine.
Grande messe d’inhumation
May 23, 2008
105 Prêtres, 42 Evêques dont 7 Cardinaux ont assisté aux obsèques du 1er Cardinal africain.
(Correspondance Cotonou, 23 mai 2008) Le nom du Cardinal Bernardin GANTIN est à jamais immortalisé. Le Président Boni YAYI a baptisé ce jeudi, lors de la célébration de la grande messe d’inhumation de son Eminence, l’Aéroport de Cotonou, Aéroport International Bernardin cardinal GANTIN. La dépouille mortelle de l’une des figures emblématiques de l’Eglise Universelle a reçu les hommages dignes de son rang.
57 ans de sacerdoce, 51 ans d’épiscopat, 31 ans de cardinalat, la dépouille mortelle du premier Archevêque africain, a reçu des hommages gigantesques.
105 Prêtres, 42 Evêques dont 7 Cardinaux venus de tous les coins du monde ont célébré au Stade de l’Amitié de Cotonou ce jeudi, la grande messe d’inhumation de celui qu’une marrée humaine est venue accompagnée à sa dernière demeure. Comme l’a dit le Cardinal Adrien SARR, Archevêque de Dakar, Président en exercice de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone (CERAO), aussi présent à cette célébration, "Celui que nous sommes venus accompagner ce matin est un serviteur fidèle et zélé, il mérite des hommages dignes de ce rang". Comme pour dire que le Cardinal Bernardin GANTIN est un grand Homme. C’est pourquoi, toutes les nations sont venues lui rendre des hommages dignes et mérités.
Personnalités politiques de l’Etat, présidents des Institutions de l’Etat, les membres du corps diplomatique, les confessions religieuses de tout horizon, Têtes couronnées, différentes délégations venues des pays même les plus reculés de la planète, simples citoyens, vieux et jeunes, femmes et enfants formaient une marrée noire tachetée de blanc. Signe de la présence de centaines de Prêtres et sœurs religieuses tous reprenant en chœur la chanson religieuse en langue Fon "Olon wè nyi alé, Olon wè nyi alé, mi bo non wiwé dji". Ce qui veut dire que c’est au ciel que se trouve le bénéfice, gardez votre “Sainteté ”. Cette chanson confirme que le Cardinal reçoit dores et déjà les récompenses de ses œuvres auprès de Dieu, le Père.
L’Air bus A 340 de la compagnie Air France qui transportait sa dépouille s’est posé sur le tarmac de l’Aéroport qui porte désormais son nom, le mercredi 21 Mai à 19 heures. Toute la nuit, plusieurs messes ont été dites en son intension dans différentes chapelles du pays, notamment à l’église Notre Dame de Cotonou, Saint Michel et à la Basilique de Ouidah.
Il reçoit depuis quelques heures, la gloire du maître céleste au côté de son père spirituel, Monseigneur Louis Parsot, dans la chapelle du grand séminaire Saint Gall de Ouidah, lieu qu’il a lui-même choisi dans son testament avant que le Seigneur ne lui reprenne son souffle.
Bénin: Arrivée de la dépouille du cardinal Gantin
May 22, 2008
La dépouille du cardinal Bernardin Gantin, décédé le 13 mai à Paris à l'âgé de 86 ans, est arrivée mercredi soir à Cotonou, la capitale économique du Bénin, dans une atmosphère de recueillement.
(Afrique de l'Ouest, 21/05/2008) Bénin - Recouverte du drapeau national, la dépouille a été accueillie à l'aéroport de Cotonou par le président béninois, Yayi Boni, en présence des membres du gouvernement, de plusieurs autorités religieuses, politiques et coutumières.
Un hommage national lui sera rendu jeudi matin au stade de l'amitié avant son inhumation prévue dans la journée au séminaire St Gall de Ouidah, une ville située à 30 kilomètres à l'ouest de Cotonou.
Le gouvernement béninois a décrété trois jours de deuil national et déclaré fériée la journée du jeudi pour permettre à la population de rendre hommage au défunt cardinal.
Décédé à l'hôpital Georges Pompidou où il avait été évacué le 8 mai, jour de son 86ème anniversaire, le cardinal Gantin était le premier évêque béninois à diriger l'archevêché de Cotonou, succédant à Mgr Louis Parisot.
De l'avis de plusieurs Béninois, il était un grand médiateur et avait contribué, dans la discrétion, à résoudre plusieurs crises socio- politiques dans le pays.
En souvenir du cardinal Gantin
May 22, 2008
Le 22 mai 2008 - E.S.M. - C’est au service de l’Église universelle qu’il a révélé son envergure humaine et chrétienne. C’est ce pays des missionnaires, symbole à mes yeux d’une part de cette universalité, de l'Église, qui redonne son corps à sa terre natale qu’il aime tant. Il pourra désormais la féconder des dons reçus de partout.
Le départ d'une figure de proue de l'Église d'Afrique : en souvenir du cardinal Gantin
Beaucoup de personnes peuvent réclamer le droit de parler de la grande figure africaine de l'Église, qui vient de nous quitter, le Cardinal Gantin. Il faut le leur concéder dès lors que ce qu’ils veulent restituer, comme devoir de mémoire, n’est pas seulement de l’ordre du fait divers. Le personnage a donné à tant de monde.
