Christian Cardinal Tumi se... livre
Jul 30, 2006
La cérémonie de dédicace d’un ouvrage entretien avec le prélat a eu lieu mercredi dernier à Yaoundé. La présence du ministre de la Culture, Ferdinand Léopold Oyono, mercredi dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé, à la cérémonie de dédicace de l’ouvrage de Edouard Oum intitulé "Christian cardinal Tumi : le normalien devenu cardinal " a intrigué plus d’un journaliste.
(icicemac.com, 21/07/2006) Yaoundé – Cameroun. Lui qui est très souvent absent lors des cérémonies auxquelles il est invité. Sa seule présence a donc entrainé toutes sortes de supputation en coulisse, dont celle selon laquelle il ne serait venu que parce qu’il est un ami du cardinal. Réponse du ministre : "Je connais le cardinal Tumi comme tout le monde. Je l’ai souvent rencontré lors des cérémonies. Ma présence ici s’explique par le fait que je suis le ministre de la Culture et mon rôle est d’appuyer et d’encourager la créativité. J’ai lu le livre d'Edouard Oum et j’ai aimé. Cela m’a permis de mieux connaître le personnage de Tumi et de comprendre qu’il a connu pas mal d’embûches et s’en est finalement tiré".
"Christian cardinal Tumi : le normalien devenu cardinal" est un ouvrage entretien réalisé par Edouard Oum, fonctionnaire et secrétaire permanent à la Réforme administrative. En 121 pages, l’auteur évoque tour à tour l’enfance du cardinal dans son village natal près de Kumbo, dans le Nord-Ouest, ainsi que ses fonctions aujourd’hui, en passant par ses fonctions de prêtre et d’archevêque. La cérémonie de dédicace de cet ouvrage publié à compte d’auteur a eu lieu en présence du cardinal Christian Tumi, de l’archevêque de Yaoundé, préfacier de l’ouvrage, Mgr Victor Tonyè Bakot, et du nonce apostolique, Eliseo Antonio Ariotti, le "post-facier", ainsi que de nombreux universitaires et d’hommes politiques.
Interrogé sur son implication dans la politique au Cameroun, le cardinal s’est défendu de faire de la politique. " Lorsqu’on m’interroge sur une question politique, je réponds en me demandant toujours ce qu’en pense l’enseignement de Dieu. Quand quelqu’un dit quelque chose, il faut bien analyser ce qu’il dit et non analyser la personne. Même le diable peut dire la vérité. Le diable a dit que Jésus est le fils de Dieu. Est-ce que ce n’est pas vrai? Mais il reste le diable", a-t-il argumenté.