Christian Wiyghan Cardinal Tumi Christian Wiyghan Cardinal Tumi
Function:
Archbishop of Douala, Cameroon
Title:
Cardinal Priest of Ss Martiri dell'Uganda a Poggio Ameno
Birthdate:
Oct 15, 1930
Country:
Cameroon
Elevated:
Jun 28, 1988
More information:
www.catholic-hierarchy.org
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English African Cardinal Says West is Afraid of Being Overrun by Third World Populations
Jul 10, 2008
"The West is panicking because their population is becoming old".

QUEBEC CITY, Quebec, July 9, 2008 (LifeSiteNews.com) - Cardinal Christian Wiyghan Tumi, Archbishop of Douala, Cameroon, in an interview with LifeSiteNews at the Eucharistic Congress in Quebec City on June 21 said the West is afraid of population growth in Third World nations.

LifeSiteNews asked the Cardinal, who earlier in the day gave a Congress catechesis talk, what his views were on the fact that Africa has been a major target for population controllers. The Cardinal responded with little hesitation, "I think the West is afraid." When asked, "afraid of what", he stated, "of the Third World becoming more populous."

He continued, referring to North American society, "And since the families here have two or three children that already is (considered) much. In our Third World we have families with 12, 13, 14, 15 children and these are young men and women growing up. So, I have the impression that the West is panicking because their population is becoming old." And the reason for that panic, explained the Cardinal, is that "they are afraid that other countries might invade the West and reduce their standard of living."

Earlier that day Tumi, a member of the Congregation for the Evangelization of the Peoples and the Pontifical Council for the Family, gave a passionate and at times humorous catechesis talk at the Pepsi Coliseum that received much applause and endeared him to the crowd. His main theme was that Eucharistic worship can only be genuine if the worshippers follow through in their daily lives with loving and serving others, especially those who may not love them or are not in any way related to them.

Although the Cardinal did not mention abortion, euthanasia or related issues, likely because they are not a significant factor in Cameroon society, some of his statements were still seen as definitely related to the obligations of North American Catholics regarding those crucial issues.

Tumi intimated that while "the Church cannot remain aloof from the struggle for justice in the world," those who attempt to bring about such justice often fail because of a secular attitude. "Without the spiritual dimension, the world cannot do anything," he proclaimed to applause.

With the spiritual dimension, he indicated, true seekers of justice can have a substantial positive affect. He stated, "The Eucharistic person is a dangerous person, burning with the fire of the spirit and whose only purpose is to extend that fire and to become fire for others. This person is a person of daring, a person of confrontation, a person of radicalism, gospel radicalism, and of the absolute."

That last word addresses what many leaders of faithful Christian and pro-life, pro-family organizations have found severely undermining their efforts to restore the Judeo/Christian social and moral culture  - persistent complicity in the anti-Christian culture by weak, compromising and corrupt Christians.

Tumi, announced, to the applause of his listeners, "The person of the Eucharist is a person who never compromises - who only opts for God, opts for humans."

Such a person, he emphasized, is not welcomed by those who do not want to hear his message, but nevertheless has a Christian obligation of charity to live and speak the truth.

Tumi stated, "The person of the Eucharist who loves, disturbs everybody, shakes everybody and might even give them a bad conscience or the feeling of a bad conscience. Our vocation as witnesses to the gospel is to give others a bad conscience so that the other person knows how to distinguish bad from good, evil from good and when a person does evil their conscience accuses them."

Cardinal Tumi received a standing ovation from the crowd of over 10,000 listeners that morning.
French Cardinal Tumi plaide pour « le dialogue au Cameroun»
Mar 09, 2008
Après les récentes émeutes qui ont causé mort d’hommes au Cameroun,le cardinal Christian Tumi de Douala monte au créneau pour demander le dialogue et la paix.

[Douala - Cameroun] - 08-03-2008 (Rfi) Après les récentes émeutes qui ont causé mort d’hommes au Cameroun, la Communauté des évêques de Yaoundé monte au créneau pour demander le dialogue et la paix tous azimuts dans ce pays d’Afrique centrale. C’est ce qui ressort de l’interview qu’a accordée à RFI le prélat catholique Christian Tumi de Douala.

Avez-vous l’idée du nombre des morts à la suite des événements de la semaine dernière ?
Non, pas exactement. Mais la presse parle d’au moins une centaine de morts. Nous autres, sommes entrain de faire l’enquête par la Commission Justice et paix pour connaître exactement combien des morts.

Est-ce que les militaires ont tiré à balles réelles ?
Oui. Il y a les cas où on a des balles.

Il y a des cas où on a retrouvé des balles sur les corps des victimes ?
Exact. On n’a pas expliqué un seul cas où c’étaient les jeunes qui ont tué.

Donc, ce sont les militaires qui ont tué ?
Ce sont les militaires. Mais, il semble qu’ils sont entrés même dans quelques maisons, comme par exemple, à Bamenda : ils n’ont pas seulement menacé les gens mais ont commencé à commettre des atrocités, les vols, les viols…

Et à Douala ?
Et à Douala, d’ailleurs c’était terrible. L’avion a tiré à bout portant, il y a même des cas.

A quel endroit ?
Par exemple à Bonaberi, dans un quartier qu’on appelle ici Vilange, il y a eu des morts tués par des militaires.

Et sur le port de Ruri ?
Sur le port de Ruri, les gens étaient paniqués. Je sais qu’il y a eu les gens de Bonaberi qui marchaient vers la province c’est-à-dire chez le gouverneur. Ils étaient délogés par un hélicoptère. Et en paniquant, il y a eu quelques gens qui se sont jetés dans le Ruri et il y a eu des morts. Imaginez-vous, deux à trois mille jeunes qui traversent un pont, puis sont paniqués.

Alors les ONG dénoncent un état de terreur où l’armée n’hésite plus à tirer à balles réelles et sans sommation, sur les citoyens ?
Sûrement, il y a une grande tension ici à Douala. Actuellement, nous avons constaté cela. Vous savez bien, pour nous les catholiques, c’est la session des carêmes. Donc il y avait de moins en moins des gens qui venaient pour la prière très tôt le matin que nous organisons à cinq heures et demie. A cause des événements, très peu des gens venaient encore à la cathédrale pour cette prière du chemin de la croix.

Les gens n’osent plus sortir de chez eux ?
Non, ils ont peur. Il y a raison parce qu’il y a eu des gens qui ont été tués par des balles perdues. Il semblerait (il n’y a pas de preuves) qu’il y a beaucoup d’enfants qui sont en prison, je n’ai pas encore vérifié.

Les autorités reconnaissent avoir arrêté plus des mille cinq cent personnes ?
Oui. Souvent, quand l’autorité dit cela, nous avons la tendance de multiplier le chiffre par deux au moins.
Vous pensez qu’en fait, il y a plus de deux voire trois mille personnes arrêtées ?
Moi je crois, oui je crois.

A l’origine de cette répression violente, il y a des manifestations qui ont éclaté, il y a deux semaines. Quelles sont les causes de ces manifestations ?
Mais les causes sont multiples : elles sont d’abord, la hausse des prix de carburant, les gens se sont révoltés. Mais il y a en d’autres, les besoins de base, de la nourriture. Les gens n’arrivent plus à se nourrir comme il le faut, la pauvreté, beaucoup d’universitaires qui chôment, il y a beaucoup de causes.

Donc, c’était des manifestations contre la vie cher?
Oui. Principalement c’est cela, la vie très cher. Il semblerait maintenant qu’en Afrique, Douala est la ville la plus cher.

Est-ce qu’il y avait des causes politiques également ?
Non, je ne peux pas dire directement qu’il y avait des causes politiques. Non, je ne crois pas. Mais les manifestants ont commencé à glisser, dans leurs exigences, une cause politique c’est-à-dire la révision de la Constitution : beaucoup de gens sont contre la révision de la Constitution. Mais pour le reste, non, je ne vois pas parce que ce n’était que des jeunes. Je n’ai pas vu des leaders politiques dans la rue avec des jeunes.

Les gens sont contre la révision de la Constitution qui permettrait à Paul Biya de se représenter en 2011 ?
Beaucoup de gens. Il y en a qui sont pour mais beaucoup en sont contre.

Dans un discours, la semaine dernière, le président a, implicitement, accusé l’Opposition d’avoir manipulé les manifestations dans le but de le renverser ?
Peut-être, il a ses raisons. Mais moi, je n’ai vu aucun membre, aucun leader de l’Opposition dans la rue. Il faut qu’on étudie objectivement l’affaire pour savoir quelle était la cause. S’il y a des causes profondes, les prix des produits de première nécessité sont inabordables pour beaucoup de Camerounais. Il y a, à Douala, les cas où les gens ne mangent plus à leur faim, l’enfant ne mange plus à sa faim ; il y a les cas où un parent ne peut plus envoyer un enfant à l’école primaire. Et c’est pourquoi la communauté des évêques du Cameroun a attiré l’attention sur la paix bien sûr et le dialogue à tous les niveaux.

Retranscrite par Bienvenu Ipan Mokuba (Stagiaire)  du Journal Le Potentiel

Source: RFI
French Le cardinal Christian Tumi remplacé à Douala
Nov 05, 2007
Le Vatican a nommé, un nouvel archevêque coadjuteur à Douala, Mgr Samuel Kléda, jusque-là évêque de Batouri (Est), appelé à succéder le cardinal Christian Tumi, atteint par la limite d’âge, a annoncé samedi, le Nonce apostolique au Cameroun et en Guinée équatoriale, Mgr Eliseo Antonio Ariotti.

(Journal Chrétien, 4 novembre 2007) L’information qui circulait depuis quelque temps, a été confirmée samedi au cours d’une cérémonie officielle en la cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala par le représentant du pape et le cardinal Christian Tumi.

« Je suis content d’annoncer au peuple de Dieu, que le Saint-père vient de nommer un évêque qui me succédera à la tête de l’archidiocèse de Douala », a déclaré le cardinal.