La mort du Cardinal Gantin, premier Africain de la Curie romaine, tourne la première page de l’universalisation de la plus grande instance de régulation de la vie de l’Église Catholique. Il s’est dérobé systématiquement à toute biographie, en affirmant que ce qui se fait à un certain niveau de responsabilité est rarement l’œuvre d’une seule personne. C'était sa manière de fuir les hagiographies aux accents excessifs. Et pourtant, il méritait admiration et respect pour ce qu'il a été pour l'Église universelle. Les théologiens du Bénin ont seulement réussi à offrir des « Mélanges » à son honneur, pour le bien de l’Église qu’il a si dignement servie. Plusieurs de ses amis de la Curie, dont le Cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, ont contribué à cette œuvre. Ce n’était pas de trop. Les missionnaires ont toujours été fiers d’avoir donné à l’Église Universelle un fruit aussi riche de qualités humaines, de finesse intellectuelle et de générosité de cœur que fut le premier Noir de la Curie romaine. Il le leur a si souvent bien rendu que certains se demandaient s’ils ne trahissaient pas quelque peu leurs combats de libération culturelle et politique. C’est mal connaître l’homme. Il distinguait toujours dans sa stratégie pastorale du devoir l’essentiel et le secondaire.
Pour lui, l’essentiel est l’amour et le respect de la personne humaine. Il assumait ce devoir avec discrétion, en donnant une densité humaine exceptionnelle aux gestes symboliques qui parlent d’eux-mêmes. Le cardinal Gantin apparaissait un peu comme le phœnix au milieu de ses collègues : il écoutait et était influent dans les milieux qui comptaient au Vatican. On a cherché à le classer. Ce jeu a ses limites et convient mal aux hommes de cœur.
Avec le départ du Cardinal Gantin, la dernière des grandes figures de l’épiscopat ouest-africain, toutes admirées dans leurs pays et respectées à l’extérieur, s’éteint. Il voulait et tenait à passer ses vieux jours et à mourir chez lui au Bénin. Ce désir était presqu’une obsession. Il n’avait pas compté avec la volonté de Dieu. Les grands hommes n’appartiennent pas à un coin mais à l’humanité dont ils ont servi la cause.
Qu’on me permette de faire une lecture spirituelle de sa fin. C’est le petit Bénin, terre de pauvreté matérielle, qui l’a donné à l’Église universelle où il a investi le meilleur de son cœur. Sa vie s’est éteinte en France, terre de vielles chrétientés, comme il n’aurait pas voulu, mais comme Dieu a voulu. En France, il a séduit les pèlerins du Congrès eucharistique à Lourdes, comme légats du pape Jean-Paul II, empêché par la fameuse tentative d’assassinat.
Si l’on s’en tient à ce qui peut s’écrire à une telle circonstance, disons qu’il a vécu ses moments de passion avec les affaires Lefebvre et Gaillot. On ne l'a pas jugé sur son devoir accompli mais sur la couleur de sa peau et ses origines. Ce n’est pas le fait du hasard que le cardinal Gantin meurt en France. Il renouait dans la mort avec le meilleur de lui-même et cette terre où il compte de solides amitiés. Il voulait "mourir local", cela ne convenait pas à sa vie. C’est au service de l’Église universelle qu’il a révélé son envergure humaine et chrétienne. C’est ce pays des missionnaires, symbole à mes yeux d’une part de cette universalité, de l'Église, qui redonne son corps à sa terre natale qu’il aime tant. Il pourra désormais la féconder des dons reçus de partout.
(Alphonse QUENUM, Recteur de l'Ucao, Université Catholique de l'Afrique occidentale)
Le cardinal Gantin, un médiateur professionnel, selon Tévoédjrè
May 21, 2008
Le médiateur à la présidence du Bénin, Albert Tévoédjrè, a rendu mardi, un vibrant hommage au cardinal Bernardin Gantin, doyen du "sacré collège des cardinaux", décédé le 13 mai dernier à l’âge de 86 à Paris, indiquant qu’il est un médiateur professionnel.
(Afrique de l'Ouest, 20/05/2008) Bénin - Dans une interview accordée à la la PANA dans le cadre des hommages nationaux à l’illustre disparu, le professeur Tévoédjrè a déclaré que le Bénin, l’Afrique et le monde ne pleurent pas seulement un religieux, mais "un médiateur professionnel qui sait réconcilier grâce à sa capacité d’écoute extraordinaire".
"Le cardinal Gantin donnait l’impression de n’être là que pour chacun, et tout le monde en a profité, a-t-il ajouté, en allusion aux différentes crises sociales et politiques qui ont secoué depuis quelques années le Bénin et que le prélat disparu a su gérer avec tact et discrétion.
"Ce qui va rester après ces obsèques et hommages nationaux et internationaux, ce ne sont pas ses titres mérités et ses oeuvres patriotiques et sociales, mais son humanité et sa grandeur", a encore dit M. Tévoédjrè.
"Ce grand homme n’est plus seulement un religieux. Il a été un grand administrateur de l’église, le premier des cardinaux le plus respecté, et s’il était vivant, nous serions autour de lui ce 20 mai où l’église catholique célèbre ST Bernardin", a poursuivi M. Tévoédjrè, qui a côtoyé le disparu pendant 65ans.
La disparition du cardinal crée en nous un vide important, mais également un sentiment d’espérance et d’action de grâce, a –t-il conclu.
Décédé mardi dernier à l’hôpital Georges Pompidou à Paris (France), Bernardin Gantin dont la dépouille mortelle sera accueillie à l’aéroport international de Cotonou mercredi soir, sera inhumé jeudi au séminaire St Gall de Ouidah.
Afin de permettre à ses compatriotes de rendre hommage au premier cardinal noir, le gouvernement béninois, qui avait déjà décrété trois jours de deuil national, a décrété chômée la journée du jeudi 22 mai.
Bernardin Gantin, cardinal
May 18, 2008
Premier archevêque noir de l'Afrique de l'Ouest, prélat de Curie unanimement apprécié, romain de discipline mais africain de coeur, le cardinal béninois Bernardin Gantin, ancien doyen du Sacré Collège, est mort à 86 ans, mardi 13 mai, à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris.
