Christian Wiyghan Cardinal Tumi Christian Wiyghan Cardinal Tumi
Function:
Archbishop of Douala, Cameroon
Title:
Cardinal Priest of Ss Martiri dell'Uganda a Poggio Ameno
Birthdate:
Oct 15, 1930
Country:
Cameroon
Elevated:
Jun 28, 1988
More information:
www.catholic-hierarchy.org
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French Timide Effort d'éclaircissement
Nov 17, 2004
Le bimensuel catholique revient sur ses contradictions internes.

(Quotidien Mutations, 16 Novembre, 2004) L'interview accordée par le cardinal Christian Tumi à Radio France International (Rfi) au lendemain de l'élection présidentielle du 11 octobre 2004 au Cameroun n'est pas passée inaperçue. Pas seulement parce que le prélat n'a pas été tendre avec le pouvoir en place. Ce qui ne constituait d'ailleurs pas une nouveauté. Pas seulement parce que ses propos ont suscité une véritable levée des boucliers de la part du ministre de la Communication, Jacques Fame Ndongo et de ses collaborateurs, qui se sont jetés à bras raccourcis sur Rfi.

L'avis du cardinal Tumi sur l'élection présidentielle, qu'il a qualifiée de " mascarade ", a surtout tranché avec une déclaration, quelques jours plus tard, de l'archevêque de Yaoundé, Mgr Victor Tonyé Bakot. Ce dernier, sous le couvert de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc) qu'il préside, félicitait sans retenue " le président élu, M. Paul Biya ". Ce qui est apparu alors comme un signe de crise au sein de l'Eglise catholique au Cameroun, fait la une de la dernière parution de L'Effort camerounais (n°342 du 10 au 23 novembre 2004).

"Les présidentielles ont-elles divisé l'Eglise?" s'interroge le bimensuel catholique d'informations. A l'intérieur, le traitement accordé à la question est cependant un peu surprenant. En effet, on se rend bien compte que les pages centrales (6 et 7) sont consacrées au dossier "Controverse autour de l'élection présidentielle du 11 octobre ". Là, un article de Pierre Jarret essaie de montrer que ceux qui ont prétendu que l'Eglise catholique était divisée sont allés vite en besogne. " Les risques sont faciles d'une lecture au premier degré des textes importants, pour leur attribuer le sens que l'on désire ", écrit-il. Cependant, rien dans l'article ne montre qu'il n'y a pas de paradoxe entre les différentes prises de positions des membres de la Cenc, qui a déployé des observateurs sur le terrain lors de l'élection.

En outre, quelques pages plus tôt, à la page 3 plus précisément, à côté de la déclaration officielle de la Cenc faite par Mgr Tonyé Bakot, le journal publie un protocole d'interview qui était adressé à ce dernier, tout en précisant qu'il " n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet ". Le Père Antoine de Padoue Chonang, rédacteur-en-chef de l'Effort Camerounais, signe en page 7 un éditorial intitulé "Maison commune, chambre à part?", dans lequel il déclare : "Dieu est et demeure celui en qui toutes les parallèles se confondent (...). Que faut-il en conclure ? Tout simplement que Dieu reconnaîtra les siens. " Une bonne façon de semer une fois de plus le flou dans les esprits de ceux qui voulaient voir plus clair dans les déclarations, " en apparence contradictoires ", comme l'écrit le Père Chonang, du Cardinal Tumi et de Mgr Tonyé Bakot.
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