« Il s’agit de Mgr Samuel Kléda, évêque de Batouri ; je vous demande de l’accueillir dans la prière », a-t-il indiqué.

Le nonce apostolique a précisé que l’évêque élu prendra définitivement les règnes du diocèse dans les prochains mois, le temps pour lui de mieux s’imprégner des réalités de l’archidiocèse de Douala, jugé « complexe » par les observateurs.

Bibliste de formation, l’archevêque coadjuteur de Douala qui est âgé de 48 ans était évêque de Batouri depuis 7 ans, est originaire de la province de l’Extrême-nord, majoritaire animiste et musulmane.

Elu vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) en 2007, Mgr Samuel Kléda arrive à la tête d’un archidiocèse vaste d’une cinquantaine de paroisses pour un million de fidèles et près de 200 prêtres.

En fonction à Douala depuis 1991, Christian Tumi qui a été crée cardinal en 1988 a renoncé à ses charges épiscopales d’archevêque de Douala, il y a deux ans, atteint par la limite d’âge, 75 ans conformément aux usages de l’Eglise catholique.
French Le Cardinal Tumi limoge l'abbé Chonang
Jul 04, 2007
L'Effort Camerounais a un nouveau rédacteur en chef.

Le Messager (Douala) 3 Juillet 2007 - La nouvelle est affichée sur un mur de la salle d'attente au cabinet du curé de l'archidiocèse de Douala. Sylvestre Ndoumou Ntonga est le nouveau rédacteur en chef par intérim de l'hebdomadaire catholique, l'Effort Camerounais. Il remplace à ce poste l'abbé Antoine de Padoue Chonang. Le limogeage de l'abbé Chonang de la rédaction en chef de l'Effort camerounais intervient alors qu'il est en déplacement au Canada. Le confrère et abbé participe en ce moment au congrès de l'Union catholique internationale de la presse (Ucip). Avant d'être promu comme rédacteur en chef par intérim, Sylvestre Ndoumou, arrivé à l'Effort Camerounais en 1996, officiait au secrétariat technique du journal.
French Le Cardinal Tumi limoge l'abbé Chonang
Jul 04, 2007
L'Effort Camerounais a un nouveau rédacteur en chef.

Le Messager (Douala) 3 Juillet 2007 - La nouvelle est affichée sur un mur de la salle d'attente au cabinet du curé de l'archidiocèse de Douala. Sylvestre Ndoumou Ntonga est le nouveau rédacteur en chef par intérim de l'hebdomadaire catholique, l'Effort Camerounais. Il remplace à ce poste l'abbé Antoine de Padoue Chonang. Le limogeage de l'abbé Chonang de la rédaction en chef de l'Effort camerounais intervient alors qu'il est en déplacement au Canada. Le confrère et abbé participe en ce moment au congrès de l'Union catholique internationale de la presse (Ucip). Avant d'être promu comme rédacteur en chef par intérim, Sylvestre Ndoumou, arrivé à l'Effort Camerounais en 1996, officiait au secrétariat technique du journal.
French "Nous luttons contre la corruption depuis 30 ans"
Apr 21, 2007
Cardinal Christian Tumi, auteur de " Les deux régimes politiques d'Ahmadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre (Eclairage) ".

Cameroon Tribune (Yaoundé, 19 Avril 2007) Quels sont vos cibles et message à travers votre livre ?

J'ai voulu atteindre toutes les Camerounaises et tous les Camerounais. Et le message, tel qu'il est contenu dans le livre, concerne l'expérience que j'ai vécue avec les deux régimes politiques que notre pays a connus. C'est également une histoire destinée à la jeunesse de demain. Je pense que dans chaque chapitre, il y a un message. Globalement, il faudrait qu'on sache que chaque fois que l'administration m'a adressé des paroles inacceptables, j'ai veillé à ce que ma réponse soit pastorale.

A quoi peuvent s'attendre ceux qui n'ont pas encore lu l'ouvrage ?

C'est difficile de le résumer en deux minutes. Mais, encore une fois, ils découvriront dans le livre l'expérience que j'ai vécue en tant que prêtre à Bamenda, et ils apprendront que nous avons commencé à lutter contre la corruption dans ce pays il y a trente ans. Je peux vous dire qu'en 1977, la corruption existait bel et bien.

Par quels canaux l'avez-vous combattue ?

Il y a eu un groupe d'intellectuels, un groupe oecuménique qui s'est formé et qui se réunissait. Et au cours de nos rencontres, nous faisions une lecture socio-politique des événements de notre pays à la lumière de l'Evangile. Et les évêques de Buea et de Bamenda venaient de sortir une lettre adressée aux fidèles contre la corruption. Nous avons ensuite organisé une rencontre à l'Hôtel de Ville de Bamenda, ce qui n'a pas plu aux autorités. On nous a convoqués Tout ceci s'est produit en 1977.

Vous parlez de deux régimes dans votre ouvrage. Pouvez-vous les comparer ?

Je ne vois pas trop de différence, à dire vrai. Mais je dois avouer que sous le régime de M. Paul Biya, il y a beaucoup plus de liberté d'expression, de liberté de la presse. C'est vrai, c'est évident. C'est la seule différence que je vois entre les deux régimes.

Que pensez-vous que votre ouvrage apportera de plus sur la scène du débat national ?

Mon ouvrage apportera d'abord de l'information historique. J'ai un collègue évêque qui m'a dit, après l'avoir lu, qu'il ignorait que de telles choses s'étaient passées dans notre pays. Croyez-moi, les Camerounais vont découvrir beaucoup de choses dans ce livre.

Vous pensez avoir fait oeuvre d'historien ?
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Tout à fait.

A la lumière de ce passé que vous révélez, comment envisagez-vous l'avenir ?

Vous me donnez là l'occasion de vous dire que j'aimerais écrire encore un petit livre qui s'intitulerait " Le Cameroun nouveau et les nouveaux Camerounais ". Je m'engagerai à y démontrer qu'un pays ne peut pas avancer sans une conversion de chacun de ces citoyens. J'entends une conversion spirituelle. Sans une certaine spiritualité, les choses ne peuvent pas bien aller. Il faut que Dieu soit au centre. Et c'est aux Hommes de le mettre au centre.
French Prêtre du verbe comme arme de combat
Apr 13, 2007
L'archevêque de Douala vient de se livrer sur ses relations avec le pouvoir politique au Cameroun.

'Mutations'YAOUNDE - 13 AVRIL 2007 Au reporter de Mutations qui lui demandait au mois de décembre 2005 à quoi il compte s'occuper une fois à la retraite, le cardinal Tumi a eu cette réponse, "j'ai beaucoup à dire. Plus que je ne l'ai fait jusqu'ici. Cette période en principe, de repos, je vais la consacrer à l'écriture". Entre temps, le Vatican lui a demandé, au cours du même mois de décembre 2006, de poursuivre sa charge épiscopale à la tête de l'archidiocèse de Douala. Est-ce la raison pour laquelle le cardinal Christian Wiyghansaï Shaaghan Tumi, a décidé courant 2006, d'écrire ce qu'il considère, un rire narquois, comme le premier tome de ses mémoires intitulé "Les deux régimes politiques d'Ahmadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre"? Il se refuse de donner une réponse à cette interrogation. Toujours est-il que ses témoignages dans cet ouvrage sont riches de révélation à travers des tranches de vie dont il ne conclut pas volontairement les récits. Un observateur averti présent à la séance de présentation de l'ouvrage aux médias, le 10 avril dernier a eu ce commentaire : "Ce livre ne va pas plaire au pouvoir". Ceci justifie-t-il la présence des agents des services de renseignements dans le salon de Mgr Tumi au cours de cette cérémonie? Difficile de répondre à cette autre interrogation.

Pour autant dans les milieux du pouvoir à Douala, on parle du livre du cardinal Tumi dont toutes les prises de parole publique depuis au moins 1979 (comme il le confirme dans son ouvrage) font problème et inquiètent les pouvoirs successifs de Ahidjo et Biya. Le présent ouvrage, (en attendant la note de lecture de Mutations) était attendu. Un peu plus que ses homélies de Noël et Pâques ou les lettres pastorales pour lesquelles il a souvent été repris par divers membres du gouvernement (Koungou Edima, alors Minat, Jacques Fame Ndongo du temps où il officiait au Mincom pour ne citer que ceux-là) ou pour lesquelles il est passé plusieurs fois en "conseil de discipline" provincial devant le gouverneur et tous ses collaborateurs civils et militaires. Pour Christian Cardinal Tumi, l'extrait des Ecritures sur "le verbe s'est fait chair", ne saurait être un vain mot. La parole est sa seule arme de combat contre l'injustice et l'oppression. C'est le seul outil efficace de la propagation de la foi, de l'évangile et des principes de Dieu sur l'épanouissement de l'homme.

C'est pour cette raison qu'alors qu'il est encore prêtre (ordonné le 17 avril 1966 à Soppo -Buéa dans la province du Sud-Ouest) et que depuis 1973, les évêques de Buéa et Bamenda l'ont nommé comme recteur du grand séminaire St Thomas d'Aquin de Bambili, il fonde avec quelques amis le Christian Study Group. Ce groupe oecuménique mis sur pied à l'initiative de l'ordinaire de Bamenda Mgr Paul Verdzekov se propose d'organiser des conférences publiques dans cette ville pour susciter le débat sur des questions importantes comme la corruption déjà effective dans le pays en ces années du dur régime du président Ahmadou Ahidjo. Nommé évêque de Yagoua dans le Nord Cameroun le 06 décembre 1979, au lendemain d'un incident pour lequel il a risqué une arrestation, il abandonne ses enseignements de logique formelle et de métaphysique pour son installation dans sa cathèdre le 09 mars 1980. Entre temps, Christian Tumi est ordonné évêque à la basilique St Pierre de Rome par le pape Jean-Paul II le 06 janvier 1980 sous la devise des paroles du psalmiste: "Seigneur, je viens faire ta volonté" (Ps 39, 8-9).