(LE MONDE, 17.05.08) Son grand-père avait été l'un des principaux officiers du roi du Dahomey, recruté pour son nom : gan (le fer) et tin (l'arbre). Mgr Gantin était ainsi "l'arbre de fer" - qui ornait ses armoiries de cardinal -, c'est-à-dire l'homme qui à la fois décide et protège.
Dès 1956, à 34 ans, les qualités de Bernardin Gantin sont repérées à Rome. Pie XII le nomme évêque coadjuteur de Cotonou. A l'époque, tous les évêques d'Afrique de l'Ouest sont encore des missionnaires européens. Pour la première fois, un Africain y est appelé à gouverner un diocèse. Mgr Gantin sera archevêque de Cotonou, puis président de la Conférence épiscopale d'Afrique occidentale francophone (Cerao). Il est l'un des plus jeunes participants du concile Vatican II (1962-1965).
C'est le pape Paul VI qui l'appelle à la Curie romaine. Jamais un Africain n'y avait été promu à un poste aussi élevé, celui de "secrétaire" (numéro deux) de la congrégation de la "Propagande de la foi", aujourd'hui appelée de l'évangélisation des peuples. Il s'y fait remarquer par son intelligence et sa simplicité. Bernardin Gantin est créé cardinal en 1977 par Paul VI, en même temps qu'un certain Josef Ratzinger (devenu le pape Benoît XVI). Dès les conclaves d'août et octobre 1978, le Béninois est cité parmi les papabili, comme éventuel premier pape noir. Mais atteint par la limite d'âge (80 ans), il ne participera pas au conclave d'avril 2005.
En 1984, après avoir dirigé la commission vaticane Justice et Paix, le cardinal Gantin est promu par Jean Paul II préfet de la congrégation des évêques, chargée des nominations d'évêques dans le monde entier. Ce n'est pas une mince affaire pour un Africain d'imposer ses choix à des continents comme l'Europe ou les deux Amériques. Il s'acquitte de cette tâche avec des résultats inégaux. Personnalité très sensible, il souffre de polémiques liées par exemple à la nomination d'un évêque au siège de Recife (Brésil) qui détruit toute l'oeuvre de son prédécesseur, Helder Camara, apôtre d'une Eglise des pauvres.
TRÈS POPULAIRE EN AFRIQUE
C'est lui aussi qui, en juin 1988, signifie son excommunication à Mgr Lefebvre et aux quatre évêques dissidents que le chef des traditionalistes français a consacrés. C'est lui enfin qui, en janvier 1995, est chargé de signifier à Mgr Gaillot sa révocation comme évêque d'Evreux. "Avez-vous pensé aux réactions en France ?", se risque à lui demander le remuant évêque français. "Il ne s'agit pas de la France, mais de l'Eglise", répond le cardinal béninois. Celui-ci garde la confiance de Jean Paul II qui le promeut même, en 1993, "doyen", c'est-à-dire le premier du collège des cardinaux.
Il était très populaire en Afrique, et chacun de ses retours au Bénin est un événement. "Romain" sans souci de carrière, le cardinal Gantin était resté très attaché aux enjeux africains pour le christianisme. Jeune archevêque de Cotonou, déjà il avait pris en charge les questions de la formation et de l'"inculturation" (adaptation locale du message de l'Evangile) de la foi. Il fut à l'origine de la fondation de l'Institut catholique d'Afrique de l'Ouest, à Abidjan (Côte d'Ivoire), qui forme encore nombre de théologiens et prêtres africains francophones. Il faisait avancer les dossiers à la manière, à la fois ferme et courtoise, qu'il avait héritée de son noble nom d'"arbre de fer".
8 mai 1922
Naissance à Cotonou (ex-Dahomey, aujourd'hui Bénin)
1971
Archevêque de Cotonou
1984
Préfet de la congrégation des évêques au Vatican
1993
Doyen du collège des cardinaux
Henri Tincq
Article paru dans l'édition du 18.05.08
Benin : Le gouvernement béninois décrète un deuil de trois jours en hommage au Cardinal Gantin
May 18, 2008
Le gouvernement béninois a decrété un deuil de trois jours à compter de ce mercredi 14 mai à zéro heure, pour saluer la mémoire du Cardinal Bernadin Gantin, décédé mardi à l’hôpital européen Georges Pompidou de Paris, à l’âge de 88 ans des suites d’une longue maladie, a appris APA de source gouvernementale.
(icilome.com, 5/14/2008) Selon un communiqué gouvernemental publié ce mercredi à Cotonou, à travers ces trois jours de deuil national, « le gouvernement de la république du Bénin tient à exprimer, à la Nation toute entière, à l’Eglise catholique, à sa Sainteté le Pape Benoît XVI, à la Communauté catholique du Bénin et à sa famille sa vive compassion et son profond regret pour la disparition de cet illustre et digne fils du Bénin ».
Pendant cette période de deuil, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national, précise la même source.
« Le Cardinal Bernadin Gantin aura incarné tout au long de sa vie exemplaire la foi, la dignité, l’humilité et l’amour pour la patrie béninoise », indique le gouvernement, précisant qu’une délégation conduite par le ministre de la Santé a été dépêchée à Paris en vue de remplir les formalités de rapatriement du corps.
Né le 8 mai 1922 à Toffo, au Bénin, Bernadin Gantin est entré au séminaire en 1936 et est ordonné prêtre le 14 juillet 1951.
Le 11 décembre 1956, il est nommé évêque auxiliaire de Cotonou avant d’être consacré le 3 février 1957 par le Cardinal Tisserant.
