Les raisons de son maintien
Jan 21, 2006
L'archevêque de Douala va continuer à exercer sa charge pastorale, selon le voeu du Pape Benoît XVI.
(Cameroon Tribune, 17 Janvier 2006) La démission du cardinal Christian Tumi. Voilà un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive, ces derniers temps, à travers le pays. Dimanche dernier par exemple, une chrétienne est rentrée de la messe toute bouleversée après avoir appris que le cardinal avait démissionné. " Qu'est-ce qui lui arrive ? ", s'est-elle demandée ? La démission d'un homme d'Eglise de la trempe de l'archevêque de Douala, n'est pas un fait anodin pour les chrétiens catholiques. Mais loin d'être un acte spontané, le retrait du cardinal Tumi du gouvernement pastoral de l'archidiocèse de Douala, se situe dans l'ordre normal des choses.
Ce pasteur a, depuis le 15 octobre 2005, fêté ses 75 ans. Et cet âge lui ouvre naturellement les portes de la retraite. Il a donc pris l'initiative de se conformer aux normes (le droit Canon) de l'Eglise en déposant sa démission auprès du pape Benoît XVI. Toutefois, en attendant la réaction de Rome, il continue à exercer ses charges. Son éventuel départ de l'ar chidiocèse de Douala avait cependant suscité des articles dans la presse nationale. Et depuis le 19 décembre dernier, le cardinal a eu la réponse de sa hiérarchie par l'entremise d'une correspondance du nonce apostolique, Mgr Eliseo Antonio Ariotti. " Le Saint Père a accepté votre démission avec la formule nunc pro tunc, vous demandant par contre d'assumer encore pour quelque temps le gouvernement pastoral de votre circonscription ecclésiastique. " En d'autres termes, la démission prendra effet le moment venu.
Si le cardinal a vite compris que cette réaction de Rome signifie qu'il doit continuer sa charge pastorale comme avant, dans l'opinion malheureusement, il se répand hélas des rumeurs sur le rejet de la démission de l'archevêque de Douala. Dans une interview accordée à notre confrère " L'Effort camerounais ", le cardinal donne cette précision : " Le Saint-Père n'a pas rejeté ma démission. Il m'a plutôt prié de continuer pour quelque temps encore.
Aujourd'hui le mystère se situe autour de l'expression le " moment venu ". Car, l'attente peut être de quelques mois, voire de quelques années encore, le dernier mot devant revenir au pape. Mais ce qui risque de ne pas tarder, c'est la nomination d'un évêque auxiliaire. Mais qui ? Seul le pape Benoît XVI pourra une fois de plus lever le suspense.