Pressions

Au nord Cameroun où l'islam prospère, Mgr Tumi doit faire face à la situation de nombreux chrétiens nommés à des postes de responsabilité dans l'administration publique camerounaise ou dans les instances politiques du parti au pouvoir, l'Union nationale camerounaise (Unc). Pour conserver ces postes, ils ont dû changer de religion, parfois pour des raisons indépendantes de leur volonté. C'est le cas de l'actuel président de l'Assemblée nationale, baptisé Maurice et qui est devenu Djibril depuis 1972.

Les pressions des dignitaires musulmans sur les communautés chrétiennes vont amener le nouvel évêque, après huit mois de charge épiscopale, à rendre publique sa première lettre épiscopale. Dans cette adresse, il dénonce la violation de la Constitution qui prône la liberté de culte. Blâmé par le préfet du coin qui lui répond que la Constitution ne concerne que les populations du Sud Cameroun, il doit essuyer les menaces d'Ousmane Mey, alors tout puissant gouverneur du Grand Nord. La même appréhension par rapport au respect des droits humains le conduira devant Maïdadi Sadou, lui aussi gouverneur du Nord au lendemain de son avènement, le 17 mars 1984 comme archevêque de Garoua.

A l'époque, devant le gouverneur entouré de tous ses collaborateurs civils et militaires, le fils de Thomas Tumi (paix à son âme) et Catherine La'ka (aujourd'hui âgé de 107 ans) refuse de présenter des excuses au gouvernement malgré la menace renouvelée d'une arrestation. Au sortir de ce qu'il appelle "tribunal militaire", il est baptisé "l'évêque rebelle". Né le 15 octobre 1930 à Kikaïkelaki (Banso) dans la région de Kumbo au Nord-ouest du Cameroun, Christian Tumi est inscrit à l'école catholique de Kumbo. Parvenu au terme du cycle primaire, il entre au petit séminaire Jos au Nigeria. Il a alors pour camarades entre autres, Lawrence Fonka Shang, l'ancien président de l'Assemblée nationale. Successivement en formation aux grands séminaires de Enugu et Ibadan où il est ordonné diacre en 1965.

Revenu au Cameroun pour son ordination, son œuvre pastorale a fait de lui le premier cardinal camerounais le 28 juin 1988. Rentré vêtu de sa pourpre cardinalice de Rome le 06 juillet 1988 devant une foule en liesse, le Pélican présidentiel qui le transporte atterrit à Douala vers 04h du matin (accueil par le gouverneur Luc Loé) avant l'audience à lui accordé par le chef de l'Etat le même jour à 11h. Mais aussi débute dès lors, les "je t'aime, moi non plus" entre le prélat et l'autorité en place. Ses prises de parole "empoisonnée" (lettres pastorales, interview et homélies) font face des accusations de coup d'Etat, de challenger du président de la République dans les rangs du Sdf etc. On le voit derrière toutes les lettres des évêques du Cameroun. Lui, n'a cessé de clamer qu'il est un prêtre épris de justice et de paix. Mais aussi un citoyen qui souffre pour l'indigence de ses compatriotes.
French "Il faut que nous ayons ce qu'on appelle l'honnêteté intellectuelle"
Feb 01, 2007
Dans la mouvance de la Semaine de Prière pour l'Unité des Croyants, le son de cloche du Pasteur de l'Archidiocèse de Douala, en puisant dans son expérience propre et dans l'actualité récente, apporte un éclairage nouveau à la longue marche vers la Jérusalem Céleste.

[L'effort camerounais, 1/02/2007) Yaounde, Cameroun - Eminence, le monde catholique a été récemment fort secoué par les réactions de colère et les débordements tragiques de nos frères musulmans suite à une certaine déclaration du Pape lors de sa tournée en Allemagne. Des incendies des lieux de culte catholiques voire même des meurtres des chrétiens et des religieux et religieuses ont été perpétrés par des fanatiques musulmans. Que pensez-vous des propos du Saint Père d'une part, et, de l'autre, des violences inouïes qu'ils ont suscitées au sein de la communauté musulmane ?

Ce que le Saint Père a dit est une vérité historique. Ce n'était qu'une citation. Lui il savait ce qu'il disait. Si les autres ont mal interprété ce qu'il a dit, ce n'est pas de la faute du Saint Père. Il a regretté d'avoir été mal compris. C'est intéressant de noter que l'Union des Musulmans du Cameroun a adressé une lettre au Président de la Conférence Episcopale du Cameroun, Mgr Victor Tonye Bakot, en regrettant ce qui s'est passé dans les autres pays, tout en réaffirmant leur fraternité avec l'Eglise catholique.

Peut-on dire que la sérénité soit aujourd'hui revenue ?

Comme je viens de vous le dire, l'Union des Musulmans du Cameroun avait adressé une lettre au Président de la Conférence Episcopale du Cameroun, Mgr Victor Tonye Bakot, en regrettant ce qui s'était passé dans les autres pays. Et surtout, à l'heure où je vous parle, tout est rentré dans l'ordre, puisque depuis le 15 Novembre dernier, il existe une instance de dialogue oecuménique au niveau de la CENC, avec la participation effective de nos frères musulmans, et dont Mgr Dieudonné Bogmis est le président.

Pour avoir travaillé longtemps sans problèmes dans le Nord pourtant fortement islamisé, quels conseils pouvez-vous donner, dans le cadre d'un dialogue inter-religieux, pour éviter de déclencher ce genre de susceptibilités regrettables chez nos frères musulmans ?

Je crois que je n'avais pas travaillé dans la paix lorsque j'étais au Nord du Cameroun. Des problèmes se sont souvent posés. Certaines églises ont été fermées, des catéchistes ont été emprisonnées dans les prisons privées des Lamibés. J'ai protesté avec force dans une Lettre pastorale en 1981 dans laquelle je dénonçais l'islamisation par la force. Je regrette seulement de ne plus retrouver la copie de cette lettre qui avait été pourtant lue même dans toutes les églises Protestantes du Nord Cameroun. On a eu des tensions, pas avec la base, mais plutôt avec l'administration. On avait l'impression que l'administration avait des directives venant de loin, pour islamiser le Nord Cameroun à tout prix, un peu comme quelqu'un qui disait que le christianisme était pour le Sud et non pour le Nord. Cela veut dire que les citoyens n'avaient pas la liberté religieuse proclamée par le préambule de notre Constitution. Dans l'ensemble notre pastorale était émaillée de tensions, surtout à Rey Bouba.

Justement il paraît qu'au Nord, les lamidats sont de véritables états dans l'Etat, et les lamibe de parfaits autocrates qui s'estiment au-dessus de la loi ?

C'est à l'administration de le savoir, puisqu'ils sont les auxiliaires de l'administration.

Que s'était-il passé à Rey-Bouba au juste ?

Il y a beaucoup de choses. On peut écrire tout un livre là-dessus. Mais chaque fois, on ne voulait pas que les chrétiens prient dans leurs chapelles en toute liberté. J'ai l'impression qu'on voulait islamiser tout le Nord du Cameroun à tout prix.

Effectivement, on a même parlé à une certaine époque de l'islamisation « du Caire au Cap », autrement dit de toute l'Afrique, du Nord au Sud. Et tout récemment, lorsque L'Effort camerounais, sur la base des documents faisant foi, a révélé l'existence d'une stratégie minutieusement élaborée par un certain groupe pour islamiser de force le Cameroun, nous avons reçu une correspondance assez dure de certain dignitaire musulman. On a l'impression qu'à chaque fois qu'on aborde ces sujets, ça met le feu aux poudres. Comment résoudre ce problème afin qu'il y ait un dialogue serein entre les différentes religions, surtout avec nos frères musulmans ?

Le Pape Benoît XVI a prononcé une phrase : le dialogue dans la vérité. Il faut qu'on respecte la vérité. Quelle est la vérité ? La vérité n'est pas subjective. Elle est objective. Il faut que nous ayons ce qu'on appelle l'honnêteté intellectuelle. Si c'est vrai, il faut que je sois intellectuellement humble d'accepter quelles que soient les origines. Même le diable peut dire la vérité. Quand le Diable a dit que Jésus était le Fils de Dieu, il avait raison. Il faut dire oui j'accepte, mais vous êtes toujours le Diable.

A l'époque aussi, on a connu des cas où, pour avancer dans l'armée par exemple, il fallait se débarrasser de son prénom chrétien…
Je n'ai pas personnellement rencontré ce genre de cas. Mais on m'a dit que c'était arrivé. Pas seulement dans l'armée, mais dans n'importe quelle profession

Vous parliez tantôt d'une Lettre pastorale datée de 1981 dans laquelle vous dénonciez l'islamisation par la force. Pouvez-vous nous en faire l'économie ?

Justement, c'était ma première Lettre pastorale. Mais, je n'arrive plus à mettre la main dessus. Je voulais que ce document figure dans mon livre que je suis en train d'écrire, parce qu'il s'agit d'un livre dans lequel je raconte les accrochages que j'ai eus avec les deux régimes de Ahidjo et de Paul Biya, en tant que prêtre à Bamenda, Evêque à Yagoua, Archevêque de Garoua et de Douala. Il s'agit de mettre ensemble les échanges épistolaires qui n'étaient pas de tout repos entre moi, le gouverneur et quelques ministres. Le premier accrochage, c'est lorsque le gouverneur Ousmane Mey était venu me voir la nuit, avec à sa suite, le Préfet de Yagoua.

C'est peut-être le lieu de lancer un SOS à tous les fidèles des diocèses de Yagoua, de Garoua ou même d'ailleurs qui seraient en possession de ce document historique, ou qui pourraient le retrouver, de bien vouloir nous le faire parvenir…
Tout à fait ! Je leur en serais très reconnaissant.

Lorsque vous avez reçu la visite nocturne du gouverneur Ousmane Mey et et du Préfet de Yagoua, comment les choses se sont-elles passées ?

Très bien. J'ai eu l'occasion de leur expliquer les choses qui n'étaient pas dans ma lettre pastorale, et on s'est séparé en bons termes.