Il revient au Bénin pour succéder, trois années plus tard, à Monseigneur Parisot, avant d’être nommé Archevêque de Cotonou, charge qu’il assume jusqu’en 1971.
Président de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest, il est appelé à Rome par le Pape Paul VI.
Au Saint siège, il est nommé à la Curie Romaine secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, président des Conseils pontificaux "Cor Unum" et "Justice et Paix", préfet de la Congrégation pour les évêques.
Nommé doyen du Sacré-Collège par Jean-Paul II en 1993, il resta à Rome après sa démission en 1998. Il rentra à Cotonou en 2002, à sa retraite.
Ein Baum aus Eisen
May 17, 2008
Zum Tod von Kardinal Bernardin Gantin. Von Guido Horst.
Rom (DT, 17.05.2008) Er war ein Mann, der einfach nicht altern konnte. Bis zu seinem Abschied von Rom im Jahr 2002 schien die Zeit spurlos an ihm vorbeigegangen zu sein. Der im westafrikanischen Benin geborene Kurienkardinal Bernardin Gantin war eine würdige Erscheinung, hoch gewachsen, ruhig, von Respekt gebietendem Äußeren. Seinem Namen, aus der Landessprache des Kardinals übersetzt, machte er alle Ehre: „Baum“ (gan) aus „Eisen“ (tin). Aber auch Eisenbäume stehen nicht ewig. Am Dienstag ist Kardinal Gantin im Alter von 86 Jahren in dem Pariser Krankenhaus „Georges Pompidou“ gestorben.
In einem Beileidstelegramm würdigte Papst Benedikt den Verstorbenen, der als erster Afrikaner die Leitung einer vatikanischen Kongregation übernommen hatte und am Ende seiner römischen Laufbahn Dekan des Kardinalskollegiums war, als „herausragenden Sohn Benins und ganz Afrikas, von allen hoch geschätzt und getragen von einem zutiefst apostolischen Geist und einem klaren Verständnis der Kirche und ihrer Sendung in der Welt“. Seine Aufgaben im Dienst dieser Kirche habe er mit „großzügiger Treue“ wahrgenommen.
Francis Arinze, der andere aus Afrika stammende Kardinal an der römischen Kurie und immer noch Präfekt der Kongregation für den Gottesdienst, meinte gegenüber Radio Vatikan, Gantin sei ein Bischof und ein Kardinal gewesen, „der auf uns immer den Eindruck gemacht hat, ein Mann zu sein, der mit Gott im Frieden lebt. Ein Bischof, der die Mission die Kirche förderte. Ein Bischof, der die anderen Menschen respektiert. Die anderen zu respektieren, ist kein Zeichen von Schwachheit – nein. Wenn man stark ist, Gott liebt und die anderen Menschen respektiert, ist man im Frieden. So einem Mann zu begegnen, ist eine Gnade.“
Es war Papst Paul VI. gewesen, der Gantin 1971 nach Rom zurückgeholt hatte. Denn am 8. Mai 1922 als Sohn eines Eisenbahners in Toffo in der Erzdiözese Cotonou geboren und am 14. Januar 1951 in Lomé zum Priester geweiht, hatte Gantin 1953 seine Studien an der Päpstlichen Universität Urbaniana und der Päpstlichen Lateranuniversität in Rom aufgenommen, wo er die Lizenziate der Theologie und des kanonischen Rechts erwarb. Dann ging es für ihn nach Benin zurück. Papst Pius XII. ernannte ihn 1956 zum Weihbischof in Cotonou. Da war Gantin erst 34 Jahre alt. Papst Johannes XXIII. beförderte ihn 1960 zum Erzbischof dieser Diözese. Gantin hatte auch den Vorsitz der regionalen Bischofskonferenz inne, die sieben Länder umfasste: Dahomey, Togo, Elfenbeinküste, das heutigen Burkina Faso, Neu Guinea, Senegal und Nigeria. Die Teilnahme am Zweiten Vatikanischen Konzil führte ihn immer wieder nach Rom.
Zurück in Rom arbeitete Gantin in der Kongregation für die Evangelisierung der Völker, im Päpstlichen Rat für Gerechtigkeit und Frieden und im Rat „Cor Unum“. Paul VI. nahm ihn dann in das Kardinalskollegium auf, als Gantin 1977 die Leitung von „Cor Unum“ übernahm. Papst Johannes Paul II. ernannte Kardinal Gantin schließlich 1984 zum Präfekten der Kongregation für die Bischöfe und zum Präsidenten der Päpstlichen Kommission für Lateinamerika. Zuvor gehörte er 1980 als delegierter Präsident zu den Vorsitzenden der fünften römischen Bischofssynode zum Thema „Die Aufgaben der christlichen Familie in der Welt von heute“.
Bevor Gantin 1998 dem Papst aus Altersgründen seinen Rücktritt anbot, hatte er 1993 eine weitere Aufgabe übernommen: 1993 wurde er für fast zehn Jahre Dekan des Kardinalkollegiums. In dieser Zeit entwickelte sich eine enge Beziehung zu Papst Johannes Paul II. Die beiden kannten sich seit Anfang der siebziger Jahre, als Erzbischof Karol Wojtyla hin und wieder die Kongregation für die Evangelisierung der Völker aufsuchte und mit dem jungen Gantin die Lage in einigen afrikanischen Ländern besprochen hatte, in die die Diözese Krakau polnische Priester zum Aufbau der Ortskirchen entsandt hatte. Nun stand dieser Afrikaner an der Spitze des roten Senats des Papstes. Als Gantin schließlich 2002 Johannes Paul II. seinen Rücktritt vom Amt des Dekans des Kardinalskollegiums anbot, schrieb ihm der polnische Papst: „Ich habe lange mit der Antwort gewartet, denn ich verberge Ihnen nicht, dass ich durch Ihr Fortgehen aus Rom einen Mitarbeiter verliere, der sich durch einen tiefen ,sensus Ecclesiae‘ und große Erfahrung auf allen Gebieten auszeichnet.“ Die Nachfolge des Afrikaners als Dekan in Rom trat Kardinal Joseph Ratzinger an. Und Gantin kehrte mit der Vollendung seines achtzigsten Lebensjahres in seine Heimat zurück und war wieder das, was er als junger Priester werden wollte: ein einfacher Missionar.
Paris: Le cardinal béninois Bernardin Gantin est décédé à l'âge de 86 ans
May 16, 2008
Le premier archevêque métropolitain noir.
Paris, 14 mai 2008 (Apic) Le cardinal béninois Bernardin Gantin est décédé le 13 mai 2008 à Paris à l’âge de 86 ans. Celui qui fut préfet de la Congrégation pour les évêques avait passé plus de 30 ans de sa vie au sein de la curie romaine avant de rentrer au Bénin en 2002. Il était, avec Joseph Ratzinger, aujourd’hui Benoît XVI, le seul cardinal créé par Paul VI en juin 1977. Après sa mort, le collège cardinalice compte 194 membres, dont 118 cardinaux électeurs en cas de conclave.
Né le 8 mai 1922 au Dahomey, l’actuel Bénin, Bernardin Gantin était originaire d’une très ancienne famille béninoise. En 1956, alors âgé de 34 ans, il est devenu l’un des plus jeunes évêques d’Afrique et du monde. Il fut alors nommé par Pie XII évêque auxiliaire de Cotonou, dont il devint archevêque 4 ans plus tard, sous Jean XXIII. En 1960, il fut le premier archevêque métropolitain noir.
Carrière au Vatican
Il fut ensuite appelé à la curie romaine par Paul VI en 1971 comme secrétaire assistant à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Le futur cardinal Gantin l’avait connu deux ans plus tôt, étant chargé de l’accueillir en Ouganda alors qu’il était à la tête de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest. C’était la première fois qu’un pape visitait l’Afrique, du 31 juillet au 2 août 1969. En décembre 1976, Paul VI le nomma président de la Commission pontificale "Justice et Paix".
Six mois plus tard, Paul VI le créa cardinal, en même temps que Joseph Ratzinger, lors du dernier consistoire de son pontificat. Lors des deux conclaves de 1978, le cardinal Gantin fut considéré comme un ‘papabile’. Le bref pontificat de Jean Paul Ier fut pour le cardinal Gantin marqué par sa nomination à la présidence du Conseil pontifical "Cor Unum" (la seule du pontificat d’Albino Luciani), mais aussi par l’audience que lui accorda le pape durant trois quarts d’heure, le dernier jour de son pontificat. Il a toujours conservé une photo de cette dernière audience et parlait de son "plus précieux souvenir".
Proximité avec le pape Jean Paul II
Sous le pontificat de Jean Paul II, le cardinal Gantin s’est particulièrement fait remarquer pour sa proximité avec ce pape qu’il avait connu durant le Concile Vatican II. Sa nomination, en avril 1984, à la tête de la Congrégation pour les évêques, fut à la fois un signe de la confiance personnelle de Jean Paul II et un signal fort de soutien aux jeunes Eglises d’Afrique. Il fut nommé en même temps président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.
C’est à la Congrégation pour les évêques que le cardinal béninois signa avec le cardinal Ratzinger, le 1er juillet 1988, le décret statuant le schisme de Mgr Lefebvre. Ayant connu le prélat alors que ce dernier était archevêque de Dakar, au Sénégal, et délégué apostolique pour dix-huit pays d’Afrique francophone, le cardinal Gantin avait toujours gardé l’espoir de le voir revenir dans l’Eglise catholique.
Rapports avec Mgr Lefebvre
Alors qu’il était secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, il avait tenté en vain de dissuader Mgr Lefebvre de consommer le schisme des intégristes en juillet 1988. Le cardinal Gantin était également au premier plan, le 13 janvier 1995, lorsque fut annoncée la décision de Jean Paul II de destituer Mgr Jacques Gaillot de sa fonction d’évêque d’Evreux, en France.
Le 5 juin 1993, le cardinal Gantin devint doyen du collège cardinalice. Remplacé à la tête de la Congrégation pour les évêques le 25 juin 1998 par le cardinal Moreira Neves, le cardinal Bernardin Gantin était resté encore à Rome où il était membre de six bureaux de la curie romaine. Fin novembre 2002, âgé de 80 ans, le cardinal Gantin avait quitté ses fonctions de doyen des cardinaux, avant de quitter Rome après 31 années passées au Vatican. Doyen du collège cardinalice depuis 1993, il avait alors été remplacé par un cardinal allemand, Joseph Ratzinger.
"Quand je suis arrivé à Rome, j’ai apporté l’Afrique avec moi, et en repartant au Bénin, j’emmène Rome en Afrique…" A l’approche de son départ pour le Bénin, début décembre 2002, le cardinal Bernardin Gantin avait ainsi regardé avec humour les kilos de bagages qu’il emportait dans son pays. Venu à Rome à la mort de Jean Paul II en avril 2005, le cardinal Bernardin Gantin avait assisté aux réunions de cardinaux préparatoires au conclave sans pour autant participer au conclave lui-même, en raison de son âge. Il avait été ensuite reçu par Benoît XVI dès les premiers jours de son pontificat. En février 2007, il avait fêté dignement ses 50 ans d’épiscopat au Bénin.