Et par la suite la situation s'est-elle améliorée ?

Je crois que oui. On a commencé à laisser la liberté aux chrétiens de prier là où ils voulaient. Auparavant, on ne voulait même pas qu'ils prient, pas même sous les arbres.
French "Les abus sexuels sur les jeunes sont un véritable scandale, et une honte pour notre société"
Jan 19, 2007
Nous voici, une fois de plus, à notre rendez-vous habituel. Nous sommes venus nombreux, de tous les coins du diocèse, pour exprimer à Dieu notre reconnaissance en ce premier jour de l'année 2007.

(icicemac.com18/01/2007) Douala - Cameroun - Dieu nous a donné la chance et l'occasion de traverser une année, et de commencer une autre. Qui ira jusqu'au bout de cette nouvelle année ? Dieu seul sait.Aujourd'hui, je voudrais avec vous, jeter un regard sur la condition des enfants dans notre ville de Douala.Les cas de violence sur les enfants sont de divers ordres.

Le 1er janvier 2007, à l'occasion de la Journée Mondiale de la Paix, l'Archevêque de Douala, le Cardinal Christian Tumi a célébré une Messe à l'esplanade de la cathédrale de Douala. Au cours de son homélie, il a condamné avec une rare vigueur la pédophilie et l'utilisation abusive des enfants à des fins inavouées.

Frères et sœurs,
Nous voici, une fois de plus, à notre rendez-vous habituel au début de chaque année. Nous sommes venus nombreux, de tous les coins du diocèse, pour exprimer à Dieu notre reconnaissance en ce premier jour de l'année 2007. Dieu nous a donné la chance et l'occasion de traverser une année, et de commencer une autre. Qui ira jusqu'au bout de cette nouvelle année ? Dieu seul sait. Là n'est pas notre problème.

C'est le secret du Seigneur. Ce que nous devons faire, c'est de rester vigilants, fidèles à nos promesses baptismales. Nous célébrons aujourd'hui la solennité de Sainte Marie Mère de Dieu. Marie est mère de Dieu parce qu'elle a accouché Jésus, Dieu fait homme en notre monde. C'est ce que la fête de Noël que nous venons de célébrer nous rappelle chaque année. Marie est donc mère, elle est une maman comme les autres. Et nous connaissons tous le cœur d'une mère, surtout une jeune mère qui vient d'accoucher pour la première fois. Son fils est tout pour elle.
French Déviance faire l'amour avec son parent
Jan 05, 2007
Le silence de la petite Antoinette n’est pas gratuit. “ Mon oncle me menaçait beaucoup. Il me disait que si je me confie à quelqu’un, il va me tuer ”, a confessé Antoinette plus tard.

[Douala - Cameroun] ( 5/01/2007) Le Messager - Antoinette M. n’est pas seule dans ce cas. Sandra Leonie B. a confié à son copain un “ secret ” qu’elle cachait depuis sept ans. “ J’avais sept ans lorsqu’une nuit, mon père m’attira dans sa chambre, me déshabilla et se mit à me faire ce qu’il fait avec maman ”, raconte Sandra L. B.

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faire l'amour avec son parent Le partage du fruit défendu entre les personnes de la même famille a des délices qui dépassent les seules limites du tabou. Le pire, c’est qu’elle ne passait plus inaperçue à New-Bell, un des quartiers populeux de Douala. Voilà dix-sept bonnes années que Antoinette M. vit en permanence un calvaire morale. Née des parents non mariés, la jeune fille est contrainte d’aller habiter chez son oncle maternel, homme d’affaires à Bonamoussadi ; parce que sa mère, “ très occupée ”, a décidé de rester à Yaoundé. Elle n’a que huit ans et fréquente, comme tous les enfants du quartier, l’Ecole publique du coin. A cet âge, son oncle la lavait encore à son retour de l’école. Quoi de normal pour un “ parent ” attentionné ! Mais cette trop grande attention commence à inquiéter la petite Antoinette, lorsque ce grand frère de sa mère excelle dans des attouchements au-delà de la norme. La naïveté de sa victime a poussé cet oncle incestueux à très souvent s’introduire nuitamment dans la chambre de Antoinette et obligeait celle-ci à avoir des rapports sexuels avec lui. Stoïquement, Antoinette supporte. Pendant des années, elle ne dit mot ni aux nièces et neveux de son bourreau qui habitent aussi la maison, ni à ses camarades d’école, ni à ses amies du quartier, ni à sa mère qui leur rend visite tous les week-ends. Le silence de la petite Antoinette n’est pas gratuit. “ Mon oncle me menaçait beaucoup. Il me disait que si je me confie à quelqu’un, il va me tuer ”, a confessé Antoinette plus tard à l’une de ses amies en lui demandant de l’expliquer à son petit ami. Car “ entre-temps, j’étais retissante au moment des rapports sexuels avec mon petit ami. Je ne parvenais plus à supporter ce calvaire. Je ne voulais pas non plus lui en parler. Je préférais m’évader dans des expériences sans lendemains ”, confie Antoinette âgée aujourd’hui de 25 ans et livrée à la débauche. Mais de fil à aiguille, le scandale est parvenu à sa mère. Curieusement, elle est restée sans réaction. L’oncle libidineux qui a continué sa sale besogne après avoir été dénoncé, n’a jamais été inquiété. Pratique honteuse Antoinette M. n’est pas seule dans ce cas. Sandra Leonie B. a confié à son copain un “ secret ” qu’elle cachait depuis sept ans. “ J’avais sept ans lorsqu’une nuit, mon père m’attira dans sa chambre, me déshabilla et se mit à me faire ce qu’il fait avec maman ”, raconte Sandra L. B. Après son forfait, le père violeur a interdit à sa fille de souffler mot à qui que ce soit au risque de mourir. Sept années durant, la petite Sandra sera ainsi l’une des maîtresses de son père. Dans la famille de Abdon T., les assauts sexuels du père prennent des proportions inquiétantes. Abdon T. couche avec ses quatre filles. Et le scandale, bien que connu par l’épouse, la mère des quatre filles, est gardé comme un secret de confessionnal. Jusqu’au jour où la plus jeune d’entre elles, s’est ouverte à une amie. Cette dernière a confié à son tour ce “ secret ” à sa propre mère qui en parlera à son tour à une amie de la famille. Celle-ci aura le courage d’inviter la mère des victimes pour savoir ce qui se passait dans sa famille. “ La mère des victimes était folle de rage. Elle s’est répandue en menaces de malédiction contre sa fille qui a divulgué le secret, parce que, disait-elle, elle veut ternir l’image de la famille ”, explique celle qui a voulu percer le mystère. Tabou banalisé Selon certaines organisations de défense de droits de femmes au Cameroun, les filles souffrent de l’inceste plus que les garçons. Elles constituent une proie facile pour parents, frères et cousins. Jadis, commettre un inceste était un sacrilège. Les auteurs se cachaient pour éviter les foudres de la tradition. Dans certaines régions l’amour incestueux convoyait des maladies mystiques. Les “ Bihut ” sont l’une de ces maladies en pays Bassa. “ Chez les Bassas, lorsque deux membres d’une même famille se rendaient coupables d’inceste, l’on les soumettait à certains rites mystico-traditionnels. Ils devaient refaire l’amour dans la cour sous les regards de la communauté et sous les directives d’un guérisseur traditionnel. Celui-ci leur administrait en même temps des décoctions et leur aspergeait des potions afin de leur éviter maladies et malédictions ”, affirme Athanase Bikoi bi Ngombi, patriarche à New-Bell. Il révèle d’ailleurs que, couverts de honte, certains accusés d’inceste refusaient de se soumettre au cérémonial. Les conséquences de ce refus étaient parfois imparables. “ Certains voyaient leur corps se fendiller laissant suinter sans cesse un liquide jaunâtre. D’autres ne pouvaient plus faire d’enfant. Bref, les conséquences étaient énormes. Mais aujourd’hui avec votre modernité, je vois souvent des frères et sœurs se permettre certains plaisirs sans sourciller. ” “ Avant, l’on se moquait même de quelqu’un qui faisait l’amour avec sa parenté ”, raconte ce patriarche. Cette conception ancestrale de l’inceste est corroborée par l’écrivain français Maurois. “ Byron, baptisant inceste un amour assez naturel pour une demie-sœur inconnue, transforma la faute en crime. ” Plus qu’un crime, ces relations traumatisaient les victimes et brisaient les ménages. De plus en plus, les relations sexuelles entre les personnes de la même famille apparaissent comme normales. Même si un voile épais continue de masquer les multiples actes incestueux vécus dans les familles. Le fruit défendu a des délices qui dépassent les seules limites du vulgaire tabou.