Juste après son décès, survenu à Paris où il était hospitalisé, le corps du cardinal Gantin a été transporté au couvent des Petites soeurs des pauvres, rue Notre Dame des Champs, à Paris. Une chapelle ardente devrait être élevée dans les prochains jours afin de permettre aux fidèles de venir se recueillir. Les autorités béninoises ont pris les premières dispositions pour le retour rapide à Cotonou de la dépouille du cardinal qualifié de source officielle de l'un "des dignes fils de notre pays et de tout le continent africain", selon l'expression du secrétaire général du gouvernement du Bénin.(apic/imedia/be)
Le cardinal Gantin est mort
May 14, 2008
Le cardinal Bernardin Gantin est mort ce mardi après-midi à Paris, à l’hôpital Georges Pompidou. Il était âgé de 86 ans.
(Radio Vatican, 13/05/2008) Premier archevêque métropolitain africain, en 1960 et premier cardinal africain à la tête d’un dicastère du Vatican, en 1977, le cardinal Gantin a été archevêque de Cotonou, au Bénin, avant d’être appelé à la Curie romaine où il a dirigé notamment les conseils pontificaux Cor Unum et Justice et paix puis la congrégation pour les évêques et la Commission pontificale pour l’Amérique latine. Doyen du sacré collège jusqu’en 2002, il avait obtenu de rentrer dans son pays le Bénin. « J’ai quitté physiquement Rome mais mon cœur est resté là-bas – affirmait-il - Je reste un missionnaire romain dans mon pays où je témoigne de la sollicitude de toute l’Église ». En février 2007, la CERAO, la conférence épiscopale régionale d’Afrique occidentale francophone, s’était réunie au Bénin pour célébrer le jubilé épiscopal de ce prélat exceptionnel. Un hommage national lui avait également été rendu.
Le cardinal Gantin s'est éteint
May 14, 2008
Il n’y avait pas cinq ans que Vatican II s’était achevé, quand Paul VI fit un geste décisif pour l’internationalisation de la Curie romaine. En 1971, il appela à ses côtés, à Rome, deux archevêques, d’Asie et d’Afrique, les nommant l’un et l’autre secrétaires adjoints de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le dicastère de la Curie romaine qui s’occupe précisément des jeunes Églises.
(La Croix, 13/05/2008) L’un était Mgr Duraisamy Simon Lourdusamy, de Bangalore (Inde), l’autre Mgr Bernardin Gantin, de Cotonou (Bénin). Celui-ci, qui était devenu en 1960 à Cotonou – à 37 ans ! – le premier archevêque noir de toute l’Afrique, est décédé mardi 13 mai à Paris, où il avait été hospitalisé en urgence il y a quelques jours. Il venait tout juste d’avoir 86 ans. Ses obsèques auront lieu au Bénin.
À travers lui, le pape prenait acte de l’importance, mais aussi de la maturité de la jeune Église africaine. Pourtant, lorsqu’il est arrivé à Rome, en 1971, personne n’attendait à l’aéroport l’archevêque africain, se souvenait le cardinal Gantin, avec un sourire, plus de trente ans plus tard. « Pour moi, cela importait peu. Mais le pape Montini lui s’était senti mortifié, et s’en était ensuite excusé », confia-t-il au mensuel Trenta Giorni. Aux dires de tous ceux qui l’ont connu à Rome, où il était resté jusqu’en 2002, ce mélange d’humilité et de grande gentillesse était la caractéristique de l’ancien archevêque de Cotonou.
L’un des derniers cardinaux créés par Paul VI
Avec le cardinal Gantin disparaît l’un des derniers cardinaux créés par Paul VI, avec le cardinal Joseph Ratzinger. Et surtout, celui qui su, par sa vie et ses responsabilités, incarner la croissance, mais aussi les interrogations de l’Église africaine. Son bureau même, au cœur du Vatican, était, avec ses fauteuils en bois sculpté et ses statues, un petit coin d’Afrique. C’est que, même romain, le cardinal ne s’est jamais départi de ses racines.
Son nom même, aimait-il rappeler, signifiait « l’arbre de fer de la terre africaine »… Et comme l’écrivit le cardinal Ratzinger dans un volume de mélanges publié en son hommage, cette fidélité en faisait un « évêque vraiment catholique », « très enraciné dans sa terre natale, mais tout à fait chez lui dans l’Église, cette Église qui parle dans toutes les langues et les amène à se comprendre les unes les autres ».
Né le 8 mai 1922 dans ce qui s’appelait alors le Dahomey, colonie française, originaire d’une ancienne famille béninoise, il fut nommé très jeune, à 34 ans, par Pie XII, évêque auxiliaire de Cotonou, pour remplacer son mentor et ami, Mgr Louis Parisot, qui l’avait ordonné prêtre en 1951 et auquel il succède après trois ans. Dans son diocèse, il subdivise le territoire pour pouvoir suivre plus efficacement chaque situation particulière, il encourage l’enseignement en s’appuyant sur des congrégations de religieuses. Il est alors le symbole d’une Église africaine à qui, progressivement, les missionnaires passent le relais.
Un proche de Jean-Paul II
Le jeune archevêque de Cotonou participera à tout Vatican II. « Nous, évêques africains, encore relativement peu nombreux et jeunes, nous avons pris alors conscience du changement considérable que le Concile pouvait représenter pour notre épiscopat et le futur de notre apostolat », confiait-il en 1992 au journal Avvenire. C’est au Concile qu’il fit la connaissance de Mgr Karol Wojtyla. Il intervint en assemblée sur « l’inculturation, base et condition pour une évangélisation solide et renouvelée », et participa aux discussions sur le décret Ad gentes, qui prône une évangélisation respectueuse des cultures et des traditions spirituelles des pays. Le jeune archevêque connaissait d’ailleurs déjà Rome, où il avait fait, en 1953, une partie de ses études en théologie et en droit canonique.