Actes démoniaques Il n’est plus rare de voir dans un coin de la maison des frères et sœurs, des cousins et cousines, des parents et enfants se croquer des langues comme des pommes de France. Nombre poussent la bêtise plus loin dans le lit, avec ou sans condom. Qu’est-ce qui peut bien expliquer de telles pratiques ? Difficile de le savoir. Tant les auteurs ou présumés se barricadent dans un mutisme suicidaire. Quelques prétendants s’amusent à professer que “ la femme c’est la femme. Pourquoi aller chercher loin ce qu’on a à ses côtés. Les maladies dues à l’inceste n’existent que pour ceux qui y croient. ” Les tenants de cette thèse s’appuient sur la modernité avec l’influence des médias occidentaux qui reformatent les esprits. Le lavage des cerveaux est parfait. “ On fait comme les Blancs ”, entend-on dire ça et là. Malgré le mystère qui semble envelopper l’amour incestueux dans la société camerounaise aujourd’hui, quelques pistes restent ouvertes. Les incestueux pour la plupart font preuve d’un déficit d’éducation. Il y a en eux une non assimilation des règles de l’interdit. Comme des ninfomanes, ils vivent dans un monde dépouillé de toutes les barrières philosophiques, sociologiques, anthropologiques, culturelles. Ils sont hors d’eux-mêmes, parce leur sur-moi est trop faible pour jouer son rôle d’arbitre et de la mesure qui habite tout être humain. Au-delà de ces raisons biologiques, il y a en chaque incestueux un élan d’égoïsme. Le désir du partage est refoulé. L’on veut tout pour soi, même sa fille, sa sœur, sa cousine ; ou vice versa. La pauvreté et la misère ambiante, la recherche du matériel à tout prix et à tous les prix pourraient aussi expliquer l’attachement des uns et des autres à l’inceste. Certaines sectes pernicieuses recommanderaient l’inceste parmi tant d’actes démoniaques pour atteindre, disent leurs gourous, des buts escomptés. Par Noé Ndjebet Massoussi

Archevêque de Douala L’inceste est une atteinte à la justice et à la charité Le prélat dénonce l’inceste, le viol, le travail des enfants et tous les autres abus dans son homélie de 1er janvier Chers fidèles du Christ, Aujourd’hui, je voudrais avec vous, jeter un regard sur la condition des enfants dans notre ville de Douala. Marie et Joseph, ainsi que les bergers qui viennent les visiter, contemplent ce bébé nouveau-né, coucher dans une mangeoire. Quel regard posons-nous aujourd’hui sur la vie de nos enfants dans notre ville, dans notre pays ? “ Tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers ”. Aujourd’hui, il y a de quoi s’étonner sur ce qu’on raconte sur l’enfant camerounais qui vit chez nous. C’est un enfant martyrisé par les adultes, c’est un enfant abusé sexuellement par les adultes et quelquefois par son père, c’est un enfant exploité par les adultes qui ont eux-mêmes des enfants à élever comme ceux dont ils abusent. C’est un enfant qui subit toutes sortes de violences dont la plus redoutable est celle que je viens de nommer à l’instant, la violence sexuelle. C’est un enfant détruit et marqué psychologiquement pour la vie. La situation est grave, il faut non seulement la dénoncer avec la dernière énergie, mais aussi agir et agir vite. Les autorités civiles, politiques et judiciaires doivent agir pour empêcher que cette destruction des enfants aux conséquences multiples, continue. Autrement, ils seront sévèrement jugés au jugement dernier. Soyons honnêtes, et ayons le courage de parler de ces choses qui sont, malheureusement devenues “ normales ” aux yeux de la plupart de nos concitoyens. Les abus sexuels sur les petites filles et les petits garçons sont un véritable scandale, et une honte pour notre société. L’immoralité de ce genre a détruit des civilisations et des peuples. (…) Qu’est-ce qui explique cette descente dans la bassesse dans notre ville et dans notre pays ? (…) Si l’école ne protège plus les enfants, c’est parce que la famille a démissionné. Il y a des familles où les cas d’incestes sont récurrents. Les causes de cette pratique varient d’une famille à une autre. La promiscuité dont je parlais tout à l’heure, fait que les frères et sœurs adolescents dorment parfois dans une même chambre, et couchent ensemble. Une jeune fille a déclaré vouloir avorter parce que l’enfant qu’elle portait était celui de son frère aîné !

Le plus dur à décrire et à supporter dans cette escalade de misère morale et psychologique pour les enfants, c’est quand le papa en personne couche avec sa fille ou ses filles. De deux choses l’une : ou la maman sait et est complice, elle se tait pour conserver son mari, ou elle ignore tout parce que les enfants sont sous des menaces effroyables de leur père tortionnaire. Mais parfois certaines mamans savent, mais elles ont peur de parler parce que le mari va couper la ration. Dans certains cas, des femmes courageuses ont quitté le domicile conjugal après avoir constaté et dénoncé les faits commis sur leurs enfants par leur mari. Mais elles abandonnent les enfants entre les mains de leur père déséquilibré. C’est le cas de cette jeune fille de 17 ans, élève dans un lycée de la place, qui s’est confiée à Justice et Paix pour parler de l’inceste qu’elle vit avec son père, mais non sans avoir fait jurer qu’on ne portera pas l’affaire devant un tribunal. Sans cet accord, elle ne pouvait pas parler par peur de représailles. Sa mère est partie du domicile familial quand elle avait 10 ans et sa soeur cadette 3 ans. Leur père et elles, vivent dans une maison de 3 chambres où chaque personne a sa chambre. Mais son père abusait d’elle, puis a commencé à abuser de sa petite sœur qui vient d’avoir 10 ans. Elles veulent aller retrouver leur mère dépressive, mais celle-ci refuse car elle n’a rien pour les élever et les nourrir. Que faire ? Les deux filles sont condamnées à subir la folie sexuelle de leur père. Le père, un tel père est-il un vrai père ? Le catéchisme de l’Eglise Catholique (2356) enseigne clairement que le “ viol désigne l’entrée par effraction avec violence dans l’intimité sexuelle d’une personne. C’est une atteinte à la justice et la charité. Le viol blesse profondément le droit de chacun au respect, à la liberté, à l’intégrité physique et morale. Il crée un préjudice grave, qui peut marquer la victime sa vie durant. Il est toujours un acte intrinsèquement mauvais. Plus grave encore est le viol commis de la part des parents ou d’éducateurs envers les enfants qui leur sont confiés.”
French Les nouvelles ambitions du Cardinal Tumi
Dec 14, 2006
La radio de l’Eglise catholique fête sa troisième année d’existence.

(Le Messager, 14-12-2006) Depuis mardi dernier, 12 décembre, la radio catholique de l’Archidiocèse de Douala, créée par le Cardinal Christian Tumi, fête son troisième anniversaire. Le choix de cette date correspond à l’attribution de la licence d’exploitation à cette radio, le 12 décembre 2003, par le ministre de la Communication. Et c’est le 22 décembre de la même année que les termes du contrat ont été signés entre les deux parties (le Mincom et l’Archidiocèse de Douala). La radio affirme son caractère confessionnel, en fait sa ligne éditoriale ; et l’Archidiocèse de Douala en exerce la tutelle.
Le concept choisi pour l’anniversaire est “ A vous la parole ”. Pour le Père Gabriel Samba, “ il s’agit d’un temps d’arrêt comme on le fait de coutume dans l’Eglise catholique, pour une évaluation, en vue de consolider les acquis, et innover. ”
L’antenne est à vous, fait suite à l’émission “ voix et visages ”. Les ondes sont laissées aux auditeurs qui disent ce qu’ils pensent de la radio. La préoccupation des journalistes et dirigeants de ce nouveau né de la communication audiovisuelle camerounaise est de se rapprocher des récepteurs. Et au vu des premiers résultats du sondage, Boris Philippe Tatchue, rédacteur en chef de la radio se montre satisfait : “ la sociologie des publics montre que la radio n’est pas seulement écoutée par les catholiques. Les auditeurs viennent aussi d’autres horizons. ”
Durant ce sondage, les auditeurs sont appelés à donner leur avis sur les rubriques interactivité, religion, information et autres. Il en ressort pour un début que 98 % des auditeurs militent en faveur des faits religieux, 64 % pour les informations, et 24 % pour les magazines. Ils ont manifesté leur goût pour la création des débats politiques et la livraison des informations justes en cas de crise à la paroisse.
La Radio Véritas emploie de façon permanente treize (13) journalistes bilingues. La plupart d’entre eux, affirment travailler dans de bonnes conditions. Ces journalistes permettent la production de l’information diffusée pendant douze heures et quarante-cinq minutes. Il y a trois ans, Radio Véritas naissait. Aujourd’hui, elle se bat pour gagner une place dans l’univers communicationnel où les publics sont divisés.
French Christian Cardinal Tumi se... livre
Jul 30, 2006
La cérémonie de dédicace d’un ouvrage entretien avec le prélat a eu lieu mercredi dernier à Yaoundé. La présence du ministre de la Culture, Ferdinand Léopold Oyono, mercredi dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé, à la cérémonie de dédicace de l’ouvrage de Edouard Oum intitulé "Christian cardinal Tumi : le normalien devenu cardinal " a intrigué plus d’un journaliste.

(icicemac.com, 21/07/2006) Yaoundé – Cameroun. Lui qui est très souvent absent lors des cérémonies auxquelles il est invité. Sa seule présence a donc entrainé toutes sortes de supputation en coulisse, dont celle selon laquelle il ne serait venu que parce qu’il est un ami du cardinal. Réponse du ministre : "Je connais le cardinal Tumi comme tout le monde. Je l’ai souvent rencontré lors des cérémonies. Ma présence ici s’explique par le fait que je suis le ministre de la Culture et mon rôle est d’appuyer et d’encourager la créativité. J’ai lu le livre d'Edouard Oum et j’ai aimé. Cela m’a permis de mieux connaître le personnage de Tumi et de comprendre qu’il a connu pas mal d’embûches et s’en est finalement tiré".

"Christian cardinal Tumi : le normalien devenu cardinal" est un ouvrage entretien réalisé par Edouard Oum, fonctionnaire et secrétaire permanent à la Réforme administrative. En 121 pages, l’auteur évoque tour à tour l’enfance du cardinal dans son village natal près de Kumbo, dans le Nord-Ouest, ainsi que ses fonctions aujourd’hui, en passant par ses fonctions de prêtre et d’archevêque. La cérémonie de dédicace de cet ouvrage publié à compte d’auteur a eu lieu en présence du cardinal Christian Tumi, de l’archevêque de Yaoundé, préfacier de l’ouvrage, Mgr Victor Tonyè Bakot, et du nonce apostolique, Eliseo Antonio Ariotti, le "post-facier", ainsi que de nombreux universitaires et d’hommes politiques.

Interrogé sur son implication dans la politique au Cameroun, le cardinal s’est défendu de faire de la politique. " Lorsqu’on m’interroge sur une question politique, je réponds en me demandant toujours ce qu’en pense l’enseignement de Dieu. Quand quelqu’un dit quelque chose, il faut bien analyser ce qu’il dit et non analyser la personne. Même le diable peut dire la vérité. Le diable a dit que Jésus est le fils de Dieu. Est-ce que ce n’est pas vrai? Mais il reste le diable", a-t-il argumenté.
French Les raisons de son maintien
Jan 21, 2006
L'archevêque de Douala va continuer à exercer sa charge pastorale, selon le voeu du Pape Benoît XVI.

(Cameroon Tribune, 17 Janvier 2006) La démission du cardinal Christian Tumi. Voilà un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive, ces derniers temps, à travers le pays. Dimanche dernier par exemple, une chrétienne est rentrée de la messe toute bouleversée après avoir appris que le cardinal avait démissionné. " Qu'est-ce qui lui arrive ? ", s'est-elle demandée ? La démission d'un homme d'Eglise de la trempe de l'archevêque de Douala, n'est pas un fait anodin pour les chrétiens catholiques. Mais loin d'être un acte spontané, le retrait du cardinal Tumi du gouvernement pastoral de l'archidiocèse de Douala, se situe dans l'ordre normal des choses.

Ce pasteur a, depuis le 15 octobre 2005, fêté ses 75 ans. Et cet âge lui ouvre naturellement les portes de la retraite. Il a donc pris l'initiative de se conformer aux normes (le droit Canon) de l'Eglise en déposant sa démission auprès du pape Benoît XVI. Toutefois, en attendant la réaction de Rome, il continue à exercer ses charges. Son éventuel départ de l'ar chidiocèse de Douala avait cependant suscité des articles dans la presse nationale. Et depuis le 19 décembre dernier, le cardinal a eu la réponse de sa hiérarchie par l'entremise d'une correspondance du nonce apostolique, Mgr Eliseo Antonio Ariotti. " Le Saint Père a accepté votre démission avec la formule nunc pro tunc, vous demandant par contre d'assumer encore pour quelque temps le gouvernement pastoral de votre circonscription ecclésiastique. " En d'autres termes, la démission prendra effet le moment venu.

Si le cardinal a vite compris que cette réaction de Rome signifie qu'il doit continuer sa charge pastorale comme avant, dans l'opinion malheureusement, il se répand hélas des rumeurs sur le rejet de la démission de l'archevêque de Douala. Dans une interview accordée à notre confrère " L'Effort camerounais ", le cardinal donne cette précision : " Le Saint-Père n'a pas rejeté ma démission. Il m'a plutôt prié de continuer pour quelque temps encore.

Aujourd'hui le mystère se situe autour de l'expression le " moment venu ". Car, l'attente peut être de quelques mois, voire de quelques années encore, le dernier mot devant revenir au pape. Mais ce qui risque de ne pas tarder, c'est la nomination d'un évêque auxiliaire. Mais qui ? Seul le pape Benoît XVI pourra une fois de plus lever le suspense.
French Archidiocèse de Douala : la guerre de succession a commencé
Jan 16, 2006
Le cardinal Tumi veut un évêque auxiliaire et ses collaborateurs se battent sur fond de dénonciation et réunions secrètes.

Le Quotidien Mutations (Yaoundé, 4 Janvier 2006) - A la suite de son maintien à la tête de l'archidiocèse de Douala en qualité d'archevêque, le Cardinal Christian Tumi a rendu officielle, la semaine dernière, sa réponse suggérant au Saint Siège la nécessité de désigner un évêque auxiliaire à Douala.

Si ce souhait apparaît comme une nouvelle pour la foule des baptisés à Douala, il n'est qu'un secret de polichinelle pour les ouvriers apostoliques qui, selon de nombreux proches de l'archevêque de Douala, sont dans le secret du prince de l'Eglise depuis au moins le milieu du mois de novembre.

"Le cardinal s'est ouvert à certains de ses proches collaborateurs. Bien plus, pour qui connaît la situation du diocèse depuis le départ de Mgr Bogmis, il fallait s'y attendre. Il faut cependant redouter de rudes luttes de positionnement dès lors qu'il est, en réalité, question de pourvoir à deux postes", se laisse aller un membre du clergé proche de Mgr Christian Tumi.

Appréhension ou indication de l'ambiance qui règne dans les paroisses de l'archidiocèse? Les deux probablement, dans la mesure où, depuis la soirée du 25 décembre 2005 (date à laquelle le cardinal a annoncé la décision de Rome de le maintenir à la tête de l'Eglise de Douala), réunions secrètes, dénonciations et tractations tiennent la méditation recommandée par Mgr Tumi à l'annonce de la mesure du Vatican.

Dans ce que certains ouvriers apostoliques appellent ici "guerre des clans", on évoque aussi bien les regroupements à caractère tribal pour constituer des groupes de pression, villageois, départemental que d'affinités personnelles et intellectuelles. Ainsi, le clergé ressortissant de Nyong-et-Kellé aurait-il des intérêts différents de ceux des ministres du culte originaires de la Sanaga Maritime (les Kaliopistes) qui, de leur côté, récuseraient le clergé en provenance de l'Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Selon de nombreuses sources dans le milieu clérical, toute cette agitation sur fond de dénonciations est bien connue des ouvriers apostoliques qui usent de subtilités et d'intrigues à la veille des nominations par le Vatican des responsables de l'Eglise au Cameroun. Conscients de ce que Rome n'aime pas voir des projections relatives à ses nominations dans la presse, des confrères rivaux et parfois pas, provoquent des fuites dont les coupures de journaux sont expédiées au Saint Siège.

Tel semble avoir été récemment le cas avec Mgr Victor Tonye Bakot dont certains confrères auraient dénoncé la prétention par rapport à la création du cardinal. Tel est surtout le cas avec l'abbé André Mbem Fils, curé de la paroisse St Paul de Nylon, dénoncé au cours d'une marche sur la cathédrale, le 02 décembre dernier pour ses tendances mercantiles par la chorale St Pierre-Claver. Si l'on s'en tient aux confidences de Mgr Tumi à un de ses proches, il s'agit d'un montage grossier de certains prêtres visant à exclure de la liste des épiscopales l'un des potentiels promus.

Intrigues

Une lutte confraternelle qui aura déjà été observée à la veille de la désignation de Mgr Bogmis comme évêque auxiliaire de Douala, à la seule différence que c'est dans le strict secret que le cardinal avait envoyé le nom de cet élu. Les jalousies de ses confrères furent telles que certains l'ont ouvertement jugé et qualifié à la veille de son intronisation. "Il est sans consistance. Nous savons ce qu'il vaut et ce qu'il ne vaut pas. Nous savons parfaitement ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas", s'étaient risqués à dire certains. Les mêmes qui aujourd'hui citent les noms de l'abbé Oscar Eone Eone (ancien recteur de l'Université catholique de Yaoundé), André Mbem Fils (curé de St Paul de Nylon), Mgr Paul Nyaga (curé de Ste Monique de Makèpè), Fidèle Mabeglé (déjà cité à l'époque, l'ancien recteur du grand séminaire Paul VI de Douala revient dans la liste de dénonciation confectionnée par leurs confrères). Très au fait de cette ambiance, et loin de cette agitation, Mgr Tumi qui a concélébré avec l'archevêque de la capitale, Tonye Bakot à l'occasion de la journée de la paix le 1er janvier 2006, séjourne à Kumbo, son village natal avant se rendre à Rome.
French La démission du cardinal Tumi rejetée
Jan 07, 2006
Le Saint Siège le maintient à la tête de l’archidiocèse de Douala. Les supputations allaient bon train depuis quelques semaines. Selon différentes sources, la lettre de démission de l’archevêque de Douala n’aurait pas été reçue par le Vatican.

(Quotidien Mutations 27/12/2005) Yaoundé – Cameroun - Dimanche dernier, 25 décembre 2005, Mgr Tumi âgé de 75 ans depuis le 15 octobre 2005, a rendu public le texte par lequel le pape Benoît XVI le maintient à la tête de l’archidiocèse de Douala pour une durée indéterminée.

Selon le droit canon, cette décision de Rome, ne donne aucune possibilité au cardinal Tumi de renvoyer une autre lettre de démission au saint Siège. Dès la création d’un cardinal, le prélat concerné prépare sa lette de démission qu’il dépose au Vatican. Dès ses 75 ans, il l’envoie à nouveau et pour l’ultime fois. Ceci veut dire qu’il exercera son ministère comme archevêque de Douala jusqu’à la désignation, selon le bon vouloir du vicaire du Christ, d’un autre berger pour l’Eglise de Douala.

La décision du pape Benoît XVI n’est pas vraiment une surprise. Car, en date du 30 novembre dernier, L’Effort camerounais, le journal catholique (dont le cardinal Christian Tumi est codirecteur de la publication avec la Conférence épiscopale nationale du Cameroun -Cenc-), sous la plume de son rédacteur en chef, le père Antoine de Padoue Chonang, publiait sous la forme d’une interrogation, un communiqué de presse : "Le cardinal Christian Tumi : Partira? Partira pas? Dans ledit article, le père Chonang confirme que, "frappé par la limite d’âge, le cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala, a récemment déposé sa démission auprès du saint Siège, selon les règles du droit canonique en la matière(…) En dépit des rumeurs, nous ne saurions, sans faillir gravement aux règles de l’art, aux exigences du professionnalisme, à la déontologie du métier, à l’éthique et à la jurisprudence de l’Eglise, nous prononcer là-dessus pour le moment. Tout dépend du saint Père qui a toute la latitude d’accepter ou de refuser sa démission. En principe, il devrait être fixé ces jours-ci. Dès que les documents s’y afférant seront en notre possession, nous nous ferons le plaisir de vous en informer".