Ce n’est donc pas un inconnu que Paul VI fait venir à la Curie en 1971. Devenu secrétaire à part entière deux ans plus tard, il fut nommé, par le même Paul VI, vice-président en 1975 puis président en 1976 du Conseil pontifical Justice et Paix ; une charge qu’il cumulera avec celle du Conseil pontifical Cor unum. Il fut créé cardinal lors du dernier consistoire de ce pontificat, en 1977.
Jean-Paul II s’appuiera naturellement sur ce proche. Il lui confie la très sensible Congrégation pour les évêques, dont il devient préfet en 1984 : l’un des postes les plus importants de la Curie, puisqu’il gère la nomination des évêques du monde entier, mis à part justement ceux des pays de mission. À cette charge, dont il démissionnera en 1998 pour raison d’âge, il dut notamment gérer la crise lefebvriste en 1988. Mgr Gantin avait bien connu Mgr Lefebvre lorsque ce dernier était délégué du pape pour l’Afrique francophone, et il fit tout son possible, en vain, pour le dissuader de consacrer de nouveaux évêques contre l’avis de Rome.
Rentrer "comme un missionnaire romain en Afrique"
De même, en janvier 1995, c’est lui qui dut notifier à Mgr Jacques Gaillot la perspective d’une démission forcée. Le cardinal garda une grande amertume de l’épisode, estimant avoir été dupé par l’évêque d’Évreux, qui communiqua lui-même la menace aux médias après l’entretien et rendit la sanction ainsi inévitable. À cette même Congrégation pour les évêques, le cardinal africain s’était efforcé de lutter contre ce qu’il appelait le « carriérisme épiscopal », à savoir l’habitude des évêques de changer de diocèse pour un diocèse plus important, comme on change de niveau professionnel.
Nommé doyen du Sacré-Collège par Jean-Paul II en 1993, il resta à Rome après sa démission en 1998. À 80 ans cependant, en 2002, il émit le vœu de rentrer dans son pays, comme « un missionnaire romain en Afrique », disait-il en se moquant de lui-même. Un certain cardinal Ratzinger lui succédera comme doyen… Lui voulait continuer la mission en Afrique, certain, comme il l’avait dit un jour à des journalistes francophones, qu’à Rome comme au Bénin, le problème de l’Église était le même, à savoir un problème de foi : « Si nous ne nous accordons pas sur l’essentiel que Dieu nous a demandé par Jésus-Christ, tout le reste s’en va. »
Le grand cardinal béninois Bernardin Gantin s’est éteint
May 14, 2008
Il avait été le premier Africain à la tête d’un dicastère.
ROME, Mardi 13 mai 2008 (ZENIT.org) - Le cardinal béninois Bernardin Gantin, ancien doyen du collège cardinalice, s'est éteint à Paris, à l'hôpital Georges Pompidou, à l'âge de 86 ans: Radio Vatican lui a rendu hommage cet après-midi.
Il avait été le premier archevêque métropolitain africain, en 1960 et premier cardinal africain à la tête d'un dicastère du Vatican, en 1977. Il avait été « créé » cardinal par le pape Paul VI lors du consistoire du 27 juin 1977
Le cardinal Gantin a été archevêque de Cotonou, au Bénin, et président de la Conférence épiscopale régionale d'Afrique de l'Ouest, avant d'être appelé à Rome par Paul VI en 1971.
Il travaillera tout d'abord à la congrégation de la Propagation de la foi - aujourd'hui congrégation pour l'Evangélisation des Peuples - avant de diriger les Conseils pontificaux « Cor Unum » et « Justice et paix », puis la Commission pontificale pour l'Amérique latine et la Congrégation pour les évêques. En tant que tel, il aura la douloureuse mission d'annoncer l'excommunication de Mgr Marcel Lefevbre en 1988.
Doyen du collège cardinalice jusqu'en 2002, il avait choisi ensuite de rentrer dans son pays, le Bénin, tout en restant profondément attaché au souverain pontife : « J'ai quitté physiquement Rome mais mon cœur est resté là-bas Je reste un missionnaire romain dans mon pays où je témoigne de la sollicitude de toute l'Église », avait-il déclaré.
En février 2007, la Conférence épiscopale régionale d'Afrique occidentale francophone (CERAO), s'était réunie au Bénin pour célébrer le jubilé épiscopal de ce grand évêque et un hommage national lui avait été rendu.
Benoît XVI rend hommage au cardinal Gantin
May 14, 2008
Cité du Vatican, le 14 mai 2008 - E.S.M. - Le Saint-Père Benoît XVI a fait parvenir un télégramme de condoléances à Mgr. Marcel Honorat Léon Agboton, Archevêque de Cotonou (Bénin), à la suite du décès, hier à Paris (86 ans), du Cardinal Bernardin Gantin, Doyen émérite du Sacré Collège:
Le Saint-Père Benoît XVI a fait parvenir un télégramme de condoléances à Mgr. Marcel Honorat Léon Agboton, Archevêque de Cotonou (Bénin), à la suite du décès, hier à Paris (86 ans), du Cardinal Bernardin Gantin, Doyen émérite du Sacré Collège:
"Je tiens à vous dire ma fervente union dans la prière avec les évêques de la Conférence épiscopale du Bénin, avec les fidèles du diocèse de Cotonou et de tout le pays, ainsi qu'avec la famille du défunt et les personnes que touchent ce deuil. Je demande à Dieu, Père de toute miséricorde, d'accueillir dans sa lumière et dans sa paix ce fils éminent du Bénin et de l'Afrique, estimé de tous et animé par un esprit profondément apostolique. Il avait un sens élevé de l'Eglise et de sa mission dans le monde. Je rends grâce au Seigneur pour un ministère qui fut si fécond, d'abord comme Archevêque de Cotonou, puis pendant de nombreuses années au service du Saint-Siège", notamment à la tête de "la Congrégation pour les Evêques et comme membre du Collège des Cardinaux, dont il fut aussi un Doyen apprécié. En gage de réconfort, poursuit Benoît XVI, je vous adresse une affectueuse bénédiction apostolique, ainsi qu'aux autres évêques du Bénin, à la famille du défunt, aux prêtres, aux religieux et religieuses, aux catéchistes et à tous les fidèles, ainsi qu'aux personnes qui prendront part à la liturgie" des funérailles.