Autre indication, au cours de la même période, Mgr Francis Arinze, de nationalité nigériane, qui lui aussi a atteint ses 75 ans, a reçu la réponse à sa lettre de démission. La correspondance du pape Benoît XVI le nomme d’ailleurs à la tête de l’une des congrégations les plus importantes de l’Eglise catholique romaine. Dans les milieux de l’Eglise catholique à Douala, on apprend que la décision de maintenir Mgr Tumi à la tête de l’archidiocèse de Douala répond au souci du Pape de garder, autour de lui, tout le sacré collège qui l’a élu. Un argument vite battu en brèche par une frange d’ouvriers apostoliques à Douala. Ils estiment en réalité que, quand bien même la démission aurait été acceptée, l’archevêque démissionnaire reste membre du Sacré collège. Pour cette tendance, conscient des rivalités et querelles de succession qui ont généralement cours au sein de l’Eglise catholique au Cameroun, le Pape Benoît XVI a pris la décision de "laisser le temps au temps". Toujours est-il que du côté de la cathédrale saint Pierre et Paul de Douala où Mutations a déposé une demande d’interview depuis le début de ce mois de décembre, le silence est d’or. Le père Jean-Pierre Mukang Mukenshayi, chancelier de l’archidiocèse de Douala qui déroule le calendrier de Mgr Tumi à chacune des sollicitations, renvoie tout le monde au mois de février. Christian Cardinal Tumi sera alors rentré de Rome.
German Kardinal für Kondome
Nov 18, 2005
Die protestantischen Freikirchen bereiten einem afrikanischen Kirchenfürsten keine Sorgen. Problematisch sei dagegen die Missionierung durch den Islam. Der verwendet offensichtlich auch keine Kondome.

(kreuz.net, 08. November 2005) „Wenn in der Ehe einer der Partner HIV-infiziert ist, ist der Einsatz von Kondomen sinnvoll.“ Das erklärte der Erzbischof von Douala, Christian Kardinal Tumi (75) Ende Oktober gegenüber der ‘Deutschen Presseagentur – dpa’.

Die Hafenstadt Douala liegt im Süden von Kamerun am Atlantik. Kamerun befindet sich im mittleren Afrika.

Die Sinnhaftigkeit von in Gummi gepackten Fortpflanzungsorganen gelte allerdings „nur innerhalb der Ehe“, schränkte der Kardinal ein.

Gleichzeitig erklärte sich der Kirchenfürst skeptisch, ob „der Vatikan in absehbarer Zeit von seiner offiziellen Linie abrücken“ werde.

Treue und Enthaltsamkeit blieben dennoch – so der Kardinal – der beste Schutz gegen Aids.

Im selben Gespräch erklärte der Kardinal, daß die katholische Kirche in Afrika blühe: „Wir gründen ständig neue Pfarren und taufen viele junge Menschen.“

Erst kürzlich habe er knapp 600 Gläubigen das Sakrament der Firmung gespendet.

Die Ausbreitung der zahlreichen protestantischen Freikirchen auf dem Kontinent bereite ihm keine Sorgen: „Wer viel Lärm macht, ermüdet auch schnell“, meint der Prälat zweckoptimistisch.

Viele dieser neuen religiösen Bewegungen würden nicht lange überleben.

Dagegen sorge ihn die Ausbreitung des Islam: „Die arabischen Länder geben Entwicklungshilfe nur unter der Bedingung, daß die Menschen zum Islam konvertieren.“

Wenn der Islam die Religionsfreiheit respektieren würde, könnte er sich längst nicht so schnell ausbreiten.

Ein in Rom unterrichtender Moraltheologe äußerte sich bereits Ende Januar zum ehelichen Akt hinter Gummibarrieren.

Er erklärte, daß es sich dabei in Wirklichkeit nicht mehr um einen ehelichen Akt, sondern um eine Form der Selbstbefriedigung handle. Diese sei moralisch zu verwerfen.

Genauso wenig sei es möglich, daß sich zwei Ehepartner durch einen Plastiksack hindurch küssen, um eine Hepatitisinfektion zu vermeiden.

Es gebe eine ganze Reihe von Krankheiten, die den ehelichen Akt unmöglich machen: AIDS gehöre dazu.
German Kardinal befürwortet Kondome zum Schutz vor Aids in Ehe
Oct 30, 2005
In der katholischen Kirche in Afrika zeichnet sich eine vorsichtige Öffnung mit Blickrichtung auf die Verwendung von Kondomen zum Schutz vor Aids-Erkrankungen ab. "Wenn in der Ehe einer der Partner HIV-infiziert ist, ist der Einsatz von Kondomen sinnvoll", sagte der kamerunesische Kardinal Christian Tumi in einem dpa-Gespräch in Douala.

networld.at, 23.10.2005) Das gelte allerdings nur innerhalb der Ehe, da die katholische Kirche sexuelle Beziehungen zwischen unverheirateten Partnern für unmoralisch halte.

"Da ist möglicherweise ein Umdenken erkennbar", sagte der 75 Jahre alte Kardinal, der in seiner Heimat als einer der wichtigsten Regierungskritiker gilt. Er sei jedoch skeptisch, ob der Vatikan in absehbarer Zeit von seiner offiziellen Linie abrücken werde, meinte Tumi. Die katholische Kirche lehnt den Gebrauch von Kondomen ab, weil sie ein künstliches Mittel zur Empfängnisverhütung sind. "Treue und Enthaltsamkeit bleiben noch immer der beste Schutz gegen Aids", sagte Tumi, der Anfang November auf Einladung von Bundespräsident Horst Köhler zu einer Afrika-Konferenz nach Deutschland kommt.

Die katholische Kirche sei in Afrika weiter auf dem Vormarsch. "Wir gründen ständig neue Pfarren und taufen viele junge Menschen", sagte er. Erst kürzlich habe er knapp 600 Gläubigen das Sakrament der Firmung gespendet. Die Ausbreitung der zahlreichen evangelikalen Freikirchen auf dem Kontinent bereite ihm keine Sorgen. "Wer viel Lärm macht, ermüdet auch schnell", sagte er. Viele der neuen religiösen Bewegungen würden nicht lange überleben.

Kardinal Tumi kritisierte hingegen die forcierte Islamisierung in vielen afrikanischen Ländern. "Die arabischen Länder geben Entwicklungshilfe nur unter der Bedingung, dass die Menschen zum Islam konvertieren", sagte der Kardinal. "Wenn der Islam die Religionsfreiheit respektieren würde, dann würde er sich längst nicht so schnell ausbreiten."

Angesichts der vielen afrikanischen Auswanderer, die an den europäischen Grenzen scheitern, appellierte Tumi an die Behörden, die Menschenrechte nicht zu verletzen. "Ich kann verstehen, dass Europa nicht alle aufnehmen kann. Aber diejenigen, die es vergeblich versucht haben, dürfen auch nicht wie Vieh behandelt werden."
English African cardinal says condoms in marriage OK to stop AIDS
Oct 24, 2005
Cardinal Christian Wiyghan Tumi of Cameroon said in an interview with Deutsche Presse-Agentur dpa Saturday that the use of condoms should be possible as protection against AIDS within marriage.

(dpa, Oct 22, 2005) Douala - 'If a partner in a marriage is infected with HIV, the use of condoms makes sense,' Tumi said.

Condom use would only be possible within marriage as the Catholic church considers sex between unmarried couples as immoral.

'Possibly there can be a rethink there,' said the 75-year-old cardinal, who is considered one of the most important government critics in Cameroon.

But the cardinal considered a move by the Vatican from its traditional line against the use of condoms unlikely.
French Les Confidences du Cardinal Christian Tumi
Oct 24, 2005
Son Eminence le Cardinal Christian Wiyghan Tumi a eu 75 ans le 15 octobre de cette année. L’âge indiqué pour prendre une retraite paisible et bien méritée après environ quarante années passée au service de Dieu, de l’Eglise catholique et des hommes...

(La Nouvelle Expression) DOUALA - 17 OCT. 2005. C’est avec beaucoup de plaisir et de sérénité que l’archevêque de Douala a accepté de répondre aux questions de La Nouvelle Expression. Il parle de sa vie de prêtre, d’évêque, d’archevêque et de cardinal. Ainsi que de son pays qu’il aime tant. Le cardinal Tumi esquisse un bilan de sa gestion, évoque des souvenirs et se prononce également sur des sujets d’actualité. Il apporte surtout un éclairage sur l’état de ses relations avec les régimes des présidents Ahmadou Ahidjo et Paul Biya. Lisez plutôt.

Entretien mené par Edmond Kamguia K.

Plus de 39 ans de sacerdoce, plus de 25 ans d’épiscopat et plus de 17 ans de cardinalat. Le cardinal Christian Tumi est-il un homme comblé ?

Oui. Je suis un prêtre comblé. Quand je regarde ma vie de prêtre, d’évêque et de cardinal, je suis satisfait. J’ai toujours essayé d’agir du mieux que je peux, de faire de mon mieux. Aussi bien en ce qui concerne la pastorale que proclamer l’évangile et faire l’appel à la conversion. En m’adressant à ceux à qui l’Eglise m’a envoyé.

Vous êtes arrivé à la tête de l’Archidiocèse de Douala au cœur des années de braise, en 1991. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?

J’ai été installé à Douala le 28 septembre 1991. Je dois dire que j’ai été étonné de ma nomination à Douala. J’étais archevêque de Garoua. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Je dois également reconnaître que j’ai accepté cette nomination sans hésitations. Je suis très heureux de l’expérience que j’ai eu ici à Douala. Avec les prêtres et les laïcs. J’ai bénéficié de la collaboration de tout le monde. Si je quitte l’Archidiocèse de Douala aujourd’hui, ce sera en tant qu’archevêque heureux. Je suis arrivé à Douala comme pasteur dans un contexte précis. Il y’avait des évènements socio-politiques importants. Je ne me suis pas mêlé de ces évènements. Bien sûr qu’en tant que citoyen, je ne pouvais pas me dérober à mon devoir. Je ne pouvais ne pas m’intéresser à ce qui se passait. L’évêque est le pasteur de tout le monde. La vie des gens m’intéressait. Il y’avait des problèmes. Et ces problèmes avaient des répercussions sur l’Eglise.

En avez-vous tiré des leçons ? Si oui lesquelles ?

La principale leçon à tirer c’est que dans toute gestion des personnes et des biens dans l’Eglise, il faut la collaboration de tous et la transparence. Mais tout cela ne suffit pas. Il faut en plus l’honnêteté dans la gestion. Celui qui gère doit toujours être prêt à passer la main, à tout moment. On doit gérer les hommes et les biens de manière à être disposé à partir quand sonne l'heure de votre remplacement. C’est pourquoi, si je devais quitter même aujourd’hui l’Archidiocèse de Douala ou dans les jours à venir, je ne m’inquiéterai pas. J’estime avoir bien fait mon travail. Le comptable et le contrôleur des finances sont là. En mon absence, ils peuvent rendre fidèlement compte à mon successeur. J’ai pris des dispositions pour laisser à mon successeur une situation plus aisée que ce que j’ai trouvé à mon arrivée. Si je suis parvenu à réussir, c’est grâce à la collaboration de tout le monde dans l’Archidiocèse : les prêtres, le conseil des affaires économiques, les paroisses et l’ensemble de l’Archidiocèse.

Vous avez eu 75 ans, le 15 octobre, dernier. Visiblement, vous avez préparé votre départ à la retraite. Envisagez-vous la désignation d’un nouvel évêque auxiliaire, d’un évêque coadjuteur ou d’un autre archevêque ?

J’ai déjà déposé ma demande pour aller en retraite. Conformément aux canons 401, paragraphe 1 qui disent que quand un évêque atteint l’âge de 75 ans, il renonce à son office d’évêque. Il écrit au pape pour le lui signifier. Et il revient au pape de décider en toute liberté et souveraineté. Il y a des cas où le pape dit “ attends un peu, on va voir ! ”. Je suis prêt à toute éventualité. Je dirai à mon supérieur hiérarchique, le pape, que même si je jouis d’une santé relative à 75 ans, je ne peux pas agir avec la force de quelqu’un qui a 50 ans. Si le pape me permet de partir, je me retirerai heureux. Satisfait du travail accompli. Pour le bien de l’Eglise, il est bon que les jeunes puissent prendre la relève.

C’est pour quand la relève et avec quel évêque ?

Je ne peux pas vous dire quand exactement. Mais, cela ne saurait tarder. Le moment venu, c’est le Saint-Siège qui va lancer l’enquête pour trouver mon successeur. Je sais que le Saint-Siège est en train de faire l'enquête pour trouver, notamment, un évêque auxiliaire d’ici peu de temps, avant que je me retire. Un évêque auxiliaire qui va m’aider dans mes charges avant mon départ. Cela ne veut pas dire que l’évêque auxiliaire va me succéder. Car, un évêque auxiliaire n’a pas le droit de succession.

Pouvez-vous dresser un bilan de vos activités au sein de l’Archidiocèse de Douala ?

L’Eglise est une réalité. C’est-à-dire qu’elle est à la fois spirituelle et visuelle. L’Eglise est visible et invisible. En ce qui concerne la vie spirituelle et matérielle de l’Archidiocèse de Douala, j’ai toujours mis l’accent sur les rencontres et les échanges. Quand je suis arrivé à Douala, j’ai d’abord convoqué un congrès diocésain avec les participants de toutes les paroisses, pour que les fidèles réfléchissent ensemble sur la vie spirituelle et matérielle de l’Archidiocèse. Je crois que ce congrès s’est déroulé en 1992. A la suite de ce congrès, nous avons organisé un autre pour les jeunes en 1997. Notre but était de voir comment situer Ecclesia in Africa dans le cadre de notre Archidiocèse. Mgr Dieudonné Bogmis, qui était alors évêque auxiliaire, et moi-même avions publié un guide pastoral où nous parlions de la vie spirituelle et matérielle de notre diocèse, et au sein même des paroisses. Spirituellement, avec la collaboration des uns et des autres, nous avons fait et continuons de faire de notre mieux. Ce qu’on voit, c’est l’expression de ce qu’on ne voit pas. Si le chrétien n’a pas une foi solide, rien ne se réalise dans la communauté. Les réalisations sont nombreuses et bien visibles dans l’Archidiocèse. Depuis que je suis archevêque de Douala, nous avons entrepris la construction de 11 nouvelles églises. J’en ai consacré 3. Avec l’aide du Saint-Siège, ces églises sont construites dans la philosophie de “ l’autosuffisance locale ” ”. C’est-à-dire que les fidèles sont encouragés à participer à leur édification. C’est une véritable fierté de constater que ces églises en construction son principalement l’œuvre des prêtres diocésains et des fidèles. Si les fidèles s’engagent ainsi dans la réalisation de projets, c’est sans doute l’expression de l’agrandissement de leur foi ; ou encore l’expression du sérieux du travail pastoral que font les prêtres. Une fidèle m’a dit un jour : “ monsieur le cardinal, je vois que vos prêtres diocésains travaillent bien ! ”. La création de nouvelles paroisses révèle enfin la vitalité et le progrès spirituel de l’Archidiocèse. Au cours des deux dernières années, huit nouvelles paroisses ont été créées. J’ai fondé deux collèges. D’abord le collège Saint Charles Borromée et maintenant le collège internat Notre-Dame des Nations qui vient d’ouvrir ses portes. Je crois en l’enseignement catholique, aujourd’hui plus que jamais. J’ai compris que les parents veulent une éducation intégrale de leurs enfants. Ma préférence va pour les collèges internats parce que les enfants s’aiment indifféremment, quel que soit l’origine d’un camarade ou d’une camarade de classe. Voilà brièvement la situation de l’Archidiocèse. Je ne dis pas que tout est parfait. Mais le travail progresse. J’espère que mon successeur poursuivra cette œuvre. Chacun vient et apporte sa contribution au vaste chantier du développement de l’Archidiocèse.

On raconte que le domaine communicationnel vous tient le plus à cœur. Radio Veritas est-elle le couronnement de vos actions dans ce secteur ou faut-il s’attendre à d’autres réalisations ? La télévision est-elle en route ?

C’est exact que la communication est très importante. J’accorde une bonne place à ce domaine. Je ne suis pas journaliste, mais j’ai enseigné des journalistes. Je crois en ce que l’Eglise appelle l’apostolat des plumes. Aujourd’hui, on peut parler de l’apostolat de la parole entendue pour signifier la presse orale, la radio. C’est pourquoi, j’ai tout fait pour doter l’Archidiocèse de Radio Veritas. C’est-à-dire la radio de la vérité. La vérité seule libère tout homme. C’est un formidable instrument au service de l’Eglise. Beaucoup de chrétiens et non-chrétiens apprécient cette radio et le disent à travers des témoignages. L’autre jour, j’étais chez mon dentiste qui m’a montré les notes qu’elle prend lorsqu’elle suit Radio Veritas. Il y’a un protestant, ami à moi qui est devenu catholique, grâce surtout aux émissions sur la Vierge Marie. Il m’a avoué que ces émissions l’ont beaucoup aidé. Grâce à elles, il a vu la place de la Vierge marie dans l’histoire de notre salut. A vrai dire, les fruits de radio Veritas sont arrivés plus tôt que je ne pouvais l’imaginer. Les attentes ont été rapidement comblées. Comme instrument pastoral, Radio Veritas a des effets sur la vie pastorale des chrétiens de l’Archidiocèse. Il m’a été rapporté que de nombreux chrétiens ont été comblés de joie, en suivant Radio Veritas toute période pendant laquelle a été organisé le premier congrès eucharistique diocésain. Je n’ai pas de projet de télévision. Je laisse aux autres le soin de poursuivre si possible, dans cette voie. La télévision est une machine lourde qui coûte chère. Nous avons cependant sur place une structure (Videopro) qui s’occupe d’un aspect pas très éloigné de la télévision. Je me souviens encore des échanges que j’ai eus avec le diocèse de Bergame, en Italie. C’est un diocèse qui a une expérience des trois médias : la presse écrite, la radio et la télévision. Cependant, la recommandation était pour la Radio.

Comment gérez-vous l’avènement des sectes et des églises dites réveillées qui détournent les chrétiens de l’Eglise catholique ?

Je dis aux fidèles de l’Eglise catholique : “n’ayez pas peur des sectes”. Nous devons avoir peur de notre infidélité à la parole de Dieu. Nous ne devons pas avoir peur de ce que j’appelle les nouveaux mouvements religieux. Rappelez-vous que l’Eglise Catholique était autrefois considérée comme une secte par rapport à la religion juive. Notamment à ses débuts. Les apôtres étaient persécutés pour cela. Ils étaient traduits devant le Sanhédrin. Le tribunal religieux des juifs de la Palestine Antique composé de notables et de docteurs de la Loi. C’est dans ce tribunal que les apôtres étaient jugés. Un certain Gamaliel dit un jour à ses collègues juifs, laissons ces gens-là -les apôtres- tranquilles. Si ce qu’ils font est de Dieu, nous allons constater que nous luttons contre Dieu. Si ce n'est pas de Dieu, il va disparaître de lui-même. L’Eglise a survécu. Vous verrez que beaucoup de ces nouvelles églises commencent à disparaître. Tandis qu’elles proposent le pain aux chrétiens, nous proposons la croix de Jésus-Christ. Qui a dit que : qui m’aime porte sa croix tous les jours et me suit.

La parcelle de terrain de l’Archidiocèse de Douala, sur laquelle le Pari mutuel urbain du Cameroun (Pmuc) construit un grand immeuble face à la poste d’Akwa, continue de susciter la controverse sur la motivation de l’Eglise catholique à pactiser avec les jeux de hasard qui symboliseraient le diable.

Qui suis-je pour juger les autres? Je ne juge personne. J’ai la conscience tranquille. Les gens mettent en avant les jeux de hasard. Ce n’est pas absolument interdit par l’Eglise catholique. Nous ne sommes pas allés contre l’Eglise. Ce bout de terrain n’est pas cédé. Il est loué au Pmuc pour construire ses bureaux. D’ici 60 ans, le bâtiment va revenir à l’Archidiocèse. Dans 60 ans, je ne serai plus là ! Je serai bientôt à la retraite. Il y a un membre du conseil des