080514 (240)
Le Cardinal Bernardin Gantin est mort à Paris, il était Doyen Emérite du Sacré Collège
Le Cardinal Bernardin Gantin, doyen Emérite du Sacré Collège, est mort dans un hôpital parisien. Mgr Gantin, né à Dahomey, au Benin, 86 ans, a été préfet de la Congrégation pour les évêques et a passé plus de trente ans à la Curie romaine, avant de se retirer dans sohn pays, en 2002. Avec la mort du cardinal Gantin, le collège cardinalice est maintenant composé de 194 membres, dont 118 électeurs en cas de Conclave. Fils d'un employé des chemins de fer, Mgr Gantin accomplit des études institutionnelles théologiques et philosophiques au Séminaire d'Ouidah et le 14 février 1951 fut ordonné prêtre à Lomé par l'archevêque de Cotonou, Louis Parisot, dont il devint un des plus étroits collaborateurs. À partir de 1953, il poursuivit des études à Rome, à l'Université Pontificale Urbanienne (missiologie) et à l'Université Pontificale du Latran, où il obtint une licence en Théologie et Droit canonique.
Le 11 décembre 1956, il fut nommé évêque auxiliaire de Cotonou et évêque en titre de Tipasa en Mauritanie ; il fut consacré dans la chapelle du Collège de Propaganda fide le 3 février 1957 par le Cardinal Eugène Tisserant et en suite retourna dans son diocèse d'origine ; le 5 janvier 1960, après la démission de Mgr Parisot pour raisons de santé, il fut nommé archevêque métropolite de Cotonou. Il fut aussi élu Président de la Conférence Episcopale locale; il participa à quelques phases du Concile Vatican II et à la première Assemblée Ordinaire du Synode mondial des évêques (1967).
Le 5 Mars 1971, il fut nommé Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l'Evangélisation des peuples et abandonna la charge de son diocèse. En 1975, il fut nommé vice-président de la commission Pontificale Justitia et Pax, et est devenu président le 15 décembre 1976, et du Conseil Pontifical « Cor Unum » dont il fut président depuis 4 septembre 1978. Lors du consistoire du 27 juin 1977, il fut créé Cardinal, diacre de la diaconie du Sacré Cœur du Christ Roi par le Pape Paul VI. Lors des deux Conclaves de 1978, son nom fut cité parmi ceux des « papabile ». Il quitta les précédentes charges le 8 avril 1984, lorsqu'il fut nommé Préfet de la Congrégation pour les Évêques. Le 5 juin 1993, il fut élu Doyen du collège des Cardinaux et il lui fut attribué le titre de l'Église suburbicaire d'Hostie. Le 25 juin 1998, ayant atteint la limite d'âge de 75 ans, il démissionna de la charge de Préfet.
Le 30 novembre 2002 en perdant la qualité de Cardinal électeur pour raison de dépassement de l'âge de quatre-vingt ans, il préféra démissionner de la charge de Doyen et retourner au Bénin. Bernardin Gantin fut le premier Cardinal d'origine africaine à être mis à la tête d'un ministère du Vatican.
Bénin: Boni Yayi au chevet du Cardinal Bernardin Gantin et du doyen Salomon Biokou
Sept 07, 2007
Après lui avoir rendu visite à l'hôpital saint Jean de Dieu de Tanguiéta suite à son opération chirurgicale, le Président Boni Yayi s'est à nouveau rendu au domicile du Cardinal Bernardin Gantin hier à Cotonou.
Fraternité (Cotonou, 6 Septembre 2007) Emu par cette attention particulière de la part du premier magistrat du Bénin, le Cardinal Bernardin Gantin s'est fondu en remerciements. « Grâce à Dieu, je vais bien. Et je souhaite que l'action que mène le gouvernement conduit par notre président puisse être aussi bénéfique pour tout le monde surtout pour les pauvres » a déclaré le Cardinal.
Qu'il vous souvienne, le Cardinal Bernardin Gantin était admis à l'hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta le 20 Août dernier pour une opération chirurgicale suite à de petites lésions aux doigts, aux côtes et une cicatrice chéloïde à l'oreille gauche. Après l'opération, le premier berger de la communauté chrétienne béninoise est actuellement en pleine convalescence, mais il rassure sur son état de santé.
Prenant congé de lui, la délégation présidentielle a mis le cap sur la Villa Louisanne à Porto-Novo où elle est allée rendre visite au grand chancelier Salomon Biokou également en convalescence. S'adressant au Chef de l'Etat, le doyen Salomon Biokou a déclaré : « félicitation ! Vous avez dominé la situation. Ils vous respectent maintenant ».
Ces propos du grand chancelier béninois n'ont pas manqué d'arracher un grand sourire au Chef de l'Etat. Malgré sa convalescence due en partie au poids de l'âge, le doyen Salomon Biokou a confié au Chef de l'Etat qu'il est prêt à aller au travail.